03 mars 2009

2011 : une échéance réaliste pour l’application de la réforme des Opca (Igas)

L’année 2011 serait une échéance "réaliste" pour l’application de la réforme des Opca, selon l’Igas.
La "commission des suites" de la mission de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) relative à "l’évaluation du service rendu par les Opca, Opacif et FAF" s’est réunie le 23 février 2009 en présence des organismes audités (Fongecif, Agefos PME, Fafih/hôtellerie, Aref BTP/ bâtiment, FAF des métiers et des services de l’alimentation et du bâtiment/artisanat, FUP/Fonds unique de péréquation).
- L’Igas préconise d’appliquer en 2011 le nouveau seuil de collecte qui devrait être imposé aux Opca dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle. L’Igas propose que soit retenu un relèvement du seuil actuel à 100 millions d’euros. Il ne s’agit cependant que d’une recommandation de l’Igas qui n’emporte pas décision ministérielle. Ces nouvelles règles s’appliqueraient pour la collecte effectuée en 2011 au titre de l’exercice 2010.
- Cette échéance paraît réaliste au regard des délais qui vont être nécessaires pour la mise en oeuvre de cette réforme. La loi quinquennale du 20 décembre 1993 sur le travail, l’emploi et la formation professionnelle, qui a engagé la précédente réforme des organismes collecteurs des fonds de la formation, avait ainsi prévu une expiration des agréments des anciens FAF (fonds d’assurance formation) au 31 décembre 1995. La réforme des Opca fut ensuite engagée par les partenaires sociaux au niveau interprofessionnel, avec l’avenant du 5 juillet 1994 à l’ANI du 3 juillet 1991 et les accords de réseaux Opcib/Opcareg et Agefos PME, ainsi qu’au niveau des branches. Source.
Le Rapport "Evaluation du service rendu par les organismes collecteurs agréés (OPCA, OPACIF & FAF)".
The year 2011 is a deadline "realistic" for the implementation of the reform of Opca, according to Igas. The "Committee suites" of the mission of the Igas (General Inspectorate of Social Affairs) on "the evaluation of service delivered by Opca OPAC and FAF" met on 23 February 2009 in the presence of agencies audited (Fongecif, Agefos SMEs FAFIH / hospitality, Aref construction / building trades FAF and food services and building / crafts, FUP / single Equalization Fund). More...

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Formation: les régions ne sont pas des "tiroirs-caisses" (Queyranne, PS)

Les régions, qui consacrent un quart de leur budget à la formation professionnelle, ne sont pas des "tiroirs-caisses", a déclaré mardi Jean-Jack Queyranne (PS), après l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un projet de loi pour améliorer l'efficacité du financement de la formation.
"Si les régions sont disposées à jouer le jeu du partenariat, elles ne peuvent être considérées uniquement comme des tiroirs-caisses", affirme M. Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, dans un communiqué. "Les régions sont prêtes à l'évaluation des résultats de leurs politiques de formation: celle-ci montrera que l'argent public est bien utilisé, notamment pour les jeunes et les demandeurs d'emploi non indemnisés", ajoute M. Queyranne, estimant que "la réforme annoncée ne doit pas se traduire par une ré-étatisation".
Le président Sarkozy a annoncé mardi, lors d'un déplacement en Rhône-Alpes, à Alixan (Drôme), qu'un projet de loi serait présenté "à la mi-avril" au Parlement pour corriger les "inégalités criantes d'accès" à la formation professionnelle et augmenter l'efficacité de ses circuits de financement. Source.
Regioni, che trascorrono un quarto del loro bilancio per la formazione, non sono "denaro contante cassetti", ha detto Martedì Jean-Jack Queyranne (PS), dopo Nicolas Sarkozy ha annunciato un progetto di legge per migliorare l'efficienza del finanziamento della formazione. Source. Maggiori informazioni...

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Comment financer sa formation professionnelle ? (Le Figaro, 3-3-09)

Fongecif, Pôle Emploi, financement de l'employeur, bourses des grandes écoles, prêts ou déduction d'impôts permettent l'accès à la formation.
A priori, tout salarié qui souhaite bénéficier d'une formation dans le cadre de son activité ne devrait rien débourser de sa poche. Chaque entreprise cotise auprès d'un OPCA selon sa taille et sa masse salariale pour la contribution à la formation. De plus, chaque société dépense pour le développement de sa formation professionnelle un montant non imposé.
Pour le salarié, le financement dépendra du dispositif de formation choisi. Il a le choix entre demander le financement total ou partiel à son entreprise, ou s'adresser à un organisme collecteur. Deux groupes de dispositifs existent : les dispositifs de formation qui se font dans l'entreprise et généralement à l'initiative de celle-ci (périodes de professionnalisation, DIF), et les dispositifs concernant personnellement le salarié dans son évolution des compétences (CIF, bilan de compétences et VAE).
Prise en charge par l'entreprise
Dans le cadre d'un dispositif de droit individuel à la formation (DIF), le salarié ne débourse rien. Les frais de formation ainsi que son salaire sont pris en charge intégralement par l'entreprise. Toute entreprise doit informer ses salariés du droit au DIF, même les salariés sous contrat à durée déterminée.
Par ailleurs, pendant les périodes de professionnalisation, l'employeur doit maintenir la rémunération du salarié formé. Si la formation a lieu en dehors du temps de travail, l'employeur doit verser au salarié une allocation de formation dont le montant est égal à 50 % de la rémunération nette du salarié concerné.
Le congé individuel de formation
Pour bénéficier d'un CIF, le salarié doit en formuler la demande auprès de son employeur. Sa rémunération ainsi que les frais liés au congé peuvent être pris en charge par un organisme collecteur comme le Fongecif. Le coût moyen d'un CIF s'élève à 25 000 euros, pour un an ou 1200 heures de formation, assumés financièrement par le Fongecif. Cependant, l'entreprise, si elle ne débourse aucun frais de formation, devra remplacer le salarié formé. Ce salaire sera sa seule dépense connexe au CIF. Le Fongecif prend également à sa charge la rémunération du salarié formé, à hauteur de deux fois le Smic. L'organisme prend également en compte les frais de transport et d'hébergement dont le salarié aurait eu à s'acquitter. Par ailleurs, les salariés qui viennent de terminer un contrat à durée déterminée peuvent bénéficier du CIF. L'organisme collecteur de l'entreprise où a été réalisé le dernier CDD prendra en charge la rémunération et tout ou partie des frais de formation. «L'ancien salarié est rémunéré par l'organisme qui établit les bulletins de paie, explique Armel Guillet, directeur du développement au Fongecif Ile de France. Les probabilité d'acceptation du financement sont élevées, car nous avons les fonds nécessaires pour ce dispositif».
Les prêts bancaires
Le prêt bancaire peut être une solution de financement pour la formation professionnelle, dans le cadre d'un MBA par exemple. Attention cependant, certaines banques fixent une limite d'âge pour les prêts étudiants. De même, les taux de crédits, leur durée et les montants pouvant être empruntés varient considérablement entre les établissements bancaires.
La Société Générale par exemple permet d'emprunter sur 9 ans, à partir de 1000 euros, mais avec une limite d'âge de 26 ans. Un taux préférentiel de 3,45% annuel fixe est appliqué aux étudiants des grandes écoles partenaires. On peut emprunter 45 000 euros sur dix ans à la Caisse d'Epargne, jusqu'à 28 ans et avec un taux de 5,73% annuel fixe.
Le Crédit Mutuel permet d'emprunter pour une formation ou un cycle de reconversion, jusqu'à 21 500 euros, pour 9 ans maximum avec un taux 5,65% annuel fixe. La Banque Populaire ne permet le prêt étudiant que pour les moins de 28 ans, pour un montant de 1000 à 30 000 euros. Source.
Hoe de financiering van de beroepsopleiding? Fongecif, Werkgelegenheid sector, financiering van de werkgever, grote scholen van beurzen, leningen of belastingaftrek bieden toegang tot de opleiding. A priori iedere werknemer die wenst te ontvangen opleiding als onderdeel van haar activiteit niet uitgeven zijn zak. Elk bedrijf draagt bij aan een OPCA volgens haar grootte en salarisadministratie voor de bijdrage aan de opleiding. Bovendien heeft elk bedrijf besteedt aan de ontwikkeling van de beroepsopleiding een niet-opgelegd. Voor de werknemer, de financiering zullen afhangen van de opleiding geselecteerd. Het is een keuze tussen het aanvragen van financiering geheel of gedeeltelijk aan zijn bedrijf, of ga naar een verzamelaar. Twee groepen van hulpmiddelen bestaan: de opleiding die in het bedrijf en over het algemeen op initiatief van de laatste (professionalisering perioden, DIF), en regelingen voor de werknemer zelf in de evolutie van (CIF, beoordeling en de VAE). Bron. Meer...

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Les DRH des universités concrétisent leur réseau

Les DRH des universités sont en première ligne dans la mise en oeuvre opérationnelle de la loi LRU. Très souvent à la tête de services qui viennent de s’étoffer, ils sont tous confrontés à un même besoin, voire une même nécessité : échanger sur leurs pratiques. C'est pourquoi ils viennent de créer l’Association des DRH d’établissements publics d’enseignement supérieur.
« Depuis 2006, nous avions déjà mis en place un réseau informel d’échanges constitué d’une centaine d’adhérents, explique Annick Bouchaud, DRH de l’université de Poitiers et présidente de la toute nouvelle association, mais nous souhaitions le formaliser.
D’une part, pour avoir un statut lorsque nous sommes sollicités pour participer à des groupes de travail et, d’autre part, pour être partenaires d’autres associations universitaires. » Le lieu de naissance de l’association n’est ainsi pas un hasard. Si les DRH se sont retrouvés à Paris 5 fin décembre 2008 pour annoncer la création de leur association, c’est avant tout pour tirer profit de l’expérience de l’Association des secrétaires généraux d’établissements publics d’enseignement supérieur, présidée par François Paquis, secrétaire général de Paris 5.
Les deux associations vont d’ailleurs, avec le ministère de l’Enseignement supérieur, s’atteler à une réflexion sur la gestion des enseignants-chercheurs. Au sein de l’Association des DRH, trois commissions ont aussi été créées sur les différentes populations universitaires (BIATOSS, enseignants, etc.), la gestion des emplois et la masse salariale, et sur la gestion des compétences. Céline Manceau.
Tento univerzitami RLZ jsou ve fronte na operativní provádění HŽP práva. Velmi často vedoucí služby, které jste roste, všichni čelí stejným potřebovat, nebo dokonce nutné, aby si vyměnily své praktiky. To je důvod, proč si založili Sdružení RLZ institucí vysokoškolského vzdělávání. Manceau Céline. Více...

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Formation professionnelle: projet de loi mi-avril au parlement (Sarkozy)

JPEG - 90.9 koNicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui, mardi 3 mars 2009, qu'un projet de loi sur la formation professionnelle serait présenté au parlement à la mi-avril, au cours d'un déplacement à Alixan (Drôme).
Le chef de l'Etat prononçait un discours à l'issue d'une visite d'un centre de formation à Valence. Le texte qu'il a évoqué devrait être la traduction législative de l'accord sur la formation professionnelle trouvé par l'ensemble des partenaires sociaux en janvier. Cet accord prévoit notamment d'augmenter chaque année de 700.000 le nombre de salariés peu qualifiés et demandeurs d'emploi bénéficiant d'une formation. Autre priorité du gouvernement dans ce dossier, même si elle n'est pas prévue par l'accord: la rationalisation de la collecte des fonds destinés à la formation professionnelle, qui pourrait être prévue par le projet de loi. M. Sarkozy avait, dès septembre 2007, souligné la nécessité de cette rationalisation. Source.
Des mesures pour les jeunes
Pour lutter contre le chômage des moins de 25 ans, le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, Yazid Sabeg, a fait des propositions axées sur la formation en alternance. Dans une interview aux Echos, il a précisé son projet de «quota de jeunes en formation en alternance» dans les entreprises. Source.
Nicolas Sarkozy announced today, Tuesday, 3 March 2009, a draft law on vocational training would be presented to parliament in mid-April, during a trip to Alixan (Drôme). Source. More...

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L’Association des régions de France enjoint au gouvernement de « dépasser le cadre de l’ANI » formation

A la veille de l’intervention présidentielle sur la formation professionnelle, l’Association des régions de France (ARF) met la pression sur le gouvernement. Dans un courrier adressé au secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, rendue publique lundi 2 mars, le président de l’ARF, Alain Rousset, abjure l’exécutif de « dépasser le cadre de l’ANI, resté pour l’essentiel dans une logique de branche. »
« La sécurisation des parcours professionnels ne pourra pas se concevoir dans des approches verticales de filières mais par le développement d’approches horizontales et de mobilités inter-branches sur les territoires, estime Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine. Il nous semble donc nécessaire de dépasser le cadre de l’ANI, resté pour l’essentiel dans une logique de branche. »
ARF_WAUQUIEZ. Source.
On the eve of the presidential intervention on vocational training, the Association des régions de France (ARF) puts pressure on the government. In a letter to Secretary of State for Employment Laurent Wauquiez, released Monday March 2, the chairman of the ARF, Alain Rousset, abjure the executive of "beyond the ANI, remained for essentially a branch of logic. » ". ARF_WAUQUIEZ. Source. More...

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02 mars 2009

DARES : La formation des demandeurs d’emploi

DARES : En 2005, plus de 600 000 personnes sans emploi sont parties en formation. Ces formations sont essentiellement financées par l’Etat, par les Régions ou par les Assédics lorsque le chômeur a droit aux allocations chômage. Le document ci-après présente l’évolution des entrées en formation depuis 1973. Ces formations ont des durées, des contenus et des objectifs assez divers. Elles peuvent aussi bien viser la maîtrise des savoirs de base qu’être des formations spécialisées et qualifiantes. Demandeurs d’emploi entrés en formation de 1973 à 2005.
DARES: Nel 2005, più di 600 000 persone disoccupate è andato alla formazione. Candidati entrare formazione dal 1973 al 2005. Maggiori informazioni...

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Lettre ouverte du SyNOFDES et des UROF au Président de la Commission Formation de la Commission Formation de l’ARF

Lettre ouverte du SyNOFDES et de la Fédération Nationale des UROF à Jean-Paul Denanot, Président de la Commission Formation de l’Association des Régions de France
Service Public Régional de la Formation
Les Régions réfléchissent et préparent actuellement la mise en place de Services Publics Régionaux de la Formation pour lesquels il existe plusieurs possibilités de montage juridique.
Le SyNOFDES, membre du collectif national SSIG (Service Social d’Intérêt Général) agit depuis plusieurs mois pour que la formation des demandeurs d’emploi soit considérée comme un SSIG, permettant à chaque organisme de formation d’intervenir dans le cadre des services publics régionaux.
Monsieur Denanot, Président de la Commission Formation de l’Association des Régions de France et Président du Conseil Régional du Limousin, a choisi d’agir différemment en subventionnant une catégorie limitée d’opérateurs.
En réaction à cette décision, le SyNOFDES et la Fédération Nationale des UROF, ont adressé une lettre ouverte à Monsieur Denanot (voir document joint). Il s’agit là d’une première réaction qui n’exclut pas l’engagement d’autre recours auprès des autorités compétentes.
Extraits : En subventionnant des acteurs choisis pour leur statut, vous commettez une erreur politique qui fragilise la construction d’un véritable service public régional de la formation. Les acteurs de l’économie sociale ne pourront donc se solidariser avec votre décision prise en rupture de concertation avec eux et qui leur impose la saisine des autorités compétentes qui devront constater la non-conformité d’un dispositif qui loin d’être à l’initiative des acteurs privilégiés, s’inscrit dans une commande permanente de la puissance publique. Intégralité du communiqué.
Pan Denanot, předseda vzdělávacího výboru "Sdružení regionů Francie a předseda Conseil Régional du Limousin, se rozhodl jednat jinak subvencující omezenou třídu operátorů. V reakci na toto rozhodnutí, SyNOFDES a Federace Nationale des UROF, poslal otevřený dopis panu Denanot (viz přiložený dokument). To je první reakce, která nebrání jmenování další odvolání k orgánům. celistvost zpráva. Více...

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01 mars 2009

Quand l'entreprise et la fonction font le jargon

Les Echos, MURIEL JASOR.

L'entreprise parle une langue à part. Une façon d'exprimer son identité et son savoir, de fonctionner avec efficacité mais aussi de masquer bien des failles...
L'entreprise parle une langue à part. Du charabia pour le profane. Un langue guerrière, « chewing- gum » ou quasi mystique pour d'autres. « C'est un langage identitaire», explique le linguiste terminologue Dardo de Vecchi, qui étudie les modes d'expression dans la sphère professionnelle depuis 1995. «L'entreprise a son sociolecte, son propre dialecte social. Celui qui parle Renault n'emploie pas le même vocabulaire qu'un Peugeot. » Elle traduit avec ses propre mots la façon singulière dont elle s'organise et fonctionne. « Autant dire : dis-moi comment tu parles, je te dirai où tu travailles », poursuit le linguiste...
En cas de fusion par exemple, peu d'entreprises pensent à s'aligner sur une charte sémantique commune. « Or, les salariés des entités réunies n'accordent pas le même sens et la même valeur aux mots», soutient le linguiste. « Quand, pour certains, «Rex» signifie résultat d'exploitation, pour d'autres, il s'agit d'un retour sur expérience», prévient Didier Plas, PDG de Genitech. Attention donc aux erreurs d'interprétation...
Faute de charte sémantique, nombre d'entreprises rétrécissent leur communication autour d'un empilement de sigles, acronymes et franglais. « C'est vrai, je parle de discours «corporate» ou de produits à «brander» [dont il faut gérer la marque], reconnaît Ilinca Oancea, responsable communication et marketing du groupe Arca Patrimoine...
Patrick Deleau, président fondateur de Legal Suite (logiciels juridiques), dit oui au langage professionnel, outil essentiel de communication, mais non au jargon. « Le jargon est une démarche tribale de repli sur soi ou d'exclusion, poursuit-il. C'est aussi une façon de cacher des défaillances ou encore d'afficher un signe d'appartenance au clan de ceux qui savent. »...
Pour la philosophe Michela Marzano, cela illustre le coup de génie d'une littérature managériale qui organise délibérément - via des « guides de cuisine de vie » - le télescopage des domaines du travail et de l'intime. De quoi jeter le trouble chez ceux qui peinent à concilier leur activité professionnelle et leurs aspirations profondes. Car, les salariés sont toujours plus nombreux à « checker » les tables « dispo » dans les restaurants, à « revenir au plus vite vers vous », à donner leur « feedback » plutôt que leur point de vue, à chercher à être « sur le bon trend », à « gérer » leur forme physique, leur stress ou leurs conflits personnels ou encore à « caster» puis à « benchmarker » (comparer) différentes nounous pour la garde du petit dernier...
Les Echos, MURIEL Jasor. L'azienda parla una lingua diversa. Un modo per esprimere la propria identità e le conoscenze necessarie per operare in modo efficace, ma anche molti difetti nascondere. Maggiori informazioni...

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Les SHS en entreprise : des intérêts mutuels à défricher

Idées nouvelles
"Il m’a fallu du temps et de l’énergie pour faire valoir qu’il était possible de faire de la philosophie en dehors du cadre purement académique", assure Isabelle Faure, titulaire d’un DEA de philosophie sur la jouissance chez Spinoza décroché à la Sorbonne. Elle est aujourd’hui philosophe consultante associée dans un cabinet d’architecture à Nantes : « Le vrai défi était pour moi de rester fidèle à ma discipline et de défendre la posture d’une philosophie appliquée. Dans un projet d’urbanisme, mon rôle est de veiller à ce que la part de sens du projet ne disparaisse pas sous les multiples contraintes matérielles », assure-t-elle aujourd’hui, riche de nombreuses expériences au service de clients aussi divers que Seb ou France Télécom... « D’une manière générale, les industriels sont toujours à l’affût d’idées nouvelles et de profils atypiques. Mais pour que la rencontre ait vraiment lieu, il faut savoir se montrer encore plus convaincant que les autres », complète-t-elle.
Malgré tout, en France, la réflexion sur le transfert de savoir-faire en SHS vers le monde socio-économique n’en est qu’à ses balbutiements. Sur le modèle de ce qui existe en sciences dures, à travers le portail France Transfert Technologie (F2T), qui a pour vocation de rassembler l’offre technologique de la recherche publique en France, la commission SHS du réseau CURIE est en train de concevoir un modèle équivalent, avec un moteur de recherche par mots clés, pour promouvoir les offres de compétences disponibles en SHS. Histoire de renforcer, toujours et encore, les passerelles entre le monde académique et l’univers professionnel.
Le véritable enjeu est donc pour le monde universitaire de démontrer que des disciplines comme l’histoire, la psychologie ou la sociologie peuvent apporter des compétences réutilisables dans l’univers professionnel : « Nos disciplines sont souvent accusées d’être déconnectées de la société et incapables de s’adapter, déplore Marina Mestre Zaragoza, maître de conférences en études hispanophones et lusophones à l’ENS LSH. Or, c’est justement parce que nous avons une formation solide dans des disciplines prétendument abstraites que nous sommes en prise avec le réel. Un thésard en histoire médiévale pourra apprendre n’importe quelle technique.
Désormais, il est essentiel dans un projet d’aménagement de recourir aux services d’un sociologue ou d’un historien pour comprendre l’environnement dans lequel il s’inscrit. Dans le cas de la rénovation urbaine de Nantes par exemple, il a fallu prendre en compte tout le travail sur la mémoire des chantiers navals », témoigne ainsi Alain Weber, directeur régional Rhône-Alpes de la Caisse des dépôts et consignations.

 

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