Par le collectif Resau. Une réforme à l'aspect vertueux induite par la dernière loi sur l'enseignement supérieur et la recherche (ESR), votée le 22 juillet 2013, fédère aujourd'hui contre elle un large front qui transcende les clivages politiques. Selon l'interprétation du ministère, il s'agit de simplifier le mille-feuille hiérarchique, de créer une trentaine d'universités de stature internationale regroupant toutes les disciplines, de favoriser la coopération scientifique, et ce en laissant toute liberté d'organisation aux communautés universitaires.
Mais une réforme peut en cacher une autre. Sous couvert de simplification, le ministère promeut la création de communautés d'universités et d'établissements (Comué) qui, à l'opposé des objectifs initiaux, viennent épaissir le mille-feuille universitaire de nouvelles couches administratives dysfonctionnelles. Suite...