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Formation Continue du Supérieur
16 août 2013

Conférence européenne des Experts de Bologne : 'Employabilité et Insertion professionnelle'

http://www.2e2f.fr/images/agence_erasmus/footer_logo_agence.pngL'agence Europe-Education-Formation France et l'équipe française des Experts de Bologne ont organisé les 16 et 17 mai à Sèvres une conférence européenne sur le thème de « l'employabilité et de l'insertion professionnelle des étudiants de l'enseignement supérieur ».
La conférence a offert aux participants l'opportunité de développer leur réflexion sur les notions distinctes d'employabilité et d'insertion professionnelle. Sa dimension internationale a été l'occasion de comparer et de mettre en perspective les démarches et les expérimentations. Elle a exploré les dimensions centrales des transformations en cours ou à venir, à travers des exposés, une table ronde et des témoignages d'expériences pratiques européennes et françaises.
Cette conférence s'adressait en priorité aux acteurs de l'insertion professionnelle dans les établissements d'enseignement supérieur et des entreprises : Vice-Présidents délégués à l'insertion professionnelle et aux relations avec les entreprises, directeurs des services d'orientation et d'insertion et des Bureaux d'Aide et à l'Insertion Professionnelle, Vice-présidents étudiants, Responsables des Ressources Humaines, Campus Managers dans les entreprises...etc.
Retrouvez les powerpoints de la conférence
Etat des lieux de l'employabilité et de l'insertion professionnelle en France et en Europe

Table ronde : Les représentations et enjeux des acteurs : la place et le rôle de chacun dans la chaine qui conduit à une meilleure employabilité des étudiants 


L'accès à l'emploi dans le contexte français et européen 

Les transformations des établissements et les dispositifs d'accompagnement de l'étudiant mis en place 

La conception des formations 

16 août 2013

The ideational background of the Bologna Process

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-prn1/174887_161806250531786_2075947517_q.jpgBy Marielk. We are pleased to share yet another session from the HEIK academic seminar series in the field of higher education, with both invited international speakers and members of the research group HEIK (Higher Education: Institutional dynamics and Knowledge cultures) here at the University of Oslo.
The Bologna Process is the central political initiative in the context of Europeanisation of higher education and perhaps the most influential pan-European policy initiative addressing higher education and affecting the national-level policies. The paper is dedicated to the ideational background of the Bologna Process. The author examines and contextualises various, often opposing ideas and concepts appearing in the discourse of the Bologna Process and sheds light on the role of involved actors in generating, coordinating, legitimising and communicating discourses and ideas. Read more...

14 juillet 2013

New subsidiarity text on “The use of Qualifications Framework in the recognition of foreign qualifications”

http://www.ehea.info/Themes/bologna/images/bologna_logo.jpgNew subsidiarity text on “The use of Qualifications Framework in the recognition of foreign qualifications”
During its sixth meeting held in Split on the 19 June, the Lisbon recognition convention Committee adopted a new subsidiarity text on “The use of Qualifications Framework in the recognition of foreign qualifications”. The development of national qualifications frameworks provides a new tool for transparency and comparability for the recognition of qualifications. This new text takes notes of this situation and indicates general guidelines for their use.
25 juin 2013

Third meeting of the Ad-hoc WG on the Revision of the ECTS Users’ Guide

http://www.ehea.info/Themes/bologna/images/bologna_logo.jpgThird meeting of the Ad-hoc WG on the Revision of the ECTS Users’ Guide was held on 28 May 2013 in Brussels, Belgium. The meeting was chaired by the European Commission and hosted 18 participants.
The main task of the members of the Ad-hoc WG was to discuss the parts of “Mobility” and“Transparency tools” in the ECTS Users’ Guide. The members of the group also updated and made short discussion on the first draft on “Programme design” and on “Teaching, learning and assessment”. 
Next meeting of the ad-hoc WG on the Revision of the ECTS Users’ Guide will be held in autumn 2013.
25 juin 2013

Second Meeting of the Social Dimension and Lifelong Learning WG

http://www.ehea.info/Themes/bologna/images/bologna_logo.jpgBFUG 2012-2015 working group (WG) on Social Dimension (SD) and Lifelong Learning (LLL) held its second meeting on the 17th of April 2013 in Dublin, Ireland. The meeting had a focus on the role of LLL in widening access to education and qualifications.
Wile exploring the idea of peer learning and peer reviews in SD, the WG agreed to comment on the development tools of the Peer Learning for SD (PL4SD) pilot project, evaluate the milestones achieved and select countries to be reviewed and external experts for conducting the review.
Finally, the WG reached a consensus to develop a strategy/framework on SD and LLL by 2015 with clear targets to be achieved.
The third meeting of the SD&LLL WG will be held in Brussels in mid October or in early November of 2013.
25 juin 2013

The ideational background of the Bologna Process

Hedda - Higher Education Development AssociationBy Marielk. We are pleased to share yet another session from the HEIK academic seminar series in the field of higher education, with both invited international speakers and members of the research group HEIK (Higher Education: Institutional dynamics and Knowledge cultures) here at the University of Oslo. This lecture was recorded in April 2013 and features Klemen Miklavic (University of Ljubljana) who discusses the ideational background of the Bologna Process by highlighting three competing discursive streams. Read more...
17 mai 2013

La Promotion des programmes d’enseignement supérieur flexibles dans le rapport sur le processus de Bologne en 2012

http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpgEurydice publie un rapport sur la mise en œuvre du processus de Bologne en rappelant également les objectifs du dispositif pour 2020. Divisé en sept parties, le rapport analyse les thématiques de l’accès à l’enseignement supérieur, de l’organisation de l’offre d’enseignement supérieur, de la progression entre les cycles, et enfin, du profit tiré par les étudiants. En savoir + > Le processus de Bologne en 2012.
6.4. Promouvoir des programmes d’enseignement supérieur flexibles

Dans le sens plus large du terme, la flexibilité dans l’enseignement supérieur fait référence à différentes manières de permettre aux individus de suivre des parcours éducatifs adaptés à leurs besoins. Cette section porte sur un aspect de la flexibilité dans l’enseignement supérieur, à savoir les programmes d’enseignement supérieur flexibles. Comme précisé à la section 6.2, un nombre important de pays de l’EEES considèrent ce type de formules comme l’un des éléments clés de l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur. Cette section est divisée en quatre parties. La première est consacrée aux différentes stratégies politiques adoptées en matière de programmes d’enseignement supérieur flexibles. Ensuite, il sera question des systèmes d’enseignement supérieur conférant un statut d’étudiant officiel autre qu’un statut à temps plein et de l’incidence de ces autres formes de statuts sur les conditions d’étude des participants. La troisième partie porte sur les possibilités d’études à temps partiel offertes par les établissements d’enseignement supérieur, tandis que la dernière partie examine le taux de participation à ce type d’études.
6.4.1. Stratégies politiques en matière de programmes d’enseignement supérieur flexibles
L’un des objectifs du rapport du BFUG consistait à examiner si les politiques adoptées dans les différents pays de l’EEES encourageaient les programmes d’enseignement supérieur flexibles et, le cas échéant, dans quelle mesure elles le faisaient. Selon les informations fournies par les autorités centrales, presque tous les pays de l’EEES (43 sur 47 pour lesquels des données sont disponibles) prévoient des politiques en faveur de l’enseignement supérieur flexible. Néanmoins, les pays voient leur soutien politique de manières très variées et mentionnent des actions politiques différentes.
Plusieurs pays, ou plusieurs régions au sein de pays (Arménie, Azerbaïdjan, Communauté française de Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Géorgie, Grèce, Portugal, République tchèque, Roumanie, Serbie et Slovénie), associent leur soutien politique à des cadres juridiques, ce qui met en place des conditions préalables à la mise en oeuvre de programmes d’enseignement supérieur flexibles. En d’autres termes, la législation permet expressément aux établissements d’enseignement supérieur de proposer des programmes flexibles et/ou permet aux étudiants d’étaler leurs cours sur une période plus longue que celle des études à temps plein traditionnelles. Certains pays (Andorre, Autriche, Chypre, Finlande, Pays-Bas et Portugal) prévoient un soutien politique pour les établissements d’enseignement supérieur accordant une attention particulière aux études flexibles.
La Finlande indique, par exemple, que les instituts polytechniques (établissements d’enseignement supérieur professionnels) proposent généralement des possibilités d’e-learning et de cours du soir ou du week-end. La Norvège s’inscrit aussi en partie dans cette tendance. Bien que le pays ne cite pas d’établissement(s) qui se concentre(nt) sur les études flexibles, il a mis en place une agence relevant du ministère de l’éducation et de la recherche (Norway Opening Universities), consacrée au soutien des programmes d’études flexibles dans les établissements d’enseignement supérieur norvégiens. Parmi les autres initiatives politiques en faveur de la flexibilité, certains pays, ou régions au sein de pays, mettent en oeuvre un système de reconnaissance des acquis (Communauté flamande de Belgique, Danemark, et Luxembourg) ou de modularisation de programmes d’enseignement supérieur (Allemagne, Irlande, Liechtenstein et Luxembourg). Par ailleurs, certaines autorités centrales soulignent les modalités financières relatives aux programmes d’enseignement supérieur flexibles, en particulier le fait que les étudiants à temps plein et les étudiants suivant un programme flexible soient logés à la même enseigne en termes de droits d’inscription et/ou de soutien financier (pour davantage de détails, voir section 6.4.2, figure 6.3). Enfin, quelques pays renvoient à leurs documents stratégiques nationaux faisant explicitement référence à l’objectif politique d’améliorer l’enseignement supérieur flexible et les possibilités offertes aux étudiants de s’inscrire à des programmes flexibles. C’est le cas de l’Estonie (Higher Education Strategy 2006-2015), de l’Irlande (The National Strategy for Higher Education to 2030), de la Slovénie (Master Plan for Higher Education 2011-2020) et du Royaume-Uni (Écosse) (Letter of Guidance of the Scottish Government to the Scottish Funding Council).
6.4.2. Statut officiel autre que le statut d’étudiant à temps plein dans l’enseignement supérieur
Parallèlement au statut d’étudiant à temps plein, la plupart des pays reconnaissent officiellement au moins un statut d’étudiant supplémentaire. La figure 6.2 présente un aperçu de la situation dans l’EEES. D’après ce document, sur 47 systèmes d’enseignement supérieur pour lesquels des données sont disponibles, deux tiers environ prévoient un statut d’étudiant officiel autre que le statut d’étudiant à temps plein. Dans les autres systèmes d’enseignement, des situations diverses peuvent être observées. Dans la plupart des cas, il n’existe qu’un seul statut d’étudiant officiel, à savoir le statut d’«étudiant» sans autre distinction. Dans d’autres cas, il peut exister plusieurs statuts d’étudiant officiels, mais la distinction ne réside pas dans la dichotomie «statut d’étudiant à temps plein» – «autre statut d’étudiant» (par exemple, en République tchèque, la législation différencie les études «sur place», «à distance» et «combinées»).
Le Saint-Siège représente un cas particulier, ses établissements d’enseignement supérieur étant principalement situés à l’extérieur de son territoire et suivant, par conséquent, des modèles différents en termes de statuts d’étudiant autres que le statut d’étudiant à temps plein. Dans les pays opérant une distinction officielle entre les étudiants à temps plein et les étudiants soumis à un autre statut, la formule la plus répandue est le statut d’étudiant à temps partiel. Cependant, les pays qui reconnaissent officiellement le statut d’étudiant à temps partiel ne le définissent pas nécessairement de la même façon. La plupart du temps, la définition du statut d’étudiant à temps partiel est basée sur la charge de travail des étudiants, souvent mesurée en crédits ECTS. Dans les cas où ce concept est utilisé, les étudiants à temps partiel sont généralement définis comme les étudiants accumulant moins de 60 crédits ECTS par année académique et/ou moins de 30 crédits ECTS par semestre (par exemple, Irlande et Malte). Il existe aussi des variantes, comme à Chypre, où les étudiants à temps partiel sont censés obtenir moins de 25 crédits ECTS par semestre, ou au Luxembourg, où ils doivent s’inscrire pour seulement 15-20 crédits ECTS par semestre.
La charge de travail des étudiants à temps partiel peut également être exprimée en heures d’étude par semaine, plutôt qu’en crédits ECTS. C’est le cas au Royaume-Uni (Angleterre, pays de Galles et Irlande du Nord), où l’étudiant à temps partiel est un étudiant qui ne fait pas partie de la catégorie des étudiants à temps plein, les études à temps plein représentant au moins 21 heures par semaine pendant au moins 24 semaines par an. Au Royaume-Uni (Écosse) et en Lettonie, la définition du statut d’étudiant à temps partiel combine les deux approches susmentionnées. Autrement dit, elle tient compte à la fois des crédits ECTS et des heures consacrées aux études supérieures. En Écosse, les étudiants à temps partiel sont définis comme les étudiants réunissant moins de 120 crédits SCQF (60 ECTS), moins de 24 semaines par an et moins de 21 heures par semaine en moyenne. En Lettonie, ils sont définis comme les étudiants censés atteindre moins de 40 crédits LV (60 ECTS) par an et dont la charge de travail doit représenter moins de 40 heures par semaine.
Bien que l’Estonie base également sa définition sur la charge de travail de l’étudiant, le pays définit les étudiants à temps partiel en termes de pourcentage de la charge de travail des étudiants à temps plein. Les étudiants à temps partiel doivent atteindre moins de 75% de la charge d’étude annuelle des étudiants à temps plein.
Dans quelques pays (par exemple, Bulgarie, Hongrie et Moldavie), la définition des étudiants à temps partiel ne repose pas sur la charge de travail des étudiants, mais sur leur participation directe limitée aux séances d’étude. En d’autres termes, les étudiants à temps partiel doivent, en principe, atteindre le même nombre de crédits que les étudiants à temps plein, mais ils sont censés consacrer davantage de temps aux activités d’auto-apprentissage. Plusieurs pays participant au rapport du BFUG déclarent que le statut d’étudiant à temps partiel existe dans leurs systèmes d’enseignement supérieur respectifs, mais ne le définissent pas. Deux de ces pays, l’Italie et la Pologne, indiquent que les documents d’orientation relatifs à l’enseignement supérieur mentionnent expressément la possibilité de proposer des études à temps partiel, mais il incombe à chaque établissement d’enseignement supérieur de définir les conditions du statut d’étudiant à temps partiel.
Ce principe s’applique probablement aussi à d’autres pays, où le statut à temps partiel officiel existe, mais sans être défini. Bien que le statut d’étudiant à temps partiel représente le statut autre que celui d’étudiant à temps plein le plus répandu, certains pays mentionnent d’autres formules: étudiant externe (Slovaquie et Ukraine) ou étudiant de l’enseignement à distance (Bulgarie, Hongrie et Ukraine). En outre, dans certains pays, il existe plus de deux statuts d’étudiant officiels. Par exemple, les Pays-Bas appliquent, parallèlement aux statuts d’étudiant à temps plein et d’étudiant à temps partiel, un double statut pour les étudiants combinant leurs études avec une expérience professionnelle dans le domaine concerné.
Le Danemark et la Communauté française de Belgique constituent des cas assez particuliers, étant donné que la distinction qu’ils opèrent entre les différents statuts d’étudiant repose sur l’existence de différents soussystèmes d’enseignement supérieur. Le Danemark renvoie aux étudiants inscrits dans le système d’enseignement supérieur professionnel pour adultes, tandis que la Communauté française de Belgique renvoie aux étudiants inscrits dans le sous-système de l’enseignement de promotion sociale (un sous-système visant les étudiants adultes).
Le statut officiel autre que le statut à temps plein influence souvent les conditions dans lesquelles les étudiants poursuivent leurs études, en particulier les aspects financiers: droits d’inscription, bourses d’études, prêts et autres subventions auxquelles les étudiants peuvent prétendre. La figure 6.3 présente un aperçu de la situation dans l’EEES.
Dans plusieurs pays (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Danemark, Estonie, Hongrie, Irlande, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Royaume-Uni et Ukraine), les étudiants à temps partiel sont susceptibles de devoir consentir un investissement privé plus élevé que celui des étudiants à temps plein. Cette différence peut se traduire de plusieurs façons, directes ou indirectes. Par exemple, en Slovénie et au Royaume-Uni, les droits d’inscription pour les études à temps partiel ne sont pas réglementés, ce qui signifie qu’ils peuvent être fixés par les établissements d’enseignement supérieur, tandis que les droits d’inscription pour les études à temps plein sont réglementés au niveau central. De même, en Estonie, les étudiants à temps partiel ne doivent pas expressément verser des droits plus élevés, mais étant donné qu’il existe très peu d’établissements financés par l’État pour cette catégorie d’étudiants, ceux-ci se voient souvent contraints de couvrir eux-mêmes leurs droits d’inscription. En Irlande, les étudiants à temps partiel ne peuvent prétendre au système de «Free Fees Initiative», qui couvre les droits d’inscription des étudiants à temps plein.
L’aide aux étudiants constitue un autre domaine dans lequel des différences entre étudiants à temps plein et étudiants à temps partiel peuvent être observées. En Irlande, en Lettonie et aux Pays-Bas, par exemple, les étudiants à temps partiel ne peuvent prétendre à des subventions publiques ou à des bourses d’études, tandis qu’à Malte, seules certaines catégories d’étudiants à temps partiel y ont droit. En Hongrie, contrairement aux étudiants à temps plein, les étudiants à temps partiel ne peuvent faire appel à l’aide apportée aux étudiants en fonction de leurs besoins. En Croatie, les étudiants à temps partiel n’ont pas droit à de nombreux avantages réservés aux étudiants, tels que les subventions visant à couvrir les frais de repas et de logement et l’assurance-maladie, tandis qu’en Estonie les étudiants à temps partiel ne peuvent obtenir de prêts étudiants. Bien que le Royaume-Uni propose une aide financière aussi bien aux étudiants à temps plein qu’aux étudiants à temps partiel, chaque catégorie est soumise à un système d’aide financière différent.
Certains pays, ou certaines régions au sein de pays (Arménie, Azerbaïdjan, Communauté française de Belgique, Bulgarie, Chypre, Espagne, Grèce, Italie, Kazakhstan, Lituanie, Luxembourg, Moldavie et Norvège) déclarent ne pas opérer de distinction entre les étudiants à temps plein et les étudiants à temps partiel en termes de droits d’inscription et de soutien financier. Mais les implications varient en fonction de la définition des étudiants à temps partiel dans chaque pays (voir le début de la section). Dans les pays où les étudiants à temps partiel sont censés atteindre un nombre de crédits moins élevé par année académique que les étudiants à temps plein, les droits et l’aide sont calculés en fonction de la charge de travail de l’étudiant. Autrement dit, si les étudiants accumulent moins de crédits, ils paieront des droits moins élevés et auront droit à une aide financière moins importante (par exemple en Italie et en Lituanie). Dans les pays où les étudiants à temps plein et à temps partiel doivent obtenir le même nombre de crédits, les droits et l’aide financière seront identiques pour les deux catégories d’étudiants (par exemple en Bulgarie et en Moldavie).
Parmi les pays où les étudiants à temps partiel sont susceptibles de verser des contributions privées plus élevées que celles des étudiants à temps plein, seuls deux pays – l’Irlande et la Slovénie – précisent qu’ils envisagent de réformer le système en faveur des étudiants à temps partiel. En Irlande, la «National Strategy for Higher Education to 2030» recommande de supprimer les mesures dissuasives visant les étudiants à temps partiel, tandis qu’en Slovénie, le «Master Plan for Higher Education 2011-2020» comprend l’objectif politique de supprimer les droits d’inscription pour les étudiants à temps partiel.
6.4.3. Possibilités d’études à temps partiel dans les établissements d’enseignement supérieur
Dans de nombreux pays de l’EEES, les établissements d’enseignement supérieur peuvent décider de proposer ou non des études autres que les études à temps plein (voir figure 6.4). La plupart de ces pays précisent que la majorité des établissements d’enseignement supérieur proposent des programmes à temps partiel, tandis que trois pays (Allemagne, Islande et Royaume-Uni [Angleterre, pays de Galles et Irlande du Nord]) précisent que seul un nombre limité d’établissements offrent ces formules. La Communauté flamande de Belgique, l’Estonie, la Grèce, le Portugal et la Slovaquie sont les seuls pays indiquant que tous leurs établissements d’enseignement supérieur sont obligés de proposer des études à temps partiel.
En comparant les figures 6.2 et 6.4, le lecteur remarquera que sept systèmes d’enseignement supérieur n’opérant pas de distinction formelle entre le statut d’étudiant à temps plein et les autres statuts, à savoir l’Allemagne, Andorre, la Communauté flamande de Belgique, l’Islande, le Liechtenstein, la Suède et la Suisse, précisent dans quelle mesure les établissements d’enseignement supérieur prévoient des formules à temps partiel. Les informations contextuelles fournies par certains de ces pays permettent de mieux comprendre leur situation. Par exemple, dans la Communauté flamande de Belgique, il n’existe pas de statut d’étudiant à temps partiel, mais tous les établissements d’enseignement supérieur doivent proposer des filières à temps partiel permettant aux étudiants d’accumuler moins de 60 crédit ECTS par année académique. Bien qu’il n’existe pas de statut officiel d’étudiant à temps partiel en Allemagne, le pays indique que les établissements d’enseignement supérieur ont la liberté de proposer des programmes à temps partiel et plusieurs Länder ont adopté des réglementations légales couvrant ce type d’études.
La catégorie «Autre» se rapporte aux situations qui ne peuvent être décrites en utilisant la classification prédéfinie. En Moldavie, par exemple, le ministère de l’éducation détermine chaque année dans quelle mesure les études à temps partiel seront proposées, sur la base des besoins du marché du travail. Par conséquent, la proportion de programmes à temps partiel varie d’une année à l’autre. Dans la Communauté française de Belgique, les possibilités d’études à temps partiel dépendent du sous-secteur d’enseignement supérieur. Tous les programmes organisés dans le cadre de l’enseignement de promotion sociale (sous-secteur visant les étudiants adultes) sont des programmes à temps partiel, tandis que dans l’enseignement supérieur traditionnel, la majorité des établissements proposent des formules à temps partiel. Au Royaume-Uni (Écosse), les établissements d’enseignement supérieur proposent tous des programmes à temps partiel, bien qu’ils n’y soient pas contraints.
La catégorie susmentionnée comprend également les pays ne possédant pas de statut officiel d’études à temps partiel et/ou d’étudiants à temps partiel (Autriche, Finlande, France, Géorgie, Monténégro, République tchèque, Serbie et Turquie; voir aussi figure 6.2). Néanmoins, comme souligné précédemment, l’absence d’un statut à temps partiel officiel ne signifie pas nécessairement que les établissements d’enseignement supérieur ne prévoient pas de formules flexibles. Ainsi, le Monténégro indique que les établissements d’enseignement supérieur permettent généralement aux étudiants de prendre un nombre limité de crédits et de suivre de facto des études à temps partiel. La situation est similaire en Finlande, comme le confirme également la figure 6.9 à la section 6.4.4, qui montre qu’environ 25 % des étudiants de l’enseignement supérieur sont des étudiants à faible niveau d’intensité d’étude (c’est-à-dire des étudiants qui ne consacrent que 20 heures maximum par semaine à leurs études). En République tchèque, la législation en matière d’enseignement supérieur ne fait pas référence à des études à temps plein/à temps partiel, mais à des études «sur place», «à distance» et «combinées». Autrement dit, la législation mentionne donc directement les études flexibles, mais définit le concept de manière légèrement différente. Les établissements d’enseignement supérieur proposent généralement des programmes d’études à distance ou combinés.
6.4.4. Données statistiques relatives à la participation des étudiants aux programmes à temps partiel
Les informations relatives aux possibilités d’études flexibles (voir section 6.4.3) peuvent être complétées par des données sur la participation des étudiants aux programmes à temps partiel. Les taux de participation sont examinés à partir de deux séries de données différentes, représentant deux approches distinctes en matière d’études à temps partiel. Premièrement, ces taux de participation sont évalués sur la base de données administratives (collecte de données UOE) et, deuxièmement, à partir des déclarations des étudiants sur leur statut officiel et leur charge de travail (étude Eurostudent).
Selon la définition opérationnelle utilisée dans la collecte de données UOE, un individu est considéré comme un étudiant à temps partiel s’il/elle suit un programme d’enseignement nécessitant moins de 75% de la charge de travail à temps plein. Bien que cette définition opérationnelle implique certaines restrictions, la collecte de données UOE permet d’évaluer plusieurs aspects de la participation aux études à temps partiel. La figure 6.5 montre clairement que l’âge est un facteur décisif dans la décision des étudiants de poursuivre leurs études à temps partiel et que les étudiants plus âgés sont plus susceptibles d’étudier à temps partiel que les plus jeunes. Moins de 10% des étudiants en âge d’entrer dans l’enseignement supérieur optent pour des formules à temps partiel, tandis que la proportion d’étudiants à temps partiel à la fin de la vingtaine se situe entre 30 et 40%. Après la trentaine, les étudiants sont encore plus susceptibles d’étudier à temps partiel (plus de 50% le font) et parmi les étudiants de plus de 40 ans, seul un tiers optera pour une formule à temps plein.
La figure 6.6 présente la situation individuelle de tous les pays pour lesquels des données sont disponibles et montre le niveau de participation aux études à temps partiel des personnes âgées de 20 à 24 ans (représentant la catégorie des étudiants «traditionnels» de l’enseignement supérieur) et des personnes âgées de 30 à 34 ans (représentant la catégorie des «étudiants adultes»). Pour l’ensemble des pays, la figure confirme que plus les étudiants sont âgés, plus ils sont susceptibles d’opter pour des études à temps partiel. La figure montre également que dans des pays tels que la Belgique, la Bulgarie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Suède, même les étudiants «traditionnels» de l’enseignement supérieur choisissent souvent des programmes à temps partiel (au moins 20% optent pour ce mode d’étude).
Dans la plupart des pays, le niveau de participation aux études à temps partiel est au moins trois fois plus élevé parmi les personnes âgées de 30 à 34 ans que parmi les personnes âgées de 20 à 24 ans. En Belgique, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pologne, Roumanie et Suède, les taux de participation des deux catégories d’âge sont légèrement plus équilibrés, mais la participation des personnes plus âgées à des études à temps partiel est toujours au moins deux fois plus élevée que celle des 20-24 ans. Dans six pays – Croatie, Hongrie, Lituanie, Pologne, Slovaquie et Slovénie –, plus de 80% des étudiants de l’enseignement supérieur âgés de 30 à 34 ans sont des étudiants à temps partiel.
À l’inverse, dans un groupe de six pays (France, Grèce, Italie, Portugal, République tchèque et Turquie), la participation aux études à temps partiel est nulle, indépendamment de l’âge des étudiants. La figure 6.2 à la section 6.4.2 indique que certains de ces pays proposent un statut d’étudiant officiel autre que celui d’étudiant à temps plein (Grèce, Italie et Portugal), tandis que d’autres pays n’opèrent pas de distinction entre les étudiants à temps plein et les étudiants soumis à un autre statut (France, République tchèque et Turquie).
Les données couvrant toutes les catégories d’âge montrent qu’entre 2000 et 2009, les études à temps partiel sont passées de 17,6% à 25,3% en termes de médiane (voir figure 6.7; pour des informations sur l’ensemble des pays couverts, voir glossaire et notes méthodologiques). Cette augmentation est due à une participation plus élevée aux études à temps partiel dans la plupart des pays étudiés.
L’étude Eurostudent analyse la participation aux études à temps partiel à partir d’un point de vue différent de celui de la collecte de données UOE. Au lieu d’utiliser une définition opérationnelle des études/étudiants à temps partiel, l’étude tient compte des déclarations faites par les étudiants au sujet de leur statut d’étudiant officiel (pour davantage de détails, voir glossaire et notes méthodologiques). Les données, couvrant 20 pays de l’EEES, indiquent que 18,5% des étudiants en moyenne, peu importe leur âge, possèdent un statut officiel à temps partiel.
L’examen de la situation de chaque pays dévoile des différences considérables d’un pays à l’autre en termes de proportion d’étudiants déclarant étudier sous un statut à temps partiel officiel (voir figure 6.8). En Pologne, un étudiant sur deux indique posséder un statut à temps partiel officiel, tandis qu’en Lituanie, en Norvège et au Royaume-Uni (Angleterre et pays de Galles), au moins un étudiant sur quatre a un statut à temps partiel officiel. À l’inverse, dans cinq pays (Allemagne, Autriche, Espagne, Finlande et France), la proportion d’étudiants officiellement inscrits comme étudiants à temps partiel est nulle. Les informations contextuelles présentées à la section 6.4.2 (voir figure 6.2) confirment qu’aucun de ces pays n’applique de distinction formelle entre les étudiants à temps plein et les étudiants à temps partiel, sauf l’Espagne. Il convient également de souligner qu’en Croatie et aux Pays-Bas, une proportion réduite d’étudiants (entre 1% et 2%) sont inscrits probablement ceux qui suivent des études supérieures combinées (pour davantage de détails, voir section 6.4.2). L’étude Eurostudent permet également d’évaluer le lien entre le statut officiel de l’étudiant et le nombre d’heures consacrées par les étudiants aux activités d’étude durant une semaine type, à savoir la présence aux cours et l’étude personnelle.
La figure 6.9 analyse la semaine type des étudiants estimant avoir un statut à temps plein dans leurs systèmes nationaux respectifs. Elle montre que dans chaque pays examiné, la plupart des étudiants à temps plein (69% ou plus) déclarent consacrer plus de 20 heures par semaine à leurs activités d’étude. Plus de la moitié de ces étudiants y consacrent même plus de 30 heures par semaine. Néanmoins, dans certains pays, une proportion importante d’étudiants à temps plein indiquent ne consacrer que 20 heures par semaine maximum à leurs études. C’est le cas en particulier en Autriche, en Finlande et en Slovaquie, où au moins un étudiant à temps plein sur quatre est caractérisé par un niveau d’intensité d’étude relativement faible. Compte tenu de la situation dans tous les pays, 17% en moyenne des étudiants possédant un statut à temps plein officiel déclarent ne pas consacrer plus de 20 heures par semaine à leurs activités d’étude. C’est pourquoi en termes de niveau d’intensité d’étude, ces étudiants peuvent être considérés comme des étudiants à temps partiel de facto.
Parallèlement au niveau d’intensité d’étude des étudiants à temps plein, l’étude Eurostudent se penche également sur celui des étudiants à temps partiel. Elle montre que si le niveau d’intensité d’étude global des étudiants ayant un statut à temps partiel officiel est inférieur à celui des étudiants à temps plein, une certaine proportion des étudiants à temps partiel sont caractérisés par un niveau d’intensité d’étude élevé (ces étudiants peuvent donc être considérés comme des étudiants à temps plein de facto). Cette proportion est particulièrement élevée en Croatie, en Pologne et en Suisse (pour davantage de détails, voir Eurostudent, 2011).
De manière générale, les différents indicateurs présentés dans cette section montrent que la participation des étudiants aux études à temps partiel peut être abordée à partir de plusieurs points de vue. Si toutes ces approches comportent des restrictions et des inconvénients lorsqu’elles sont considérées individuellement, elles permettent de mieux comprendre le phénomène des études à temps partiel lorsqu’elles sont regroupées. Ces indicateurs soulignent également qu’il est nécessaire de faire preuve de prudence lorsqu’il s’agit de comparer les programmes d’études flexibles dans les systèmes d’enseignement supérieur des différents pays, compte tenu de la complexité de ce domaine. Télécharger le rapport Le processus de Bologne en 2012.
http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpg Foilsíonn Eurydice tuarascáil ar chur i bhfeidhm an phróisis Bologna cuimhneamh freisin cuspóirí an gléas i 2020. Roinnte i seacht gcodanna anailís, an tuarascáil na téamaí rochtana ar ardoideachas. An eagraíocht ar an soláthar ardoideachais, dul chun cinn idir timthriallta, agus ar deireadh an tairbhe a díorthaíodh ag na mic léinn. More> An Próiseas Bologna i 2012. Níos mó...
17 mai 2013

Le Financement de l’éducation et la formation tout au long de la vie dans le rapport sur le processus de Bologne en 2012

http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpgEurydice publie un rapport sur la mise en œuvre du processus de Bologne en rappelant également les objectifs du dispositif pour 2020. Divisé en sept parties, le rapport analyse les thématiques de l’accès à l’enseignement supérieur, de l’organisation de l’offre d’enseignement supérieur, de la progression entre les cycles, et enfin, du profit tiré par les étudiants. En savoir + > Le processus de Bologne en 2012.
6.3. Financement de l’éducation et la formation tout au long de la vie
D’un point de vue politique, les informations relatives au financement de l’éducation et la formation tout au long de la vie revêtent en général un intérêt particulier. Néanmoins, presque toutes les analyses comparatives à cet égard montrent que ce thème est particulièrement difficile à couvrir (par exemple, EACEA/Eurydice, 2010). Cette difficulté s’explique, dans une certaine mesure, par l’absence de définition précise du concept d’éducation et de formation tout au long de la vie, ce qui revient à dire qu’en fonction du contexte, le concept peut renvoyer à un éventail plus large ou plus limité de possibilités d’enseignement supérieur. Par ailleurs, l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur est, la plupart du temps, alimentée par plusieurs sources de financement et il est, par conséquent, souvent difficile d’identifier la contribution relative de chaque source.
Le rapport du BFUG montre que lorsqu’il s’agit de décrire le financement de l’éducation et la formation tout au long de la vie, les pays mentionnent souvent différents types d’enseignement supérieur en précisant le financement qui se rapporte à chacun d’entre eux. En règle générale, une distinction est opérée entre les programmes sanctionnés par un diplôme de l’enseignement supérieur, y compris les programmes flexibles, et les programmes de l’enseignement supérieur non sanctionnés par un diplôme. Si la première formule est souvent partiellement ou entièrement couverte par le budget de l’État, cette contribution publique est souvent moins élevée pour la deuxième formule. Toutefois, certains types de programmes non sanctionnés par un diplôme (développement professionnel continu des personnes exerçant une fonction réglementée, programmes de cours pour les demandeurs d’emploi, programmes destinés aux retraités, etc.) sont souvent financés/cofinancés par des ressources publiques. Dans environ deux tiers des pays de l’EEES, les établissements d’enseignement supérieur ne disposent pas d’un budget public spécialement affecté à l’éducation et la formation tout au long de la vie. Autrement dit, les ressources destinées à ce domaine sont issues des budgets généraux des établissements d’enseignement supérieur, souvent combinés avec d’autres ressources financières.
Dans 15 systèmes d’enseignement supérieur (sur 47 pour lesquels des données sont disponibles), des budgets sont spécialement affectés à l’éducation et la formation tout au long de la vie, mais ces ressources financières visent parfois des formules d’éducation et de formation tout au long de la vie bien spécifiques. C’est le cas en République tchèque, où le budget affecté à ce domaine vise à financer les universités du troisième âge, ou en Géorgie et en Slovénie, où il sert souvent à couvrir la formation continue des enseignants et des formateurs. Outre les budgets généraux ou spéciaux des établissements d’enseignement supérieur, d’autres ressources publiques permettent de financer l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur. Il s’agit des ressources émanant des Fonds structurels de l’UE, des ressources de ministères autres que ceux qui sont chargés de l’enseignement supérieur et des moyens financiers alloués dans le cadre de différents projets/programmes nationaux, régionaux ou locaux. Le soutien financier public peut également être indirect, par exemple des incitants fiscaux visant les personnes participant à des activités d’éducation et de formation tout au long de la vie.
Seuls quelques pays sont capables de préciser dans quelle mesure l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur est financée par des ressources publiques. Lorsque des informations sur le degré de financement public sont disponibles, elles varient fortement d’un pays à l’autre, ce qui peut s’expliquer en partie par les différentes interprétations du concept d’éducation et de formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur. Si la Roumanie et la Bosnie-Herzégovine déclarent que le financement public destiné à l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur est respectivement inexistant ou très limité, les Pays-Bas estiment que l’éducation et la formation tout au long de la vie est financée à raison de 16% par le budget public, tandis qu’en France et en Hongrie, ce pourcentage s’élève à environ 30 %. L’Autriche et la Norvège font état d’un niveau plus élevé de financement public. L’Autriche estime que cette proportion est de 85 %, tandis que la Norvège indique que la plupart du financement destiné à l’éducation et la formation tout au long de la vie est issu du budget public. L’Islande et Malte sont les seuls pays où l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur est entièrement financée par les deniers publics.
L’investissement privé dans l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur dépend directement de la proportion de financement public. Lorsqu’un investissement privé est nécessaire, ce sont souvent les participants qui le réalisent. Néanmoins, l’employeur peut également le prendre en charge, en particulier si celui-ci a demandé à l’employé de suivre le programme en question ou s’il existe des conventions locales ou sectorielles spécifiques entre employeurs et travailleurs en matière d’éducation et de formation tout au long de la vie. Par ailleurs, l’éducation et la formation tout au long de la vie peut également être financée ou cofinancée par des fonds collectifs, auxquels contribuent les employeurs. C’est le cas dans la Communauté flamande de Belgique, en France et en Espagne, où la législation oblige les entreprises à contribuer au coût de l’éducation et de la formation tout au long de la vie en versant des cotisations obligatoires dont le montant dépend du type d’entreprise et du nombre d’employés.
Les ressources financières collectées peuvent être utilisées pour financer plusieurs systèmes d’éducation et de formation et peuvent également servir à soutenir les personnes participant à un programme d’enseignement supérieur. Il convient d’ajouter les ressources réunies par les établissements d’enseignement à la liste des différentes sources de financement de l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur. Bien que la Lettonie soit le seul pays mentionnant cette source, il y a de fortes chances que les établissements d’enseignement supérieur d’autres pays aient la possibilité légale de financer ou de cofinancer l’éducation et la formation tout au long de la vie en utilisant des ressources accumulées en fournissant plusieurs services ou par l’intermédiaire de dons privés. Télécharger le rapport Le processus de Bologne en 2012.
http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpg Eurydice publishes a report on the implementation of the Bologna process also recalling the objectives of the device in 2020.Divided into seven parts, the report analyzes the themes of access to higher education, the organization of the provision of higher education, progression between cycles, and finally, the profit derived by the students. More> The Bologna Process in 2012. More...
17 mai 2013

L’éducation et la formation tout au long de la vie, mission reconnue des établissements d’enseignement supérieur

http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpgL’éducation et la formation tout au long de la vie, mission reconnue des établissements d’enseignement supérieur dans le rapport sur le processus de Bologne en 2012
Eurydice publie un rapport sur la mise en œuvre du processus de Bologne en rappelant également les objectifs du dispositif pour 2020. Divisé en sept parties, le rapport analyse les thématiques de l’accès à l’enseignement supérieur (qui et comment?), de l’organisation de l’offre d’enseignement supérieur, de la progression entre les cycles, et enfin, du profit tiré par les étudiants (quels résultats?). En savoir + > Le processus de Bologne en 2012.
6.2. L’éducation et la formation tout au long de la vie: mission reconnue des établissements d’enseignement supérieur

L’éducation et la formation tout au long de la vie se trouve au coeur des débats politiques, en témoigne le fait que dans plus de trois quarts des pays de l’EEES, cette matière constitue une mission reconnue des établissements d’enseignement supérieur. Dans les autres pays de l’EEES, à savoir l’Arménie, l’Autriche, la Croatie, Chypre, la Géorgie, la Moldavie, la Pologne, la Serbie, l’Ukraine et le Royaume-Uni (Angleterre, pays de Galles et Irlande du Nord), il s’agit d’une mission reconnue de certains établissements d’enseignement supérieur au moins. Les pays classés dans la deuxième catégorie soulignent en général que les établissements d’enseignement supérieur disposent d’un certain degré d’autonomie dans ce domaine et peuvent décider s’ils désirent intégrer l’éducation et la formation tout au long de la vie dans leur déclaration de mission et, le cas échéant, dans quelle mesure ils souhaitent le faire.
Que l’éducation et la formation tout au long de la vie soit une mission reconnue de l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur ou de certains d’entre eux seulement, il s’avère que dans plusieurs pays, les établissements la mettent en oeuvre dans des mesures différentes. Autrement dit, l’éducation et la formation tout au long de la vie constitue la principale mission de certains établissements (par exemple, des établissements se concentrant sur des programmes d’enseignement supérieur flexibles, comme les universités ouvertes), tandis qu’il arrive, dans d’autres cas, que les activités dans ce domaine soient moins nombreuses. À cet égard, la Norvège constitue un exemple intéressant: alors qu’en 2010, la part moyenne d’étudiants suivant un programme flexible s’élevait à 6,3%, ce pourcentage s’élevait jusqu’à 40% dans certains établissements d’enseignement supérieur.
Les établissements d’enseignement supérieur peuvent également se spécialiser dans certains types d’activités d’éducation et de formation tout au long de la vie, tandis que d’autres activités d’apprentissage tout au long de la vie ne sont pas prévues dans leur offre. Par exemple, en Autriche, le secteur des Fachhochschule (enseignement supérieur professionnel) est caractérisé par un nombre considérable de programmes flexibles (près de 50% des programmes d’études sont organisés en cours du soir), mais les autres filières d’accès basées sur la reconnaissance des acquis sont toujours très limitées dans ce secteur. Un autre exemple: en Lituanie, certains établissements d’enseignement supérieur ont participé à des projets relatifs à la reconnaissance des acquis, tandis que quelques autres établissements proposent des programmes bien établis visant le développement professionnel continu des enseignants et des formateurs.
La majorité des pays de l’EEES n’identifient pas de restrictions légales qui empêcheraient les établissements d’enseignement supérieur de proposer des programmes ou des services d’éducation et de formation tout au long de la vie. Seuls quelques pays mentionnent des restrictions légales portant sur différents aspects de l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur, par exemple l’absence de réglementations en matière de reconnaissance des acquis (Lettonie), l’impossibilité de proposer des programmes flexibles sanctionnés par un diplôme (Serbie), des restrictions liées à l’inscription de participants à différents modules de programmes sanctionnés par un diplôme (Pays-Bas) ou l’impossibilité pour les établissements d’enseignement supérieur professionnel de proposer des études de deuxième cycle (Danemark). Télécharger le rapport Le processus de Bologne en 2012.
http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpg Foilsíonn Eurydice tuarascáil ar chur i bhfeidhm an phróisis Bologna cuimhneamh freisin cuspóirí an gléas i 2020. Roinnte i seacht gcodanna anailís, an tuarascáil na téamaí rochtana ar ardoideachas. An eagraíocht ar an soláthar ardoideachais, dul chun cinn idir timthriallta, agus ar deireadh an tairbhe a díorthaíodh ag na mic léinn. More> An Próiseas Bologna i 2012. Níos mó...
17 mai 2013

L'Interprétation du concept d’éducation et de formation tout au long de la vie

http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpgL'Interprétation du concept d’éducation et de formation tout au long de la vie au niveau national dans le rapport sur le processus de Bologne en 2012
Eurydice publie un rapport sur la mise en œuvre du processus de Bologne en rappelant également les objectifs du dispositif pour 2020. Divisé en sept parties, le rapport analyse les thématiques de l’accès à l’enseignement supérieur, de l’organisation de l’offre d’enseignement supérieur, de la progression entre les cycles, et enfin, du profit tiré par les étudiants. En savoir + > Le processus de Bologne en 2012.
6.1. Interprétation du concept d’éducation et de formation tout au long de la vie au niveau national
Selon la charte des universités européennes pour l’apprentissage tout au long de la vie, «la terminologie en matière d’apprentissage tout au long de la vie couvre actuellement de nombreux concepts [..] et est largement sujette à interprétation, au niveau local, régional et national» (EUA, 2008). C’est pourquoi il convient d’analyser la façon dont les différents pays de l’EEES comprennent et interprètent ce concept dans le cadre de leurs systèmes d’enseignement supérieur respectifs.
Les résultats du rapport du BFUG démontrent que si les documents d’orientation relatifs à l’enseignement supérieur mentionnent l’éducation et la formation tout au long de la vie dans la plupart des pays de l’EEES, ils ne définissent pas nécessairement ce terme. Les rares définitions fournies sont très vastes, faisant référence à l’apprentissage «du berceau au tombeau» ou à l’ensemble des activités d’apprentissage entreprises par les individus au cours de leur vie, qu’elles soient formelles, non formelles ou informelles. Un bon exemple: la stratégie adoptée en 2007 au Royaume-Uni (Écosse), «Skills for Scotland – a Lifelong Skills Strategy».
Ce n’est qu’à partir du moment où les pays commencent à souligner les principales possibilités offertes par les établissements d’enseignement supérieur en matière d’éducation et de formation tout au long de la vie que des différences s’observent d’un pays à l’autre. Ces différences portent principalement sur l’éventail de possibilités que chaque pays associe à l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur. Si certaines possibilités sont mentionnées par pratiquement tous les pays, d’autres le sont moins souvent, voire rarement. La formule la plus associée à l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur consiste en des programmes non formels proposés par des établissements d’enseignement supérieur parallèlement à leurs programmes formels sanctionnés par un diplôme.
Presque tous les pays de l’EEES signalent ce type de formules, bien qu’ils utilisent différentes dénominations, telles que «programmes de formation continue de type court» (Finlande), «programmes hors système de diplôme universitaire/programmes d’études» (Saint-Siège et Serbie) ou «programmes de développement personnel» (Royaume-Uni – Angleterre, pays de Galles et Irlande du Nord). Parallèlement à ces programmes non sanctionnés par un diplôme, bon nombre de pays de l’EEES mettent également en oeuvre des programmes sanctionnés par un diplôme dont les modalités d’organisation diffèrent de celles des systèmes à temps plein traditionnels: études supérieures flexibles, programmes à temps partiel, apprentissage ouvert, enseignement à distance, e-learning, études externes, cours du soir ou le week-end, etc. Toutefois, certains pays ne mentionnent pas ce type de formations, bien que leurs systèmes permettent aux étudiants de s’inscrire sous un statut officiel autre que celui d’étudiant à temps plein, par exemple l’Arménie, le Saint-Siège, la Lettonie, la Moldavie, la Roumanie et la Slovaquie (voir figure 6.2). Ceci pourrait indiquer que dans ces pays, les programmes d’enseignement supérieur formels organisés de manière flexible ne font pas partie du concept national d’éducation et de formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur.
Concernant les programmes non formels et les programmes sanctionnés par un diplôme et organisés de manière flexible, il convient de souligner que ces deux types d’enseignement sont parfois difficiles à distinguer, surtout dans les pays où il est possible de suivre différents modules ou cours de programmes sanctionnés par un diplôme sans nécessairement être inscrit régulièrement à ces programmes. Cette possibilité existe déjà dans de nombreux pays de l’EEES.
Un autre type d’enseignement souvent considéré comme faisant partie de l’éducation et la formation tout au long de la vie consiste en la mise à jour et l’amélioration professionnelle de qualifications de l’enseignement supérieur déjà obtenues. À cet égard, plusieurs pays mentionnent expressément le développement professionnel continu des personnes exerçant une profession réglementée (enseignants, médecins, etc.). Si au moins la moitié des pays de l’EEES renvoient aux types d’enseignement supérieur susmentionnés, ce qui signifie qu’il s’agit des éléments constitutifs essentiels de l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur, certaines activités sont moins citées. Par exemple, malgré l’importance accordée par les politiques au thème de la reconnaissance des acquis, seuls quelques pays (Belgique, Estonie, France, Islande, Italie, Luxembourg, Monténégro, Pays-Bas, Portugal et Suisse) mentionnent expressément ce type d’activité.
Les informations présentées à la section 6.5, qui se penche sur le niveau de développement du système de reconnaissance de l’apprentissage antérieur dans l’EEES, peuvent expliquer en partie pourquoi le nombre de pays mentionnant ce type de formation demeure relativement peu élevé. D’autres activités citées par un nombre limité de pays incluent: les formules sur mesure pour des entreprises/sociétés et d’autres partenaires externes (Allemagne, Hongrie, Italie, Malte, Moldavie, Pays-Bas, Royaume-Uni [Écosse]) et Slovénie, les cours magistraux, séminaires, conférences, tables rondes et ateliers publics (Autriche, Liechtenstein, Moldavie, Royaume-Uni et Slovénie), les services d’orientation et de conseil ciblés (France, Royaume-Uni [Écosse] et Ukraine), l’accès à ces formules pour les apprenants non traditionnels (Portugal et Royaume-Uni) et la possibilité pour le grand public d’utiliser plusieurs ressources de l’enseignement supérieur, dont les bibliothèques (Estonie et Ukraine). Bien que ces données ne signifient pas que ces activités existent uniquement dans les pays susmentionnés, elles pourraient indiquer qu’elles ne sont pas toujours considérées comme faisant partie de l’éducation et la formation tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur. En règle générale, l’apprentissage tout au long de la vie dans l’enseignement supérieur apparaît comme un concept fragmenté, une mosaïque de différents types d’enseignement dont le nombre d’éléments varie d’un pays à l’autre. Tandis que dans certains pays, un large éventail d’activités d’enseignement supérieur contribuent à l’éducation et la formation tout au long de la vie, dans d’autres, la liste des possibilités en la matière auxquelles les établissements d’enseignement supérieur participent en général est toujours relativement courte. Télécharger le rapport Le processus de Bologne en 2012.
http://eacea.ec.europa.eu/img/logos/eac_logo_150.jpg Eurydice publishes a report on the implementation of the Bologna process also recalling the objectives of the device in 2020.Divided into seven parts, the report analyzes the themes of access to higher education, the organization of the provision of higher education, progression between cycles, and finally, the profit derived by the students. More> The Bologna Process in 2012. More...
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