16 novembre 2019

La politique culturelle - Les années 1970 : logique libérale et désengagement de l’État

Accueil - Vie PubliqueLes années 1970 assurent la pérennité de la structure ministérielle. Le ministère amorce un processus de déconcentration et reconfigure son administration centrale – création des directions du livre (1975) et du patrimoine (1978) – dans une conjoncture budgétaire difficile. À partir de 1974, une double ligne de force s’impose. L’introduction d’une logique libérale renforce le relatif désengagement financier de l’État. À la fin du septennat giscardien, l’État culturel demeure faible et accorde la priorité au patrimoine. La politique culturelle n’est pas une priorité gouvernementale. Le budget et l’outil administratif sont fragilisés, alors même que le président de la République – Georges Pompidou (1969-1974) plus nettement que Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) – devient un acteur de la politique culturelle.
L’édification du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou (1969-1977) sur le plateau Beaubourg à Paris traduit parfaitement ce volontarisme présidentiel, qui vise notamment à redonner à Paris son rang de capitale culturelle internationale. Malgré le passage de Michel Guy au secrétariat d’État à la culture (1974-1976), vécu comme un “printemps culturel” par les professionnels, le primat d’une logique libérale contribue à affaiblir les missions de service public du ministère. Au sein même de l’administration centrale, les regards se tournent vers le Parti socialiste qui se dote d’un programme de gouvernement accordant une notable attention aux questions culturelles. Plus...
Posté par : pcassuto à - - Permalien [#]