22 mars 2019

Université d'Orléans

hceres.fr3 - La formation tout au long de la vie : un enjeu prioritaire
La formation des apprentis passe par le Centre de formation des apprentis (CFA) des universités de la région Centre-Val-de-Loire (Tours et Orléans). L’université totalisait, au moment de l’évaluation, 900 apprentis qui dépendaient de 5 CFA de branche et 50 contrats professionnels par an. Il existe un référent formation continue enseignant dans chaque composante capable de renseigner les stagiaires. Lors des entretiens il est cependant apparu au comité que ces référents jouaient des rôles très hétérogènes en fonction de leur niveau de connaissance des dossiers et de leur investissement. Le besoin apparaît donc de revoir et renforcer leur rôle, afin de leur donner plus de visibilité et une meilleure connaissance de la formation des apprentis.
Les CFA délèguent des moyens à l’université pour la partie administrative. 75% de l’activité de la formation continue s’inscrit dans l’offre de formation initiale (RAE, page 23). Un cadrage est en cours afin d’assurer la qualité de l’accompagnement dans toutes les formations car, pour le moment, cette qualité dépend de l’implication des collègues et des équipes pédagogiques.
Après avoir effectué un état des lieux approfondi de la formation continue et de l’alternance (apprentissage et contrats professionnels), la direction du service de formation continue (SeFCo) envisage de fondre les deux portails existants (formation continue et alternance-apprentissage) en un portail unique. Cela devrait permettre d’augmenter la visibilité de l’offre. Pour que le service FTLV puisse pleinement se développer, le comité recommande que soit donc lancée rapidement, sous la coordination d’une vice-présidence « partenariats », une prospection audacieuse auprès des entreprises, des branches professionnelles et des collectivités territoriales, tout en mobilisant le corps enseignant pour valoriser l’offre de formation à l’extérieur.
Il n’existe pas de Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) à distance pour le moment mais une formule en présentiel au sein des antennes. Une série de modules de complément à distance pour les publics empêchés gagnerait à être mise en place.
Pour les salariés, l’université propose des dispositifs spécifiques sur mesure à la demande des entreprises. Un travail est mené actuellement pour identifier d’autres possibilités à travers les liens tissés par les unités de recherche. Les formations courtes représentent 10% de l’activité du SeFCo (une centaine par an) et l’objectif est bien d’augmenter leur nombre car de vraies ouvertures existent (en informatique notamment). Le comité recommande que le recours à la formation à distance soit davantage étudié dans tous les domaines de la FTLV. Des dispositifs spécifiques pour les langues et le français sont également en place. À titre d’exemple, le français pour compétences professionnelles est une formation destinée aux étrangers ayant un diplôme de niveau élevé mais un niveau de français insuffisant. Le dispositif inclut un accompagnement au retour à l’emploi en lien avec Pôle emploi.
Un chargé de gestion financière travaille avec les partenaires et les enseignants. Les heures d’enseignement délivrées en FTLV peuvent être comptées dans le service statutaire ou effectuées en heures complémentaires, selon le potentiel de la discipline et la charge d’enseignement en formation initiale. Pour certaines formations et compétences précises, le SeFCo doit faire appel à des prestataires externes ou chargés de cours. Les recettes de formation continue sont réparties à 65% pour la composante et 35% pour le SeFCo. L’utilisation de ces recettes est laissée au libre arbitre des composantes et se fait sans réel bilan a posteriori. Le comité n’a en effet pas réussi à savoir si les recettes sont utilisées par la composante de façon générale ou pour la FTLV spécifiquement.
4 - VAE et bilans de compétences : des activités à amplifier
L’université propose des VAE depuis une dizaine d’années et en finalise 15 à 20 par an. Suite à une communication qui a gagné récemment en efficacité, une augmentation de la demande est observée. Le service dispose également d’une personne en charge des bilans de compétences (20 à 30 par an) et du conseil en mobilité. Au regard de la taille de l’université et de celle du territoire sur lequel elle opère, ces deux activités pourraient largement se développer en trouvant un public intéressé. Le lien vers la FTLV proposée par l’université s’en trouverait dynamisé.
En résumé, l’UO est en train de se donner les moyens de piloter son offre de formation. Un suivi centralisé fiable de toutes les formations proposées reste néanmoins encore à mettre en place. La production et le suivi d’indicateurs pourrait être de nature à favoriser la lutte contre l’échec dont le taux est significatif. Le comité estime que ces actions devraient permettre de gommer certaines disparités et conduirait à faire évoluer les pratiques notamment celle de l’évaluation des enseignements et permettrait des économies d’échelle.
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Posté par : pcassuto à - - Permalien [#]