18 janvier 2013

La mondialisation universitaire

http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L145xH200/arton2147-152bb.pngLa mondialisation universitaire. Entretien avec Christophe Charle par Jeanne Moisand. Télécharger La mondialisation universitaire. L’historien Christophe Charle a récemment repris son Histoire des universités, livre coécrit avec Jacques Verger, en y ajoutant une analyse de fond sur l’histoire de la mondialisation universitaire à l’époque contemporaine. Dans quelle mesure les réformes des universités ont-elles pu, ou peuvent-elles encore à l’avenir, contribuer à l’avènement d’une société mondiale plus démocratique et unie?
La Vie des Idées: Votre livre pose la question des relations entre les différents systèmes universitaires dans le monde depuis le XIXe siècle. Les universités se sont-elles construites davantage par l’emprunt réciproque ou par la divergence entre systèmes nationaux concurrents?
Christophe Charle:
On trouve en parallèle les deux phénomènes. L’université dite humboldtienne, de type germanique par exemple, s’est définie au début du XIXe siècle en partie contre l’exemple napoléonien autoritaire et centralisateur qui séparait à la même époque fonction de recherche et fonction d’enseignement. À l’inverse, quand les républicains de la troisième République ont tenté de réformer ce modèle napoléonien, ils ont envoyé des jeunes universitaires en mission Outre-Rhin pour tenter d’instiller des traits germaniques dans les universités françaises, avec des succès inégaux il faut bien le dire, même si l’on peut parler, grâce à cette inspiration germanique, d’une véritable renaissance universitaire en France au tournant du XIXe-XXe siècle. L’influence allemande s’est également faite sentir au XIXe siècle et au début du XXe siècle dans des pays aussi différents que la Grande-Bretagne, le Japon, la Russie ou les États-Unis. Suite de l'article...
http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L145xH200/arton2147-152bb.png Globalization university. Interview with Christophe Charle by Jeanne Moisand. Download Globalization university. historian Christophe Charle has recently resumed his History of universities, book co-authored with Jacques Verger, adding a background analysis on the history of globalization in the contemporary university. The extent to which reforms universities have been, or can they still in the future, contribute to the emergence of a global society more democratic and united? More...

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30 septembre 2012

La mondialisation de l'inégalité

Les Rendez-vous du CAS: "La mondialisation de l'inégalité" de François Bourguignon
Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d’analyse stratégique, a eu le plaisir de vous convier, en présence de l'auteur à un débat autour du livre de François Bourguignon: La mondialisation de l'inégalité, Mardi 2 octobre, de 18h00 à 19h30, Centre d'analyse stratégique, 18 rue de Martignac - 75007 Paris. Inscrivez-vous gratuitement à cette rencontre via le formulaire en ligne.
L’inégalité mondiale des niveaux de vie relève d’une évolution paradoxale.
Après avoir crû inexorablement du début du XIXe au milieu du XXe siècle, elle s’est mise à décliner au cours des vingt dernières années, du fait de la croissance d’un certain nombre d’économies (dites « émergentes »). En même temps, l’inégalité tend à augmenter à l’intérieur d’un grand nombre de pays, alimentant injustices et tensions sociales. Dans quelle mesure la mondialisation, pour partie responsable de l’égalisation entre les nations, substitue-t-elle à l’inégalité internationale un surcroît d’inégalité au sein même des espaces nationaux?
Ce livre examine les tenants et les aboutissants de ce paradoxe, ainsi que les instruments dont disposent les décideurs nationaux et internationaux pour maîtriser cette évolution. Il importe de veiller à ce que le développement de l’économie mondiale continue de réduire l’inégalité internationale entre les niveaux de vie, mais ce progrès ne sera durable que s’il respecte le principe d’équité au sein des nations.
Ancien économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon est directeur de l’École d’économie de Paris. Spécialiste des inégalités, il a notamment publié Handbook of Income Distribution (avec A. Atkinson, North-Holland, 2000). Venez poser vos question à François Bourguignon en vous inscrivant gratuitement via le formulaire en ligne.
Organisés chaque mois autour d’un ouvrage important de sciences sociales, d’économie ou de réflexion politique, les Rendez-vous du Centre d’analyse stratégique entendent faire vivre le débat public. Ils constituent également un rendez-vous privilégié entre des chercheurs et des experts de haut niveau et le public soucieux de mieux comprendre les grands enjeux du XXIème siècle.
Les ressources
    L’évènement

    Invitation - La mondialisation de l'inégalité
Pour aller plus loin

Les Rendez-vous du CAS - France-Allemagne : l'heure de vérité

Les Rendez-vous du CAS - "9 milliards d'hommes à nourrir" avec Marion Guillou

Les Rendez-vous du CAS : "La France sans ses usines" avec Patrick Artus

Les Rendez-vous du CAS : "Orientation pour tous" de Jean-Robert Pitte

Inscrivez-vous en ligne

Pour tout renseignement :
Julien Winock, Responsable Veille et Prospective
Tél. : +33 (0) 1 42 75 71 76,
julien.winock@strategie.gouv.fr
Contact Presse :

Jean-Michel Roullé, Responsable de la communication
Tél. : +33 (0) 1 42 75 61 37
jean-michel.roulle@strategie.gouv.fr.

Ο διορισμός του CAS: «Η παγκοσμιοποίηση της ανισότητας" από τον Φρανσουά Μπουργκινιόν
Vincent Chriqui, Γενικός Διευθυντής του Κέντρου Στρατηγικών Αναλύσεων, ήταν στην ευχάριστη θέση να σας προσκαλέσει, στην παρουσία του συγγραφέα σε μια συζήτηση για το βιβλίο του François Bourguignon: Η παγκοσμιοποίηση της ανισότητας, Τρίτη, 2 Οκτωβρίου, από τις 18:00 έως τις 19:30 Κέντρο Στρατηγικών Αναλύσεων, 18 rue de Martignac, 75007 Παρίσι
. Περισσότερα...

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28 avril 2012

La désoccidentalisation du monde

http://www.strategie.gouv.fr/system/files/rdv-mondialisation1_1.jpgCe dossier a été rédigé sur la base des analyses présentées lors du 25ème Rendez-vous de la mondialisation du 7 mars 2012. La présidence de cette séance a été assurée par Christian Lequesne, directeur du CERI qui a souligné d’emblée combien, à l’inverse des pays anglo-saxons, la France notamment a du mal à cerner la notion d’Occident. Vincent Chriqui, directeur général du Centre d’analyse stratégique, a prononcé le discours d’ouverture en rappelant les principaux paramètres d’évolution que sont la croissance économique, l’évolution démographique et l’utilisation des ressources naturelles. Télécharger le Dossier de la Mondialisation n° 25.
Les études se multiplient pour attester d’un déplacement de la puissance économique, mais également géopolitique et culturel des grandes nations industrielles vers des nouveaux acteurs. La Chine est devenue un sujet d’interrogations et d’inquiétudes. Paraissant animés par une vision dynamique et réaliste des relations internationales, les pays émergents en viennent-ils à remettre à cause le modèle occidental ?
Un nouvel ordre mondial paraît se mettre en place et la question d’une plus forte régionalisation sous forme de grands ensembles homogènes est posée. Celle de la stratégie à mettre en œuvre par l’Occident pour gérer une transition entre leadership incontesté et pouvoir concerté reste entière. Comment l’Occident peu-til et doit-il se mobiliser?
La désoccidentalisation sans la régionalisation, par Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères
Pour comprendre le processus historique en cours, le vrai repère n’est pas pour Hubert Védrine la chute du Mur de Berlin mais la disparition de l’URSS en 1991. S’en est suivie une période de dix années d’euphorie dans laquelle l’Occident s’est vu maître du monde et s’est remis, à tort, à croire au concept creux de « communauté internationale ». Le long tunnel de « la guerre contre le terrorisme », déclenchée par l’administration américaine sous le président Georges Bush après les évènements du 11 septembre 2001,a malheureusement conduit l’Occident à se focaliser sur cette problématique et à occulter le véritable ferment du changement, soit précisément la fin du monopole de la puissance auparavant détenu par l’Occident. Sans une compréhension historique fine, les négociations ne peuvent en être aujourd’hui que plus laborieuses avec les puissances émergentes, ou plutôt réémergentes, à l’exception de la Russie qu’H. Védrine refuse de ranger dans la catégorie des « BRICS ». Il estime que le spleen d’un Occident pris à contrepied dans un monde qu’il ne contrôle plus explique la « dégénérescence » d’une partie des Républicains américains avec les Tea Parties. Une autre erreur selon H. Védrine consiste à croire que les pays émergents forment un ensemble homogène pouvant décider à la place de l’Occident. Ces pays souffrent de handicaps réels, d’autant que la période de croissance à deux chiffres est derrière eux. Ils ne se limitent pas aux cinq que l’on cite toujours mais représentent un groupe bien plus composite de cinquante à soixante membres avec toutes les dissensions entre eux que cela suppose dans une nouvelle forme de « mêlée mondiale ».
H. Védrine pose le constat d’une désoccidentalisation relative dans laquelle les Etats-Unis conserveront une forme, certes atténuée, mais une forme quand même de leadership. Le paradoxe se situe dans l’appropriation par les pays émergents des techniques économiques mises en place par l’Occident mais également de ses idées. L’Occident ne peut plus en tirer gloire ou vanité car la démocratie n’est en vérité plus son apanage. La démocratie n’est devenue qu’« une voie parmi d’autres de la modernité » pour les pays émergents précise H. Védrine, en se référant à leurs critiques des failles, voire de la paralysie du système politique américain en raison du déplafonnement du financement des campagnes électorales par la Cour Suprême. Il en augure en particulier une influence occidentale quasi nulle vis-à-vis du devenir des révolutions arabes.
Il faut prendre acte de tout cela, sans verser dans la repentance et encore moins dans « l’expiation géopolitique ». H. Védrine récuse toute idée de régionalisation. Si l’Union européenne a accompli de grandes choses, elle n’est pas et n’a jamais été un modèle pour le reste du monde. Il regrette une réponse occidentale insuffisamment solide aux inquiétudes des populations. L’approche « occidentaliste » portée par les néoconservateurs américains est erronée. Elle voit dans l’Occident une entité culturelle menacée par le monde musulman, même quand il n’est pas islamiste, et par le défi chinois. Toute divergence sur le plan diplomatique s’en trouve alors prohibée et une politique étrangère plus autonome, comme celle menée en France sous la Vème République, ne peut être considérée que comme une menace. Une telle vision aggrave le risque d’un affrontement entre civilisations, à éviter à tout prix, et précipite une mise sur la touche de l’Occident.
Les discours de la première année du Président Barack Obama (sa pratique étant celle d’un « centriste habile ») sont pour H. Védrine une feuille de route possible pour les vingt ans à venir. Elle suppose de « « réapprendre la carte du monde » et de connaître plus précisément les intérêts particuliers de tel ou tel pays.
Dans toutes les enceintes internationales (G20 et autres) et sur tous les sujets, l’idéal réside dans la recherche d’un consensus entre grands Européens, compatible avec l’agenda américain. Une telle position doit également pouvoir rallier un ou deux des « grands émergents », mais aussi quelques pays émergents de taille plus réduite. Cela empêchera toute coalition de ces derniers. L’Occident n’a pas vocation à leur abandonner purement et simplement le terrain international et la maîtrise de la mondialisation.
La remise en cause du modèle occidental ? par Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l’Agence française de Développement (AFD)

L’exemple d’un joint-venture, dans le domaine du BTP, entre partenaires espagnol et sénégalais permet à Jean-Michel Severino d’illustrer, à titre d’entrée en matière, combien les schémas de pensée habituels des pays occidentaux sont en train de se déconstruire à grande vitesse. Que l’entreprise sénégalaise se soucie en l’espèce de « sauver » son partenaire espagnol renvoie à une forme d’aide publique au développement à l’envers.
Le démarrage des exportations japonaises il y a cinquante ans a contribué à créer un espace économique toujours plus vaste visant à la satisfaction des besoins de l’Occident au meilleur prix. Dans les années 1960, la faiblesse de la croissance économique résultait de taux d’investissement insuffisants en raison d’une épargne trop faible. Pour y remédier deux voies étaient possibles, celle des investissements directs étrangers ou celle des apports de capitaux publics. La croissance fut lente, progressive, caractérisée par des déficits de la balance des paiements. Pour contourner ces difficultés, les pays asiatiques, puis toute une série de pays en développement, ont alors inventé, par le seul biais de la pratique et sans aucune théorisation, un autre modèle basé sur l’exportation. Tout reposait sur la vente de biens industriels et de services, et sur la vente d’une force de travail grâce à l’émigration.
Ce modèle performant a permis la sortie de la pauvreté de millions d’individus. Il n’en connaît pas moins aujourd’hui trois limites. La première tient à l’absence de profondeur des marchés développés. Ce n’est plus actuellement un milliard de personnes mais six qui alimentent les marchés des pays développés et vieillissants. Se superposent à cela les tensions sur les ressources naturelles du fait des transformations environnementales et des évolutions démographiques.
Le deuxième écueil renvoie à l’émergence d’une crise sociale sur fond d’accroissement des inégalités. Construit à l’opposé du modèle capitaliste fordiste où l’offre crée sa propre demande, le modèle des émergents n’a pas besoin d’un marché intérieur.
Il a même intérêt à l’effacement de celui-ci, notamment par une politique des taux de change appropriée et par la stagnation des salaires par rapport à l’évolution des gains de compétitivité. Le déséquilibre des structures sociales dans les pays émergents a aussi frappé, dans les pays développés, les salariés les moins qualifiés. L’écart s’y est creusé entre la partie de la population la plus compétitive du point de vue de la mondialisation, la population active mobilisée par des activités de service, et celle déqualifiée, massivement destinataire des mécanismes de redistribution. Cette lutte générale contre le déclassement dans toutes les sociétés occidentales s’est accompagnée d’une augmentation considérable de l’endettement public et privé, pour contrer l’affaiblissement de la compétitivité.
La troisième difficulté réside dans le surendettement des sociétés occidentales, rendu possible uniquement par la décision des pays émergents de devenir créanciers de leurs clients occidentaux.
La convergence de ces limites est telle qu’une rupture est inévitable. Le dilemme est d’importance pour les pays développés qui doivent s’ajuster à cette nouvelle « économie-monde » mais qui, s’ils s’y résolvent, fera planer un risque de faillite à leurs créanciers. Même décidés « à soutenir l’Occident jusqu’à l’insoutenable », les pays émergents vont être happés par la crise sauf si des scénarios et des stratégies d’évolution émanent d’eux-mêmes. Le premier scénario repose sur la transformation, à l’initiative des pays émergents, de leur modèle économique tourné vers l’export en un modèle reposant en priorité sur la croissance du marché domestique. Scénario n’ayant pas d’exemple dans l’histoire si ce n’est celui du Japon dans les années 1980, mais dont l’initiative a été stoppée net par la réévaluation du yen réclamée par les Occidentaux. La Chine s’essaie à cela. Rien ne dit qu’elle va forcément y réussir, mais elle peut surprendre. Cela ne se réalisera pas de toute manière dans la décennie à venir au vu de l’ampleur des transformations nécessaires. Le deuxième scénario privilégie la capacité des pays développés à transformer leurs propres systèmes. Plusieurs pistes existent, de la mise en compétitivité au coût du travail, soit tout un agenda de modernisation misant en particulier sur une qualification accrue de la population. Un troisième et dernier scénario s’attache à tracer des perspectives d’évolution des pays hors OCDE aujourd’hui les plus pauvres. S’ils continuent à privilégier le modèle économique orienté vers l’export, des mouvements récessifs sont à craindre. Ils peuvent à l’inverse soit opter pour un modèle fondé sur la croissance domestique, soit devenir des fournisseurs de biens et de services en direction des pays émergents actuels. Ils pourraient alors devenir des recycleurs de capitaux, à l’image de ce qui s’est passé dans les années soixante-dix avec les pétrodollars, dont l’afflux a changé beaucoup de choses.
L’aide au développement ne doit pas être considérée comme une politique de second rang mais comme un complément aux stratégies de sortie de crise. Il va falloir mettre en place simultanément toute une série de politiques convergeant vers le rétablissement des équilibres. Dans un « monde désoccidentalisé pour leur propre bien », les pays occidentaux pourront alors continuer à bénéficier de l’avantage que constitue le fait d’être déjà riche.
Après l'Occident, quel ordre mondial ? par Christophe Jaffrelot, directeur de recherche CNRS et Pierre Hassner, chercheur associé Sciences Po
Passant de l’économie politique aux relations internationales, Christophe Jaffrelot juge le monde beaucoup moins « désoccidentalisé » du point de vue des valeurs politiques que du point de vue des modèles économiques. Les concepts occidentaux perdurent dans l’ordre politique.
La présidence française du G20 a cependant démontré la montée en puissance des pays émergents, qui paraissent aujourd’hui décidés à ce qu’aucune décision internationale ne soit prise sans eux ou à ce que les décisions prises soient conformes à leurs intérêts. Quelques repères historiques mis en exergue par Ch. Jaffrelot balisent le chemin parcouru par les fameux « BRIC » (appellation de 2003) devenus depuis les « BRICS».
Une première réunion en Russie, passée inaperçue en 2009, leur a permis de lancer un « simple » appel à un monde multipolaire. Puis une deuxième réunion au Brésil en 2010 a été consacrée à des discussions géostratégiques où il ne s’agissait pas tant de proposer des solutions que de dire ce qu’il ne fallait pas faire, en l’occurrence prendre des sanctions contre l’Iran. La dimension politique de ces réunions est devenue pleinement évidente avec celle organisée en Chine en 2011, assortie d’une invitation en direction de l’Afrique du Sud. Constituer une des forces non occidentales du monde ou du tiers-monde si on se réfère à un concept plus ancien est désormais le critère d’appartenance au « club ». Alors même que la résolution de l’ONU sur une intervention en Libye avait été votée, les pays émergents rassemblés dans cette nouvelle configuration ont dénoncé clairement cette initiative l’année dernière. Leur vision du monde est cependant beaucoup moins homogène qu’on pourrait le croire. Certes, il y a de la part des pays émergents une volonté partagée de convertir leur poids économique en puissance politique, dans le contexte de sociétés très polarisées, entre élites fortement mondialisées et une pauvreté de masse qui perdure. Le souhait de déloger l’Occident des positions de pouvoir qu’il occupe encore afin de redessiner l’ordre mondial existant trouve ses racines dans une forme de ressentiment. Est ici à l’oeuvre une « capacité de nuisance » destinée à empêcher l’Occident de dominer le jeu quand il le peut encore.
Mais ce qui prédomine plus encore, c’est l’affirmation d’un « souverainisme obsidional » refusant de voir la souveraineté des Etats amoindrie par l’appel à certains principes, comme celui notamment de la « responsabilité de protéger » (RDP), la question des minorités ethniques étant présente dans tous les pays émergents. Les convergences apparentes ne doivent pas occulter l’hétérogénéité des positions, générant autant de « fissures » selon les termes de Ch. Jaffrelot, dans le « bloc » des BRICS. Le 4 février 2012, pour la première fois l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil, coalition plus ancienne se rencontrant régulièrement depuis 2003 et aimant à se présenter comme l’ensemble des trois plus grandes démocraties sur trois continents, ont accepté le principe d’une intervention en Syrie. Le fait que le projet sur la table provienne de la Ligue arabe n’a peut-être pas été étranger à cette décision. Mais cela démontre qu’à condition de savoir intelligemment avancer ses pions, l’Occident a encore des atouts à faire valoir.
Pierre Hassner fait écho au constat de complexité et d’imprévisibilité engendrées par la mondialisation tel que développé par les précédents orateurs. Une analyse viable doit intégrer les données socioéconomiques et socioculturelles, la question des identités comme des religions, et l’importance des réseaux sociaux. Un paradigme du changement pourrait être non pas « un clash des civilisations » mais un « clash des classes moyennes ». Celles-ci, en grande difficulté dans les pays développés, pourraient également générer une contestation des systèmes en place depuis l’intérieur des pays émergents, en raison notamment du nombre croissant de diplômés.
Plusieurs conceptions « classiques » des relations internationales continuent à prévaloir. Les libéraux saluent l’intégration d’un pays émergent comme la Chine dans le concert international, qui fera d’elle au fil du changement de ses moeurs politiques un « stakeholder » honorable et compétent. S’en distingue la perspective d’une nouvelle polarité « Nord contre Sud » telle que décrite par le professeur d’Harvard Samuel Huntington. Une autre analyse décrit une lutte pour l’hégémonie entre les Etats-Unis et la Chine, assortie d’une multiplication des centres de puissances au niveau mondial. Si bien qu’il ne s’agit plus de parler de « multipolarité » mais d’« a-polarité ». Préférant cette approche, P. Hassner reprend à son compte l’analyse précédente d’une méfiance des pays émergents envers certains principes du droit international dans lesquels ils voient un moyen de prolonger l’impérialisme occidental. Il estime lui aussi que les pays émergents sont très attachés au primat de l’Etat ou de la communauté et non aux concepts de « communauté internationale » et de « gouvernance mondiale ». Il invite à ne pas sous-estimer les conflits entre pays émergents, la « flexibilité » et la « fluidité » de leurs positionnements qui en résultent. P. Hassner note ainsi une récente réunion entre l’Iran, la Turquie et l’Azerbaïdjan, alors que l’Iran et la Turquie s’opposent fortement sur le dossier Syrie. Se référant aux récents travaux de Charles Grant, directeur du think tank britannique Centre for European Reform, il indique que si la Chine se montre aujourd’hui intéressée par une évolution de la gouvernance économique mondiale, la Russie, elle, maintient une forme de responsabilité partagée sur les questions de sécurité avec les Etats-Unis. Or ce dossier ne rencontre qu’indifférence du côté chinois.
Les conséquences de cette mutation pour l’Occident sont délicates à évaluer. P. Hassner avance l’hypothèse, aux côtés de celle d’une nouvelle forme de guerre froide front à front, d’une recrudescence de l’anarchie. Le passage d’un l’« universalisme européen » à l’« universalisme pluriel » cher au sociologue de Yale, Immanuel Wallerstein, par l’intermédiaire d’un dialogue entre « anciens » et « modernes » ou en prenant appui sur des traditions démocratiques communes (entre Europe et Inde comme a voulu le démontrer Amartya Sen), reste pour lui une utopie. Cette utopie ne deviendra une réalité qu’au prix de tensions très importantes.
Pour aller plus loin

Programme 2012 des Rendez-Vous de la Mondialisation.
Les Rendez-vous de la Mondialisation.
Télécharger le Dossier de la Mondialisation n° 25.

http://www.strategie.gouv.fr/system/files/rdv-mondialisation1_1.jpg This brief was prepared on the basis of the analyzes presented at the 25th Appointment of globalization of March 7, 2012. The presidency of this session was provided by Christian Lequesne, director of CERI, which emphasized at the outset how, unlike the Anglo-Saxon countries, France in particular has trouble understanding the concept of the West. Vincent Chriqui, CEO of Strategic Analysis Centre, delivered the opening speech by recalling the main evolutionary parameters that are economic growth, demographic change and the use of natural resources. More...

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07 mars 2011

Mondialisation des containers devenant des résidences étudiantes

Laurus WingCanberra, Australia — To Meet Housing Demand, an Australian University Turns to Shipping Containers

Colleges that experience rapid rises in enrollment often resort to drastic housing measures: They put students in motels for months, or crowd three or four students into dorm rooms designed for two. But at the Australian National University here, booming international enrollment and a high proportion of out-of-town students prompted an unusual rapid response: The university built a residence hall out of stacked shipping containers. It was the first such project in Australia, and one of few in the world...
The idea of using shipping containers for accommodations is not new. But increasing concerns over sustainability and affordability are encouraging an embrace of the shipping containers for building, according to Rodney Moss, a professor of architecture at the University of Canberra who is also a director of a leading Australian design firm, Cox Architecture. Writing in Architecture Bulletin, Mr. Moss noted that five years ago the Dutch company Tempohousing completed a village made from modified Chinese shipping containers that now houses 1,000 students in the Netherlands. And a 2007 competition in the U.S. for the dorm room of the future was won by a modular design.
http://www.innovcity.fr/wp-content/themes/innovcity/img/commun/logo-innovin.pngPar Elsa Sidawy. Des containers transformés en cités universitaires
D’un côté des containers hors d’usage, de l’autre une crise des logements. Originaire des Pays-Bas et implanté au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Allemagne et depuis début septembre dans la ville française du Havre, une nouvelle forme d’habitat voit le jour, plus modulable et plus écologique. Le container s’impose peu à peu comme une solution éphémère mais idéale pour des logements d’appoint rapidement mis sur pied.
Inaugurés en grande pompe à la veille de la rentrée, la centaine de logements étudiants a fait fureur. Et pour cause: 24 m2 (soit 6 de plus qu’en Cité Universitaire classique) pour un loyer inférieur à 300 euros par mois hors aides et bourses diverses, le ratio devient rare de nos jours. La bien nommée cité universitaire A Docks au sud du Havre a été créée de toutes pièces en 6 mois sur un terrain mis gratuitement à disposition par la ville.
Le concept nous vient des Pays-Bas où plusieurs résidences ont été réalisées à partir de containers, dont la première à la rentrée 2004 où la municipalité a du trouver une solution d’urgence pour loger 7 000 étudiants. « La mairie cherchait une solution rapide et économique. Le conteneur est apparu idéal », explique Quinten de Gooijer, créateur et patron de Tempohousing, qui a réalisé ce projet. A Londres, une « Container City » s’est également dressée dans le quartier réhabilité des docks.
Et dans d’autres pays les containers servent à concevoir des maisons désormais très tendance et faciles à mettre en place.
En France, le Havre innove avec cette résidence de containers maritimes réalisé en groupement par New Den Design, spécialisée dans les solutions constructives modulaires pour le logement, GTM et l’atelier d’architectes Cattani...

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25 février 2011

Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation

http://www.institutmontaigne.org/medias/couvertures/adapter_formation_ingenieurs.jpg?KeepThis=true&TB_iframe=true&height=430&width=700Etude de Romain Bordier, Aloïs Kirchner et Jonathan Nussbaumer - février 2011. Acteurs majeurs de l’innovation et piliers de la compétitivité de notre pays, les ingénieurs doivent être capables de développer des idées originales et de les mettre en œuvre sur le marché. Or, à peine 5% des ingénieurs créent leur entreprise au cours de leur carrière. Frilosité face à l’entrepreneuriat, difficulté à faire naître l’innovation, manque d’aptitudes managériales, cursus trop cloisonnés… La globalisation bouscule et questionne de plus en plus les modèles de formation de nos élites et la course effrénée à l’innovation impose que la recherche fondamentale soit réellement au cœur de l’enseignement supérieur.
Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation? Comment former aujourd’hui les jeunes ingénieurs qui seront demain les acteurs des succès de la France? Pour faire face à ces nouveaux enjeux, cette Etude propose dix pistes concrètes pour valoriser les comportements innovants et entrepreneuriaux des ingénieurs, leur offrir des outils, des moyens ainsi qu’un environnement propices au développement de la recherche et de l’innovation de haut niveau. Il en va de la compétitivité de notre pays et du rôle qu’il entend jouer dans la mondialisation. Télécharger cette publication.
Les Dix propositions opérationnelles.

1 Créer des ateliers incubateurs de créativité dans chaque école ou pour chaque regroupement d’écoles.
2 Mettre en place des modules pratiques « création d’entreprise » abordant notamment les questions de valorisation de l’innovation, de protection intellectuelle et de levée de fonds.

3 Créer de véritables doctorats orientés vers l’ingénierie. Ces doctorat doivent être souples et permettre d’alterner périodes de recherche, d’enseignement ou en entreprise tout en facilitant la création de start-up.
4 Développer la présence physique des entreprises sur les campus. Cours avec des intervenants professionnels, rencontres avec les start-up, partage de locaux avec des entreprises (notamment laboratoires de recherche).
5 Créer des centres scientifiques expérimentaux. Chacune des initiatives d’excellence qui bénéficiera des fonds du Grand emprunt (7,7 Mds € de dotation en capital) devrait à terme disposer d’un centre de ce type. L’utilisation en serait partagée entre les différentes écoles ou universités partenaires.
6 Introduire aux concours des épreuves prenant en compte la personnalité des candidats.
7 Généraliser les cours en anglais, et communiquer sur l’internationalisation des écoles. Une part croissante de l’enseignement des grandes écoles doit désormais être intégralement dispensée en anglais (objectif: atteindre un taux supérieur à 50 % d’ici 5 ans) et en contrepartie, exiger à l’admission un niveau minimal au TOEFL fixé par chaque école. Publier régulièrement des indicateurs d’internationalisation de l’école.
8 Intégrer aux cursus des projets inter-écoles. Chacun des pôles d’excellence bénéficiant du Grand emprunt devra proposer ce type de projet à ses élèves.
9 Généraliser les possibilités d’échanges de cours. Dans tous les PRES estampillés « pôles d’excellence » et bénéficiant du Grand emprunt, offrir la possibilité aux étudiants d’intégrer à leur cursus des cours dispensés dans d’autres écoles du PRES que la leur.
10 Créer des « licences d’ingénierie ». En partenariat avec des universités, créer au sein des grandes écoles, éventuellement regroupées pour l’occasion, des licences donnant la possibilité d’intégrer via une filière dédiée (offrant un nombre conséquent de places) le cursus ingénieur des écoles ayant participé à cette création. Le mode de recrutement, bien que sélectif, doit favoriser l’accès aux boursiers.

http://www.institutmontaigne.org/medias/couvertures/adapter_formation_ingenieurs.jpg?KeepThis=true&TB_iframe=true&height=430&width=700Romain Studju Bordier, Nussbaumer Alois u Kirchner Jonathan - Frar 2011. Atturi ewlenin ta 'l-pilastri ta' innovazzjoni u kompetittività ta 'pajjiżna, inġiniera għandhom ikunu jistgħu jiżviluppaw l-ideat u timplimentahom fis-suq. Madankollu, huma biss 5% ta 'l-inġiniera sabiex joħolqu negozju tagħhom matul il-karrieri tagħhom. Beżgħana li l-intraprenditorija, diffiċli li l-innovazzjoni joħloq, nuqqas ta 'ħiliet maniġerjali, il-kurrikulu huwa wisq frammentat ... Globalizzazzjoni u shakes mistoqsijiet aktar mudelli ta' taħriġ elite tagħna u t-tellieqa għall-innovazzjoni jeħtieġ li r-riċerka bażika hija verament fil-qalba ta 'edukazzjoni ogħla.
Nadattaw taħriġ inġiniera tagħna għall-globalizzazzjoni? Kif ferrovija inġiniera żgħażagħ tal-lum li se jkunu atturi suċċess għada fi Franza? Biex jiffaċċjaw dawn l-isfidi l-ġodda, dan l-istudju tipproponi modi għaxar konkreti sabiex isaħħu l-imġiba intraprenditorjali u innovattiv ta 'inġiniera, billi tipprovdilhom l-għodod, riżorsi u ambjent li jwasslu għal żvilupp riċerka u innovazzjoni ta' livell għoli.Huwa l-kompetittività tal-pajjiż tagħna u r-rwol li bi ħsiebha jkollha fil-globalizzazzjoni. Niżżel il-publikazzjoni. More...

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29 août 2009

Universités entre mondialisation et contexte coercitif : Réflexions à partir du cas palestinien

Jeudi 24 septembre 2009, Journée de travail de l'équipe 1 de l’IREMAM, Salle 101, MMSH d’Aix-en-Provence. Organisateurs : Bernard Botiveau, Vincent Romani. Discutante : Pénélope Larzilière.
L’enseignement supérieur connait de profondes mutations dans le Monde arabe. L’ouverture croissante des systèmes universitaires signale l’entrée de la région dans la vague mondiale de privatisation et d’internationalisation de l’enseignement supérieur. Cette libéralisation académique se déroule cependant dans des contextes fortement autoritaires : ceci pose la question de la portée des ouvertures académiques possibles au-delà ou malgré la consolidation autoritaire.
L’étude du cas palestinien offre une perspective très riche sur cette question, tant se superposent et se concentrent plusieurs niveaux de problématiques : nationalisme et hétéronomie politique, coercition politique et autonomie universitaire, privatisation académique précoce et lutte nationale, ouverture et dépendance internationale, crise du système universitaire et libéralisation. Autant de tensions et de paradoxes dont il est intéressant de savoir comment ils sont vécus et gérés par les acteurs. Cette réflexion permet en retour une réflexion sur l’évolution de la place de l’État et du politique dans la région.
L’objectif de cette journée est d’offrir plusieurs points de vue complémentaires sur les paradoxes du système universitaire palestinien. Mobilités étudiantes, contexte politique, histoire universitaire, coopération scientifique, comparaison régionale : autant de niveaux d’analyse permettant de comprendre dans quel champ de contraintes évolue un système académique en contexte coercitif.
Programme
La coopération universitaire Europe – Palestine, Bernard BOTIVEAU, politiste, Directeur de Recherche, IREMAM, CNRS.
Le contexte académique palestinien aujourd'hui, Moussa ABU RAMADAN, juriste, Chercheur à Bir Zeit University, Territoires occupés palestiniens.
Perspective régionale : comparaison avec les intellectuels  jordaniens, Pénélope LARZILLIÈRE, politiste, Chargée de Recherche, IRD.
Palestinians in the Jordanian Higher Education System: an ethnographic account, Daniele CANTINI, anthropologue,Chargé de cours, Université de Modene.
Perspectives comparées : l'enseignement supérieur en Égypte et au Maroc, Florian KOHSTALL, politisteIREMAM, IEP d'Aix-en-Provence.
Genèse et structures des universités palestiniennes, Vincent ROMANI, politiste, Post-doctorant, IREMAM, CNRS / Crown Center for Middle East Studies.

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01 mai 2009

Les Universités au temps de la Mondialisation / Globalisation et de la compétition pour l’Excellence

L’ouverture du Colloque devra permettre de souligner le caractère international du questionnement actuel sur le Universités. Elle portera en particulier sur les caractéristiques de la globalisation / mondialisation et sur les conséquences de la crise économique mondiale.
Vous pourrez, si vous souhaitez participer à ce colloque, nous contacter, en indiquant à quel atelier vous souhaiteriez participer, quels sont vos thèmes de recherche principaux et sur quelles questions vous souhaitez intervenir. Contact : mondialisation.
UNIVERSITA 'NEL PERIODO DI GLOBALIZZAZIONE / globalizzazione e la competizione per l'eccellenza. L'apertura del convegno permetterà di evidenziare il carattere internazionale della discussione sulla pagina corrente. Maggiori informazioni...

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09 mars 2009

De l’orientation à l’insertion, la formation face à la mondialisation

XXXIe colloque national de l’AFAE, 20, 21 et 22 mars 2009 à Amiens.
Suite aux nombreux débats sur l’orientation, le projet de chaque élève face au marché du travail semble prioritaire. L’insertion est désormais considérée dans une vision globale de formation du futur citoyen. Pour cette raison, l’École et l’université s’interrogent sur l’employabilité de leurs diplômés. Après avoir, jadis, limité la formation dite “professionnelle” à celle des ouvriers, l’analyse actuelle conduit à reconnaître la professionnalité d’un médecin, d’un enseignant ou d’un ingénieur et de leur formation. À l’université, les Masters professionnels se multiplient. À court ou moyen terme, chaque élève devra donc suivre une telle formation professionnelle. Un nouveau cadre se dessine : la formation tout au long de la vie et la diversité des parcours sont désormais des réalités qui doivent être prises en compte dans toute orientation. Programme du colloque. Programme des ateliers. S’inscrire.
Orientace vložení, školení v časech globalizace, XXXI Národní konference o AFAE, 20., 21. a 22. března 2009 v Amiens. Program konference. Program semináře. Odebírejte. Více...

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29 avril 2008

Rapport d’étape de la mission "L’Europe dans la Mondialisation" présidée par Laurent Cohen-Tanugi

L'image “http://www.st-ambroise.org/l-enseignement-general-et-technologique/informations-pratiques/orientation/strategie.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Une stratégie européenne pour la mondialisation : Rapport d’étape de la mission "L’Europe dans la Mondialisation" présidée par Laurent Cohen-Tanugi
En vue du Conseil européen de mars 2008 et de la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Le présent rapport d’étape s’inscrit dans le cadre de la mission "L’Europe dans la Mondialisation", confiée à Laurent Cohen-Tanugi et à laquelle participe le Centre d’analyse stratégique, par Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, et Xavier Bertrand, Ministre du travail, des Relations Sociales et de la Solidarité, par lettre du 8 novembre 2007. Texte du rapport d'étape : http://www.strategie.gouv.fr/.
www.st-ambroise.org/l-enseignement-general-et-technologique/informations-pratiques/orientation/strategie.gif" kan ikke vises, fordi den indeholder fejl.En europæisk strategi for Globalization: Rapport fra mission "Europa i Globalization" under ledelse af Laurent Cohen-Tanugi. http://www.strategie.gouv.fr/. Mere...

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