Par Figaro Etudiant. Une étude du réseau d’associations Animafac révèle que 50% des jeunes ayant entre 18 et 24 ans aimeraient prendre une année de césure dans son parcours scolaire pour partir à l’étranger, travailler ou s’engager dans des projets. Mais plusieurs facteurs les retiennent. Suite...
Hollande annonce un renforcement de l'année de césure à l'université
Par . Il s'agira pour les étudiants d'interrompre volontairement leurs études ou activités professionnelles, pour faire un stage en entreprise, un voyage ou un projet personnel. François Hollande parle d'année de césure, ou année sabbatique, qui sera "considérée comme une suspension de son cycle universitaire mais en aucune façon comme une rupture". Dans ce cas l'étudiant sera toujours rattaché à son université, "ce qui facilitera le service civique" ajoute le chef de l'Etat. Voir l'article...
François Hollande va renforcer l'année de césure pour les étudiants
Par Wally Bordas. Lors d'une table ronde avec des jeunes mercredi 5 mai, François Hollande, président de la République, a annoncé le renforcement de l'année de césure à l'université.
Seulement 15% des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà pris une année de césure, alors qu'un sur deux souhaiterait le faire. Voilà ce qu'a révélé, mercredi 5 mai, une étude Viavoice pour Animafac. Suite...
La Fage réclame un cadre réglementaire pour l'année de césure
Par Wally Bordas. La fédération des associations générales étudiantes (Fage) attaque la rentrée bille en tête. Elle réclame un cadre réglementaire pour que l'année de césure soit reconnue.
L'enseignement supérieur français est-il trop rectiligne ? Selon la fédération des associations générales étudiantes (Fage), la réponse est oui. Jeudi 4 septembre, le syndicat étudiant a décidé de publier un plaidoyer en faveur de la reconnaissance de l'année de césure. Voir l'article...
Graduates adopt the 'new gap year' - and take another degree abroad
By Claire Duffin. University leavers are increasingly going abroad for postgraduate studies in a trend which education experts say has made a foreign masters degree “the new gap year”. A combination of cheap tuition fees, a dramatic rise in the number of universities in Europe offering tuition in English and a highly competitive market for jobs in Britain has helped fuel the rise. Figures from the Higher Education Statistics Agency show that in 2012, at least 1,590 students went abroad to continue their studies, a larger proportion of postgraduates than in 2011, with a prediction that this summer will see even more go abroad. Read more...
The big decision: should I take a gap year?
Césure, aventure et découverte
Dans un monde toujours plus incertain, toujours plus systémique, toujours plus connecté, toujours plus petit, et qui va toujours plus vite, il est impératif que les institutions comme les nôtres, qui se situent à la frontière du développement des connaissances et du soutien au développement économique et social, fassent évoluer leurs projets pédagogiques en conséquence.
"Césure, aventure et découverte", thèmes de ce numéro de "Grand Angle", si l’on prend un peu de recul, me semblent être justement des mots tout à fait adaptés pour caractériser ce qui doit orienter les évolutions de nos projets pédagogiques aujourd'hui.
Comment en effet préparer nos étudiants, futurs ingénieurs et managers, à naviguer dans ce monde et à y exercer une influence sensible et positive, si la formation ne reproduit pas, en modèle réduit (dans le temps et dans l'espace) la variété, les stimulations, les contraintes et le rythme de ce monde, en même temps que l'apprentissage de la prise de recul et du décryptage ? D'autant que l'amont n’a pu les y préparer, tant les exigences de l'apprentissage d'un socle de connaissances scientifiques et techniques de base et de méthodes personnelles de travail (analyse, synthèse, planification, résolutions de problème...) restent fortes - autant qu'il y a 50 ans ! - et mobilisent le temps d'enseignement.
Cette évolution, de plus, ne doit pas se limiter aux étudiants, mais pouvoir être relayée et stimulée par le corps enseignant, lui-même mobilisé en ce sens! Nos 3 mots clés, « Césure, aventure et découverte » doivent donc s'appliquer aussi au recrutement, à la gestion des ressources humaines et aux dynamiques individuelles de nos enseignants/chercheurs...
Alors comment décliner ces 3 mots clés dans une formation Grande Ecole aujourd'hui ? A mon sens il faut faire flèche de tout bois:
Diversifier les origines de nos étudiants futurs diplômés, depuis le système éducatif français mais aussi en provenance de l'étranger, proche et lointain
Multiplier les interactions et les allers et retours entre l'école et l'entreprise pendant la scolarité
Placer nos étudiants dans un contexte interculturel et international, en les envoyant à l'étranger bien sûr, mais aussi en exploitant le très fort taux d'internationalisation de nos établissements "à domicile"
Faire de l'étudiant un acteur de sa formation en multipliant les choix qu'il a à faire tout au long de la scolarité et en lui donnant les moyens de faire des choix éclairés
Multiplier les occasions pour nos étudiants de travailler avec d'autres étudiants issus d'autres formations (futurs ingénieurs, managers, marketeurs, designers, artistes…)
Inciter à la curiosité vers des disciplines complémentaires et sensibiliser au processus d’innovation
Écouter et répondre aux initiatives en ce sens, souvent formidables, émanant des élèves et/ou des enseignants-chercheurs
Tout ceci nous le faisons tous, à des degrés divers.
Ainsi le taux d'internationalisation des formations des grandes écoles varie de 10 % à plus de 40 % (par exemple dans les écoles des télécoms). Le nombre effectif de filières d'accès à une même école varie encore fortement d'une école à une autre. A Télécom ParisTech par exemple, il y en a 6 pour l'obtention du même diplôme d’ingénieur.
Au plan de la mixité de métiers, à l’école, si nous combinons déjà ingénieurs, managers et marketeurs dans plusieurs formats pédagogiques et des coopérations actives avec 2 écoles de management et 2 écoles parisiennes de design, cela ne concerne encore qu’une fraction de nos étudiants et nous devons encore accroître les interactions ingénieurs-designers et les coopérations avec des écoles d'art. Sommes-nous les seuls à devoir progresser?
Valorisons-nous également assez dans l’obtention du diplôme l'investissement de nos étudiants dans certaines activités associatives, dont les vertus formatives sont pourtant évidentes? A cet égard, mon établissement, malgré quelques évolutions, peut encore progresser dans cette prise en compte.
S’agissant du deuxième volet, à savoir l’action vis-à-vis de notre corps professoral, où en sommes-nous de son internationalisation? En faisons-nous assez avec nos enseignants-chercheurs en termes de séjours d'étude à l'étranger, mais aussi en entreprise en France (une forme d’"année de césure" pour nos profs)? Dans mon école, je considère que nous avons, là aussi, encore beaucoup à faire…
Sur tous ces sujets, mon école a énormément progressé depuis 5 ans grâce à ParisTech qui, regroupant des établissements d’excellence partageant les mêmes valeurs, a agi comme un formidable accélérateur de nos réflexions individuelles par le partage d’expérience, mais aussi par la mise en place d’actions mutualisées et d’opérations hybrides. Ainsi:
L’internationalisation de nos recrutements a-t-elle pu se développer grâce aux opérations en Chine, puis au Brésil et en Russie
Le recrutement universitaire a-t-il pu croître grâce au programme « AST grandes écoles » en commun avec les écoles du concours commun Mines Ponts
Des formations hybrides (comme TIC et transport ou bio-ingénierie) et des doubles diplômes ont-ils vu le jour (HEC a ainsi pu signer 8 accords avec les écoles de ParisTech)
Le management de l’innovation a-t-il pu se développer dans le cadre du programme PIMREP
Et ParisTech s’est ouvert sur son environnement francilien en transcendant la frontière du périphérique, par des coopérations accrues avec les universités franciliennes, que ce soit sur l’innovation (avec PEEPS), la formation pluridisciplinaire (avec la bio-ingénierie) ou la diversité sociale (avec l’institut Villebon-Georges Charpak, coopération entre Paris Descartes, Paris Sud et ParisTech).
Pour conclure cet édito, je vous soumets enfin cette question qui vient à nous avec force: avec cette diversité croissante d'origine, de parcours, d'expériences et de destinations pour nos étudiants et nos enseignants, nécessaires à la préparation aux métiers de demain, qu'est-ce qui caractérise notre diplôme Grande Ecole propre et fonde finalement la légitimité de sa délivrance par notre établissement ?
Evidemment, les référentiels, que ce soit celui de la CTI ou celui des compétences, l'un et l'autre déclinés à notre établissement, établissent des repères et assoient la légitimité de notre diplomation.
Mais, finalement n'est-ce pas surtout par une vision fondatrice du diplôme, conçue avec, communiquée aux et portée par les élèves, les équipes pédagogiques et plus généralement le personnel de l’école que l'unité du diplôme sera assuré ? Ce projet de l’Ecole se jouant au quotidien via une mise en accord de chacune de nos décisions et de nos choix (d'élèves, d'enseignants, de techniciens, d'administratifs ou de managers) avec cette vision, confirmant ainsi que, dans l'enseignement supérieur comme ailleurs, le pilotage par le sens fait désormais loi.
A Télécom ParisTech, nous l'avons appelé "Innover et Entreprendre dans un monde numérique". Visitez le site de ParisTech.
In a world increasingly uncertain, increasingly systemic increasingly connected, always smaller, and goes faster, it is imperative that institutions like ours, which is located on the border of the development of knowledge and support to economic and social development, make projects evolve their teaching accordingly. Visit ParisTech. More...
La césure, une opportunité pour préciser ou définir son projet professionnel et personnel
L’« année de césure tutorée » à Montpellier SupAgro permet aux étudiants d’interrompre leur cursus d’ingénieur agronome, pour réaliser des stages et/ou des formations courtes en cohérence avec leur formation. L’étudiant autorisé à effectuer une année de césure s’inscrit dans une formation délivrant un diplôme d’établissement: le Certificat d’Etudes Supérieures en Agronomie. L’année de césure tutorée se distingue de l’année sabbatique, au cours de laquelle l’étudiant réalise un projet personnel. Dans les 2 cas, l’étudiant revient au sein de l’établissement pour poursuivre son cursus.
Évolution de la césure
La césure à Montpellier SupAgro est encadrée depuis la fin des années 90. Depuis sa mise en place, le nombre d’étudiants réalisant une césure n’a cessé d’augmenter jusqu’à atteindre les 2/3 de la promotion aujourd’hui (83 étudiants en cesure en 2012). Elle répond à un réel besoin des étudiants.
Pourquoi un tel engouement?
Les étudiants évoquent:
L’envie de faire un break
Le besoin d’avoir quelques expériences pour décider de leur option de 3e année
La confrontation avec le milieu professionnel
L’acquisition de compétences en langue
L’occasion d’ouverture à d’autres cultures et de découvertes
Les vertus de la césure
Les étudiants au retour de la césure ont gagné en maturité. Pour la grande majorité d’entre eux (90%), ils ont fait un stage à l’international et se sont organisés, préparés pour cela. Ils ont aussi dû faire face à des problèmes administratifs qu’ils ont résolus. Ils ont pris du recul sur leur parcours de formation, et ont identifié les compétences à acquérir pour atteindre leur objectif professionnel. Les expériences de stage sont valorisées au travers du CV. Elles peuvent être accélérateur d’embauche car les recruteurs prennent très souvent en compte ce type de critères dans la sélection des candidatures.
La césure: ses inconvénients?
La décision de partir en césure ne doit pas se prendre à la légère. Cette année recule de 12 mois l’arrivée sur le marché du travail. Cela est d’autant plus important si l’étudiant compte compléter son diplôme d’ingénieur par un mastère spécialisé ou un doctorat. Cela a également un impact financier, car pendant une année, l’étudiant boursier ne peut plus prétendre aux aides financières sur critères sociaux et réaliser un stage à l’étranger peut se révéler très coûteux.
LA CÉSURE À MONTPELLIER SUPAGRO: UN PROJET INDIVIDUEL TRÈS ENCADRÉ
L’année de césure est optionnelle, l’objectif étant qu’elle réponde aux attentes des étudiants en terme de projet professionnel. Lorsque les étudiants souhaitent s’y engager, ils sont suivis par une équipe pédagogique. L’année de césure est située entre la 2e et la 3e année du cursus ingénieur. Elle consiste à faire des stages de 2 à 6 mois dans des structures d’accueil diverses (entreprises, organismes de recherche, associations, ONG…), et/ou à suivre des formation(s) complémentaire(s). Validée par un certificat de l’établissement: le Certificat d’Études Supérieures Agronomiques (CESA), elle s’inscrit dans une démarche individuelle de l’étudiant. Dans ce cadre, les stages sont obligatoires.
Les étudiants de 2ème année assistent aux tables rondes de retour d’expérience des césuriens. Ils participent à des séances d’information sur la césure et la recherche de stages. Les étudiants sollicitent ensuite un ou plusieurs tuteurs pédagogiques, enseignants-chercheurs de l’établissement. Les tuteurs de césure accompagnent, conseillent les étudiants dans leur projet, s’assurent que les conditions d’accueil et d’encadrement sont satisfaisantes; ils constituent les référents pédagogiques pour la structure d’accueil; ils avalisent le contenu et le sérieux du stage.
Au cours du 2e semestre, les étudiants montent un dossier de candidature contenant une lettre de motivation et un CV. Les tuteurs pédagogiques de césure donnent également leurs avis sur le parcours de césure des étudiants. Pour présenter un dossier, les étudiants ont l’obligation de trouver leur 1er stage.
L’attribution du statut d’étudiant en césure relève de la décision d’un conseil d’enseignants sur proposition d’un comité d’agrément « Année de césure tutorée ». Le comité examine les candidatures, donne un avis –agrément- et conseille les étudiants sur la cohérence de leur projet. Sont pris en considération : la pertinence, l’utilité et l’intégration de l’année de césure dans la perspective d’un projet personnel et professionnel cohérent, le sérieux des structures d’accueil et du dossier dans son ensemble, les compétences validées préalablement (compétences linguistiques en particulier), la validation de toutes les unités d’enseignement du cursus des deux premières années.
Tout au long de l’année de césure, les étudiants transmettent à leurs tuteurs, les évaluations faites par leurs maîtres de stage et complètent une grille d’analyse d’expérience, qui leur permet d’identifier les compétences acquises lors des stages.
De retour en 3e année du cursus d’ingénieur, les étudiants réalisent le bilan de leur année de césure avec leur tuteur pédagogique. Le tuteur évalue les acquis de connaissances, mais également la contribution de la césure au projet professionnel de l’étudiant. Les tuteurs se basent sur les appréciations des maîtres de stage via les fiches d’évaluation de chaque stage. Le CESA est attribué aux étudiants ayant satisfait aux exigences du dispositif de l’année de césure tutorée, en particulier le respect de durée des stages et la validation du parcours avec le tuteur pédagogique.
Géraldine Chamussy, Ingénieur d’études (Profil Viadéo), en poste à Montpellier SupAgro – Service Emploi Formation – Unité insertion professionnelle - depuis septembre 2010 en tant que chargée de mission année de césure tutorée et projet d’élèves ingénieurs. Visitez le site Internet de Montpellier SupAgro.
Το «έτος χάσματος tutored" να SupAgro επιτρέπει στους φοιτητές να διακόψουν τις σπουδές τους στον τομέα της γεωπονίας να κάνουν πρακτική άσκηση ή / και σύντομες σειρές μαθημάτων σύμφωνα με την εκπαίδευσή τους. Ο φοιτητής μπορεί να κάνει ένα χρόνο διαφορά είναι μέρος ενός ζητήματα σχολικής εκπαίδευσης δίπλωμα: Πιστοποιητικό Advanced Studies σε Γεωπονίας. Περισσότερα...