15 décembre 2014

Notation sur 20, compositions et prix

http://blog.educpros.fr/claudelelievre/wp-content/themes/longbeach_lelievre/images/img01.jpgBlog Educpros de Claude Lelièvre. « Dans les compositions, chaque copie aura sa note chiffrée de 0 à 20 ». Cette première mention de ce type de notation est solidaire de la question des prix et accessits par le biais des  »compositions ». Elle figure à l’article 21 de l’arrêté du 5 juillet 1890.
L’enseignement secondaire public (toujours payant, même après que les écoles communales soient devenues gratuites en 1882) était fréquenté alors presque exclusivement par la bonne bourgeoisie très friande des prix (et à défaut des accessits) pour ses enfants et de l’ostentation des remises de prix (dans un contexte de rivalité exacerbée avec les établissement privés après les lois Ferry). Article entier...

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10 août 2014

How Did the Federal Government Rate Your College a Century Ago?

http://chronicle.com/img/photos/biz/Ticker%20revised%20round%2045.gifBy . For the sake of the U.S. Department of Education, if only it were still this easy. As lawmakers, college presidents, and interest groups bicker over a proposed federal college-ratings system, a fossilized version has popped up on Twitter. From 1911. This is thanks to Robert Kelchen, an assistant professor of higher-education at Seton Hall University, who tweeted that he discovered the 1911 ratings years ago, while writing a paper. As Vox’s Libby Nelson notes in a chronicle of the 1911 ratings, the Association of American Universities actually asked the government to devise them. More...

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04 août 2014

Centenary

By David Silbey. The 100th anniversary of World War I is upon us, and for the next four years, there will be a flood of remembrances, celebrations, and lamentations. There will be books, web sites, and TV shows. Yours truly (self-aggrandizement warning!) is currently appearing on the History Channel in one of those shows. What I hadn’t thought about until just now was that there will also be a fair proportion of that remembrance that is, to put it impolitely, bollocks. More...

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31 juillet 2014

L’histoire de l’Union européenne

1941 - L’intellectuel italien Altiero Spinelli, en 1941, en pleine Seconde Guerre mondiale, relégué par le régime fasciste sur l’île de Ventotene, écrit, avec Ernesto Rossi, un manifeste qui passera à l’histoire comme le Manifeste de Ventotene. Ce texte est reconnu comme étant à la base du processus d’unification de l’Europe dans le sens fédéraliste. 

1949 – Le 5 mai naît le Conseil de l’Europe, un organisme pour la défense des droits de l’homme, fondé par la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède, dont le siège est à Strasbourg. À ce jour, en dehors du cadre institutionnel de l’Ue, il reste la première tentative des pays européens de créer un organisme continental de l’après-guerre né pour conjurer un autre conflit. 

1950 – Le 9 mai, le ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Robert Schuman, propose de créer une Communauté européenne du charbon et de l’acier qui, dans ses intentions, ferait d’une guerre entre les nations européennes quelque chose d’impensable. Pour rendre hommage à la déclaration Schuman, chaque année, le 9 mai, on célèbre la Fête de l’Europe.

1951 - Le 18 avril la France, l’Allemagne fédérale, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg signent le Traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), dans le but d’introduire la libre circulation du charbon et de l’acier et garantir le libre accès aux sources de production. La Haute Autorité supranationale est créée à Luxembourg, dont la mission consiste à faire respecter les règles communes fixées pour la production et le commerce. 

1957 - Le 25 mars, suite au succès de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, sont signés à Rome les Traités instituant la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom). Les dénommés Traités de Rome entrent en vigueur le 1er janvier de l’année suivante. Les Commissions de la CEE et de l’Euratom installent leurs sièges à Bruxelles.

1962 – Le 30 juillet la CEE introduit la Politique agricole commune (PAC), qui permet aux États membres un contrôle commun de la production alimentaire. 

1968 – Le 1er juillet naît l’union douanière qui abolit les droits de douane aux frontières intérieures des six pays membres et met en place un système uniforme de taxation à l’importation.

1972 – Naissance du dénommé serpent monétaire dans le but de renforcer la coordination entre les politiques de gestion des taux de change des pays européens et garantir la stabilité, en fixant des marges de fluctuation. Sept ans plus tard, le serpent monétaire devient le Système monétaire européen (SME), dont l’objectif consistera à créer en Europe une «zone de stabilité monétaire».

1973 – Le 1er janvier le Danemark, l’Irlande et le Royaume-Uni deviennent membres de la CEE qui passe donc de six à neuf pays membres.

1975 – Le Conseil européen de Rome qui s’est tenu en décembre, présidé par Aldo Moro, met en place le passeport unique et le suffrage universel pour l’élection du Parlement européen. Les premières élections se tiendront en 1979.

1981 – Le 1er janvier la Grèce devient membre de la CEE, c’est le dixième État membre de la Communauté.

1983 – Le 25 juillet le Conseil Ue pose les bases pour la naissance du premier programme cadre communautaire de Recherche et Développement (pour la période 1984-87).

1984 - Le Parlement européen approuve à une large majorité, le projet de Traité instituant l’Union européenne, projet soutenu par Altiero Spinelli, à l’époque député européen.

1985 – La France, l’Allemagne fédérale et les pays du Benelux signent l’accord de Schengen. En décembre de cette même année, à Luxembourg, le Conseil européen décide de modifier les Traités de Rome et d’imprimer un nouvel élan au processus d’intégration européenne, en élaborant l’Acte unique européen, signé à La Haye en février 1986. L’Acte met en place d’importantes réformes institutionnelles et permet de poursuivre le chemin vers l’achèvement du marché unique.

1986 – Le 1er janvier le Portugal et l’Espagne adhèrent à la CEE, portant ainsi à douze le nombre d’États membres.

1987 – Naissance du programme Erasmus, à l’initiative d’un groupe de fonctionnaires de la Commission européenne, menés par le frioulan Domenico Lenarduzzi. Dès l’automne de cette même année, trois mille étudiants pourront étudier dans une université européenne grâce à l’Europe.

1992 - Le 7 février, à Maastricht, le nouveau Traité est signé. Celle que jusqu’alors on nommait communément CEE devient Union européenne (UE). Les traités définissent également des normes précises concernant la monnaie unique, la politique étrangère et de sécurité et une coopération plus étroite en matière de justice et d’affaires intérieures. L’Union européenne issue des Traités de Maastricht n’est donc pas seulement la somme des  trois Communautés historiques (CEE, CECA et Euratom) mais également un élargissement des compétences dans plusieurs domaines importants.

1993 - Le 1er janvier entre en vigueur le marché unique. La libre circulation des biens, des services et de capitaux devient une réalité.

1995 - L’Europe grandit encore. Le 1er janvier trois autres États, l’Autriche, la Finlande et la Suède, rejoignent l’Union européenne portant celle-ci à 15 membres. Le 26 mars de la même année entre en vigueur l’accord de Schengen dans sept pays: l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal. À l’intérieur de l’espace défini par l’accord s’appliquent des règles et des procédures communes en matière de visas, de séjours brefs, de demandes d’asile et de contrôles aux frontières. La coopération Schengen a été insérée dans le cadre législatif de l’Union européenne par le biais du Traité d’Amsterdam.

1997 – Par le Traité d’Amsterdam, signé en octobre 1997 et entré en vigueur deux ans plus tard, la construction européenne avance sous le profil institutionnel, des relations entre l’Union et le citoyen jusqu’à toucher des thèmes importants sur la liberté, la sécurité et la justice.

2001 - Le 26 février est signé le Traité de Nice qui entre en vigueur le 1er février 2003 et ouvre le chemin à l’élargissement.

2002 - Le 1er janvier l’euro arrive. Quatre-vingts milliards de pièces de monnaie sont frappées et distribués dans douze États. Les billets de banque sont identiques dans tous les pays. Sur un côté sont représentées des portes, sur l’autre des ponts, choisis comme symbole d’union et d’ouverture entre les États. Pour les pièces de monnaie, en revanche, l’avers est le même pour tous les pays adhérents, alors que le revers porte un emblème national.

2004 - Le 1er mai dix nouveaux pays deviennent membres de l’Ue. Ce sont l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie. Chypre et Malte aussi entrent en Europe. Il s’agit du plus important élargissement de l’Ue, 100 millions de personnes environ entrent dans l’Union.

2007 - Le 1er janvier la Bulgarie et la Roumanie adhèrent à l’Ue. Le nombre d’États adhérents s’élève à 27. Le 13 décembre de la même année est signé le Traité de Lisbonne, qui entrera en vigueur deux ans plus tard, le 1er décembre

2009. Le nouveau Traité définit clairement les compétences de l’Ue et des États membres, il confère également de plus amples pouvoirs au Parlement européen, il modifie les procédures de vote du Conseil, il créée  l’Initiative citoyenne européenne, institue la fonction de Président permanent du Conseil européen et celle de Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et un service diplomatique de l’Ue.

2013 - Le 1er juillet la Croatie adhère à l’Ue, elle devient ainsi le vingt-huitième État de l’Union. Voir l'article...

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28 juillet 2014

Email and Higher Ed History

HomeBy Glenn C. Altschuler. For decades now, email has been the preferred form of communication for individuals in large and small organizations, including colleges and universities. The impact of the use of email on the need for vital primary sources for institutional histories, however, has been little noticed, let alone addressed. And the clock is ticking. Read more...

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27 juillet 2014

Le SUP : l’exception française (1)

Sur le blog "Histoires d'universités" de Pierre Dubois. L’enseignement supérieur et la recherche de France entrent dans une ère nouvelle : celle de regroupements à marche forcée, conduisant à la création de nouveaux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP). Ils ne seront bientôt que 25 selon Les Échos. Cette féroce réduction du nombre ne s’est jamais vue dans le monde. Exception universitaire française.
Depuis le 16ème siècle, la France a toujours pratiqué l’exception pour contrecarrer le conservatisme universitaire. Ont été créés des établissements supérieurs en dehors des universités (Collège royal sous François 1er, École d’artillerie, École du génie militaire, puis École militaire, École des Ponts et Chaussées sous Louis XV, École des mines sous Louis XVI).
La révolution supprime les corporations, dont la corporation universitaire ; les universités sont fermées. Le paysage des Écoles d’ingénieurs est modifié (création en 1794 de la future École polytechnique).
Le 19ème siècle est aussi un siècle d’exception universitaire : Napoléon crée les lycées en 1802 (ils accueilleront les classes préparatoires aux Grandes Écoles). Quand les universités sont refondées à la fin du 19ème, les Grandes Écoles (qui se sont multipliées) ne sont pas concernées.
Voir l'article complet...

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13 juillet 2014

La loi Combes du 7 juillet 1904 interdit l’enseignement aux congrégations

http://blog.educpros.fr/claudelelievre/wp-content/themes/longbeach_lelievre/images/img01.jpgBlog Educpros de Claude Lelièvre. Une leçon d’histoire : cette loi d »’exception » va être de fait  »tournée » pour l’essentiel, et va diviser le  »camp républicain laïque ».
Une  »législation d’exception » a de fortes chances d’être  »tournée’‘ car si la loi refuse à une catégorie de citoyens des droits qu’elle reconnaît à d’autres, il suffit de changer de catégorie pour disposer à nouveau des droits perdus. Le  »congréganiste » se prétend simplement prêtre, ou même » laïc », et le tour est joué. L’enseignement congréganiste interdit se  »sécularise » tout simplement. Selon la statistique, les « écoles privées congréganistes » passent de 1257 000 à 188000 élèves de 1901 à 1906 ( les congréganistes ayant un délai de dix ans pour fermer toutes les écoles congréganistes), tandis que les  «écoles privées laïques » gagnent 695000 élèves dans le même temps. Article entier...

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06 juillet 2014

ABCD: la légitimité intrinsèque de l’Ecole en question ?

http://blog.educpros.fr/claudelelievre/wp-content/themes/longbeach_lelievre/images/img01.jpgBlog Educpros de Claude Lelièvre. Selon le rapport sur le  »programme ABCD » que vient de rendre l’Inspection générale, « l’’école n’a pas ou n’a plus de légitimité intrinsèque […]. Les professeur(e)s n’auraient jamais imaginé que des parents puissent voir l’école comme source de danger, jamais pensé qu’on puisse suspecter l’école – et eux en même temps – d’avoir un projet organisé qui les autoriserait à attenter à la pudeur des enfants, à violer leur intimité, à intervenir sur leur sexualité, à manipuler leur conscience ».
En réalité, cela n’est pas vraiment nouveau . Il y a déjà eu des périodes historiques très tendues à cet égard comme peuvent en témoigner les quelques citations enflammées qui vont suivre pour mémoire.
Réaction de l’écrivain Octave Mirbeau, dans le journal « Le Gaulois » du 25 novembre 1880, lors de la création d’un enseignement secondaire public pour les jeunes filles : « La jeune fille française, élevée dans la protection vigilante de la famille, avait été avec soin préservée de l’éducation garçonnière et des brutalités de la science. Elle grandissait dans une poétique ignorance des mystères des choses. Et cette paix candide de jeune fille, cette délicieuse floraison de pudiques désirs, tout cela va disparaître ! On va supprimer la jeune fille. Assez de ces petites niaises qui croient à l’ange gardien, aux bébés qui naissent dans les choux. La science de l’Etat se chargera de souffler sur ces illusions enfantines. On leur apprendra tout, même l’impureté. Elles n’auront même pas été vierges avant de devenir femmes » . Et l’attaque se précise, qui peut faire mouche si un encadrement professoral féminin fait défaut : « On leur apprendra l’anatomie, les sciences naturelles; puis on leur dira, non seulement comment on élève les enfants, mais comment ils se font et comment ils naissent ; et au besoin, les jeunes professeurs se chargeront galamment de le leur démontrer par la méthode expérimentale ». Article entier...

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29 juin 2014

1214. Bouvines, la Sorbonne

Sur le blog "Histoires d'universités" de Pierre Dubois. Dimanche 27 juillet 1214, la bataille de Bouvines. Mais pourquoi donc la République française ne commémore-t-elle pas le huit-centième anniversaire de la la victoire de Philippe Auguste (1165-1223) sur les troupes coalisées des comtes de Flandres et de Boulogne, de Jean Sans Terre, l’anglais, d’Otto de Brunswick, le bien temporaire empereur du Saint Empire Romain germanique ?
La victoire de Bouvines. Elle a donné au Royaume de France une base géographique décuplée par rapport à celle du début du règne de Philippe Auguste.
Étudiants et maîtres de l’université se sont unis, ont lutté pour se faire reconnaître des privilèges tant par Philippe Auguste que par les Papes Innocent III, puis Grégoire IX, jouant intelligemment des conflits entre la puissance temporelle et la puissance de l’Église. Autonomie garantie par trois textes : 1200, un diplôme de Philippe Auguste ; 1215, une confirmation par le légat pontifical ; 1231, la bulle Parens Scientiarum du pape Grégoire IX (André Tuilier, Histoire de l’université de Paris et de la Sorbonne, Tome 1, Nouvelle Librairie de France, 1994). Suite...

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22 juin 2014

The “End of History”

By David Silbey. Francis Fukuyama still doesn’t understand either.
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