http://static.mediapart.fr/sites/all/themes/mediapart/mediapart_v4/images/totem-1euro-15j.png?v=1378893009Par Anthony Maranghi. À l’inverse des choix actuels l’université doit être accessible au plus grand nombre et permettre une véritable autonomie des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel et de formation.
Un grand malentendu fausse les débats politiques autour des réformes de l’université. L’inflation des titres et diplômes, tant décriée par les tenants d’une approche utilitariste du savoir, ne s’est pas doublée d’un accès massif aux emplois moins pénibles et plus rémunérateurs. Le fossé entre les aspirations légitimes à l’épanouissement par le travail et la morosité des marchés de l’emploi (entre chômage, précarité et déclassement) n’a fait que s’accroître. Les gouvernements et les hommes d’affaires ont distillé l’idée que ce fossé doit se réduire par deux principaux leviers : la restriction de l’accès aux études et la mise en adéquation des cursus avec les besoins à court terme des agents économiques dominants. À l’inverse, une perspective communiste implique d’encourager simultanément la démocratisation de l’accès et l’autonomie des parcours de formation face aux injonctions des employeurs. Suite...