16 février 2015

Le CNU et le Suivi de carrière

Sur le blog "Histoires d'universités" de Pierre Dubois. Pourquoi un Suivi de carrière des enseignants-chercheurs ? Par quelle(s) instance(s) ? Plusieurs sections du Conseil National des universités (CNU) ont voté des motions refusant ce suivi des carrières.
Rappel 1. Article 18-1 du décret du 2 septembre 2014, circulaire du 28 octobre 2014. Le rapport d’activité mentionné à l’article 7-1 sert de base au suivi de carrière de l’enseignant-chercheur, réalisé par la section dont il relève au sein des instances mentionnées au même article. Le suivi de carrière est réalisé cinq ans après la première nomination dans un corps d’enseignant-chercheur ou après un changement de corps, puis tous les cinq ans. Toutefois, un enseignant-chercheur peut demander un suivi de carrière à tout moment, dans le respect de la procédure prévue au présent article. Le suivi de carrière prend en compte l’ensemble des activités de l’enseignant-chercheur. Les établissements prennent en considération ce suivi de carrière en matière d’accompagnement professionnel.
Rappel 2. Propositions de la Conférence des présidents d’université (CPU) concernant le recrutement, la formation et la carrière des enseignants-chercheurs, 25 novembre 2014, texte intégral (11 pages). Suivi de carrière : page 9.
Motions de 4 sections du CNU s’opposant au suivi de carrière. La 11ème section du CNU, réunie le 5 février 2015, s’oppose fermement au « suivi de carrière » envisagé dans la circulaire relative à la gestion des carrières des enseignants-chercheurs, envoyée aux établissements le 28 octobre dernier. Les membres de la 11ème section rappellent que les objectifs d’un tel suivi n’ont pas été explicités. Dans le contexte budgétaire actuel, ce « suivi » n’aurait pas pour fonction d’aider les collègues mais fournirait aux Présidents d’Universités un outil pour mettre en place une modulation des services. Voté à bulletins secrets. 42 OUI , 2 NON, 1 ABSTENTION
La section 15, réunie le 4 février 2015 en session de qualification, a voté par 17 voix contre 5 son opposition radicale au suivi de carrière.
La 18e section du CNU, réunie en session de qualification du 2 au 7 février 2015, réaffirme son opposition au principe de la modulation des services et l’évaluation récurrente et obligatoire des enseignants-chercheurs (quels que soient le nom et la forme qu’on lui donne). Elle refuse la mise en place d’un suivi de carrière.
Dans un contexte de détérioration des conditions de travail des enseignants-chercheurs par l’alourdissement et l’inflation des charges administratives et de gestion, l’ajout d’une nouvelle procédure d’évaluation ne peut que nuire aux activités de recherche et dénaturer la fonction d’enseignant-chercheur.
La 18e section réaffirme avec force la nécessité pour tout chercheur de pouvoir déterminer lui-même ses objets de recherche et rappelle son attachement à la fonction publique d’Etat. Motion adoptée à l’unanimité des suppléants et titulaires présents ce jeudi 5 février 2015.
Motion de la section 24. Suite...
Posté par : pcassuto à - - Permalien [#]