29 mars 2017

Rapport SHS - B. Le modèle français classique

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

B. Le modèle français classique
Ainsi, les SHS françaises résistent ici et là au modèle international dominant, tout comme elles témoignent de peu d’intérêt pour les appels d’offres européens, ce qui n’est pas exactement la même chose. Les chercheurs et les responsables institutionnels français ont alors bien des arguments et des critiques à faire valoir.
Ils considèrent que ce modèle ne permet pas l’originalité, la fécondité de la recherche – ce qui est injuste, on vient de le voir, si l’on considère les appels d’offres de l’ERC qui fonctionnent exclusivement selon un principe bottom up : c’est le chercheur qui définit ce qui l’intéresse, il n’y a aucune orientation exigée, suggérée ou encouragée. Ils voient dans ce modèle international le triomphe du néo-libéralisme, le poids de l’argent tout puissant – il est vrai que culturellement, la recherche française financée par la puissance publique semble échapper à cette critique, qui, là aussi, ne devrait pas valoir pour les programmes européens, qui sont financés avec l’argent des contribuables. Ils s’inquiètent de voir se renforcer les pensées dominantes, mainstream, au plus loin de la pensée critique, plus ou moins décalée.

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Rapport SHS - A. Le modèle international hégémonique et la spécificité de l’Europe

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

A. Le modèle international hégémonique et la spécificité de l’Europe
Dans le monde entier et sous l’impulsion de logiques propres avant tout aux universités du monde anglo-saxon, et à celles qui s’en inspirent, en Chine, en Corée du Sud ou au Japon par exemple, comme dans d’anciens pays du bloc soviétique, on assiste en effet au développement d’un modèle qui conjugue un type de management méritant d’être qualifié de hautement concurrentiel et néo-libéral, un mode de recrutement qui opère à grande échelle, le marché universitaire étant mondial, ou en tout cas sans la moindre difficulté inscrit dans le cadre de l’Amérique du Nord et du Commonwealth, et une conception de la science et du travail scientifique qui détermine les standards et les normes pour la recherche, y compris s’il s’agit des SHS.

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Rapport SHS - IV. Deux modèles… plus un

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

IV. Deux modèles… plus un
Les sciences humaines et sociales se sont construites au xixe et au xxe siècles, pour l’essentiel, dans quelques pays occidentaux, dont la France, au point que l’historien allemand Wolf Lepenies a pu parler, pour l’invention de la sociologie, de « trois cultures », allemande, anglaise et française. Et aujourd’hui, alors qu’elles se sont globalisées, étendues et ancrées sur toute la planète, les SHS donnent l’image de se couler dans le moule d’un modèle principal, international, tandis qu’en France, un ancien modèle tente de résister de façon à bien des égards réactive bien plus que tournée vers l’avenir.

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Rapport SHS - B. Les carences du système universitaire

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

B. Les carences du système universitaire
Quand il s’agit des SHS, le système universitaire français apparaît dans certaines disciplines et dans nombre d’institutions – mais pas dans toutes, on l’a vu – comme bien loin d’être inscrit pleinement dans des logiques de compétition internationale.
Il fonctionne alors sans prendre en considération le caractère international que pourraient revêtir les carrières et les trajectoires des chercheurs, et souvent même en donnant l’image d’une indifférence, voire d’un rejet par rapport à ce que peut apporter une expérience de recherche à l’étranger – exactement le contraire de ce que valorisent les universités anglaises ou néerlandaises, où il existe des listes de critères à examiner pour tout recrutement, parmi lesquels, systématiquement, figure l’expérience internationale.
Notre système universitaire est mal outillé, généralement, pour soutenir la présence française à l’international : les crédits pour des missions ou pour permettre la participation d’enseignants-chercheurs ou de doctorants à des congrès et à des conférences à l’étranger sont insuffisants, et les moyens humains (personnels d’appui à la recherche notamment) qu’il faudrait mettre éventuellement à la disposition des chercheurs ayant obtenu une ERC font défaut.

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Rapport SHS - A. La langue

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

A. La langue
Notre langue était dans le passé hégémonique dans la vie scientifique internationale – ce dont témoigne Immanuel Wallerstein évoquant l’évolution de l’Association internationale de sociologie depuis son troisième congrès, en 1959, jusqu’à 2014 : « Au départ, les langues officielles de l’AIS étaient l’anglais et le français. En 1959, le français était largement utilisé. Rares étaient les traductions, la plupart des participants pouvaient comprendre, sinon parler les deux langues. Il me semble que l’on parlait plus français en 1959, à 300 personnes, que dans le congrès beaucoup plus large de 2014 (quelque 5 000 participants). [Aujourd’hui] quand un orateur parle français dans une session d’importance, de nombreux anglophones la quittent, tout simplement 1. » De même, les concours comme celui de l’ERC se passent nécessairement en anglais, à l’écrit comme à l’oral, même si, en théorie, il est possible d’exiger de pouvoir s’y présenter en français. Ce qui pénalise lourdement les éventuels candidats français, et détourne beaucoup d’entre eux de tout projet d’y participer.

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Rapport SHS - III. Un problème français ?

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

III. Un problème français ?
À quoi tient ce bilan qui, dans l’ensemble, fait apparaître de réelles carences ? Une analyse très générale peut insister sur l’évolution depuis les années 1970 de la vie intellectuelle, qu’il s’agisse de ses débats, des objets, ou des paradigmes et des modes d’approche.
Le monde n’est plus structuré par un conflit – la guerre froide – pas plus que ne l’est la société française – autrefois marquée par l’opposition centrale du mouvement ouvrier et des maîtres du travail. Les grandes catégories qui faisaient de la France un véritable phare et qui mobilisaient fortement l’univers des sciences humaines et sociales ont bougé, ou changé – la révolution, la décolonisation, le communisme, le marxisme, le tiers-monde, la dépendance, etc. –, et les SHS sont entrées dans une ère nouvelle. Elles se sont globalisées.

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Rapport SHS - B. Publish or perish

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B. Publish or perish
La part des publications en anglais des chercheurs CNRS pour 2013, 2014 et 2015 est pour chacune de ces années légèrement supérieure à 40 %. La proportion des articles publiés en 2015 par des chercheurs CNRS dans les grandes revues du domaine oscille entre 50 et 80 % selon les disciplines, elle est en moyenne de 62 %, et la proportion de ces articles co-signés avec au moins un chercheur étranger, très variable selon les disciplines (de 2,4 % en religion et théologie, à 75 % en anthropologie biologique), est en moyenne de 22,5 %.

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Rapport SHS - A. Congrès, forums et instances internationales

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

A. Congrès, forums et instances internationales
À ce stade de nos observations, il faut dire que notre constat ne signifie pas nécessairement une faible mobilité générale des chercheurs français, une participation limitée à la vie scientifique internationale, ou une attractivité en chute de notre pays pour les chercheurs étrangers : il indique surtout que la France, pour une partie des SHS, et pour certaines institutions plus que d’autres, ne participe pas des logiques d’internationalisation dominantes, celles que l’on qualifie parfois d’anglo-saxonnes, et où beaucoup voient une forme d’hégémonie intellectuelle nord-américaine, qu’il s’agisse des programmes européens, qui sont pourtant une spécificité du vieux continent, ou de diverses activités scientifiques internationales.

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Rapport SHS - II. Les autres modalités d’internationalisation des SHS françaises

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

II. Les autres modalités d’internationalisation des SHS françaises
La participation des SHS françaises à la vie internationale de leurs disciplines ne se limite pas aux réponses aux appels d’offres européens. Elle revêt bien d’autres formes.

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Rapport SHS - C. Les actions Marie Skłodowska-Curie

Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.

C. Les actions Marie Skłodowska-Curie
Entre 2007 et 2014, la France, toutes disciplines confondues, a bénéficié, pour des bourses Marie-Curie essentiellement « entrantes » (mobilité vers notre pays) de 453 millions d’euros (pour quelque 65 millions d’habitants) alors que le Royaume-Uni, avec un nombre d’habitants comparable (63 millions d’habitants en 2013) obtenait plus du double, et que les Pays-Bas, avec 320 millions (pour quelque 16 millions d’habitants), le Danemark (154 millions pour une population de 5 millions d’habitants) ou la Belgique (185 millions pour 11 millions d’habitants) recevaient beaucoup plus proportionnellement, si on considère leur poids démographique.

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