24 avril 2009

Le décret sur le statut des enseignants-chercheurs publié au JO

Le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, élément déclencheur de la colère des universitaires début février, a été publié samedi au journal officiel. Adopté mercredi en Conseil des ministres après avoir été validé la veille par le Conseil d'Etat, ce texte, qui modifie un texte de 1984, doit s'appliquer à la rentrée 2009 pour quelque 57.000 enseignants-chercheurs.
Parmi les principales nouveautés, ce décret instaure la possibilité de moduler le temps de travail d'un enseignant-chercheur entre cours, recherche et autres tâches. Il prévoit aussi que les enseignants-chercheurs seront désormais évalués tous les quatre ans par le Conseil national des universités (CNU, composé en totalité de leurs pairs) sur l'ensemble de leurs activités. Une première version du décret avait déclenché la fronde des enseignants-chercheurs dans les universités début février. Devant la contestation, le Premier ministre, François Fillon, avait dû demander à Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, de réécrire le texte.
Cette nouvelle version rencontre toutefois toujours l'opposition d'une partie de la communauté universitaire, dont le Snesup-FSU (premier syndicat de l'enseignement supérieur), ou les collectifs Sauvons l'université et Sauvons la recherche, qui appellent une nouvelle fois à manifester, mardi. Un autre décret, au JO également, donne au CNU davantage de moyens pour réaliser ses nouvelles missions (évaluation) et instaure des mesures destinées à renforcer la transparence et la déontologie de son fonctionnement. Un troisième décret (abrogeant un ancien décret de 1985) précise les conditions dans lesquelles les maîtres de conférences et professeurs qui viennent d'être recrutés sont classés à l'entrée dans le corps (au moment de la nomination). Il permet de "reconnaître le doctorat comme une expérience professionnelle car il donne droit à une bonification d'ancienneté de 2 ans", a précisé à l'AFP le ministère de l'Enseignement supérieur. Il permet aussi de "reprendre de manière cumulée et de la manière la plus favorable, les activités contractuelles antérieures au recrutement" (allocation de recherche par exemple), a-t-on ajouté. Enfin un nouveau décret sur les contractuels doctorants consacre le doctorat comme une expérience professionnelle, avec un contrat de travail de droit public.
Voir aussi: http://www.amue.fr/ et http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/.
Decree amending the status of faculty, triggering the anger of the top university in February, was published Saturday in the official gazette.
Adopted Wednesday by the cabinet after it was confirmed the day before by the State Council, the text, modifying text of 1984, should apply at the beginning of 2009 to some 57,000 faculty. Among the main innovations, this decree establishes the possibility of working time of a teacher-researcher between courses, research and other tasks. See also: http://www.amue.fr/ and http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/. More...

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05 mars 2009

Enseignants-chercheurs à l'étranger : une diversité de situations

Article interactif dans Le Monde.
Europe: Enseignement et tâches administratives en Hongrie
par Gabor Eröss: Sociologue hongrois, docteur de l'EHESS (Paris), je suis enseignant (à mi-temps) et chercheur (à temps plein), pas enseignant-chercheur, car ce statut en tant que tel n'existe pas chez nous. Un bureau par enseignant-chercheur ! au Royaume-Uni par VT: De retour en France depuis trois ans, j'ai auparavant passé cinq ans au Royaume-Uni comme enseignant-chercheur. Beaucoup de différences avec le système français : un salaire nettement plus important (même une fois pris en compte le coût de la vie plus élevé), moins d'heures d'enseignement mais surtout un bureau par enseignant-chercheur, des fonds de recherche pour se rendre aux grandes conférences internationales. Des conditions, en Allemagne, qui font la différence par Robin Baurès: En année post-doctorale en Allemagne, j'ai obtenu une bourse d'une fondation scientifique : aucun enseignement à faire, salaire double de ce que je gagnais en France, de l'argent pour financer mon matériel ou engager des étudiants pour réaliser les expériences à ma place.
Etats-Unis: Les anges de l'UCLA par Bernard Junod: Mon travail d'enseignant-chercheur à l'étranger se déroule dans des conditions idéales : l'UCLA m'accueille en jouant la carte de la réciprocité des échanges. Avant mon arrivée, le responsable d'un cours sur l'évaluation s'était référé à mes travaux en France. Les enseignements auxquels j'ai contribué 4 heures par semaine ont d'emblée introduit des éléments culturels spécifiques. On m'a aussi proposé d'intervenir dans une formation continue et dans un séminaire hebdomadaire de recherche.
Canada: L'université, voie royale par E. Prouzet: Je suis enseignant-chercheur au Canada et connaît bien le système français pour y avoir travaillé de nombreuses années. La principale différence qu'on observe en arrivant est que l'utilité de l'enseignement et de la recherche ne pose pas question. Ceci est rendu possible par le fait que l'université est la voie royale de formation et non une voie de garage et que les frais d'inscription rendent les étudiants soucieux de la qualité de l'enseignement. Ainsi, tout cours s'accompagne d'une fiche d'évaluation anonyme remplie par chaque élève.
Mexique: Le système d'évaluation pousse à produire par Virginie Thiébaut: Je travaille dans une institution de recherche en sciences sociales depuis quatre ans et demi. Je gagne environ 1 600 euros mensuels pour un niveau de vie deux fois moins élevé qu'en France. Je donne 48 heures de cours par an niveau maîtrise, l'essentiel de mon travail est donc la recherche. Je suis historienne et géographe, spécialiste en géographie historique et évolution des paysages. Mon salaire de base constitue un peu plus de la moitié de mes revenus, je perçois des "estimulos" en plus qui dépendent de ma productivité et que me paye mon institution.
Australie: Evaluation annuelle par Hubert Chanson: Je suis professeur en ingénieurie à l'University of Queensland qui est l'une des quatre grandes universités australiennes. Mes activités sont évaluées chaque année, et cela a lieu pour tout enseignant-chercheur, des maîtres de conférences aux professeurs. De plus, toute candidature de promotion interne est basée sur ces rapports d'activités.
Docenten in het buitenland: een verscheidenheid van situaties. Interactieve artikel in Le Monde. Europa. USA. Canada. Mexico. Australië. Meer...

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30 janvier 2009

Enseignants-chercheurs : le décret au Conseil d'Etat et grève dès lundi

Le décret qui réforme le statut des enseignants-chercheurs devait être adressé par le gouvernement au Conseil d'Etat, vendredi 30 janvier. Cet envoi intervient alors que la mobilisation de la communauté universitaire contre ce texte, mais aussi contre les suppressions de postes et la mise en place de nouveaux masters enseignants, pourrait monter d'un cran la semaine prochaine. La coordination nationale des universités a lancé un mot d'ordre de grève générale et reconductible à compter de lundi 2 février.
Sur quoi le décret porte-t-il ?
Ce décret s'inscrit dans une réforme globale de l'université, dont l'un des objectifs est de mieux encadrer les étudiants. Dans sa première mouture, le texte prévoyait de donner aux présidents d'université la possibilité de "moduler" le "temps de service" des personnels entre enseignement, recherche et tâches administratives. En outre, il indique que les maîtres de conférence et les professeurs d'université seront évalués régulièrement, tous les quatre ans.
Quels sont les "amendements" apportés par le gouvernement ?
Tout au long de cette semaine, la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse a eu des rencontres avec les représentants des universitaires, notamment les juristes, particulièrement opposés à la réforme. "Je ferai tout ce qu'il est possible pour lever les interrogations et apaiser les doutes", a-t-elle affirmé, mercredi 28 janvier lors de ses voeux. Dans le texte adressé au Conseil d'Etat, le gouvernement, afin de chercher à rassurer la communauté universitaire, apporte une précision sur la modulation du service entre enseignement et recherche : un professeur bien évalué ne pourra pas se voir attribuer un service d'enseignement supérieur au service de référence de 128 heures de cours magistraux ou de 192 heures de travaux dirigés annuels. Catherine Rollot et Philippe Jacqué.

Lecturers: the decree to the Council of State and strike from Monday. The decree reforming the status of faculty should be addressed by the Government Council of State, Friday 30 January.This shipment comes as mobilizing the community against it, but also against the abolition of posts and the establishment of new masters teachers, could move up a notch next week.National coordination universities launched a word of general strike and renewed from Monday 2 February. Suite... 

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28 janvier 2009

Déclaration de la CPCNU sur le projet de modification du décret sur les statuts des enseignants-chercheurs

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23 janvier 2009

Les enseignants-chercheurs ne sont évalués que lorsqu’ils demandent un changement de grade

Christine Musselin (directrice du CSO/CNRS) : "Les enseignants-chercheurs ne sont évalués que lorsqu’ils demandent un changement de grade"
Les modifications du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs suscitent un mouvement de protestation dans la communauté universitaire. Les universités pourront désormais moduler le temps de service entre enseignement, recherche et tâches administratives. Une petite révolution analysée par Christine Musselin, directrice du CSO, auteur de plusieurs ouvrages sur les universitaires. Suite...
the CSO의 Musselin 크리스틴 (감독 / CNRS) : "이 교수는"성적에 대한 변경 요청을 평가하는. 학계의 상태는 1984의 법령에 대한 개정이 대학 사회에서 시위가없습니다. 지금의 대학 교육, 연구 및 행정 업무를 사이에 서비스의 시간을 조정할 수있습니다. 작은 혁명 크리스틴 Musselin, CSO, 학계에 여러 책들의 저자의 감독으로 분석하고있다. ... 더보기

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16 janvier 2009

Statut des enseignants-chercheurs: le Sgen-CFDT apprécie, pas le Snesup

Le syndicat Sgen-CFDT a annoncé jeudi qu'il "appréciait" les annonces faites par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse sur la modification du statut des enseignants-chercheurs, alors que le Snesup-FSU veut "le retrait" du décret.
La modification de ce statut qui date de 1984 et régit la carrière des universitaires est une conséquence, selon Mme Pécresse, de la loi sur l'autonomie des universités.
Le décret va concrétiser le transfert de la gestion des ressources humaines et des carrières aux universités. Il va leur donner le pouvoir de "moduler" le temps de service des personnels entre enseignement, recherche et tâches administratives. Et les enseignants-chercheurs vont être évalués tous les quatre ans par le Conseil national des universités (CNU), qui se voit retirer le pouvoir qu'il avait jusqu'alors de décider 50% des promotions.
Mme Pécresse a apporté jeudi plusieurs "garanties", sur la modulation de service, la transparence de décisions de promotion, l'existence d'une instance nationale de réexamen pour les non-promus, ou la persistance de références nationales pour l'organisation du travail des enseignants-chercheurs.
"Ces mesures répondent en partie aux inquiétudes du milieu et aux demandes" faites par le Sgen qui en "apprécie" donc "leur annonce", tout en demandant que la ministre "réunisse rapidement les organisations syndicales pour avancer concrètement sur les mesures proposées et sur le budget".
Le Snesup-FSU juge lui que Mme Pécresse "s'entête dans sa volonté de faire des présidents d'universités des managers aux pouvoirs exorbitants". Il estime aussi que "la volonté de faire de l'alourdissement des services des personnels une réponse au désengagement de l'Etat reste au coeur du texte".
Comme il ne voit que des "modifications cosmétiques", le Snesup "continue à exiger le retrait de ce projet de décret". Celui-ci va néanmoins être transmis prochainement au Conseil d'Etat, a assuré jeudi Mme Pécresse. Source
Documents :
- le discours de Valérie Pécresse devant le CNU le 15 janvier 2009.
- son communiqué à la sortie du rendez-vous.
- le compte-rendu de la rencontre par P. Boutry (CNU, 22e section).
- le communiqué de presse des deux ministères concernant la réforme de la formation des enseignants.
Schimbarea de acest statut, care datează din 1984 şi reglementează carieră academică este o consecinţă, în conformitate cu doamna Pécresse, Legea cu privire la autonomie a universităţilor. Acest decret se va face transferul de resurse umane şi de gestionare a carierei universităţi.Aceasta le va da puterea de a "regla" timpul de personal între predare, cercetare şi sarcinile administrative. Şi facultatea va fi evaluată la fiecare patru ani de către Consiliul Naţional al Universităţilor (CNU), care este puterea de a scoate pe care le-a fost de 50% de a decide promotii.Suite...

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