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Formation Continue du Supérieur
22 décembre 2015

International : les grandes écoles de plus en plus attractives

http://www.headway-advisory.com/blog/wp-content/themes/headway/images/logo.jpgBlog Headway - Olivier Rollot. Comme tous les eux ans la Conférence des grandes écoles vient de livrer les conclusions de son Enquête mobilité. Et le moins qu’on puisse dire c’est que l’évolution est forte : le nombre d’étudiants internationaux dans les grandes écoles a augmenté de 21% en deux ans pour atteindre 23% des effectifs (19,7% dans les écoles d’ingénieurs et 28% dans les écoles de management, tous programmes confondus). Suite...

14 juin 2014

Etre attractif, c’est productif

http://www.emploiparlonsnet.fr/sites/all/themes/pole_emploi/images/head2.jpgPar Marie-Laure Cittanova – Slate.fr. La France est l’un des pays qui attire le plus les investissements étrangers, générateurs d’emplois et de richesse. Mais elle perd du terrain et les pouvoirs publics tentent de relancer la machine.
Pour relancer la machine économique, on peut certes compter sur ses propres forces. Mais on peut aussi attirer des investisseurs qui créeront sur le territoire national des usines, des centres de décision ou des centres de recherche. Autant d’implantations capables de créer des emplois. Voir l'article...

13 juin 2014

Etudier en France

Logo AmueSelon le rapport publié dernièrement par l’UNESCO, la France est le 3e pays le plus attractif pour les étudiants étrangers pour l’année 2012, avec 271 399 étudiants accueillis. Elle se situe derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni et devant l’Australie puis l’Allemagne, la Russie, le Canada et le Japon. Les étudiants étrangers représentent 12 % du total des étudiants et 42 % des doctorants des étudiants étrangers. Ils sont 74,7 % inscrits à l’université (45 % en licence, 43 % en master, 12 % en doctorat).

En savoir + > Attractivité des campus français

4 mai 2014

Étude comparative sur l’attractivité de l’enseignement supérieur en Allemagne, Chine, Espagne, Italie et Royaume-Uni

La Note Campus France n°43 est une restitution synthétique de l’étude comparative sur l’attractivité de l’enseignement supérieur : analyse de la concurrence des positions respectives de nos partenaires européens et de la Chine. Cette étude a été réalisée par Campus France au 1er semestre 2012 à la demande du ministère des Affaires étrangères. Elle a pour ambition de comparer les différentes stratégies mises en place par l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la Chine pour internationaliser leur enseignement supérieur et attirer des étudiants internationaux. En mettant en avant les caractéristiques et les enjeux des politiques d’attractivité de ces pays, l’étude apporte des pistes pour le débat français.
Cette Note présente dans une synthèse par pays les politiques publiques et institutionnelles, les initiatives des établissements supérieurs et l’action des agences nationales dédiées à la promotion de l’enseignement supérieur. Elle expose ensuite les quatre stratégies d’internationalisation de l’enseignement supérieur développées par l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Enfin, les informations développées pour chaque pays sont synthétisées dans des tableaux comparatifs.
Avant-Propos
La mobilité internationale étudiante est un phénomène de grande ampleur qui s’est accentué dans les années 1990 avec la mondialisation des économies et des sociétés.
Objet d’une compétition à l’échelle mondiale, l’attractivité des étudiants internationaux est un des piliers de la politique d’influence de pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, l’Allemagne sans oublier la France. De nouveaux acteurs s’affirment sur la scène internationale de l’enseignement supérieur. Les pays émergents, à l’instar de la Chine, font de l’éducation et de la recherche une priorité nationale et ambitionnent à leur tour d’établir des universités de rang mondial et d’attirer les talents étrangers.
Parmi les cinq pays qui font l’objet de cette étude, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont historiquement de grands pays d’accueil qui ont développé une stratégie globale d’attractivité faisant ses preuves. L’Espagne et l’Italie ont récemment initié une stratégie de promotion plus active en se dotant d’une agence de promotion de leur enseignement supérieur à l’étranger inspirée par leurs homologues européens, en particulier Campus France.
La Chine affiche depuis peu des ambitions fortes en matière d’internationalisation de son enseignement supérieur, ayant prévu de devenir d’ici 2015 un des premiers pays d’accueil des étudiants internationaux dans le monde. Télécharger la Note 43 - Étude comparative sur l'attractivité de l'enseignement supérieur en Allemagne, Chine, Espagne, Italie et Royaume-Uni.

4 mai 2014

Image et attractivité de la France auprès des étudiants étrangers - principaux résultats du baromètre Campus France

En 2013, la France a accueilli plus de 289 000 étudiants étrangers. Afin de mieux cerner leurs attentes, leurs motivations à venir en France et leurs différents niveaux de satisfaction, Campus France les a interrogé à nouveau. Deux ans après sa première étude, Campus France publie son nouveau baromètre sur l’image et l’attractivité de la France auprès des étudiants étrangers, réalisé par TNS Sofres.
Cette année encore, près de 20 000 étudiants à travers le monde ont accepté de répondre, notamment grâce à l’aide apportée par les établissements d’enseignement supérieur français, membres du Forum, et les Espaces Campus France dans la diffusion de l’enquête. Grâce à cette très forte participation et une répartition géographique représentative, il est possible d’effectuer des analyses approfondies sur les grandes zones géographiques et sur les principaux pays d’origine des étudiants. Cette étude apporte aussi de nouveaux éléments de réponses à certaines questions comme l’impact qu’a pu avoir la «  circulaire Guéant  » ou l’importance de l’accueil des Français pour les étudiants étrangers. Que cherchent les étudiants internationaux ? Comment la France se positionne-t-elle face à ses concurrents ? Quels sont ses atouts et handicaps ? Quel rôle joue la langue française dans le choix de la France comme destination d’études ? Quel est le vécu de ces étudiants qui ont choisi la France ? Quel bilan tirent-ils de cette expérience et quels bénéfices, notamment professionnels, en retirent-ils ? Enfin, quels liens conservent-ils avec la France et deviennent-ils des prescripteurs du pays pour les générations d’étudiants suivantes ? Les réponses à ces questions sont autant de clefs permettant d’identifier les leviers pour renforcer l’attractivité de la France comme destination pour les études supérieures.
Les grandes tendances : 9 étudiants étrangers sur 10 recommandent la France comme destination d’études
La France reste une destination attractive : 91 % des étudiants étrangers ayant choisi la France la recommanderaient comme destination d’études. Ce chiffre est confirmé par les anciens étudiants (89 %) et par les étudiants en cours de cursus (87 %).
Ce choix s’est fait dans le cadre d’une plus forte mise en concurrence : 45 % (+5 points vs. 2011) des étudiants ayant choisi la France déclarent avoir hésité avec un autre pays.
Les étudiants interrogés souhaitent étudier à l’étranger pour :
- Obtenir un diplôme internationalement reconnu : 37 % ;
- Acquérir une expérience internationale : 34  % ;
- Bénéficier de meilleur es conditions d’enseignement : 32 % ;
- Vivre une expérience personnelle enrichis - sante : 32 %.
Les principales raisons du choix de la France restent :
- La qualité de la formation : 51 % (+6 points vs. 2011) ;
- La connaissance de la langue française : 42 % ;
- La réputation des établissements ou des enseignants en France : 37 % (+6 points vs. 2011) ;
- La valeur des diplômes : 35 % ;
- L’intérêt culturel de la France : 35 %.
91  % des étudiants reconnaissent à la France un grand rayonnement culturel et artistique , 88 % d’entre eux affirme qu’elle bénéficie d’une histoire prestigieuse et dispose d’un grand rayonnement intellectuel et scientifique.
Parmi les atouts généralement attribués figurent :
- La valeur de ses diplômes (cohorte 1 : 87 %, cohortes 2 et 3 : 88  %) ;
- La qualité de son enseignement (cohorte 1 : 83 %, cohortes 2 et 3 : 86 %) ;
- La qualité de ses méthodes d’enseignement (cohorte 1 : 78 %, cohortes 2 et 3 : 80 %) ;
- Le coût des études (cohorte 1 : 73 %, cohortes 2 et 3 : 77  %).
L’intérêt touristique, l’art de vivre en France et les possibilités de sorties et de loisirs (avec des niveaux de satisfactions proches de ou supérieurs à 80 %), augmentent encore l’attrait de la destination. Pour les nouveaux arrivants, 74 % ont utilisé le site Campus France pour se renseigner (vs 58 % pour l’ensemble) ce qui en fait la première source devant l’entourage (47  %) et les autres sites Internet (42 %).
A l’issue de leur séjour en France 89  % des étudiants présents et 91  % de ceux ayant achevé leurs études sont satisfaits ou très satisfaits de leur séjour en France (près de la moitié sont très satisfaits).
Néanmoins, certaines critiques sont émises concernant :
- La possibilité de travailler en France à l’issue des études : 52 % d’insatisfaits ;
- Le coût du logement et l’offre de logement : 52 % et 46 % d’insatisfaits ;
- Les procédures administratives : 52 % d’insatisfaits ;
- Le coût de la vie : 47 % d’insatisfaits.
Si environ un étudiant sur trois est critique vis-à-vis de l’accueil en général des étrangers en France, ils sont 82 % à reconnaitre avoir été bien accueillis par le pays, et 86  % par leur établissement d’études. L’avis est en revanche un peu plus mitigé en ce qui concerne l’accueil réservé par les étudiants français qui a déçu près de 3 étudiants sur dix.
Bilan pour les étudiants ayant terminé leur séjour :
94 % estiment que leurs études en France ont été pour eux un enrichissement personnel, 86 % qu’elles ont valorisé leur cursus universitaire, 70 % qu’elles ont favorisé leur insertion professionnelle, 52 % que ce séjour est d’ores et déjà tout à fait utile dans le cadre de leur activité et 84 % qu’il le sera probablement à l’avenir.
70 % utilisent au moins de temps en temps le français comme langue de travail, 75 % avec des amis.
70 % ont un certain nombre de contacts personnels et 43 % professionnels, avec la France. On peut estimer à environ 70 % le nombre de ceux qui restent en contacts réguliers avec la France. Télécharger la note Image et attractivité de la France auprès des étudiants étrangers principaux résultats du baromètre Campus France.

4 mars 2014

Les Régions désignées chef de file de l’attractivité

Lors d’une rencontre le 26 février à Bercy, la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq et les Président(e)s de Région ont consacré la Région comme la collectivité responsable de l’attractivité des territoires pour les entreprises.
Le 18 septembre 2012, L’Etat et les Régions actaient leur volonté d’agir ensemble pour atteindre l’objectif national de résorber le déficit du commerce extérieur hors énergie à la fin du quinquennat.
La loi du 27 janvier 2014 a confirmé le rôle de chef de file des Régions en matière d’internationalisation des entreprises. A l’occasion de leur troisième rencontre, la Ministre et les Présidents de Région ont fait le point sur les actions mises en oeuvre ainsi que sur les coopérations à venir notamment:

  • la poursuite de la dynamique engagée par les plans régionaux d’internationalisation des entreprises (PRIE). Véritables feuilles de route régionales pour l’international, ils fixent des objectifs et des actions en matière d’accompagnement des entreprises et organisent sous le pilotage des Régions le dispositif d’appui à l’export sur le territoire en associant l’ensemble des acteurs concernés (CCI, Ubifrance, Bpifrance, pôles de compétitivité…). 17 plans ont déjà été adoptés. Les PME et ETI bénéficient ainsi d’un accompagnement et de services plus performants grâce aux plates-formes mises en place. En 2013, les Régions ont financé 235 VIE soit 14% des jeunes volontaires placés auprès des PME françaises.
  • l’implication des Régions dans le développement du portail www.france- international.fr qui fédère les acteurs de l’internationalisation des entreprises. Une prochaine version renforcera encore les services disponibles et l’intégration entre le portail national et les dispositifs régionaux pour faciliter le parcours de l’entrepreneur. Suite...
17 août 2011

Attractivité de la France dans le domaine de l’enseignement supérieur: points forts, points faibles

http://www.campusfrance.org/sites/default/files/imagecache/ressource_image/ca_ressource/100712/reperes_07_fr.pngPar Philippe Vidal, Chargé de mission à l’Observatoire des Sciences et des Techniques et par Ghislaine Filliatreau, Directrice de l’Observatoire des Sciences et des Techniques. Attractivité de la France dans le domaine de l’enseignement supérieur: points forts, points faibles. Télécharger le Repères - Penser la mobilité n°07.
La France se situe entre la 6e et la 7e place mondiale pour son volume de production scientifique. Cette place est globalement en rapport avec son PIB. Par contraste, les établissements d’enseignement supérieur (universités et écoles) français n’occupent pas une place équivalente dans les classements internationaux. Le but de cette analyse est de réfléchir aux causes de cette discordance, alors que les étudiants et les jeunes chercheurs peuvent trouver en France des opportunités d’études, dans un cadre politique et culturel propice à leur formation. En retour, à l’heure du marché mondial du savoir, la place de la France dépend de plus en plus des flux d’étudiants qu’elle attire. C’est ce double constat qui a conduit à renforcer les politiques actives et ambitieuses en faveur de la mobilité.

Les classements internationaux

Le classement de l’ARWU (Academic Ranking of World Universities, dit de Shangaï), apparu, en 2003, est celui qui a eu le plus grand retentissement. Il est fondé sur l’agrégation de six indicateurs, tous relatifs à la recherche. Les classements du THE (Times Higher Education) et de QS (Quacquarelli Symonds), donnent également une part importante à la recherche, mais ils s’appuient aussi sur des enquêtes de notoriété et sur les taux d’encadrement, notamment des étudiants en Licence. L’Excellence ranking du Center for Higher Education (CHE) allemand, produit à la seule échelle européenne, est pluricritères; il concerne les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie, l’économie, les sciences politiques, la psychologie. Un classement plus ambitieux à la construction duquel participe l’Observatoire des Sciences et des Techniques (OST), est U-Multirank, soutenu par la Commission européenne. C’est un classement international, dont les caractéristiques principales sont: l’analyse aux niveaux de l’institution et des champs scientifiques, la multi-dimensionnalité (prise en compte de la recherche, mais aussi de la formation initiale et de la formation tout au long de la vie, des transferts technologiques, de la dimension internationale, etc.); la non-agrégation des indicateurs et la possibilité de paramétrage des critères pris en compte par l’utilisateur. U-Multirank ne propose pas de palmarès mais, en réponse aux critères choisis par l’utilisateur, des regroupements d’universités comparables.

http://www.iledescience.org/photo/OST.gifUn constat
La position de la France dans les classements mondiaux des universités n’est ni en rapport avec sa production scientifique et technologique globale, ni avec son rang économique.

Ainsi, l’Etablissement d’Enseignement Supérieur (EES) français qui est le premier placé dans le classement de l’ARWU, l’Université Pierre et Marie Curie, ne se trouve qu’à la 39e place. Sur les deux cents premiers EES mondiaux dans les trois principaux classements internationaux (ARWU, TH, QS) la France a 4 établissements classés dans ARWU (en comparaison: 14 pour l’Allemagne et 16 pour le Royaume-Uni), 4 également dans THE (en comparaison: 14/Allemagne et 29/Royaume-Uni) et 5 dans QS (en comparaison: 11/Allemagne et 30/Royaume-Uni).
L’identification de départements d’excellence dans l’Excellence Ranking du CHE n’est guère plus encourageante pour les EES français. Parallèlement, la France se situe à la 6e ou 7e place mondiale en matière de production scientifique, place cohérente avec le nombre de Prix Nobel et de Médailles Fields décernés à des chercheurs français. Ainsi, la France, avec 57 prix Nobel sur 829 décernés depuis la création du prix, se situe au 4e rang mondial, après les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Sur 52 médailles Fields décernées, 11 ont récompensé des scientifiques français, ce qui place la France au second rang mondial.
Il est à noter que le différentiel entre la position globale de la France et ses résultats dans les classements d’universités s’élargirait encore si les classements étaient appliqués de façon stricte par les producteurs, c'est-à-dire en excluant les écoles. Les étudiants en première année de cursus d’école (Bac + 3) y sont en effet comptabilisés comme inscrits en Licence. Les indicateurs fondés sur la qualité de l’encadrement des étudiants en Licence (explicites dans THE et QS) avantagent donc les écoles françaises, car elles ne possèdent pas les niveaux L1 et L2. En l’absence des écoles, la France passerait de sept EES à six dans ARWU, de quatre à un dans celui du THE et de cinq à deux dans celui de QS.

Des données

• Nombre et évolution des étudiants étrangers

Le nombre d’étudiants en mobilité internationale était de deux millions en 2003 (soit un doublement en 20 ans). Il sera multiplié par cinq d’ici 2025, selon l’OCDE. Avec près de 10% du total, la France est le 3e pays d’accueil des étudiants en mobilité internationale, et surtout le 1er pays non-anglophone. Les étudiants internationaux représentent plus de 11% des étudiants inscrits dans les établissements français. Ils y sont plutôt attirés par les sciences humaines et sociales.
• Part des publications

Comme on le sait, la bibliométrie est difficilement applicable aux sciences humaines et sociales, en raison notamment du poids très important des livres par rapport aux publications. Cependant, le rayonnement passé et actuel de la France dans les domaines des beaux-arts, de la littérature, de nombreuses sciences sociales et humaines, dont l’économie ou le droit international, est largement reconnu. Dans le secteur des mathématiques, des sciences de la matière et de la vie, la France, avec 4,2% des publications mondiales en 2008, est à la 6e place mondiale, après les Etats-Unis (24,4%), la Chine (8,8%), le Japon (6,8%), l’Allemagne et le Royaume-Uni (5,7% chacun). Rapportés à la population, les écarts se resserrent et on voit la France passer à la 4e place, après les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne. C’est en mathématiques que la France est la mieux placée: à la 3e place mondiale en parts de publications et à la 1ère quand celles-ci sont rapportées à sa population ou à son PIB.
• Impact des publications

Si l’on calcule l’indice de visibilité des articles dans le secteur des mathématiques, des sciences de la matière et de la vie, quantifié par le nombre de citations reçues par ces publications sur les deux ans suivant leur parution, et en normalisant par champ disciplinaire afin de tenir compte des cultures de chaque discipline, la France se trouve au 12e rang global (du 7e au 15e suivant les disciplines).
Voir aussisur le blog: Le morcellement du paysage universitaire pèse encore sur son attractivité et L'attractivité retrouvée de l'université.
• Brevets
En part mondiale de demandes de brevets européens, avec 6,3% des demandes déposées, la France est 4e après les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon. Elle passe au 3e rang en rapportant ce chiffre à sa population ou à son PIB.
Une analyse
• Un système d’enseignement supérieur dual

La France a été parmi les premiers pays européens à se doter d’universités, avec notamment l’Université de Paris dès le XIIe siècle. La pensée scolastique a profondément marqué le développement des universités françaises qui, d’entrée et de manière durable, ont été le lieu des hautes spéculations intellectuelles et d’une manière si prononcée que la formation des professionnels n’a pu y prendre place que difficilement. C’est ainsi que le développement des routes au XVIIIe siècle a nécessité la création de la première école professionnelle, l’Ecole des Ponts et Chaussées. La Révolution, puis le 1er Empire, ont puissamment amplifié cette dualité, avec la création de très nombreuses écoles professionnelles. De sorte que la France est caractérisée par la coexistence de deux systèmes éducatifs parallèles et aux échanges très marginaux jusqu’à il y a peu: les universités (2000000 étudiants) et les écoles d’ingénieurs et de commerce (300000 étudiants).
Ces deux systèmes ont été très longtemps marqués par une forte sélection sociale, amplifiée, pour les écoles par le mode d’accès par concours. La massification des études supérieures à partir des années 1970-1980 a entraîné la rupture de la sélection sociale à l’entrée des universités, tandis que les écoles gardaient globalement leur caractère sélectif. A noter cependant que l’université possède des filières sélectives, telles que les études de droit et de médecine, par exemple. A noter aussi qu’un nombre important d’écoles a été créé au sein même des universités (écoles d’ingénieurs notamment).
• Un système de recherche dual

De manière assez semblable à l’Allemagne, la France a créé des établissements dont la vocation majeure est, comme le stipulait le décret-loi du 19 octobre 1939 créant le CNRS, de “coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique”. Ces organismes publics de recherche sont de deux types:
- les Etablissements Publics, Scientifiques et Techniques (EPST), orientés vers la recherche fondamentale et appliquée, comme par exemple le CNRS, l’IRD, l’INSERM;
- les Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial (EPIC), comportant une forte composante de leur activité axée sur la recherche appliquée et le développement et son transfert vers l’industrie, comme par exemple le CEA et IFREMER.
Les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche ont entrepris depuis une vingtaine d’années un rapprochement. De même, les EPIC jouent un rôle important dans l’accueil d’étudiants en stages de Master ou dans la formation de docteurs, ou encore par la mise à disposition de plate-formes technologiques (bateaux océanographiques dans le cas d’IFREMER, par exemple). Du fait de leur taille, de leur présence sur l’ensemble du territoire et de leurs ressources humaines et financières, les EPST et EPIC peuvent jouer un rôle important au niveau international qui n’apparaît pas directement dans les classements internationaux.
• Une politique nationale de grands et très grands instruments

La France, pays très centralisé, a mis en place sur le territoire national un nombre substantiel de grands et très grands instruments gérés par le secteur public (dont plusieurs internationaux). Il est essentiel de les prendre en compte si l’on veut percevoir de manière réaliste les outils qui sont offerts aux étudiants de Master, doctorants, post-doctorants qui étudient en France, à l’université et dans les établissements publics non universitaires (organismes et écoles). Ainsi peut-on citer par exemple: en physique, des accélérateurs (CERN), des synchrotrons (ESRF, SOLEIL), des sources intenses de neutrons (ILL), la fusion nucléaire (ITER); en biologie: le Génopole ; en sciences humaines et sociales: de grandes bibliothèques et des centres de documentation numériques…

Des perspectives

Les classements internationaux ne traduisent pas pleinement la mesure de ce qui fait l’attractivité pour un étudiant ou pour un jeune chercheur en formation: l’accès à des infrastructures lourdes, la présence de personnalités brillantes en recherche qui, au-delà du cercle de leurs collaborateurs directs, rayonnent au travers d’enseignements universitaires et de séminaires ouverts à tous (Collège de France, CNAM, …), ainsi qu’une culture du débat critique fondée sur des idéaux universalistes et sur la fertilisation réciproque entre les approches scientifiques et humanistes.
Les réformes récentes, en redonnant aux universités la visibilité et les ambitions qui sont nécessaires pour fonder des institutions fortes, vont contribuer à restaurer la place de l’enseignement supérieur français. Mais il faut aussi, pour cela, que les étudiants et les jeunes chercheurs étrangers en formation qui peuvent en tirer bénéfice, en prennent conscience, où qu’ils soient dans le monde, pour nous rejoindre.
Le développement de classements multidimensionnels et personnalisés tel U-Multirank, actuellement développé avec le soutien de la Commission européenne devrait permettre une appréciation plus complète de toutes les facettes de nos établissements.
Par ailleurs, le renforcement des synergies entre établissements sur un site donné, via notamment la montée en puissance des PRES et les fusions multiples (Universités de Strasbourg, fusionnées en 2009, de celles de Lorraine, fusionnées en 2011, d’Aix-Marseille en 2012 et de Bordeaux en 2014), devrait également permettre de mieux faire percevoir la réalité de la vie dans nos laboratoires et la solidité des liens entre une multiplicité d’établissements et d’organismes, difficiles à comprendre depuis l’étranger. Cette multiplicité et ce morcellement contribuent en effet, de façon directe, au faible score de nos universités dans les classements internationaux, à la fois du fait de signatures de publications scientifiques peu déchiffrables et d’enquêtes de notoriété où les chercheurs et les résultats brillants ne sont pas facilement mis en lien avec des institutions d’enseignement clairement identifiées.
En complément, il est indispensable de développer en France la recherche sur l’enseignement supérieur et la recherche (Vidal et Filliatreau, 2011). Les classements n’en sont qu’un des aspects, avec la l’évaluation stratégique, l’assurance qualité, etc. Ce secteur des Higher Education Studies joue, dans de nombreux pays, un rôle de réflexion et de conseil pour élaborer des politiques de recherche. Seule la mise sur pied de plusieurs groupes de recherches à forte visibilité internationale permettra de construire une force de proposition convaincante des spécificités françaises dans les institutions européennes et internationales.

Philippe Vidal, Project Manager at the Observatory of Science and Technology and Filliatreau Ghislaine, Director of the Observatory of Science and Technology. Attractiveness of France in the field of higher education: strengths, weaknesses. Download Guides - Thinking mobility No. 07.
France is between the sixth and seventh in the world for its volume of scientific production. Cette place est globalement en rapport avec son PIB. This place is generally related to its GDP. In contrast, higher education institutions (universities and schools) French do not occupy an equal place in international rankings. The purpose of this analysis is to consider the causes of this discrepancy, as students and young researchers can find opportunities in France education, in a political and cultural environment conducive to training. In return, at world market is, the place of France depends more and more flows of students it attracts. That these two observations that led to strengthen the active and ambitious policies to promote mobility.
International rankings
The classification of ARWU (Academic Ranking of World Universities, Shanghai says), appeared in 2003, is the one who had the greatest impact. It is based on the aggregation of six indicators, all relating to research. The rankings of THE (Times Higher Education) and QS (Quacquarelli Symonds), also provide an important research, but they also rely on surveys of reputation and the ratios, including undergraduates. The ranking of the Excellence Center for Higher Education (CHE) German, produced the only European scale, is pluricritères; it relates to mathematics, physics, chemistry, biology, economics, political science, psychology. A ranking in the most ambitious construction of which involved the Observatory of Science and Technology (OST), is U-Multirank, supported by the European Commission. It is an international classification, whose main characteristics are: the analysis at the institution and scientific fields, the multi-dimensionality (taking into account research, but also the initial training and lifelong learning Throughout life, technology transfer, international dimension, etc.) non-aggregation of indicators and the possibility of setting the criteria considered by the user.U-Multirank ne propose pas de palmarès mais, en réponse aux critères choisis par l'utilisateur, des regroupements d'universités comparables. U-Multirank does not offer awards, but in response to the criteria chosen by the user, groups of comparable universities. More...

17 août 2011

Le morcellement du paysage universitaire pèse encore sur son attractivité

http://www.lesechos.fr/images/les-echos.pngPar Isabelle Ficek. La place de la France dans les classements mondiaux des universités ne correspond ni à sa production scientifique ni à son rang économique, relève une étude. Un décalage que visent à corriger les réformes en cours.
Le très attendu classement de Shanghai, qui avait sonné en France comme un coup de tonnerre en 2003, devrait être publié cette année le 15 août. Et sans aucun doute dans l'Hexagone, ces résultats seront scrutés à l'aune des réformes en cours : effets de la loi LRU sur l'autonomie des universités, fusions, constitution des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), dont l'un des objectifs est de renforcer la lisibilité et l'attractivité du système français à l'international. Un enjeu majeur dans la compétition mondiale de l'économie de la connaissance, dans laquelle la France, sans manquer d'atouts, est parfois à la peine.
Une étude publiée en juillet par CampusFrance et menée par l'Observatoire des sciences et des techniques, passe aux crible les « causes de cette discordance » entre la production scientifique française et la position des établissements français dans les différents classements mondiaux.
La note relève que si pour son « volume de production scientifique », la France se situe entre la 6 e et la 7 e place mondiale, ce qui est « globalement en rapport avec son PIB », et « cohérent avec le nombre de prix Nobel et de médailles Fields décernés à des chercheurs français » (respectivement 4 e et 2 e rang mondial avec 57 prix Nobel sur 829 et 11 médailles Fields sur 52), si elle atteint le 3 e rang mondial pour l'accueil des étudiants étrangers, en revanche, elle ne brille pas dans les classements.
13 établissements distingués

L'université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), premier établissement français d'enseignement supérieur dans le classement de Shanghai (Arwu), « ne se trouve qu'à la 39e place ». Et sur les 200 premiers établissements mondiaux des principaux classements internationaux (Arwu, Times Higher Education et QS), la France compte seulement 4 établissements classés dans l'Arwu (contre 14 pour l'Allemagne, 16 pour le Royaume-Uni), 4 dans THE (contre 14 et 29) et 5 dans QS (11 et 30).
En cause ? Des spécificités bien identifiées du système français, « dual », avec d'un côté les universités, les grandes écoles -  « deux systèmes éducatifs parallèles et aux échanges marginaux jusqu'à il y a peu » -et les organismes de recherche (CNRS, IRD, Inserm, mais aussi CEA, Ifremer, etc.), ces derniers pouvant « jouer un rôle international qui n'apparaît pas directement dans les classements ».
L'étude table sur les processus de rapprochements - et cite entre autres l'université de Strasbourg, distinguée par le grand emprunt comme futur grand campus à vocation mondiale -pour renforcer l'attractivité du système français, dont la «  multiplicité et le morcellement », comme l'ont déjà pointé le comité de suivi de la LRU ou la Cour des comptes, contribuent à cette faible visibilité dans les classements. Elle fait aussi valoir que de nombreux critères ne sont pas pris en compte par ces classements. Ce que devrait corriger le classement U-Multirank, actuellement étudié et développé probablement pour 2012 avec le soutien de la Commission européenne.
http://www.lesechos.fr/images/les-echos.png Isabelle Ficek. Miejsce Francji w światowych rankingach uniwersytetów nie jest ani naukowe, ani ich produkcji do statusu ekonomicznego, jest studium. Zmiany, których celem jest prawidłowe trwających reform. Wyczekiwanych rankingu Szanghaju, którzy przybyli do Francji jako grzmot w 2003 roku, które zostaną opublikowane w tym roku na 15 sierpnia. I z pewnością w Hexagon, wyniki będą analizowane w świetle aktualnych reform: Wpływ prawa LRU na autonomię uczelni, fuzje, tworzenie ośrodków badań i szkolnictwa wyższego (PRES) którego jednym z celów jest zwiększenie czytelności i atrakcyjności francuskiego systemu na całym świecie. Głównym wyzwaniem w globalnej konkurencji gospodarki opartej na wiedzy, w którym Francja, bez majątku brakuje, czasem do śmierci. Badania opublikowane w lipcu przez CampusFrance i prowadzone przez Obserwatorium Nauki i Technologii, ekran przechodzi do "przyczyn tej rozbieżności" między francuskimi produkcji naukowej i pozycji francuskich instytucji w różnych światowych rankingach. Więcej...

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