27 avril 2012

La démarche « Responsabilité Sociale des Universités »

http://rsu.afev.org/images/rsu-titre-general.gifLa Responsabilité Sociale des Universités (RSU) est l’intégration par les universités de préoccupations culturelles, socio-économiques et environnementales dans leurs activités et leurs relations avec le monde du travail, les collectivités territoriales et les autres composantes de la société. Elle s’inscrit dans la démarche de développement durable.
L’Afev est le partenaire associatif naturel des universités pour construire avec elles une démarche de responsabilité sociale, visant l’intégration du pilier social dans leurs projets d’établissement en partenariat avec les différents acteurs du territoire.
Participer à l’inscription territoriale des universités

Les Universités, loin d’être cantonnées à une mission de recherche et d’enseignement, ont un rôle à jouer comme acteurs de développement local. L’autonomie accrue des établissements, leur nouveau rôle concernant l’accueil, l’orientation et l’insertion de leurs étudiants, ainsi que les regroupements en cours dans plusieurs villes à travers les PRES vont leur donner un rôle essentiel dans la formation du plus grand nombre à l’échelle d’un territoire.
Les étudiants représentent une véritable ressource pour un territoire, qui peut être valorisée dans une politique locale, en échange de la prise en compte des besoins d’un territoire.
La coproduction entre les universités et les collectivités sur la mise en adéquation des besoins et des ressources peut par exemple donner des ouvertures en termes de formation tout au long de la vie pour les habitants et de terrain d’étude pour les étudiants par exemple.
* L’Afev offre aux universités de les accompagner dans l’élaboration d’un projet de territoire visant par l’engagement d’étudiants bénévoles une cohésion renforcée entre universités et collectivités. Elle peut aider les universités à développer leur écoute des territoires qui l’environnent, à travers la mise en place de projets associant vie étudiante et engagement pour favoriser la cohésion territoriale.Ces projets peuvent se décliner par exemple sur le logement, les transports, les voyages et s’inscrire dans le cadre des contrats quadriennaux et de conventions tripartites entre une université, les collectivités du territoire et l’Afev.
Faire de la société de la connaissance une réalité pour tous

L’acquisition du plus haut niveau de connaissance par le plus grand nombre est un enjeu crucial pour relever le défi du passage d’une société industrielle à une société de la connaissance comme le rappelle la stratégie de Lisbonne. Cette démocratisation doit permettre d’atteindre les objectifs de cohésion sociale et de compétitivité économique qui vont de pair pour l’émergence d’une économie de l’innovation. Cette dynamique en oeuvre positionne l’université comme un acteur central pour conduire le plus grand nombre de jeunes au plus haut niveau possible.
* L’Afev développe des actions d’accompagnement individualisé visant à créer du lien entre des étudiants et des jeunes collégiens et lycéens afin de donner l’envie d’université, favoriser l’accès à l’enseignement supérieur pour des jeunes qui en sont éloignés, et, partant, démocratiser l’accès à la connaissance. Ces actions passerelles entre des établissements d’enseignement secondaire et des universités peuvent s’inscrire dans le cadre du volet “orientation active” du plan pour la réussite en Licence et des “cordées de la réussite” du plan Espoir Banlieues.
Valoriser l’engagement étudiant pour le démultiplier

Les étudiants engagés dans des actions de l’Afev développent des compétences transversales complémentaires aux savoirs académiques dispensés par les universités, et qui seront un véritable plus pour leur insertion professionnelle. Reconnaître l’engagement étudiant, c’est valoriser les compétences acquises à travers des expériences d’éducation non-formelle et également favoriser son essor.
* L’Afev propose aux universités de développer des unités d’enseignement visant la reconnaissance et la valorisation de l’engagement étudiant. De nombreux établissements universitaires sont déjà impliqués dans cette démarche permettant de valider ces expériences au service de la cité via l’attribution de crédits ECTS. L’engagement étudiant à l’Afev peut également être reconnu par les dispositifs de reconnaissance pédagogique de l’engagement associatif préexistants.
Liste des établissements universitaires validant l’engagement à l’Afev :
Le Centre Universitaire Champollion à Albi, l’Institut d’Etudes Politiques de Lille, l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, les universités Aix Marseille 1, Aix Marseille 2, Aix Marseille 3, d’Artois, Bordeaux 1, Bordeaux 3, Bretagne Sud, Cergy-Pontoise, Clermont Ferrand 2, Jean Monnet Saint-Etienne, de la Réunion, de la Rochelle, Lille 3, Littoral Côte d’Opale, Lyon 1, du Maine, Montpellier 2, de Nantes, de Nîmes, Paris Sorbonne Nouvelle, Paris Diderot, Paris 8 Vincennes Saint Denis, Paris 12 Val de Marne, de Poitiers, Rennes 1, Rennes 2, de Valenciennes et de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Pour plus d'informations, téléchargez la plaquette RSU au format PDF: http://www.afev.org/.
http://rsu.afev.org/images/rsu-titre-general.gifSocial Responsibility of Universities (RSU) er integrationen af universiteterne i kulturelle problemer, socio-økonomiske og miljømæssige hensyn i deres aktiviteter og relationer til verden af arbejde, de lokale myndigheder og andre dele af samfundet. Det er en del af strategien for bæredygtig udvikling.
Den Afev er den naturlige partner for sammenslutninger af universiteter til at bygge med dem et socialt ansvar tilgang, for at integrere den sociale søjle i deres skoleprojekter i samarbejde med forskellige aktører i området
. Mere...

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20 novembre 2011

Le bilan social - mode d’emploi

http://www.educpros.fr/uploads/RTEmagicC_Dubois_Pierre.JPG.jpgBlog Educpros de Pierre Dubois. La Loi Libertés et Responsabilités des Universités d’août 2007 a rendu obligatoire la présentation d’un bilan de la politique sociale de l’établissement au Comité technique paritaire (devenu Comité technique depuis la loi du 5 juillet 2010 sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique); ce bilan est également un outil de dialogue dans les instances de l’université.
Les directions des ressources humaines ont donc élaboré ces bilans sociaux. Il faut les en féliciter. Il s’agit en effet d’un travail complexe parce que les données sont issues de plusieurs applications informatiques, rigoureux (données “fiabilisées et harmonisées”), fort long à réaliser et très utile. Cette chronique explore les usages possibles du bilan social dans une université, celle de Strasbourg. Le premier bilan social de l’université unifiée vient en effet de paraître: le document de 171 pages porte sur la situation au 1er janvier 2010: 5.212 agents employés à cette date.
Autres bilans sociaux. Les 10 premières propositions de Google: Haute-Alsace Mulhouse Haute-Alsace Mulhouse (bilan 2010), Lille 3 (bilans 2008, 2009, 2010), Franche-Comté (bilan 2007 et 2009), Cergy-Pontoise (bilan 2009-2011), Pierre Mendès France Grenoble (bilan 2007), Versailles Saint-Quentin (bilans 2010 et 2011), Rouen (bilan 2009), Rennes 2 (bilans 2007 et 2009), Bordeaux 4 Montesquieu (bilan 2008-2009), Aix-Marseille 2 Méditerranée (bilans 2004 à 2010).
Il faut rappeler un point tout à fait important.
Les universités ne sont pas des entreprises qui décident de leur nombre d’emplois et de leur masse salariale. Elle n’ont qu’une autonomie fort relative. La loi LRU précise en effet: “les montants affectés à la masse salariale au sein de la dotation annuelle de l’Etat sont limitatifs et assortis du plafond des emplois que l’établissement est autorisé à rémunérer. Le contrat pluriannuel d’établissement fixe le pourcentage maximum de cette masse salariale que l’établissement peut consacrer au recrutement des agents contractuels mentionnés à l’article L. 954-3. L’établissement assure l’information régulière du ministre chargé de l’enseignement supérieur et se dote d’instruments d’audit interne et de pilotage financier et patrimonial selon des modalités précisées par décret. Les comptes de l’université font l’objet d’une certification annuelle par un commissaire aux comptes” (Code de l’éducation, article 712-9).
Autrement dit, les effectifs d’enseignants et de BIATOSS fonctionnaires et une partie des effectifs de non-fonctionnaires sont limités par des plafonds d’emploi, dictés par la tutelle et contrôlés par des commissaires aux comptes. Pas question de laisser exploser la masse salariale : pour ne pas crever le plafond dû par exemple à l’impact du GVT, il faut donc, en cas de besoin, geler des postes de fonctionnaires, ne pas les remplacer. Avec les responsabilités et compétences élargies (RCE), les universités n’ont guère de libertés financières ; elles ont surtout des responsabilités (chronique : “Acte de décès de la LRU“).
Contenu des bilans sociaux.
Le paragraphe précédent explique pourquoi le bilan social distingue d’abord les emplois (plafonds d’emplois autorisés) et les effectifs réels (ils ne peuvent être qu’inférieurs aux emplois autorisés). Tenue par ses plafonds d’emplois, l’université de Strasbourg a fort judicieusement ajouté, tant pour les enseignants que pour les personnesl contractuels non-enseignants, une catégorie qui est en même temps un objectif: personnels non fonctionnaires exerçant une mission permanente reconnue par le Conseil d’administration.
Autres chapitres du bilan social, introduits par une note bienvenue: “les clés pour comprendre” les mouvements de personnel (promotions et mobilités), les absences et les congés, les rémunérations (dont les heures complémentaires) et les régimes indemnitaires (primes), l’hygiène et la sécurité, les services de santé au travail, la formation continue des personnels, les relations professionnelles, l’action culturelle et sociale.
Quelques observations brutes de décoffrage. Une très grande complexité: 7 catégories de personnels enseignants (elles-mêmes subdivisées en plusieurs catégories), 10 catégories de personnels BIATOSS (elles-mêmes subdivisées en plusieurs corps), 24 types de primes pour un montant total de 14,4 Millions d’€ (7 pour les enseignants, 14 pour les BIATOSS, 3 “autres” ; y ajouter les indemnités pour les activités de formation continue). Des masses impressionnantes: une charge d’enseignement de 636.000 heures, près de 250.000 heures complémentaires. Les personnels, titulaires et non titulaires, sont classés par composante, par âge, par sexe, par grade: ce qui donne lieu à des présentations classiques (pyramides des âges, histogrammes, parts de “camembert”).
Quel est l’intérêt indéniable du bilan social? Le regroupement en un document unique de toutes les informations concernant les ressources humaines. Celui de l’université de Strasbourg fait montre de plusieurs autres qualités: “clés indispensables pour comprendre” les notions utilisées ; consultation possible par tous, et donc transparence; mise à disposition de données brutes permettant de construire telle ou telle analyse, tel ou tel indicateur (une des prochaines chroniques du blog s’y emploiera: elle concernera les PRAG/PRCE, les 3 IUT de l’université). Un point faible temporaire du bilan 2010: c’est le premier de l’université unifiée; le bilan au 1er janvier 2011 est attendu avec impatience car il produira des données plus récentes et car il permettra d’analyser les évolutions dans le temps.
Qu’attendent du bilan social les dirigeants de l’université? Avant-propos du bilan social de l’UdS (page 3): “le bilan social est l’un des outils de diagnostic qui nous permettra dorénavant de mieux connaître nos forces et nos faiblesses. Ainsi, il nous aidera à anticiper l’évolution des besoins à venir et à prendre en connaissance de cause, les décisions adéquates pour orienter les principaux chantiers dans les domaines des ressources humaines et financières. Le bilan social, reflet de notre politique de ressources humaines, est également un outil favorisant le dialogue social“. Ce programme reste général: on peut espérer que le bilan 2011 fasse mention d’une dizaine de priorités de l’université, en précise le délai souhaité de réalisation et l’état d’avancement.
http://www.educpros.fr/uploads/RTEmagicC_Dubois_Pierre.JPG.jpg Blog Educpros of Pierre Dubois. The Act Freedoms and Responsibilities of Universities in August 2007 has mandated the submission of a report on the social policy of establishing Joint Technical Committee (now the Technical Committee since the Act of July 5, 2010 on renovation of social dialogue in the public) this assessment is a tool for dialogue in the bodies of the university.
The human resources departments have therefore developed these social reports.
They should be commended. It is indeed a complex task because the data from multiple applications, rigorous (data "made reliable and harmonized"), to achieve very long and very useful. This column explores the possible uses of the social audit in a university, that of Strasbourg. The first social audit of the University has indeed unified look: the document of 171 pages deals with the situation on 1 January 2010: 5212 staff employed at that time. More...

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30 septembre 2011

Responsabilité sociale des entreprises et formation

http://blogtfs.afpa1.host.privilis.com/wp-content/uploads/2011/09/afpacouv-140x150.jpgPar Paul Santelmann, responsable de la prospective à l’AFPA. Matinée de réflexion et de débats le 22 Novembre 2011 autour du n°hors série AFPA/Education permanente en partenariat avec l’AFPA et le CNAM.
Cette matinée d’études vient relayer la publication du hors-série AFPA/Education permanente qui s’est attaqué à la connexion encore improbable entre RSE et formation. Pourtant, l’engagement des entreprises dans une démarche de responsabilité sociale (ou sociétale) présente de nombreux recoupements avec les enjeux de la formation continue. En France, elles relèvent toutes deux d’une mise en conformité avec un univers réglementaire (bien fourni), mais aussi d’une capacité à anticiper, à combiner et à piloter l’harmonisation des rapports entre l’économique et le social.
L’opportunité que représente le développement durable va permettre de revitaliser un dialogue social enfermé dans des représentations où le système de production et les enjeux de société sont appréhendés de façon séparée. En se recentrant sur la question du lien formation/RSE, on retrouve le travail comme fil conducteur des différentes synergies entre les deux dimensions. On peut même avancer qu’il n’y a de rapport conséquent aux savoirs professionnels qu’en y intégrant les différents volets de la RSE, non pas à doses homéopathiques ou comme modules alibi, mais bien comme dimension intégrée d’une réflexion/action sur les pratiques professionnelles. C’est l’objet de cette matinée que de permettre de mieux cerner les implications de ces enjeux et de ces questionnements, pour les entreprises et les organismes de formation.
Lieu: Conservatoire national des arts et métiers, 292 rue Saint-Martin – 75003 PARIS - amphithéâtre C (Abbé Grégoire) accès 16. Métro: Arts et Métiers ou Réaumur-Sébastopol.
Programme

9 h Présentation de la matinée. Paul Santelmann, responsable de la prospective à l’AFPA.
9 h 10 La RSE remet en cause les pratiques sociales, environnementales, économiques et formatives. Vincent Merle, professeur du CNAM.
9 h 40 RSE et formation: pratiques et points de vue des entreprises.
Table ronde animée par Marc Ferracci, maître de conférences à l’Université de Marne-la-Vallée, avec Elisabeth Jaskulke, directrice du développement durable chez Sofiprotéol; Anousheh Karvar, secrétaire nationale de la CFDT; Sophie Thiery, directrice de Vigeo Enterprise; Josiane Vero, chargée d’études au Centre d’études et de recherches sur les emplois et les qualifications (CEREQ).
11 h 15 RSE: quelle implication pour les organismes de formation?
Table ronde animée par Jean Besançon, directeur de l’Université ouverte des compétences, avec: Denis Cristol, responsable de la formation continue d’Advancia et de Négocia (Chambre de commerce et d’industrie de Paris); Bruno Lebatteux, délégué régional du réseau des centres de formation professionnelle et de promotion agricole de Rhône-Alpes (RESORA); Olivier Mouroux, directeur d’AFPA Ingénierie; Débat avec la salle.
12 h 45 Conclusion. Paul Santelmann, responsable de la prospective à l’AFPA.
Bulletin d’inscription
Nom, prénom ……………………………………………….
Institution (qui figurera sur le badge) ………….
Adresse de facturation …………………………………
Adresse électronique ……………………………………
Montant de l’inscription – Ce montant inclut le numéro hors série AFPA/Education permanente qui sera remis aux participants.
- 40 euros
- 20 euros étudiants, chômeurs, retraités (uniquement inscrits à titre personnel, joindre justificatif)
Bulletin à retourner accompagné de votre règlement à: Education permanente, 16, rue Berthollet – 94113 ARCUEIL. N° déclaration existence: 11940430794. Tél 01 58 50 95 30 – fax 01 58 50 05 22. E-mail educperm@wanadoo.fr. www.education-permanente.fr.
http://blogtfs.afpa1.host.privilis.com/wp-content/uploads/2011/09/afpacouv-140x150.jpg Paul Santelmann, odpowiedzialny potencjalnych AFPA. Refleksji i debaty Rano 22 listopada 2011 na całym nr AFPA okolicznościowe/Edukacja we współpracy z AFPA i CNAM.
Badanie to rano jest przekaźnik publikacji okolicznościowe AFPA/ Edukacja, która odbyła się na mało prawdopodobne, połączenie pomiędzy CSR i jeszcze szkolenia.
Jednak zaangażowanie biznesu w procesie społecznej odpowiedzialności (lub społecznych) ma wiele połączeń z wyzwań kształcenia ustawicznego. We Francji, wszystkie one są przedmiotem przestrzegania przepisów świecie (dobrze zaopatrzony), ale także zdolność do przewidywania, do łączenia i napęd harmonizacji stosunków gospodarczych i społecznych.
Możliwość zrównoważonego rozwoju pomoże ożywić dialog zamknięty w reprezentacji, gdzie system produkcji i spraw społecznych są rejestrowane oddzielnie.
Przez skoncentrowanie się na kwestii tworzenia link/CSR, znalazł pracę jako wspólny wątek z synergię pomiędzy dwoma wymiarami. Można nawet powiedzieć, że nie ma związku z wiedzy zawodowej, tak aby integracja różnych elementów CSR, a nie w małych dawkach lub jako alibi modułów, ale jako zintegrowany wymiar refleksji/akcji praktyk zawodowych. To jest przedmiotem niniejszej rano, aby lepiej zrozumieć skutki tych problemów i tych kwestii, firm i organizacji szkoleń. Więcej...

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