28 août 2019

RERS 2019 - Les boursiers sur critères sociaux à l’université

ESR enseignementsup-recherche gouv frEn 2017-2018, 491 600 boursiers sur critères sociaux étudient à l’université. Celle-ci accueille ainsi sept étudiants boursiers sur dix. Les trois-quarts d’entre eux sont inscrits en cursus licence et un quart en cursus master, le cursus doctorat ne permettant pas l’attribution d’une bourse sur critères sociaux (1).
La proportion de boursiers sur critères sociaux à l’université est de 39,5 %. Cette proportion de boursiers varie selon le niveau d’étude, elle est de 43,4 % en cursus licence contre 31,4 % en cursus master (2).
Des écarts importants existent entre filière de formation. En cursus licence, les licences Administration Économique et Sociale (AES) et de Langues se distinguent par leur part importante d’étudiants boursiers (respectivement 52,5 et 49,9 %). À l’inverse, les disciplines de santé et la licence de sciences fondamentales possèdent les parts d’étudiants boursiers les plus faibles (34,8 et 38,3 %).
En cursus master, trois formations accueillent au moins 40 % d’étudiants boursiers : les masters enseignement, et, avec des effectifs plus réduits, ceux d’AES. À l’opposé, dans les disciplines de santé (médecine, odontologie et pharmacie) et en sciences fondamentales et applications, seulement le quart des étudiants sont boursiers.
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:31 - - Permalien [#]


RERS 2019 - L’aide aux étudiants

ESR enseignementsup-recherche gouv frEn 2017-2018, 730 500 étudiants reçoivent au moins une aide financière (2). Ils représentent 39,3 % des étudiants inscrits dans une formation ouvrant droit à une bourse.
Les bourses sur critères sociaux, avec 697 000 étudiants bénéficiaires, représentent 95 % des aides financières directes. En 2017, 5 600 étudiants bénéficient d’une allocation spécifique annuelle et 45 800 ont reçu une aide ponctuelle sur l’année, dont 16 250 boursiers sur critères sociaux.
En complément de leur bourse, 6 % des étudiants reçoivent une aide au mérite, soit 41 700 étudiants. Plus de la moitié des étudiants dans les sections de techniciens supérieurs et assimilés sont boursiers (55,0 %). Cette proportion est en augmentation continue depuis 2012. Le pourcentage de boursiers en CPGE s’élève à 28,9 %. Il a fortement augmenté depuis 2005 et gagne 0,1 point cette année.
À l’université, la part des étudiants boursiers sur critères sociaux s’élève à 39,5 %, en baisse de 0,5 point par rapport à 2016 (1). La proportion de boursiers est particulièrement faible dans les écoles de commerce (13,5 %) et comprise entre 20 % et 27 % dans les autres filières de formations (formations d’ingénieurs, universités privées, etc.) (3).
Les effectifs de boursiers aux échelons 1 à 5 diminuent tandis qu’ils progressent de 4 % à l’échelon 0 et de 2 % à l’échelon 7. L’échelon 7 est l’échelon qui correspond à la bourse la plus élevée, d’une valeur de 5 551 euros annuels (4).
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:30 - - Permalien [#]

RERS 2019 - Les dépenses par élève et par étudiant

ESR enseignementsup-recherche gouv frAvec une progression de près de 1,7 % par an en prix constants depuis 1980, la dépense par élève ou étudiant atteint 8 690 euros en 2017 (1) (2).
Dans le premier degré, contrairement aux autres niveaux, la hausse se poursuit sans interruption depuis 2010, en lien avec un taux d’encadrement accru et la création du corps de professeurs des écoles. Dans le premier degré, le coût par élève de préélémentaire est supérieur à celui d’un élève d’élémentaire (3). La présence des Atsem contribue à accroître la dépense pour un élève de maternelle.
Dans le second degré, le coût par collégien est inférieur au coût par lycéen en enseignement général et technologique, lui-même inférieur à celui par lycéen en enseignement professionnel. Cela est principalement dû aux écarts de statut et de rémunération des enseignants. De plus, les lycéens en enseignement professionnel sont moins nombreux par classe que dans l’enseignement général, où les dépenses de fonctionnement et d’investissement sont aussi moins importantes.
Dans le supérieur, les différences de coûts entre les formations universitaires et les classes de type CPGE ou STS proviennent en grande partie des différents taux d’encadrement. Par rapport à l’enseignement secondaire, les enseignants en CPGE ou STS sont souvent agrégés, corps conjuguant une rémunération plus élevée et une obligation de service plus faible.
Pour tous les niveaux, plus de 80 % de la dépense par élève ou étudiant est consacrée à l’enseignement (4).
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:28 - - Permalien [#]

RERS 2019 - La dépense intérieure d’éducation

ESR enseignementsup-recherche gouv frLa dépense intérieure d’éducation (DIE) est évaluée à 154,6 milliards d’euros en 2017 (1). Elle a doublé depuis 1980, ce qui correspond à un taux de croissance annuel moyen de 1,9 %. Durant la même période, le produit intérieur brut (PIB) a crû de 1,8 % en moyenne par an. La part de la DIE dans le PIB progresse de 6,5 % en 1980 à 6,7 % en 2017 après avoir atteint 7,7 % à la fin des années 1990 (2).
Lors de la crise de 2009, cette part augmente sous l’effet d’une poursuite de la hausse de la DIE conjuguée au recul du PIB (7,1 % en 2009 et 7,0 % en 2010). Entre 2011 et 2017, elle se stabilise autour de 6,7 %. La hausse de la DIE depuis 1980 concerne tous les niveaux d’enseignement (3). Cependant, la structure de la DIE par niveau présente des évolutions notables liées aux choix budgétaires et à la démographie (4). Ainsi, la part consacrée à l’enseignement du premier degré décroît de 29,2 % en 1980 à 26,6 % en 1992. Elle augmente ensuite tendanciellement avec la hausse des naissances à partir du milieu des années 1990 et la priorité accordée au premier degré au cours des années récentes.
En 2017, elle retrouve pratiquement son niveau de 1980. À l’inverse, la part du second degré, quasiment stable autour de 43,0 % de 1980 à 1998, baisse régulièrement depuis, pour atteindre 38,8 % en 2016 et 2017.
La part consacrée à l’enseignement supérieur augmente de façon quasi continue sur la période, passant de 15,1 % de la DIE en 1980 à 20,3 % en 2017 mais, parallèlement, les effectifs d’étudiants doublent.
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:27 - - Permalien [#]

RERS 2019 - Les personnels BIATSS dans l’enseignement supérieur

ESR enseignementsup-recherche gouv frEn 2018, l’enseignement supérieur public compte 80 800 agents assurant des fonctions de personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques et sociaux et de santé (BIATSS) : 60 400 agents titulaires et 20 400 agents contractuels sur missions permanentes. La part des agents contractuels sur missions permanentes atteint 25 % de l’effectif total.
La filière professionnelle la plus représentée est celle des ingénieurs et techniciens de recherche et de formation (ITRF), qui regroupe 75,6 % de l’ensemble des personnels BIATSS. La filière administrative en regroupe quant à elle 17,2 %.
Sur l’ensemble des personnels BIATSS, 70,6 % des agents titulaires relèvent de la filière ITRF et 90,3 % des agents contractuels sur missions permanentes sont rattachés à cette dernière.
La part des agents exerçant des fonctions de catégorie C est la plus élevée au sein des filières administrative et des bibliothèques (respectivement, 52,6 % et 38,8 %). À l’inverse, dans les filières ITRF et sociale et de santé, la part la plus significative est celle des agents exerçant des fonctions de catégorie A (respectivement, 41,3 % et 73,8 %).
La majorité des agents titulaires est de catégorie C (41,1 %), tandis que la majorité des agents contractuels sur missions permanentes est rattachée à la catégorie A (54,6 %). Dans la filière ITRF, la tendance est logiquement identique (38,4 % des agents titulaires sont de catégorie C et 56,2 % des agents contractuels sur missions permanentes sont rattachés à la catégorie A).
Le personnel BIATSS, titulaire et contractuel, est principalement féminin (64 %), mais il existe une grande disparité entre les filières : la filière ITRF est féminisée à 59 %, alors que la filière administrative l’est à 83 %.
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:25 - - Permalien [#]


RERS 2019 - L’Europe face aux objectifs de Lisbonne

ESR enseignementsup-recherche gouv frLes gouvernements européens s’orientent vers une société de la connaissance depuis le sommet de Lisbonne de 2000, actualisé par la stratégie « Éducation et formation 2020 ».
Les orientations sont précisées par des objectifs concrets, chiffrés pour l’ensemble de l’Union européenne (UE). L’objectif de 40 % de 30-34 ans diplômés de l’enseignement supérieur, dans l’UE, en 2020, est atteint en 2018 (40,7 %) (1). Le taux français est de 46,2 % (2).
Le taux d’emploi peu après un diplôme secondaire ou supérieur, ou indicateur d’employabilité, ciblé à 82 % à l’horizon 2020, vaut 81,6 % en 2018 dans l’UE. L’accès à la formation tout au long de la vie, ciblée à 15 % sur 4 semaines en 2020, atteint 11,1 % des 25-64 ans en 2018 et 18,6 % en France. Les sorties précoces, sans diplôme de second cycle secondaire, sont le fait, en 2018, de 10,6 % des jeunes de 18-24 ans dans l’UE et 8,9 % en France. L’objectif est moins de 10 % en 2020 dans l’UE.
Les proportions de jeunes de 15 ans aux faibles compétences de base (lecture, cultures mathématique et scientifique) sont supérieures, en 2015, dans l’UE comme en France, aux 15 % espérés en 2020. Enfin l’objectif de 95 % d’enfants en programme d’éducation de la petite enfance en 2020 a été atteint l’année scolaire 2015-16. Le taux est de 100 % en France.
En moyenne de l’UE, la part des diplômés du supérieur augmente et le taux de sorties précoces diminue. Dans les deux cas, l’écart relatif entre les performances des états-membres recule.
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:17 - - Permalien [#]

RERS 2019 - Les enseignants du supérieur par discipline

ESR enseignementsup-recherche gouv frEn 2017-2018, 90 800 personnes enseignent dans les établissements publics d’enseignement supérieur en France métropolitaine et en outre-mer, principalement en université, instituts nationaux polytechniques et universités de technologie (92 %) (2).
L’effectif total des enseignants du supérieur a augmenté de 15 % au cours des vingt dernières années, variant de 78 900 à 90 800. Les taux de croissance les plus élevés ont, pour cette période, concerné les effectifs des enseignants non permanents (+ 22 %), suivi des maîtres de conférences (+ 17 %) et des professeurs des universités (+ 13 %) (1).
Les personnels enseignants de l’enseignement supérieur se répartissent en trois grandes catégories : 55 700 enseignants-chercheurs (EC) titulaires – et stagiaires – (soit 61 %) constitués des maîtres de conférences (MCF) et des professeurs des universités (PR) ; 12 900 enseignants du second degré affectés dans l’enseignement supérieur (soit 14 %) ; et 22 200 enseignants non permanents (soit 24 %) constitués des doctorants contractuels effectuant un service d’enseignement et des attachés temporaires d’enseignement et de recherche (2). Les enseignants en sciences forment le groupe disciplinaire le plus important (38 %), suivis par ceux de lettres (30 %), de droit et de santé (respectivement 14 % chacun).
En lettres, les EC représentent 53 % de l’effectif (61 % dans l’ensemble) et les enseignants du 2nd degré sont davantage représentés. En sciences, les EC constituent 72 % du personnel alors que les enseignants non permanents ne représentent que 17 % (24 % sur l’ensemble). Dans les disciplines de santé, la part des PR est très importante, 38 % contre 23 % de MCF (22 % de PR et 39 % de MCF sur l’ensemble).
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:17 - - Permalien [#]

RERS 2019 - Les diplômes à l’issue de la formation continue dans l’enseignement supérieur

ESR enseignementsup-recherche gouv frEn 2017, l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur publics dépendant du ministère en charge de l’enseignement supérieur a délivré, au titre de la formation continue, un total de 106 900 diplômes (1) (2), à raison de 70 000 diplômes nationaux et de 36 900 diplômes d’établissement.
Depuis 2015, les diplômes nationaux délivrés en formation continue sont les plus dynamiques (+ 9 % entre 2016 et 2017). En 2017, plus de 80 % de ces diplômes sont de niveaux I et II (respectivement 35 % et 48 %), 10 % de niveau III et 8 % de niveau IV (3). La licence professionnelle et le master dominent, représentant respectivement 30 % et 27 % de l’ensemble. Les universités, les universités de technologie (UT) et les instituts nationaux polytechniques (INP) ont délivré 85 % des diplômes nationaux en 2017.
Par rapport à 2016, la hausse est de 7 %, répartie sur chacun des quatre niveaux. L’augmentation relative la plus importante concerne le niveau III, portée par les diplômes universitaires de technologie (DUT) (+ 55 %) avec 1 600 diplômes supplémentaires. Les IUT ont délivré 15 700 diplômes nationaux, dont un peu plus de la moitié des licences professionnelles en formation continue (10 600) (4).
Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) a délivré 8 700 diplômes nationaux en 2017 (soit + 19 % par rapport à 2016). Les écoles d’ingénieurs et les autres établissements sous la tutelle du ministère en charge de l’enseignement supérieur ont délivré, quant à eux, 1 600 diplômes nationaux (soit + 35 % par rapport à 2016).
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:16 - - Permalien [#]

RERS 2019 - La validation des acquis de l’expérience : diplômes technologiques et professionnels

ESR enseignementsup-recherche gouv frEn 2018, une augmentation de 8 % du nombre des diplômes délivrés par la validation des acquis de l’expérience (VAE) compense le recul observé ces quatre dernières années : les jurys ont accordé 13 650 validations totales de diplôme sur 19 420 dossiers examinés (+ 7 %) (1) (2). Le nombre des entrées dans le dispositif progresse aussi (+ 2 %) avec 29 790 nouvelles recevabilités accordées.
Le poids du niveau V se renforce en aval du parcours : un quart des candidatures (+ 3 points par rapport à 2017) et trois diplômes délivrés sur dix (+ 5 points) pour 20 % des nouvelles recevabilités (3). Celui des diplômes du supérieur diminue de 52 % à 44 % entre la recevabilité et la validation du diplôme. Un tiers des candidatures visent un BTS, 24 % un CAP et 17 % un baccalauréat professionnel (4).
La hausse d’activité des jurys concerne surtout le CAP (+ 27 % de dossiers examinés). Les diplômes visés relèvent majoritairement du domaine des services aux personnes, à l’instar du CAP Petite enfance et le diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES) qui sont toujours les deux diplômes les plus demandés par la VAE : respectivement 19 % (+ 4 points) et 12 % de l’ensemble des candidatures examinées (20 et 10 % des diplômes délivrés).
Le public des candidats à la VAE est composé aux deux tiers de femmes (+ 3 points en 2018) et aux trois quarts de personnes en emploi (5).
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:15 - - Permalien [#]

RERS 2019 - L’insertion professionnelle des docteurs diplômés en 2014

ESR enseignementsup-recherche gouv frUn an après l’obtention de leur thèse en 2014, 85 % des docteurs sont en emploi et 91 % le sont trois ans après (1) (2). La moitié des docteurs exerce leur métier dans le secteur public académique et 19 % dans le public hors secteur académique. Le salaire mensuel net médian d’un docteur s’élève à 2 125 euros après un an de vie active en emploi et 2 375 euros après trois ans (3).
Les femmes représentent 44 % des docteurs diplômés en 2014 et ont généralement de moins bonnes conditions d’emploi que les hommes. Les étrangers, eux, représentent 42 % des diplômés d’un doctorat en 2014 et leur taux d’emploi à trois ans est équivalent à celui des Français (environ 90 %). À un an comme à trois ans, neuf docteurs sur dix occupent un emploi de niveau cadre. En revanche, le taux d’emploi stable ne s’élève qu’à 52 % un an après l’obtention de leur diplôme, et à 66 % trois ans après.
Le contraste est marqué selon le secteur d’emploi. Alors qu’un docteur sur deux occupant un emploi dans le secteur académique a signé un contrat à durée indéterminée, cette proportion s’élève à 90 % pour les docteurs employés dans les entreprises. Le contraste est également marqué selon les disciplines.
Tandis que les conditions d’emploi sont très bonnes pour les docteurs en sciences et leurs interactions et en sciences juridiques et politiques, les docteurs en sciences du vivant peinent à trouver un emploi stable et les docteurs en sciences humaines et humanités ont plus de difficultés à trouver un emploi de niveau cadre.
Consulter la brochure R.E.R.S. 2019. Plus...
Repères et références statistiques 2019

Posté par pcassuto à 11:14 - - Permalien [#]