11 octobre 2015

Un milliard d'amputation budgétaire en un an pour l'Université et la recherche

Cela fait un an que nous tentons, en vain, d'obtenir que la presse rende factuellement compte des baisses budgétaires dans le supérieur. Pour l'anecdote, la Cour des Comptes prétend ne pas avoir réussi à mener cette analyse à bien du fait des sommets d'incompétence atteints par la DGESIP. La méthodologie en est pourtant simple. Il ne faut évidemment pas considérer l'enveloppe globale de l'Enseignement Supérieur et la Recherche, puisqu'elle recouvre des lignes budgétaires mouvantes mais ne regarder que le "programme 150" qui est celui correspondant au budget de l'Université et de la recherche universitaire (à l’exclusion des autres filières, du budget alloué à la recherche privée, des bourses étudiantes, etc). De la même manière, il faut considérer le budget sur une année roulante de sorte à prendre en compte les innombrables annulations de crédits qui l'émaillent, c'est-à-dire des crédits dûment votés par la représentation nationale, mais qui ne sont jamais versés.

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Le Programme 150 Formations supérieures et recherche universitaire dans le Bleu budgétaire de la MIRES

PLF 2016Cette annexe au projet de loi de finances est prévue par l’article 51-5° de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF). Télécharger le "Bleu budgétaire" Mission Recherche et enseignement supérieur.
Programme 150 Formations Supérieures et Recherche Universitaire
Simone BONNAFOUS, Directrice générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle, Responsable du programme n° 150 : Formations supérieures et recherche universitaire
La politique nationale de l’enseignement supérieur, dont le programme 150 constitue le socle budgétaire, s’inscrit dans les thématiques examinées par le Comité chargé de définir la stratégie nationale de l’enseignement supérieur (STRANES). Dans ce contexte, la politique nationale de l’enseignement supérieur sera marquée en premier lieu par la poursuite en 2016 des trois chantiers majeurs (I), amorcés dès 2014, qui s’inscrivent dans le cadre de la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche et à l’aune du projet de réforme territoriale. En second lieu, cette politique, poursuivra les mesures prises en 2015 qui engagent le programme dans un effort d’amélioration de ses performances (II).

I) Les trois chantiers majeurs.

- la politique de site et la dynamique des regroupements pour une meilleure inscription dans les territoires.
La loi du 22 juillet 2013 porte l’ambition de développer, à l’échelle des sites, un nouveau modèle d’université, qui puisse concilier qualité de l’offre de formation et de la recherche, différenciation et équité entre les territoires. Elle promeut, à cet effet, la coordination étroite des établissements publics d’enseignement supérieur, à l’échelle d’un territoire académique ou inter-académique et selon différentes modalités en fonction des caractéristiques du territoire et des souhaits des différents acteurs : communauté d’universités et établissements, fusion, association par convention ou combinaison des dispositifs, chaque site choisit la formule ou la combinaison la mieux adaptée. Les regroupements ainsi conçus doivent réunir l’ensemble des établissements publics d’enseignement supérieur sur le territoire national. L’instrument privilégié de cette régulation territoriale est le contrat de site entre l’État et l’ensemble des établissements (universités et écoles) regroupés. Ce contrat favorise le dialogue avec les organismes de recherche et les régions. Cette étape décisive de structuration de l’enseignement supérieur renforcée par la dynamique engagée autour des IDEX (Initiatives d’Excellence) et I-SITE (Initiatives Science–Innovation–Territoires–Économie) du second programme d’investissements d’avenir - dont l’objectif est de favoriser la constitution de pôles d’enseignement supérieur et de recherche d’excellence et de renforcer la qualité des partenariats avec le monde économique - s’inscrit en cohérence avec les objectifs des contrats quinquennaux de site. Dans ce contexte institutionnel particulièrement évolutif des établissements et des sites, la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) veille, au regard du projet de réforme territoriale, à garantir la stabilité des regroupements, notamment des communautés d’universités et établissements (COMUE), en cours de constitution.

- la réforme du cadre national des formations, la simplification de la nomenclature des diplômes nationaux ainsi que de leurs intitulés, et la réforme de l’accréditation pour favoriser la réussite de tous les étudiants comme une meilleure insertion dans un espace européen de l’enseignement supérieur rénové.
La Stratégie Europe 2020, qui vise à instaurer une croissance intelligente, durable et inclusive, se donne notamment pour ambition de contribuer à moderniser l’enseignement supérieur européen afin d’améliorer non seulement les conditions de l’innovation et de la recherche mais aussi d’accroître les niveaux d’éducation et de favoriser l’inclusion sociale. La France partage avec l’Union européenne l’objectif d’élever le niveau général de connaissances et de compétences des générations montantes, et de répondre aux besoins de la société en termes de qualification supérieure mais aussi aux besoins des étudiants en termes d’insertion professionnelle et de mobilité. La loi du 22 juillet 2013 a introduit le dispositif d’accréditation, qui repose sur une approche intégrée de la stratégie de formation des établissements et de leur capacité à développer leur offre tant du point de vue pédagogique, organisationnel, que financier. La procédure d’accréditation, qui s’inscrit dans la politique contractuelle, renouvelle le dialogue entre l’État et ses opérateurs et valorise le principe d’autonomie des établissements tout en maintenant une régulation nationale. Ainsi, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR) poursuit la rénovation amorcée de l’exercice de sa tutelle sur ses opérateurs en matière de formation, en fondant l’acte d’accréditation de l’établissement sur de nouveaux critères liés à la capacité des établissements à garantir la qualité de l’encadrement pédagogique et de l’insertion professionnelle, tout comme la soutenabilité financière de leur offre. Ce nouveau regard de la tutelle s’accompagne d’un nouveau cadre national des formations qui fonde les diplômes nationaux de licence, licence professionnelle, master et doctorat. Ce cadre national précise également la nomenclature des intitulés retenus pour les diplômes nationaux de licences, licences professionnelles et masters, conduisant à leur simplification et donc à une amélioration de la lisibilité de l’offre de formation au bénéfice des jeunes, des familles et des futurs employeurs. Outre une intégration de nouvelles formations, une ouverture vers les formations inscrites au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), toutes en alternance, et une information accrue ainsi qu’une offre plus large sur des formations en apprentissage dans l’édition 2015 dans le portail d’admission post-bac (APB), sont venues compléter ce dispositif. S’agissant particulièrement du cadre national de la formation doctorale, si d’ores et déjà un point d’information a été apporté au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) du 13 avril 2015, le projet d’arrêté relatif à la formation doctorale et le décret régissant le contrat doctoral devraient être publiés en 2016. À l’échelon de l’espace européen de l’enseignement supérieur à 48 pays, la France, qui assure pour la période 2015- 2018 la vice-présidence de l’instance intergouvernementale, d’une part, et le secrétariat chargé du suivi du processus de Bologne, d’autre part, vingt ans après la déclaration fondatrice à la Sorbonne, a présenté ses principaux objectifs :
- rapprocher l’espace européen de l’enseignement supérieur et l’espace européen de la recherche ;
- intégrer la coopération avec les pays tiers au programme de travail ;
- affirmer l’importance de l’ouverture sociale de l’enseignement supérieur ;
- dynamiser l’usage du numérique ;
- redonner toute leur place aux acteurs de l’enseignement supérieur, de la société civile et du monde économique.

- le chantier du numérique pour des universités en mouvement.
La loi du 22 juillet 2013 a donné une impulsion décisive en inscrivant le numérique au coeur du projet stratégique du MENESR , en vue d’augmenter de manière significative l’offre de formation disponible en numérique, de faire évoluer les pratiques pédagogiques et de renforcer la formation continue grâce à cet outil.
Le numérique représente en effet un levier puissant de transformation de l’enseignement supérieur et de la formation tout au long de la vie, en permettant l’évolution de la pédagogie et en facilitant l’accès aux études de tous les publics. Il est aussi un outil au service des échanges entre l’enseignement supérieur et la société, ainsi que de l’attractivité internationale de la France.
C’est dans ce cadre que se positionne le projet « France Université Numérique » (FUN). L’objectif est d’accompagner les acteurs de l’enseignement supérieur, notamment au niveau des grands sites territoriaux, dans la réalisation de leur ambition numérique, de renforcer l’usage du numérique dans les formations tout au long de la vie (tant en formation initiale qu’en formation continue), de rendre disponible en ligne une offre large et ambitieuse, donnant ainsi davantage de visibilité nationale et internationale à l’offre de formation française. Au service de cette ambition pédagogique, le développement du numérique dans l’enseignement supérieur couvre ainsi plusieurs dimensions : des infrastructures adaptées aux besoins, un système d’information performant, ainsi que le développement de contenus et services numériques aux usagers.
Le ministère, qui a développé une plate-forme de cours en ligne ouvert et massif (en anglais MOOC : massive open online course) pendant deux ans, fédérant les initiatives des établissements, a décidé de répondre aux besoins grandissant de formation d’un large public – étudiants, salariés, demandeurs d’emplois, retraités – en France et à l’international et d’inscrire dans la durée « FUN-MOOC » en confiant son pilotage, son portage et son animation à un groupement d’établissements ouvert à la diversité des disciplines et des territoires.

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Présentation stratégique de la Mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur (MIRES) dans le Bleu budgétaire

PLF 2016Cette annexe au projet de loi de finances est prévue par l’article 51-5° de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF). Conformément aux dispositions de la loi organique, ce document développe l’ensemble des moyens regroupés au sein d’une mission et alloués à une politique publique. Il comprend les projets annuels de performances (PAP) des programmes qui lui sont associés.Télécharger le "Bleu budgétaire" Mission Recherche et enseignement supérieur - 506 pages.
PRÉSENTATION STRATÉGIQUE DE LA MISSION
La mission « Recherche et enseignement supérieur » (MIRES) présente une forte dimension interministérielle, puisqu’elle réunit autour du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR) cinq autres ministères : le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, le ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique, le ministère de la défense, le ministère de la culture et de la communication et le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. En outre, par l’intermédiaire des co-tutelles d’organismes de recherche, elle associe également les ministères des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes, du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, ainsi que des affaires étrangères et du développement international.
Sur le plan budgétaire, la MIRES représente l’une des plus importantes missions du budget de l’État en termes de crédits. Elle intègre ainsi la quasi-totalité des dépenses de recherche civile de l’État et l’essentiel de ses dépenses d’enseignement supérieur puisque relèvent de cette mission, outre les établissements sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, les écoles dépendant des ministères chargés de l’économie, de l’industrie et de l’agriculture.
Les ambitions de l’État en matière d’enseignement supérieur et de recherche dépassent les programmes et les frontières des différents ministères parties prenantes de la MIRES. Elles sont notamment exprimées dans les priorités de la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013.
Ces priorités sont :
- la réussite des étudiants grâce à une rénovation pédagogique et à l’amélioration de leurs conditions de vie et d’étude ;
- la coordination de l’offre de formation et de la recherche dans le cadre d’une politique de site ambitieuse sur l’ensemble du territoire ;
- l’impulsion d’une stratégie nationale de la recherche fondamentale et technologique, du transfert et de l’innovation.

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08 octobre 2015

Budget : la CGE veut mettre en place de nouveaux modèles

Par Orientations. Dans son projet de loi de finances 2016, le gouvernement a annoncé 165 millions d'euros supplémentaires pour l'enseignement supérieur et la recherche et s'est engagé à n'effectuer aucun prélèvement dans les fonds de roulement des établissements. Suite...

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05 octobre 2015

Funding cuts threaten the mission of the great public universities

By Brendan O’Malley – Managing Editor. In Commentary, Nicholas Dirks discusses how the great public universities in the United States came into being, why they are valuable, and why global solutions and public-private partnerships are needed to sustain them. At a conference in Malaysia this week, Graeme Atherton is joining other delegates in seeking solutions to the global problem of lack of equitable access to higher education. And from Vietnam, Ly Pham writes about the intense debate that has ensued after a self-financed public university announced that it would develop its own procedures for promoting professors.
In World Blog this week, Patrick Blessinger urges leaders to move higher education in a direction that values educational diversity, inclusion and lifelong educational opportunities for all.
In Features, Jan Petter Myklebust reports on the concerns surrounding the increased competition for funds and subsequent reduced success rate of universities bidding for Horizon 2020 research funding. And Karen MacGregor relates how universities of technology in South Africa are not only having to deliver entrepreneurship education, but are themselves having to become more entrepreneurial.
In a News report, Karen MacGregor examines trends in the expanded Times Higher Education World University Rankings released last week. Read more...

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01 octobre 2015

Budget 2016 : des moyens en hausse en faveur de l'enseignement supérieur et de la recherche

Le budget 2016 prévoit 23,25 milliards d'euros pour le ministère chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, soit une hausse de 347 millions d'euros par rapport à 2015. Les dotations des établissements d'enseignement supérieur progressent, les crédits alloués à la vie étudiante augmentent de 2,4%, 1000 emplois supplémentaires sont créés et les moyens en faveur de la recherche sont préservés. Voir l'article...

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30 septembre 2015

100 millions d'euros supplémentaires pour l’enseignement supérieur en 2016

Par Orientations. En 2016, les fonds de roulement des établissements seront préservés, a annoncé Manuel Valls, Premier ministre, lundi 28 septembre lors d'un déplacement à Avignon. L'Etat va ainsi consacrer un « effort exceptionnel » de 100 millions d'euros supplémentaires au budget du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche afin de faire face à l'augmentation du nombre d'étudiants. Voir l'article...

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Un effort exceptionnel pour l'ESR

Logo Amue100 millions d'euros supplémentaires vont être accordés au budget de l'ESR en 2016 selon l'annonce du 1er Ministre lors de sa visite à l'université d'Avignon le 28 septembre 2015. Il n'y aura donc pas de ponction sur les réserves des universités cette année.

En savoir + :: Le gouvernement renonce à prélever 100 millions dans les réserves des universités

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23 septembre 2015

Le quart des entreprises a réduit son budget formation en 2015

logo Entreprise & CarrièresPar Laurent Gérard. Le Groupement des acteurs et responsables formation, qui publie son baromètre, tire le signal d'alarme : le taux d’entreprises annoncant une baisse de budget passe de 16% à 25% en un an. Il faut revoir la réforme, plaide le Garf. Voir l'article...

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20 septembre 2015

The budget-cutters are coming - and research has no place to hide

http://static.guim.co.uk/static/c55907932af8ee96c21b7d89a9ebeedb4602fbbf/common/images/logos/the-guardian/news.gifBy. Ringfencing has protected research and science from waves of cuts, but the current spending review looks set to change all that. More...

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