L’internationalisation de l’enseignement supérieur impose depuis plusieurs dizaines d’années divers axes de développement de l’attractivité de l’offre éducative française, où la projection des établissements à l’étranger prend toute sa part.
La mise en place de ces mobilités de campus relève d’initiatives particulières dans un contexte d’autonomie des établissements :

  • promouvoir l’établissement à l’étranger ;
  • offrir aux étudiants une expérience à l’étranger en conservant la même qualité d’enseignement ;
  • répondre aux besoins des entreprises françaises délocalisées. Les étudiants locaux ayant reçu une « formation à la française » sont plus attractifs : qualité d’enseignement, pas de frais d’expatriation, pas de problème d’adaptation du personnel expatrié, etc. ;
  • répondre aux besoins de formation du pays d’accueil tout en évitant la fuite des cerveaux ;
  • développer l’attractivité du pays (exemple : Maroc) tout en diffusant le savoir-faire français.

Principaux pays exportateurs et importateurs de campus délocalisés (2014)
D’après Global Higher Education, en 2014, la France figure en 4e position des principaux pays exportateurs de campus internationaux (12) derrière les États-Unis (77), le Royaume-Uni (30) et l’Australie (17).
Quant aux principaux pays importateurs de campus internationaux, la Chine dont Hong Kong (30) arrive en première position suivie de Dubaï (24) et Singapour (14). La France est 7e (6).