07 juillet 2009

Un étudiant sur quatre souffre de troubles psychiatriques

Retour à la page d'accueilUn étudiant sur quatre souffre de troubles psychiatriques tels qu'anxiété ou dépression, avec un retentissement sur les études pour la moitié d'entre eux, selon une étude réalisée dans des universités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ces données, publiées mardi dans le Bulletin de l'Institut de veille sanitaire, émanent d'une étude sur leur santé réalisée auprès de plus de 1.700 étudiants de première année, inscrits en 2005-2006 dans l'une des universités de la région Paca.
De cette étude sont exclus les redoublants, qui ne sont pas tenus à une visite médicale.
Les étudiants étaient âgés en moyenne de 19 ans, soit une tranche d'âge "où certains troubles psychiatriques apparaissent ou se développent", soulignent les auteurs de l'étude conduite par Valérie Guagliardo, de l'Inserm et de l'Université Aix-Marseille.
Il en ressort que 25,7% des étudiants (28,2% chez les filles, 21,6% chez les garçons) souffrent de troubles, dont 15,7% d'un seul trouble et 10% de plusieurs. 15,7% des étudiants souffrent de troubles anxieux, 8,9% de dépression caractérisée et 8,1% de troubles liés à l'utilisation de substances telles qu'alcool, sédatifs, drogues...
Plus de la moitié (51,7%) de ceux qui souffrent d'un de ces troubles en subissent un retentissement fonctionnel "important" sur leurs études ou le travail (40%), leurs relations avec les proches (27%) ou leurs relations sociales (26,8%). Ce retentissement dure de 11 à 28 jours.
Quand ils souffrent conjointement de dépression et d'anxiété, 76,6% des étudiants subissent un important retentissement sur leurs études ou leur travail.
Néanmoins seulement 30,5% des étudiants souffrant de troubles ont consulté cette année-là un professionnel de santé.
One student in four suffers from psychiatric disorders or depression, with an impact on the studies for half of them, according to a study in universities in the Provence-Alpes-Côte d'Azur. These data, published Tuesday in the Bulletin de l'Institut de Veille Sanitaire, came from a study on health conducted among more than 1,700 first-year students enrolled in 2005-2006 at one of the universities in the region Paca. More..

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20 novembre 2008

Les étudiants et leurs conditions de vie en Europe

Principaux résultats du rapport Eurostudent 2008
Les enquêtes à l’origine du rapport Eurostudent 2008 ont été menées de 2004 à 2007 dans 23 pays européens. Le mode de passation des questionnaires varie d’un pays à l’autre, les méthodes les plus utilisées sont les enquêtes en ligne (13 pays) et les enquêtes en face-à-face (6 pays). Pour la France, les données sont celles de la dernière enquête triennale Conditions de vie de l’OVE réalisée par voie postale lors de l’année universitaire 2005-2006 et qui a permis de recueillir près de 25 000 questionnaires.
Origine sociale

L’accès équitable à l’enseignement supérieur pour toutes les catégories sociales est devenu un enjeu politique majeur en Europe ces dernières années. Afin d’évaluer la sélectivité sociale dans l’enseignement supérieur, l’origine sociale des étudiants 1 a été comparée avec celle des hommes âgés de 40 à 60 ans dans la population active (graphique 3). Plus le ratio est proche de 1 et plus l’accès à l’enseignement supérieur est considéré comme égalitaire. De façon générale, on constate que les étudiants issus des classes sociales populaires sont toujours relativement peu représentés dans l’enseignement supérieur en Europe. En effet, la part des pères d’étudiants ouvriers y est plus faible que celle observée dans l’ensemble de la population active masculine en âge d’avoir des enfants étudiants (ratio inférieur à 1). La France a un ratio de 0,5, en Finlande il est de 0,9. Il est intéressant de comparer la Bulgarie et la Roumanie où près de 80% des hommes actifs sont ouvriers. En Bulgarie, cette population n’est guère plus importante en proportion dans l’enseignement supérieur que dans les autres pays puisqu’ils ne sont que 32% (soit un ratio de 0,4). En Roumanie, ils représentent 57% des inscrits dans l’enseignement supérieur, soit un ratio de 0,7. Le niveau d’études des parents est aussi un bon indicateur du profil social des étudiants (graphique 4). Dans tous les pays présentés, la proportion d’hommes diplômés de l’enseignement supérieur est plus grande parmi les pères d’étudiants que dans l’ensemble de la population de la même classe d’âge. La part des étudiants dont le père est diplômé de l’enseignement supérieur est la plus élevée en Allemagne avec 63%. En France, il y a 2,3 fois plus de diplômés du supérieur parmi les pères d’étudiants que parmi les hommes du même âge dans la population active. Ce ratio est le plus élevé en Roumanie et en Bulgarie (proche de 3).
Conclusion

En résumé, l’enquête Eurostudent montre que la primo-inscription dans l’enseignement supérieur est plus précoce en France que chez ses voisins européens et que les reprises d’études y sont plus rares. Relativement jeunes, les étudiants français sont donc moins souvent en couple ou en charge de famille et moins fréquemment en situation d’autonomie résidentielle que dans les pays du nord. Ils sont néanmoins assez nombreux à exercer une activité rémunérée en cours d’études. Enfin, dans l’ensemble des pays européens, l’accès à l’enseignement supérieur et la mobilité internationale restent corrélés à l’appartenance aux catégories supérieures. ove infos n°20
Gli studenti e le loro condizioni di vita in Europa. Principali risultati del rapporto Eurostudent 2008. In tutti i paesi europei, l'accesso all'istruzione superiore e la mobilità internazionale sono correlati con le categorie di cui sopra. Ove info n. 20. Suite...

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