L’étude sur la prime d'encadrement doctoral et de recherche a été réalisée par Jérôme TOURBEAUX, ingénieur de recherche au département DGRH A1-1.
Prime d'encadrement doctoral et de recherche 2014 : Les points saillants

Les principaux éléments à retenir de l’étude sur la Prime d'encadrement doctoral et de recherche 2014 sont les suivants :
• Sur les candidatures à la prime d'encadrement doctoral et de recherche (PEDR) :
- Le nombre de candidatures à la PEDR a atteint 6 681. Il a augmenté de 14% par rapport au nombre de candidatures enregistrées en 2013. Les comparaisons entre 2013 et 2014 ne permettent pas de détecter d’écarts significatifs dans le profil global des candidatures à la PEDR.
- En 2014, 13% des enseignants-chercheurs ont candidaté à la PEDR. 92% des candidats sont universitaires (dont 49% de MCF et 43% de PR).
- 29% des candidatures sont déposées par des femmes alors qu’elles représentent 36% des enseignants-chercheurs. Les femmes sont principalement sous-représentées parmi les MCF de classe normale (11 points d’écart par rapport à la proportion totale de femmes MCF de classe normale), en particulier en Lettres-Sciences humaines et en Droit-Economie-Gestion.
- La majorité (61%) des candidats relèvent des Sciences-Techniques, puis des Lettres-Sciences humaines (21%), du Droit-Economie-Gestion (8%), de la Santé (6%) et de la Pharmacie (4%). 1% appartiennent à des corps spécifiques (astronomes et physiciens). Les enseignants-chercheurs relevant des Sciences-Techniques et de la Pharmacie ou qui appartiennent aux corps spécifiques sont surreprésentés par rapport à l’effectif total des enseignants-chercheurs présents dans leur catégorie au niveau national.
- Les candidats à la PEDR sont principalement en fonction à l’université (88%), à l’image de la plupart des enseignants-chercheurs au niveau national.
• Sur les avis formulés par les instances nationales d’évaluation :
- Les instances nationales ont classé 20% des candidats les mieux évalués dans un 1er groupe, 30% des suivants dans un 2e groupe et 50% des derniers dans un 3e groupe.
- 16% des candidats MCF et 24% des candidats PR ont été classés dans le 1er groupe. Environ 30% des candidats - MCF ou PR - ont été classés dans le 2e groupe. 55% des MCF et 45% des PR ont été classés dans le 3e groupe.
- Les enseignants-chercheurs expérimentés semblent avantagés : plus le grade des PR (universitaires) est élevé, plus ils sont relativement nombreux à avoir été classés dans le 1er groupe et inversement, moins on les retrouve dans le 3e groupe.
- Respectivement 17%, 30% et 53% des femmes ont été classées dans les 1er, 2e et 3e groupes, soit une répartition voisine de celle observée tous sexes confondus. Cependant, 25% des enseignants-chercheurs classés dans le 1er groupe sont des femmes, 29% dans le 2e groupe et 31% dans le 3e. Au regard de la proportion de candidates MCF, les femmes MCF classées dans le 1er groupe sont sous-représentées (6 points d’écart).
- Chaque avis global des instances nationales résulte de l’évaluation (hiérarchisée de A à C) de quatre critères (P, E, D, R) : Publication et production scientifique ; Encadrement doctoral et scientifique ; Diffusion scientifique ; Responsabilités scientifiques : les enseignants-chercheurs classés dans le 1er groupe ont majoritairement été évalués A pour l’ensemble des critères ; les notes données dans le 2e groupe se répartissent pour l’essentiel entre des A et des B ; dans le 3e groupe les notes se partagent majoritairement entre des B et des C.
• Sur les décisions d’attribution des établissements :
- En 2014, les établissements ont attribué 2 701 PEDR pour 6 681 candidatures, soit un taux d’attribution de 40%.
- Le nombre de primes attribuées est plutôt stable (2 701 en 2014 contre 2 637 en 2012). Compte tenu de l’augmentation du nombre de candidatures, la proportion des dossiers faisant l’objet de l’attribution d’une prime tend à diminuer (45% en 2012).
- La quasi-totalité (99%) des enseignants-chercheurs qui ont été classés dans le 1er groupe a obtenu la PEDR en 2014, contre 2/3 de ceux classés dans le 2e groupe et 3% des enseignants-chercheurs classés dans le 3e groupe.
Le sexe
Les écarts de la distribution des notes des critères évalués entre les hommes ou les femmes enseignants-chercheurs (tableaux 13-1 et 13-2) et l’ensemble des candidats (tableau 11) sont minimes. Les plus gros écarts concernent les femmes qui obtiennent, en moyenne, dans le 2e groupe, moins de notes A pour le critère E (-6 points) et à l’inverse, plus de notes B pour ce même critère (+6 points).
Donc, globalement, aucun sexe ne semble favorisé - ou défavorisé - par rapport à l’autre, dans l’attribution des notes des différents critères. Télécharger le document Prime d'encadrement doctoral et de recherche 2014.