10 février 2018

Les chiffres clés de l’apprentissage

Résultats -
• 70 % des apprentis trouvent un emploi 7 mois après leur apprentissage
• En France, seulement 7 % des jeunes sont en apprentissage contre 15 % dans les pays où le taux de chômage des jeunes est bas
• 1 jeune sur 2 travaille dans l’entreprise où il a fait son apprentissage
Effectifs d’apprentis -
Au 31 décembre 2016, le nombre d’apprentis est de 412 437 en stock (+1,8 % par rapport à 2015) et 236 697 en flux de nouveaux entrants en apprentissage (+2,5 % par rapport à 2015). Ces chiffres sont en augmentation (405 882 en stock et 230 878 en flux en 2014 et 405 205 en stock et 230 878 en flux en 2015) sans atteindre le niveau de 2013 (424 348 en stock et 226 675 en flux)*. Le nombre de contrats d’apprentissage était dans le secteur privé de 392 069 au 31/12/2016 et de 275 528 en flux de nouveaux contrats signés**.
Répartition des apprentis selon la taille des entreprises -
Sur les 392 069 contrats d’apprentissage du secteur privé au 31/12/2016, 214 579 (près de 55 %) étaient dans des entreprises de moins de 11 salariés. Seulement 20 % effectuaient leur apprentissage dans une entreprise de plus de 250 salariés. Mêmes proportions pour les nouveaux contrats : en 2016 57 % ont été signés dans des TPE.
Répartition des apprentis selon le secteur d’activité -
En 2016, 22,4 % des nouveaux contrats d’apprentissage étaient signés dans le secteur industriel, 15,7 % dans la construction, 11,2 % dans l’hébergement et la restauration et 5,4 % dans la coiffure et les soins de beauté. Les 10 branches suivantes : BTP, Métallurgie, Coiffure, Bureaux d’études techniques, Tourisme, Ameublement, Animation représentent les employeurs d’environ la moitié des apprentis. En 2016, le secteur boulangerie-pâtisserie regroupait 7 % des apprentis (soit 25 800) et la coiffure 5 % (soit environ 18 000 apprentis).
Répartition des apprentis par niveau -
En 2016, 39 % des apprentis préparaient un diplôme de niveau V, 24 % de niveau IV et 37 % de niveaux I à III. L’apprentissage se développe plutôt sur l’enseignement supérieur. En 2013, 41 % des apprentis préparaient un diplôme de niveau V, 26 % de niveau IV et 33 % de niveaux I à III.
Rémunération de l’apprenti -
En 2014 le salaire moyen mensuel annualisé d’un apprenti embauché dans le secteur privé était de 869 € par mois, en hausse de 2,1 % par rapport à 2013. Il était le plus élevé dans l’industrie (914 €) et le plus faible dans l’agriculture (691 €) avec un maximum atteint dans le secteur des activités financières et immobilières (1277 €). De nombreuses branches ont négocié un dispositif de rémunération des apprentis plus favorable que le dispositif légal (dont les 10 branches représentant les employeurs de la moitié des apprentis BTP, Métallurgie, Coiffure, Bureaux d’études techniques, Tourisme, Ameublement, Animation).
Les CFA en France -
995 CFA en France, répartis sur 3 057 sites de formation. Ils proposent 2 732 formations différentes, soit 14,5 formations en moyenne par CFA. 16 % des CFA proposent uniquement des formations du supérieur, 25 % uniquement des formations du secondaire et 59 % à la fois des formations du secondaire et du supérieur.
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Financement : un système plus simple, plus transparent, plus incitatif

Une seule cotisation alternance, au lieu de deux aujourd’hui (taxe d’apprentissage et part professionnalisation de la cotisation 1 % formation).
100 % de la cotisation alternance utile à l’alternance. Aujourd’hui le système conduit au contraire à subventionner des places vides, et la totalité du quota de la taxe d’apprentissage n’est pas dépensée pour l’apprentissage. L’ancien barème est transformé en cotisation favorisant les liens entre les entreprises et le monde de l’enseignement secondaire et supérieur, et régie selon les mêmes règles qu’aujourd’hui.
Un système simple, transparent et très incitatif au développement de l’alternance : un contrat = un financement. Tout contrat en alternance est financé : chaque jeune et chaque entreprise qui signent un contrat en alternance ont la garantie de bénéficier d’un financement. Les CFA sont financés au contrat : financement du CFA = nombre de contrats × financement par contrat. Les CFA sont ainsi fortement incités à développer un meilleur accompagnement pour les jeunes et à proposer de meilleurs services aux entreprises pour se développer et accueillir davantage de jeunes.
Les branches déterminent le coût contrat de chaque diplôme ou titre professionnel (CAP cuisine, Bac pro commerce…) en fonction des priorités de recrutement des entreprises et de la GPEC de branche. Ce financement est le même sur l’ensemble du territoire, quels que soient la structure ou l’organisme formateur, pour assurer l’équité entre les CFA. Un système de péréquation interprofessionnelle garantit que toutes les entreprises qui accueillent un apprenti voient leur contrat financé. Ce système de péréquation est mécanique et garanti par la loi, notamment pour assurer le financement de l’apprentissage dans l’artisanat.
Les Régions disposent, pour tenir compte des spécificités de l’aménagement du territoire et pour améliorer la qualité et l’innovation pédagogique, d’une capacité de subvention complémentaire au financement au contrat (dotation de 250 millions d’euros par an).
Les Régions disposent également d’une dotation dynamique de 180 millions d’euros par an pour investir dans la création de nouveaux CFA ou procéder à des rénovations importantes. Elles favorisent, en lien avec les branches, l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur, la création de campus des métiers qui facilitent les passerelles entre les différentes formations (CFA, lycée professionnel, université, formation continue).
Les Régions organisent le développement des formations en alternance à travers un schéma régional des formations en alternance. Fondé sur une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences régionale et sectorielle, le schéma régional des formations en alternance, rassemblant les conventions d’objectifs et de moyens signés avec les branches professionnelles, donne une perspective pluriannuelle au développement de l’alternance, et notamment des investissements, en fonction des perspectives économiques des territoires et du projet économique régional. Il ne fait pas obstacle au principe de libre création et développement des CFA inscrit dans la loi.
Les Régions favorisent le recrutement de jeunes en apprentissage dans les TPE et PME, pour les niveaux bac et pré-bac, en distribuant l’aide unique à l’embauche d’apprentis financée par l’État.
Le Gouvernement sera particulièrement attentif à la période de transition entre l’ancien et le nouveau système, notamment en ce qui concerne le financement des contrats et les aides versées aux entreprises.
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20 mesures concrètes pour transformer l’apprentissage en France

Un nouveau statut de l’apprenti, très attractif pour les jeunes
1/ Tous les jeunes de 16 à 20 ans en apprentissage verront leur rémunération augmenter de 30 € nets par mois
2/ Tous les jeunes d’au moins 18 ans en apprentissage percevront une aide de 500 € pour passer leur permis de conduire
3/ Tous les apprentis dont le contrat de travail est interrompu en cours d’année ne perdront plus leur année
4/ Tous les jeunes qui souhaitent s’orienter vers l’apprentissage, mais ne disposent pas des connaissances et des compétences requises, auront accès à des prépa-apprentissage
5/ Tous les jeunes et leurs familles bénéficieront d’une information transparente sur la qualité des formations en apprentissage qu’ils peuvent choisir
6/ Tous les jeunes bénéficieront de plusieurs journées annuelles d’information sur les métiers et les filières en classe de 4ème, 3ème, 2nde et 1ère
7/ L’apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui
8/ Tout contrat en alternance sera financé
9/ Les campus des métiers seront favorisés et développés
10/ 15 000 jeunes en apprentissage par an pourront bénéficier du programme Erasmus de l’apprentissage pour effectuer plusieurs mois de formation dans un autre pays d’Europe
Tous les freins levés pour permettre aux entreprises de s’engager dans l’apprentissage
11/ Les partenaires sociaux co-écriront les diplômes professionnels avec l’État
12/ Les aides à l’embauche seront unifiées et ciblées sur les TPE et PME et les niveaux bac et prébac
13/ Le passage obligatoire et préalable devant les prud’hommes pour rompre le contrat d’apprentissage après 45 jours sera supprimé
14/ La réglementation des conditions de travail sera revue afin de faciliter l’intégration des jeunes apprentis dans l’entreprise
15/ La procédure d’enregistrement du contrat d’apprentissage sera réformée
16/ La durée du contrat d’apprentissage pourra rapidement et facilement être modulée pour tenir compte du niveau de qualification déjà atteint par le jeune
17/ L’embauche d’apprentis pourra se faire tout au long de l’année, et sera beaucoup moins contrainte par le rythme scolaire
18/ La certification des maîtres d’apprentissage, par voie de formation ou de reconnaissance des acquis de l’expérience, sera encouragée
19/ Les CFA pourront développer rapidement et sans limite administrative les formations correspondant aux besoins en compétences des entreprises
20/ La qualité des formations dispensées par les CFA sera renforcée par un système de certification
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Les 10 raisons pour lesquelles il faut transformer l’apprentissage

1
1,3 million de jeunes dans notre pays ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études.
2
7 apprentis sur 10 trouvent un emploi dans les 7 mois qui suivent leur formation, 30 à 40 % créent leur propre entreprise.
3
En France, seulement 7 % des jeunes français sont en apprentissage contre 15 % dans les pays européens où le taux de chômage est bas.
4
Tous les jeunes et les familles n’ont pas le même accès à l’information sur les débouchés de l’apprentissage pour pouvoir faire un choix éclairé.
5
Aujourd’hui, il faut plusieurs années avant qu’un diplôme ne soit adapté à la réalité du marché de l’emploi.
6
Aujourd’hui la durée des contrats d’apprentissage est rigide pour les jeunes, les entreprises et les CFA.
7
Les CFA ne peuvent pas librement se développer pour répondre aux besoins en compétences des entreprises.
8
Par sa complexité, le système de l’apprentissage décourage apprenti, CFA et entreprise.
9
Les jeunes sont peu nombreux à oser passer d’une filière générale à l’apprentissage et vice versa, il y a très peu de passerelles.
10
Chaque année, ils ne sont que 6 800 apprentis à partir en Erasmus en Europe contre 43 000 pour les autres étudiants !
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