Profession : chercheur – Les compétences aux cycles supérieurs Par Jean-Sébastien Dubé et Sonia Morin.
L’équation est connue : il y a moins de postes de professeurs ou de chercheurs dans les universités pour davantage de doctorants. Entre 1980 et 2010, le nombre d’inscriptions à la maîtrise a triplé et le nombre d’étudiants au doctorat serait désormais quatre fois et demie plus élevé (Rose, 2012). Dans certaines disciplines, seuls quelque 30 % des diplômés de 2e et 3e cycles trouveront un emploi en milieu universitaire au Canada. Il faudra donc que la grande majorité d’entre eux cherchent du travail hors des institutions d’enseignement supérieur, dans le privé ou le secteur public.
Les étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs constituent une importante part de la force de travail en recherche en milieu universitaire. Leur formation et les compétences disciplinaires qu’ils ont acquises sont encore essentiellement orientées vers cette recherche et sont donc parfois difficilement transférables vers d’autres milieux. Comment les rendre plus attrayants pour des employeurs non universitaires? Mais surtout, quelles compétences doivent-ils développer pour atteindre cette polyvalence?
Ajoutons à cela des préoccupations pour ne pas prolonger la durée des études, pour que les nouvelles compétences s’intègrent dans l’expérience actuelle des études supérieures, pour s’assurer qu’elles soient démontrables… le tout dans un contexte de raréfaction des ressources en milieu universitaire. Bref, on se retrouve avec un joli casse-tête. Voir l'article...