03 février 2020

FCU - Partenariats - C. OPTIMISER NOS DÉMARCHES - 1. Adapter nos démarches aux typologies d'interlocuteurs

ESR enseignementsup-recherche gouv frC. OPTIMISER NOS DÉMARCHES AUPRÈS DE NOS INTERLOCUTEURS PRIVILÉGIÉS
1. Adapter nos démarches aux typologies d'interlocuteurs
a. Auprès de France Compétences
Créée le 1er janvier 2019, France Compétences a pour mission d’assurer le financement, la régulation, le contrôle et l’évaluation du système de la formation professionnelle et de l’apprentissage.
  • Enjeux pour les EPSCP
Dans ce contexte, l'enjeu majeur pour les EPSCP est de donner aux certifications et formations proposées par l'ESR une visibilité nationale par le biais de leur enregistrement au RNCP et au RS.
France compétences a mis en place une nouvelle procédure et des critères renforcés notamment sur la question de l’adéquation emploi-formation, sur la qualité des organismes et des actions de formations et sur le financement de la formation via le CPF.
Ces changements nécessitent un rapprochement avec le monde socio-économique, voire un renforcement des partenariats avec les branches et les entreprises.
Cela signifie un travail de réflexion commun sur l’ingénierie de formation via une “démarche compétences” pour s’adapter aux évolutions des métiers.
Les partenariats développés permettent également aux universités et écoles de faire connaître l’ensemble de leur offre et ainsi de commercialiser des prestations de formation adaptées.
  • Démarches qui pourraient être mises en oeuvre
Chaque université devra créer un compte sur le site de France compétences et identifier en son sein un ou plusieurs référents opérationnels pour les enregistrements aux répertoires nationaux et l’accompagnement des équipes porteuses de projets de formation.
Pour les référents opérationnels, il s’agira d'effectuer une veille régulière via la base documentaire de France compétences, de consulter la foire aux questions44, voire de repérer des interlocuteurs privilégiés au sein de cette instance. Pour ce faire, ces acteurs pourront mobiliser le réseau FCU.
  • Conditions de réussite
Suite à la réforme, les diplômes nationaux accrédités par le ministère en charge de l'enseignement supérieur sont toujours enregistrés “de droit” au RNCP.
Toutefois, ils ne le sont plus désormais que pour 5 ans. Pour assurer leur renouvellement, une attention particulière sera portée sur l’adéquation formation-emploi et l’insertion des diplômés en fin de parcours.
Concernant les diplômes universitaires ou autres certifications “sur demande”, il sera nécessaire de réfléchir à leur référencement (RNCP ou RS) afin de les rendre visibles nationalement et/ou de les rendre éligibles au CPF et/ou permettre leur accès par la voie de l'alternance (apprentissage et contrats de professionnalisation).
  • Points de vigilance pour les EPSCP
Il s’agira pour chaque université de bien prendre connaissance des critères de France compétences quant aux enregistrements au RNCP et au RS et à leur reconduction, et de dégager des moyens humains et financiers pour parer à la concurrence induite par la libéralisation du marché de la formation.
b. Auprès des OPCO
Le 1er avril 2019, 11 Opérateurs de Compétences (OCPO), chargés d’accompagner la formation professionnelle, ont été agréés. Ils remplacent les anciens organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) (Cf chapitre "Des OPCA aux OPCO)
Prestataires des pouvoirs publics, des branches et de l’entreprise, ils ont notamment pour rôle d’accompagner les entreprises (TPE, PME-PMI, ETI) dans l’analyse et la définition de leurs besoins en matière de formation professionnelle, notamment au regard des mutations économiques et techniques de leur secteur d’activité et d’améliorer l’information et l’accès des salariés de ces entreprises à la formation professionnelle.
  • Enjeux pour les EPSCP
Tout l’enjeu pour les EPSCP est de comprendre les attentes de ces différents acteurs qui regroupent différentes branches et se structurent en logique de filière ou sectorielle, et de trouver le juste milieu entre ces différentes injonctions.
Les OPCO auront en particulier comme fonction d’aider les branches professionnelles et les entreprises à faire le lien entre leurs nouveaux besoins en compétences et les implications sur la formation et la sécurisation des parcours des salariés, ainsi que le financement de l’apprentissage.
La nouvelle organisation en 11 opérateurs de compétences permet de regrouper les secteurs économiques, et s’appuie sur les critères de cohérence :
o De métiers et de compétences
o De filières
o D’enjeux communs de compétences, de formation, de mobilité, de services de
proximité et de besoins des entreprises.
Conformément aux priorités du gouvernement, à savoir permettre de maintenir et d’augmenter les entrées en formation, s’appuyer sur ces nouveaux opérateurs de compétences constitue un axe central de développement des politiques partenariales avec les branches professionnelles.
  • Démarches qui pourraient être mises en oeuvre
o Les connaître et bien identifier ceux qui sont en lien avec nos domaines de formation,
o Rencontrer leurs délégués territoriaux pour une meilleure connaissance réciproque :
- Connaître leurs axes de développement, leurs projets prioritaires liés à certains publics et certaines formations (contenus, niveaux, formats, modalités) ;
- Présenter notre offre de formation et de services, et les projets des établissements pour s’adapter à la réforme avec des enjeux de lisibilité et de visibilité de nos offres de formation ;
- Construire une offre modulaire pour entrer dans le cadre des financements CPF, à l’enregistrement au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) et au Répertoire Spécifique (RS).
o Organiser au sein de nos établissements des procédures adaptées pour répondre à des appels à projets provenant des OPCO qui sont aujourd’hui de réels prescripteurs de formation en lien avec leur mission d’accompagnement de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) des TPE-PME.
  • Conditions de réussite
Les 11 OPCO deviennent des interlocuteurs incontournables, en particulier dans le champ de l’alternance, avec lesquels il faut rapidement engager de nouveaux modes de concertation, en lien également avec les branches professionnelles.
Chaque université doit donc s’emparer de cet impératif et communiquer très largement en interne tant au niveau des services administratifs que des enseignants afin de partager la même information et la même compréhension des enjeux.
Les établissements devront opérer un changement profond car cette nouvelle dynamique questionne la manière dont les "relations entreprises" sont structurées en leur sein. Ils devront de plus développer de nouveaux modes de coopérations internes, avec davantage de transversalité et moins de “prés carrés”.
Il s’agira également pour chaque université de cartographier son offre de formation afin de cibler les domaines de compétences et de métiers des OPCO ainsi que les besoins des entreprises.
Elles devront entrer dans de nouvelles logiques, ce qui suppose un changement de culture impliquant notamment une déclinaison de nos formations en blocs de compétences afin de répondre aux demandes de formations courtes des entreprises et à l'individualisation des parcours de formation dans le cadre des nouvelles donnes de financement (réduction des parcours par la validation des acquis) et des attentes relatives à de nouvelles modalités de formation (FOAD/ Action de Formation en Situation de Travail-AFEST).
  • Points de vigilance
La réorganisation des OPCO en avril 2019 peut engendrer un risque de paralysie transitoire dans les organismes de formation, parfois déjà en diminution de commandes. En effet, les entreprises font preuve d’une certaine prudence pour s’engager par exemple, dans de nouveaux contrats d’apprentissage faute de vision à long terme.
De plus, leurs services Ressources Humaine (RH) ou en charge de la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC), les responsables de formation, les salariés et les demandeurs d’emploi vont également avoir besoin de temps pour comprendre et s’adapter au nouveau système.
c. Auprès des branches professionnelles et de leurs observatoires
La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel renforce considérablement le rôle des branches professionnelles en matière de pilotage de la formation, une évolution cohérente avec les précédentes réformes.
Le nombre de branches passera de 700 à 200 à l’été 2019 et elles devront se repositionner sur l’offre de service proposée à leurs adhérents.
  • Enjeux pour les EPSCP
Suite à la mise en oeuvre de loi du 5 septembre 2018 les branches ont été sollicitées pour proposer un niveau de prise en charge pour les formations accueillant des publics en apprentissage.
Une liste des niveaux de prises en charge est disponible sur le site de France compétences.
Dans ce cadre, il serait de l'intérêt des EPCSP de se rapprocher des branches pour non seulement valoriser la globalité de leur offre de formation mais également pour travailler avec elles sur l'évaluation des niveaux de prise en charge pour les formations non encore référencées dans la liste publiée par France compétences, voire négocier une ré-évaluation des données déjà publiées.
Par ailleurs, les EPSCP pourraient bénéficier des informations collectées par les branches et leurs observatoires, en termes d'analyses prospectives des métiers, afin de prendre en comptes les attentes du marché du travail et ainsi faire évoluer leurs formations pour que celles-ci puissent adapter leurs objectifs et contenus en matière de compétences attendues.
  • Démarches qui pourraient être mises en oeuvre
Dans la mesure où les branches représentent, conseillent et accompagnent les entreprises de leur secteur et qu'elles produisent, par le biais de leurs observatoires économiques, des études prospectives (quantitatives et qualitatives) sur leurs métiers, qualifications, emplois et besoins en compétences de leur secteur professionnel, elles sont de fait des interlocuteurs à privilégier.
Il serait utile d’identifier chacune d’elles afin de comprendre leur champ d’intervention et au regard de la nouvelle répartition des conventions collectives.
De plus, un contact avec le délégué régional de la branche ciblée peut permettre d’obtenir des informations sur l’analyse prospective des métiers et des qualifications et d’échanger sur les besoins en formation.
Les EPSCP, et plus spécifiquement les universités, peuvent saisir cette opportunité pour faire connaître leur offre de formation et montrer leur volonté de s’adapter aux besoins du marché.
  • Conditions de réussite
Les branches professionnelles détiennent des informations sur l’emploi-formation qui méritent d’être largement partagées avec les Régions, les prescripteurs via leurs appuis tels les cariforef et les organismes de formation, dont les EPSCP. Cela participerait à la mise en cohérence des informations sur les métiers, l’emploi et la formation et contribuerait à la sécurisation des parcours professionnels.
  • Points de vigilance pour les EPSCP
Avant la loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel, qui a profondément réformé l’alternance, les régions déterminaient les niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage et elles étaient les interlocuteurs privilégiés des EPSCP.
Avec cette réforme, ce sont les branches qui fixent les coûts contrats en tenant compte des recommandations de France compétences.
Cette nouvelle configuration oblige les EPSCP et les CFA à travailler avec une multitude de branches.
Une concertation plus étroite, avec une négociation branche par branche, serait ainsi nécessaire face à une multiplicité des interlocuteurs.
d. Auprès des entreprises
La création et la pérennisation des partenariats passent par l'aptitude des EPSCP à faire preuve de proactivité, d’adaptabilité, d’écoute et de disponibilité vis-à-vis des entreprises.
Ils devront être capables de nourrir une relation d’échanges permanents et de partage d’expériences, dans une ingénierie de développement des compétences adaptée à leurs priorités (stratégiques, organisationnelles, financières).
Cette approche constitue par ailleurs un angle intéressant dans le cadre des travaux de transformation des formations initiales et continues proposées, ainsi que des activités de recherche, avec deux moteurs :
o Proposer des environnements de formation facilement mobilisables pour les salariés, avec des ressources, des réseaux d’apprentissage, des accompagnements pédagogiques individualisés, des modalités hybrides (en présentiel classique, en distanciel partiel ou total, en situation de travail) ;
o Former les futurs diplômés par le biais de filières hybrides et interdisciplinaires, dans lesquelles ils peuvent renforcer leur “expertise disciplinaire” ou “technique” (hard skills) par des compétences sociales, culturelles, managériales (soft skills). Ceci afin de répondre aux besoins d’anticipation des entreprises, de mieux appréhender les défis technologiques, environnementaux, sociaux, organisationnels, politiques. Cela permettra également de proposer aux employeurs des profils de collaborateurs en capacité de prise de distance, de perspective longue, d’ouverture et de multiculturalisme.
Une base de données actualisée et qualifiée de contacts est la condition initiale pour une approche, un suivi réussis et des partenariats pérennes.
La visite en entreprise est également indispensable pour démontrer la volonté des établissements d’intégrer efficacement les spécificités et les exigences propres à l’activité.
Se rendre sur place permet de découvrir le mode de fonctionnement de l’entreprise, d’identifier les personnes susceptibles d’avoir des besoins de formation et éventuellement les postes à pourvoir.
En rendez-vous, il faudra garder à l’esprit l’objectif motivant la démarche des établissements, savoir apporter une vraie valeur ajoutée en contribuant à l’élévation du niveau des compétences au sein des entreprises visitées.
Chaque typologie d'entreprise présente des caractéristiques (cf chapitre "Les entreprises") qui vont induire des positionnements et des approches différentes.
i. Démarches qui pourraient être mises en oeuvre auprès des TPE-PME
Le lien avec les TPE-PME repose sur la reconnaissance du caractère essentiel pour elles de maintenir un bon niveau de performance.
Ce qu’il faut absolument avoir en tête pour aborder les TPE :
o L’objectif d’un(e) dirigeant(e) de TPE est de pouvoir consacrer le maximum de son temps à son coeur de métier et au développement de son activité. Pour établir une relation partenariale, il s’agira de se positionner comme un interlocuteur de confiance, en mesure de créer, valoriser et pérenniser une véritable relation de professionnel à professionnel (B to B ; B to B to C) en s’adaptant à son rythme contraint.
o La difficulté majeure pour adresser le marché colossal des TPE est de bien cibler les entreprises à contacter. Cela implique une analyse en amont des secteurs d’activités, des filières, des territoires... à croiser avec la cartographie des compétences de nos enseignants-chercheurs.
Pour aider ces petites structures à grandir, se stabiliser et se développer, les EPSCP devront valoriser leur capacité à se positionner comme tête de réseaux, en :
o Apportant un conseil avisé aux dirigeants (riche des apports de la recherche universitaire, en lien avec des services R&D, ou des expertises fournies pour de plus grandes entreprises) ;
o S’affirmant comme une interface vers des personnes-ressources dans les établissements et relais vers nos partenaires ;
o Développant des formations courtes inter-entreprises qui permettent aux dirigeants, cadres et agents de maîtrise salariés des TPE de développer leur réseau professionnel ;
o Accompagnant leurs recrutements pour étoffer progressivement leurs équipes (nos établissements disposent de viviers de jeunes diplômés, d’ailleurs de plus en plus prêts à s’investir dans des petites structures avant de rejoindre de grands groupes) ;
o Concevant des formations sur mesure répondant aux besoins particuliers de développement des compétences des collaborateurs, aux postes-clés liés, dans des technologies spécifiques, en management (GPEC) et sur les volets marketing et  commerciaux…
Il s’agit de créer un lien permanent avec les principales fédérations professionnelles des TPE, à savoir :
o La FTPE (Fédération des Très Petites Entreprises) ;
o L’ONTPE (Organisation Nationale des Très Petites Entreprises) ;
o L’U2P (Union des Entreprises de Proximité).
Peuvent également constituer une bonne porte d’entrée dans le monde des TPE :
o Les pôles de compétitivité, notamment via leurs services d’expertise en GPEC ou d’appui au développement commercial (aide à réponse aux appels d’offres) ;
o Les clusters qui, entre autres, conduisent des études sur l’évolution des besoins de compétences et de formation par secteurs pointus et territoriaux d’activité ;
o Les organismes consulaires comme les CCI, les Chambres Régionales de Métiers et de l’Artisanat (CRMA), les Chambres d’Agriculture (CA) ;
o Les club et groupements d’entreprises (Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), Dirigeants Commerciaux de France (DCF), Association Nationale des Directeurs de Ressources
o Les Établissements Publics Territoriaux (EPT), et notamment leurs groupes
d’animation territoriale, qui réunissent petits et grands acteurs socio-économiques sur
des problématiques d’actualité des TPE ;
o Les visites en entreprises assurées par des enseignants-chercheurs tuteurs de jeunes
en stage ou en contrat d’alternance.
  • Conditions de réussite
La réussite des EPSCP passe par leur aptitude à faire preuve d’adaptabilité, d’écoute et de disponibilité vis-à-vis de ces partenaires extérieurs. Ces derniers doivent sentir et mesurer la réactivité des établissements ainsi que leur capacité à établir une relation suivie (avec des rendez-vous à leur demande par exemple).
Souvent assez fragiles financièrement, les TPE-PME expriment souvent le besoin d’un accompagnement personnalisé, directement opérationnel avec une vision prospective.
Éléments nécessaires pour les aider à passer le cap difficile des 3 puis 5 puis 8 ans d’existence.
Compte tenu de leur expertise, notamment en matière de recherche, d'innovation, mais également en tant que créateurs de connaissance, les EPSCP pourraient se positionner en tant qu'experts sur ce type d'accompagnement auprès des PME.
  • Points de vigilance
o Il est ici particulièrement nécessaire de mettre en avant la capacité des EPSCP à développer dans les entreprises leur pouvoir d’anticipation, nécessaire à leur survie et à leur développement, tout en apportant une expertise pour la résolution de problématiques ponctuelles menaçant leur pérennité ;
o A partir de 5-6 salariés dans une entreprise, les fonctions transversales (RH et commerciale) se structurent, ouvrant le champ des possibles à la formation des salariés. L’ingénierie de formation doit alors en particulier répondre aux problématiques de disponibilité des salariés ou des dirigeants et privilégier des formats très courts et/ou en distanciel.
ii. Démarches qui pourraient être mises en oeuvre auprès des PME-PMI
Sont à approcher en priorité :
o Les fédérations, comme intermédiaires auprès de leurs adhérents :
- La Confédération des petites et moyennes entreprises (CME), principal syndicat des PME
- Le Mouvement des Entreprises DE France (MEDEF),
- L’Union des entreprises de Proximité (U2P),
- La Banque publique d'investissement (BPI), qui oriente en priorité son action vers les très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises et les
entreprises de taille intermédiaire, o Les entreprises relevant du Label Diversité et les signataires des Chartes Territoire Entreprises (dotées ou non d’universités d’entreprises, mais souvent plus aisément joignables) ;
o Les plates-formes de financement participatif de type crowdfunding / equitycrowdfunding par lesquelles les TPE et PME passent pour raccourcir le délai de la levée de fonds ;
o Les pôles de compétitivité ; ils ont aussi l’avantage de rassembler PME, grands comptes et laboratoires de recherche au sein d'un même territoire, avec un triple objectif de croissance économique des entreprises du pôle, dont les PME, d'innovation collaborative et de développement des compétences ;
o L'association pacte PME qui vise à faciliter les relations entre PME et grands comptes publics ou privés ;
o Le réseau des CCI qui sont des ressources auprès des PME dans le cadre des politiques publiques d’intelligence économique.
Au niveau régional, les branches professionnelles peuvent adhérer au MEDEF, à la CPME et à l’U2P.
Concernant le MEDEF et la CPME, les tailles des entreprises n’entrent pas en ligne de compte. Seule l’U2P a une spécificité liée à la nature des entreprises (artisanat et professions libérales).
Les 3 confédérations pourront donc accompagner la démarche des EPSCP en matière de prise de contact avec leurs adhérents et faciliter le travail de transformation, en temps réel, des formations initiales et continues proposées, particulièrement dans le cadre de la FTLV.
En interne aux établissements, il sera nécessaire de mieux coopérer entre services pour connaître les "points d’entrée" respectifs vers les PME-PMI :
o Les réseaux d’entreprises de la formation professionnelle continue (comprenant aussi les structures d’accueil des personnes en contrats de professionnalisation et d'apprentissage) ;
o Les entreprises d’accueil des bénéficiaires de bourses CIFRE et de contrats de recherche et d’expertise des Écoles doctorales et de la Direction de la Recherche ;
o Les entreprises ayant versé la taxe d’apprentissage hors quota (dite désormais “solde”) gérée par l’agence comptable ou autre direction de l’établissement.
  • Conditions de réussite
La difficulté majeure pour adresser le marché considérable des PME-PMI étant de bien cibler les entreprises à solliciter, il sera nécessaire de mener en amont une analyse fine des secteurs d’activités et des filières sur le territoire.
Disposer de répertoires d’entreprises actualisés ainsi que d’une base qualifiée de clients permettra un suivi réussi de la relation.
Comme pour les TPE-TPI, l’objectif d’un dirigeant de PME-PMI est de pouvoir consacrer le maximum de son temps à son coeur de métier et au développement de son activité. Pour retenir son attention, les EPSCP devront alors se positionner comme un interlocuteur de confiance.
Il faudra être en mesure de créer, valoriser et pérenniser une véritable relation de professionnel à professionnel.
Il serait intéressant de rencontrer directement les dirigeants et/ou leurs représentants, d’être présents également aux séminaires sur les Grands projets des métropoles, forums Métiers Jeunes-entreprises, clubs des DRH (auxquels nos établissements sont invités en tant qu’employeurs), groupes d’animation territoriale, rendez-vous B to B de mise en relation d’entreprises des maisons de l’emploi et de l’insertion des EPT.
  • Points de vigilance pour les EPSCP
o Dans le cadre de la réforme du 5 septembre 2018, seules les entreprises de moins de 50 salariés seront accompagnées par un OPCO ;
o La loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel modifie par ailleurs les circuits de collecte et de gestion de la taxe d’apprentissage. Les branches y jouent un rôle majeur (notamment dans la définition des niveaux de prise en charge), ainsi que les entreprises qu’il est désormais incontournable de démarcher activement puisque ce sont elles qui versent désormais directement les 13% du solde de la taxe d’apprentissage ;
o Tout comme les TPE, les PME-PMI ont besoin de l’écoute des EPSCP qui doivent comprendre, s’adapter aux problématiques spécifiques, anticiper le changement et faire preuve de la juste réactivité attendue face aux évolutions techniques, technologiques, structurelles, réglementaires, managériales... Dans ce cadre, une collaboration suivie pourra être menée dans les conseils de perfectionnement sectoriels, avec la nomination de référents thématiques garantissant la pérennité et l’efficacité des travaux conjoints.

iii. Démarches qui pourraient être mises en oeuvre auprès des ETI
Concernant les 5 800 ETI françaises, il s’agit de nouer des partenariats solides afin de structurer une collaboration forte et durable avec les établissements d’enseignement supérieur pour alimenter l’évolution de nos diplômes nationaux et la création de blocs de compétences voire de formations courtes et sur mesure en formation professionnelle.
  • Conditions de réussite
La réussite des EPSCP passe par leurs capacités d’écoute, d’observation et d’analyse. Il leur reviendra de prendre en compte les attentes, propres à ces entreprises (tous secteurs d’activités confondus) qui doivent "peser" à l’international et développer de réelles capacités d’innovation pour maintenir leur compétitivité sur leurs marchés.
Les EPSCP devront être capables de définir une méthodologie d’échanges permanents et de partage d’expériences qui leur permettra d’affiner leurs contenus de formations et leurs travaux de recherche pour répondre, au mieux, aux attentes et perspectives de développement des ETI.
Les diplômés de l’enseignement supérieur sont attendus au sein de ces entreprises avec des compétences directement opérationnelles, en autonomie immédiate pour représenter à court terme la première valeur ajoutée de ces structures.
Il faudra être en mesure de créer, valoriser et pérenniser une véritable relation de professionnel à professionnel.
Il serait intéressant de rencontrer directement les dirigeants et/ou leurs représentants, d’être présents également aux séminaires sur les Grands projets des métropoles, forums Métiers Jeunes-entreprises, clubs des DRH (auxquels nos établissements sont invités en tant qu’employeurs), groupes d’animation territoriale, rendez-vous B to B de mise en relation d’entreprises des maisons de l’emploi et de l’insertion des EPT.
  • Points de vigilance pour les EPSCP
o Dans le cadre de la réforme du 5 septembre 2018, seules les entreprises de moins de 50 salariés seront accompagnées par un OPCO ;
o La loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel modifie par ailleurs les circuits de collecte et de gestion de la taxe d’apprentissage. Les branches y jouent un rôle majeur (notamment dans la définition des niveaux de prise en charge), ainsi que les entreprises qu’il est désormais incontournable de démarcher activement puisque ce sont elles qui versent désormais directement les 13% du solde de la taxe d’apprentissage ;
o Tout comme les TPE, les PME-PMI ont besoin de l’écoute des EPSCP qui doivent comprendre, s’adapter aux problématiques spécifiques, anticiper le changement et faire preuve de la juste réactivité attendue face aux évolutions techniques, technologiques, structurelles, réglementaires, managériales... Dans ce cadre, une collaboration suivie pourra être menée dans les conseils de perfectionnement sectoriels, avec la nomination de référents thématiques garantissant la pérennité et l’efficacité des travaux conjoints.

iii. Démarches qui pourraient être mises en oeuvre auprès des ETI
Concernant les 5 800 ETI françaises, il s’agit de nouer des partenariats solides afin de structurer une collaboration forte et durable avec les établissements d’enseignement supérieur pour alimenter l’évolution de nos diplômes nationaux et la création de blocs de compétences voire de formations courtes et sur mesure en formation professionnelle.
  • Conditions de réussite
La réussite des EPSCP passe par leurs capacités d’écoute, d’observation et d’analyse. Il leur reviendra de prendre en compte les attentes, propres à ces entreprises (tous secteurs d’activités confondus) qui doivent "peser" à l’international et développer de réelles capacités d’innovation pour maintenir leur compétitivité sur leurs marchés.
Les EPSCP devront être capables de définir une méthodologie d’échanges permanents et de partage d’expériences qui leur permettra d’affiner leurs contenus de formations et leurs travaux de recherche pour répondre, au mieux, aux attentes et perspectives de développement des ETI.
Les diplômés de l’enseignement supérieur sont attendus au sein de ces entreprises avec des compétences directement opérationnelles, en autonomie immédiate pour représenter à court terme la première valeur ajoutée de ces structures.
Des blocs de compétences proposés tant dans le cadre des diplômes nationaux que des formations courtes pourront répondre aux besoins d’actualisation et de montée en compétences plus pointues, permettant ainsi aux salariés des ETI d’anticiper les évolutions techniques, technologiques, d’usage…
  • Points de vigilance pour les EPSCP
o Il s’agira d’attacher une attention particulière à l’adéquation entre les compétences visées par les formations et les profils de poste à pourvoir (qualifications et compétences) dans les entreprises ;
o Comme pour les PME-PMI, une intégration des représentants des GE-GG dans les conseils de perfectionnement sectoriels est à prévoir, avec nomination de référents thématiques ;
o L’aptitude à apporter des solutions "sur-mesure", dans certains domaines et dans certains cas précis, en s’appuyant sur une veille efficace vis-à-vis des enjeux, des outils et des méthodes de travail, en France et à l’international, constitue un facteur-clé du succès d’une démarche partenariale durable.

iv. Démarches qui pourraient être mises en oeuvre auprès des GE-GG
Il s’agit de nouer des partenariats solides avec les différents services et les différentes filiales de ces "majors", afin de structurer une collaboration forte et durable avec les établissements d’enseignement supérieur qui sauront orienter le contenu des unités d’enseignements et des modules courts, en fonction des besoins identifiés sur le terrain en France et à l’international. Le MEDEF, les branches professionnelles, les pôles de compétitivité et certains clusters, en lien avec les campus et incubateurs de ces GE-GG d’entreprise, sont les moyens de les approcher.
  • Conditions de réussite
Il revient aux EPSCP de prendre en compte les attentes propres à ces entreprises présentant des systèmes organisationnels très hiérarchisés et souvent étanches, des directions multisites et une stratégie de développement en permanente évolution.
Les établissements devront être capables de :
o Définir une méthodologie d’échanges permanents et une stratégie de veille, interne et externe, pour mieux répondre aux exigences de ces partenaires toujours à la pointe de l’innovation et de l’organisation ;
o Ajuster en temps réel nos contenus de formations initiale et continue ;
o Spécifier certains axes de nos travaux de recherche.
Les EPSCP pourront ainsi contribuer, à notre niveau, à leur rayonnement, tout en préparant l’avenir de leurs étudiants.
Comme pour les ETI, la participation des GE-GG et de leurs campus, universités ou laboratoires d’entreprises aux différents conseils des EPSCP, conseils de perfectionnement de mention et conseils de perfectionnement sectoriels, sont à privilégier pour entretenir des relations pérennes.
  • Points de vigilance
Dans la relation avec les GE-GG, la difficulté consiste à trouver le point d’entrée et la personne ressource susceptible de :
o Porter une convention-cadre ;
o Donner accès aux contacts opérationnels et thématiques internes pour différents projets de formation, de recherche, de vie de campus, d’insertion professionnelle… (faisant l’objet d’avenants d’application) ;
o Ouvrir les portes de ce réseau en soi que constitue la grande entreprise (siège, filiales et sous-traitants).
Les laboratoires de recherche et les Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT) pourront jouer un rôle majeur dans le succès de tels partenariats.
e. Auprès des APU
  • Démarches qui pourraient être mises en oeuvre
Les Régions peuvent être sollicitées pour :
o Des demandes de financement de dépenses d’investissements (subventions) et de fonctionnement des CFA (majoration des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage assurée par les OPCO), quand des besoins d’aménagement du territoire et de développement économique identifiés le justifient ;
o Suivre les actions de coordination SPRO, le CEP demeurant dans ce dispositif ;
o Contribuer avec elles au développement équilibré de l’apprentissage sur les territoires ;
o Intégrer les campus des métiers au développement desquels elle donne souvent la priorité.
De plus, les régions interviennent en termes d’information des élèves, de leurs familles et des étudiants sur les métiers et les formations, avec le concours des Délégations Régionales de l’Office National d’Information sur les Enseignements Et les Professions (DRONISEP) placées sous leur autorité (modalités de compensation financière fixées par le décret n°2019-10 du 4 janvier 2019).
  • Conditions de réussite
La réorganisation des régions a complètement redistribué les cartes de l’enseignement supérieur et de la recherche autour des métropoles. Ces regroupements (métropoles) développent de plus en plus leur écosystème de recherche et d’innovation, avec leurs propres universités et écoles.
De fait, les métropoles contribuent à développer, stimuler, dynamiser les EPSCP présents sur leur territoire, et réciproquement.
L’attractivité, la visibilité et le développement des métropoles dépendent de cette réciprocité. De fait, il s’agira pour les EPSCP de développer et d’initier un réseau partenarial avec les administrations de leur territoire, d’identifier les bons interlocuteurs auprès des services de formation, et de ne pas hésiter à les rencontrer et les contacter régulièrement pour toute question.
  • Points de vigilance
Si certaines administrations publiques sont des appuis, d’autres sont des concurrentes
(comme les chambres consulaires et les chambres de commerce et d’industrie).
Afin de se positionner de manière plus efficiente vis-à-vis de cette concurrence, les EPSCP auraient tout intérêt à établir des partenariats avec ces différentes entités.
L’objectif serait de co-construire des dispositifs de formation et des passerelles entre certifications professionnelles, et de mutualiser à la fois les moyens pour la recherche (équipements, plateformes techniques...) et les contacts avec les entreprises.
f. Auprès des acteurs de l’emploi
  • Démarches qui pourraient être mises en oeuvre
Adapter les démarches aux acteurs de l’emploi (Pôle emploi, missions locales…) suppose que l’on connaisse les politiques territoriales et que l’on envisage la manière de s’y inscrire, notamment par le développement de l’alternance et de l’apprentissage, axe fort de la réforme.
  • Conditions de réussite
Les branches doivent identifier les EPSCP comme étant des acteurs avec lesquels il faut compter pour la formation des demandeurs d’emploi et pour l'apprentissage dans le premier et le deuxième cycle universitaire.
  • Points de vigilance
Les politiques territoriales en faveur de l’emploi ciblent prioritairement les publics qui en sont le plus éloignés. Avec le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC), l’Etat prévoit la signature de contrats avec les régions pour favoriser l’accès à la formation des publics ayant un niveau infra baccalauréat.
En conséquence, l’objectif est tout à la fois d’enregistrer aux répertoires nationaux les formations les plus en lien avec les métiers en tension dans chaque région et d’apporter des réponses personnalisées aux entreprises.
Télécharger le guide La formation continue dans les établissements de l'enseignement supérieur Co-construction de partenariats entre les EPSCP (Universités et écoles sous tutelle de l'Etat) et les acteurs socio-économiques. Plus...
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