21 mars 2019

Université du Havre

hceres.fr2 - Une offre de formation insuffisamment rationalisée
a) La persistance de formations fragiles
Malgré la restructuration d’une partie de l’offre de formation afin de maîtriser le volume de la charge d’enseignement (fermeture de quelques masters à très faible effectif, mutualisation de formations et d’enseignements de licence dans le cadre des deux portails de L1 en ST et surtout en LSH qui a consenti un gros effort de rapprochement de ses licences), persistent des formations de licence et master à petits effectifs, avec parfois un fort pourcentage d’étudiants étrangers, des taux de réussite assez bas et une faible sélectivité. Ainsi en ST, les parcours de L3 sont trop nombreux (5 dans la mention physique - sciences de l’ingénieur pour 170 étudiants) et certains masters ont du mal à trouver leur public (outre électronique et ondes qui n’a pu ouvrir, sciences des environnements continentaux et côtiers) de même qu’en lettres et langues (notamment le master études anglophones - recherche). Malgré la forte mutualisation en licence, il y a encore, à l’UFR LSH, un nombre important d’UE à faibles effectifs. Certaines LP ont également un effectif réduit et en baisse (animation technique des bassins versants, concepteur en installations industrielles, systèmes à énergies renouvelables et alternatives). On peut notamment regretter les faibles flux vers ces licences des L2 généralistes ; il faudrait sans doute mieux formaliser les parcours permettant d’y accéder.
Le comité recommande également de simplifier l’offre de formation, notamment généraliste, afin d’assurer sa soutenabilité et de dégager des moyens pour des actions prioritaires (telles que l’aide à la réussite et le soutien aux pédagogies actives).
b) Une coordination régionale naissante
Malgré la volonté affichée de renforcer les partenariats avec les autres universités dans le cadre du Pres, puis de la Comue Normandie Université, la coordination de l’offre de formation au niveau régional est embryonnaire.
Dix-huit spécialités de master sont cohabilitées, mais les cohabilitations semblent, pour une part d’entre elles, avoir un caractère relativement formel21, à l’exception notamment du master physique, mécanique, sciences de l’ingénieur, organisé sur plusieurs sites et souvent cité en exemple, et plus largement des partenariats avec l’Insa Rouen. Il en résulte un manque de lisibilité de l’offre de formation au niveau régional. Une réflexion est lancée dans le cadre de la Comue, afin de mieux coordonner les masters et de renforcer leur attractivité, la dimension régionale de nombreux laboratoires favorisant celle-ci. Le vice-président de la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) à l’université du Havre a été chargé de cette coordination au sein de la Comue, avec la volonté de la faire avancer. Le principe, dans le cadre du prochain contrat, est celui de la co-accréditation des mentions de master, auquel s’est rallié l’UFR AI du Havre, les M1 comportant un tronc commun en termes de compétences permettant d’accéder aux différents parcours de M2 proposés par les établissements. Mais ce principe rencontre des résistances, notamment en ST.
La coordination permettrait également à l’ULH de se recentrer sur ses points forts, notamment pour renforcer son identité dans le cadre de la Comue et l’attractivité de ses formations.
Télécharger Université du Havre. Plus...

Posté par : pcassuto à - - Permalien [#]