De même que les jeunes ne s'orientent pas vers les mêmes filières d'études selon leur sexe, les femmes et les hommes ne se dirigent pas vers les mêmes familles professionnelles. Avec un même niveau de formation, les hommes s'insèrent mieux car ils choisissent des spécialités plus porteuses (sciences exactes, production,) qui conduisent à une meilleure insertion professionnelle, tandis que les femmes privilégient les sciences humaines et sociales, et les services.Les métiers d'ouvriers sont occupés à plus de 80 % par des hommes tandis que plus de 77 % des employés sont des femmes.
La concentration des femmes est particulièrement importante dans certains métiers des services (aides à domicile, aides ménagères, assistantes maternelles), ou de l'éducation et de l'action sanitaire et sociale (professeurs des écoles, assistantes sociales, etc.). Ce sont d'ailleurs les secteurs où les femmes étaient déjà très présentes, qui se sont le plus féminisés ! Ainsi on compte 84 % de femmes dans les écoles paramédicales et sociales contre seulement 27 % dans les formations d'ingénieur.
En revanche, elles représentent 2 % des ouvriers du bâtiment, 10 % des chauffeurs, 15 % des policiers, pompiers et militaires.
La concentration des femmes ou des hommes s'est accentuée du côté des emplois moins qualifiés, tandis que la mixité progresse dans certaines professions qualifiées, même si les métiers complètement mixtes sont rares.
Néanmoins la situation des femmes évolue de manière à la fois positive et inéluctable car celles-ci ont la volonté d'entrer sur le marché du travail avec une progression sensible dans les professions qualifiées et supérieures : magistrate, juge, médecin, avocate, policière, etc. Plus...