Par Patricia Pol. Pour un espace européen de l’enseignement supérieur ouvert à une solidarité académique et scientifique entre toutes les régions du monde.
En 1998, la Déclaration de la Sorbonne appelle à une Europe du savoir et pas seulement de l’euro et des banques2. Un an plus tard, à Bologne (Italie), ce sont 29 pays qui s’engagent dans un processus original d’harmonisation européenne des politiques publiques de l’enseignement supérieur. L’originalité de ce processus intergouvernemental, dit Processus de Bologne, tient en particulier à sa capacité à réunir autour d’une même table de négociations d’une part, tous les pays européens de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural (48 pays depuis la conférence de Erevan en 2015) et, d’autre part, tous les acteurs de l’enseignement supérieur, représentant les ministères et la Commission européenne mais aussi les universités et les établissements d’enseignement supérieur, les étudiants, les agences de qualité, les employés du supérieur et les employeurs3, le Conseil de l’Europe et l’UNESCO. En mai 2018, la France accueillera la 10e Conférence ministérielle à Paris, consacrant ainsi 20 ans d’évolution d’une construction européenne dynamique et préparant un nouveau cycle de négociations pour penser l’après 2020.
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