La Conférence des Présidents d’Université (CPU) vient de prendre connaissance des documents transmis aux membres du CNESER, relatifs à la répartition des moyens aux établissements d’enseignement supérieur en 2015.
Il est totalement anormal que les universités et écoles n’aient connaissance que fin avril 2015 des moyens que leur attribuera l’Etat pour remplir leurs missions de service public, d’enseignement et de recherche. Près d’un tiers de l’année 2015 est passé et les conseils des établissements vont à peine pouvoir engager des actions nouvelles, alors que le nombre d’étudiants inscrits ne cesse d’augmenter et que les défis posés par la situation économique, morale et politique du pays interrogent plus que jamais les universités sur leur capacité de formation, de recherche et d’innovation.
Comme cela était craint, et dénoncé par la CPU à de nombreuses reprises, l’Etat a fait le choix, pour financer les mesures dont il est lui-même à l’origine, de prélever au nom d’une prétendue solidarité 100 millions d’euros sur les fonds de roulement d’une quarantaine d’établissements, dont 11 universités. Il s’agit d’une politique de gribouille, qui frappe les présidents et directeurs au prétexte qu’ils ont conduit des politiques trop précautionneuses. Voir la suite...