27 mai 2014

La FTLV dans les universités PACA, les formations post-bac en PACA

La démarche Strater vise à proposer aux acteurs territoriaux un outil d’aide à la réflexion stratégique à l’échelle des sites. Télécharger Strater Focus Post-Bac pour Provence-Alpes-Côte d’Azur.

6. LA FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE
Les formations en apprentissage
En 2010-2011, l’académie d’Aix-Marseille compte 4 320 apprentis dans l’enseignement supérieur soit les 2/3 des apprentis de la région Paca.
On constate une proportion plus importante d'apprentis de niveau III (bac + 2) dans l'académie d'Aix-Marseille (62,3 %) que dans l'académie de Nice (55,3 %) et supérieure de 7 points à la moyenne nationale (France 55,5 %). La région PACA représente 5,7 % des effectifs nationaux.
Le Centre de formation d’apprentis (CFA EPURE Méditerranée) gère l’ensemble des formations par apprentissage proposées par les universités.
La formation continue
En 2010, 17 425 stagiaires sont inscrits en formation continue dans les établissements d’enseignement supérieur publics de la région Paca parmi lesquels 11% des stagiaires (soit 1 887 stagiaires) sont inscrits au Cnam, pour 135 972 heures stagiaires et un chiffre d’affaires de 3,28 M€. Avec un chiffre d’affaires de 22,68 M€ (6,7% du poids national) généré par 4 332 697 heures stagiaires, la région Paca se situe au 5e rang national. L’académie d’Aix-Marseille représente les 3/4 de ces effectifs. Les universités et les écoles de l’académie d’Aix-Marseille représentent 11 321 étudiants (stagiaires) inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur pour 3 130 115 heures-stagiaires et un chiffre d’affaires de 14 698 616 €. En 2010, les universités de l’académie d’Aix-Marseille ont délivré 3 296 diplômes nationaux dans le cadre de la formation continue, soit 8,5% du poids national. 43% des diplômes délivrés relèvent des niveaux de formation II et III.
La VAE
En 2011, l’académie d’Aix-Marseille a enregistré 361 demandes de validation des acquis de l’expérience dont 352 ont été validées. 190 diplômes ont été délivrés au titre de la validation des acquis de l’expérience dans les universités de cette académie.

A. LES FORMATIONS POST-BACCALAURÉAT DANS L’ACADÉMIE D’AIX-MARSEILLE
En 2012, l’académie d’Aix-Marseille enregistre un taux de réussite au bac (toutes filières confondues) de 83,7%, légèrement inférieur au taux national (84,8%). Il en est de même pour le taux de mention au bac qui est de 43,4% dans l’académie d’Aix-Marseille contre 46,4% au niveau national.
Cependant, le taux de poursuite d’études des bacheliers de l’académie d’Aix-Marseille dans l’enseignement supérieur est toujours supérieur à la moyenne nationale sur la période 2009-2012. Par exemple, en 2012, le taux de poursuite de l’académie est de 70,1% contre 69,4% au niveau national.
En 2012, on constate que la part des souhaits d’orientation vers une formation universitaire des candidats de l’académie d’Aix-Marseille au baccalauréat professionnel est supérieure à la moyenne nationale (12,6% contre 7% en France métropolitaine).
Le département des Bouches-du-Rhône est le département de l’académie qui enregistre à lui seul plus de 69% des diplômés du baccalauréat. Cependant, c’est dans le département des Hautes-Alpes que l’on observe le pourcentage de mentions au bac le plus important 47,7% contre 43% dans les Bouches-du-Rhône (le taux national est de 46,4%).
1 néo-bachelier sur 5 poursuit ses études universitaires dans une autre académie, notamment celles de Montpellier, Lyon et Grenoble. L’académie d’Aix-Marseille attire les néo-bacheliers d’autres académies dans des proportions légèrement supérieures (22%), notamment ceux de l’académie de Nice.
Le taux de réussite au BTS dans l’académie d’Aix-Marseille est comparable à la moyenne nationale (73,4% ; 73,5% en France). Toutefois, la part des diplômés de BTS ayant poursuivi leurs études en formation continue (20,9%) est supérieure à la moyenne française (15,1%) alors que celles des diplômés ayant suivi leur formation par apprentissage est inférieure (9,4% ; France 14%).
Dans cette académie, les formations post-bac sont réparties sur 15 sites dont les principaux sont Aix-Marseille et Avignon...
En 2011-2012, parmi les 10 360 nouveaux bacheliers 2011 s’inscrivant dans les universités et établissements assimilés de l’académie d’Aix-Marseille, 2 270 proviennent d’autres régions (22%), principalement de l’académie de Nice, des régions limitrophes (Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes) et de l’Aquitaine et 2 051 jeunes ayant passé leur bac dans l’académie d’Aix-Marseille vont poursuivre leurs études dans d’autres régions. Le solde global (environ 200 étudiants) est faiblement positif.
En 2010-2011, l’enseignement supérieur de l’académie d’Aix-Marseille propose notamment 30 spécialités de DUT (avec option), 72 spécialités de BTS (avec option) dont 50% en production et 50% dans le domaine des services, 81 spécialités de licences professionnelles et 66 mentions de licences.
En 2010-2011, 2 337 étudiants sont inscrits en licence professionnelle. 2 144 étudiants de licence professionnelle ont été diplômés en 2010. L’académie d’Aix-Marseille compte 3 201 étudiants inscrits en classes préparatoires en 2010 dont 2 794 à Marseille-Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). La répartition des 24 497 étudiants inscrits en formations bac+2 dans l’académie est la suivante : 43% en BTS (et BTSA), 18% en DUT (et DEUST et DNTS), 13% en CPGE et 24% dans les formations paramédicales et sociales.

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Provence-Alpes-Côte d’Azur - Strater diagnostic

La démarche Strater vise à proposer aux acteurs territoriaux un outil d’aide à la réflexion stratégique à l’échelle des sites.
Télécharger Strater diagnostic pour Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Dans un contexte national de fortes évolutions de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui pourraient concerner la région Provence-Alpes-Côte d’Azur d'ici la prochaine édition, la version en ligne pourra être actualisée, pour tenir compte des éléments de nature à modifier significativement le contenu de ce document.  Il n’y a pas de relation biunivoque entre une région et un Strater et à une région donnée peuvent correspondre plusieurs « sites ».
La loi du 22 juillet 2013 prévoit, dans le délai d'un an à compter de sa promulgation, une obligation de regroupement pour les établissements d'enseignement supérieur et de recherche relevant du MENESR, dans le cadre d'une politique de site à laquelle ont vocation à s'associer, sous des formes nécessairement différentes, les organismes de recherche, les CROUS, les établissements d'enseignement supérieur et de recherche relevant d'autres ministères et les collectivités territoriales. Les modalités de regroupement sont déterminées par les acteurs du site : fusion, communauté d'universités et établissements, ou association - ou toute combinaison entre ces différentes solutions. Les établissements de la région PACA réfléchissent à leur stratégie de regroupement et d'implantation territoriale, en tenant compte de la répartition et de la spécialisation dans les territoires de la région mais aussi des logiques métropolitaines.
À la date de finalisation de cette version du Strater Provence-Alpes-Côte d’Azur, la réflexion des acteurs privilégie, pour le site d’Aix-Marseille, l’hypothèse d’un regroupement d’établissements associés à l’université fusionnée Aix-Marseille université (AMU). Pour le site de Nice, la question d’un regroupement sous la forme d’une communauté d'universités et établissements (COMUE) reste posée...

4. LES PRINCIPAUX ENJEUX
Un environnement géographique et socio-économique riche et diversifié
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est constituée de territoires géographiques diversifiés et contrastés (mer, campagne, montagne, zones urbaines et zones rurales) et est dotée d’un patrimoine naturel et culturel qui favorise le développement d’activités à la fois spécifiques et globalement variées (industries, tourisme, culture, agriculture, santé...). Elle est composée de deux académies (Aix-Marseille et Nice) aux profils différents.
De nombreux sites de la région bénéficient d’une forte visibilité nationale et internationale dans des secteurs variés : activités marines et portuaires à Marseille et à Toulon, pétrochimie à Fos (Étang de Berre), aéronautique à Marignane, microélectronique et TIC à Aix-en-Provence et à Sophia Antipolis, arômes, parfums et cosmétiques à Grasse, spatial à Cannes, agroalimentaire en région d’Avignon, énergies atomiques et alternatives à Cadarache, aéroports internationaux de Marseille-Provence et de Nice-Côte d’Azur, congrès et tourisme de luxe, Cannes et Nice, festivals (dont celui d’Avignon…), activités culturelles et patrimoniales (forum de la culture d’Avignon, palais des papes…) etc.
Malgré des progrès, les territoires et les métropoles ne disposent pas encore d’infrastructures de transport qui favorisent les déplacements infrarégionaux au sein même de l’ensemble Aix-en-Provence, Marseille et entre Aix-Marseille et Nice et au sein de la conurbation azuréenne Mandelieu-Menton.
La variété et la richesse de l’environnement régional ont conduit la quasi-totalité des organismes de recherche à développer d’importantes activités scientifiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le poids de l’industrie dans l’économie régionale est relativement faible et le tissu industriel est très contrasté avec de nombreuses petites entreprises et quelques grands groupes industriels comme Eurocopter, ST Microelectronics, Gemalto, Thales…L’économie régionale, fortement tournée vers les services, est en  adéquation avec les évolutions de la société et le développement de ses territoires.
Un effort de visibilité pour mettre en valeur le potentiel de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
La diversité et la richesse de la région trouvent leur expression dans l’ensemble du dispositif d’enseignement supérieur et de recherche. Cependant, les activités scientifiques et de formation souffrent encore d’un manque de visibilité globale, conséquence à la fois de la multiplicité des acteurs, de leur dispersion sur le territoire et d’une insuffisance de coordination de leurs stratégies de développement. À titre d’exemple et à l’image de la démarche ayant conduit à la création de l’école SeaTech à Toulon, une réflexion pourrait être menée sur les formations d’ingénieurs, sous représentées en région PACA et qui ne permettent pas aujourd’hui de répondre aux besoins notamment locaux du monde socio-économique.
La création de l’Université d’Aix-Marseille (AMU), effective depuis janvier 2012, et les opérations « Campus » sur Aix (quartier des facultés) et Marseille (Luminy) et « Campus prometteur » sur Nice Sophia Antipolis, de même que le recentrage de l’université d’Avignon sur les agrosciences et la culture, le patrimoine et les sociétés numériques, constituent des étapes décisives pour une organisation plus rationnelle et cohérente de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la région, que la sélection du projet d’initiative d’excellence A*MIDEX porté par AMU vient conforter. Enfin, la perspective d’une coordination de tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les Alpes Maritimes autour de l’université Nice Sophia Antipolis (UNS) se matérialise d’ores et déjà par la volonté de présenter des stratégies communes face aux grands appels d’offres nationaux et européens.
Le potentiel de recherche est important et la qualité des activités scientifiques est très bien reconnue dans la plupart des disciplines (80% des chercheurs produisants sont dans des unités de recherche notées A ou A+). Provence-Alpes-Côte d’Azur se distingue en Sciences exactes et en Sciences du vivant notamment en « Astronomie, astrophysique », « Microbiologie et virologie, immunologie », « Mathématiques », « Physique générale » et « Agrosciences ». Par ailleurs, la région dispose d’un potentiel très important en Sciences humaines et sociales, notamment en Droit, sciences économiques et de gestion et en Psychologie, ce qui devrait lui permettre de développer des thématiques de recherche transdisciplinaires et innovantes. Les résultats obtenus dans le cadre du programme « investissements d’avenir » confortent l’excellence des laboratoires reconnus de la région et principalement les lignes de forces du site marseillais.
Certains sites, parmi lesquels on peut citer Avignon et Toulon, ont su profiter des caractéristiques de leur environnement pour développer des thématiques de recherche adaptées (technologie marine, culture, agrosciences, énergie, risques…). …). Il en est de même pour l’université Nice Sophia Antipolis avec les TIC à Sophia Antipolis ou encore la Santé et les Biotechnologies à Nice et Sophia Antipolis. Le site de Cadarache, déjà internationalement connu pour sa recherche dans le domaine de l'énergie nucléaire de fission et fusion va accroitre sa visibilité et son attractivité grâce aux projets ITER, RJH et Cité des énergies qui vont avoir un effet majeur pour le développement de la recherche et de l'innovation régionale. Ce centre  est la plus grande plate-forme expérimentale d'Europe dans le domaine des énergies et représente un élément différenciateur majeur pour la région PACA.  
L’opération d’intérêt national Éco-vallée à Nice ouvre également un champ de développement important autour des transversales scientifiques requises en matière de risques, d’environnement et de développement durable. Un potentiel d’innovation riche et varié, comprenant onze pôles de compétitivité dont un mondial et deux à vocation mondiale, vingt-neuf pôles régionaux d’innovation et de développement économique solidaire (PRIDES), huit « grappes d’entreprises », neuf instituts Carnot et autres structures de valorisation, atteste le dynamisme de la région dans de nombreux secteurs économiques, pérennes et innovants. La coordination des activités de valorisation du potentiel scientifique sera assurée par la Société d’accélération de transfert de technologies (SATT) Sud-Est. De plus, la région participe à trois instituts Carnot « PME et international » et deux plates-formes mutualisées d’innovation, labellisées dans le cadre du programme « investissements d’avenir ». 

Une structuration de la recherche et de l’enseignement supérieur à poursuivre
La région est constituée de deux académies dont les établissements principaux ont développé des stratégies différentes ne favorisant guère une structuration cohérente de l’enseignement supérieur et de la recherche mais qui peuvent s’expliquer par le fait de servir des modèles de développement du territoire radicalement différents.
La stratégie de développement d’Aix-Marseille université, parallèlement à l’optimisation de sa propre organisation interne, devrait avoir pour effet d’inciter les autres opérateurs vers la mise en cohérence de leurs activités et contribuer à l’accroissement de la performance globale de l’enseignement supérieur et de la recherche en PACA. Le principal défi à relever est la capacité de l’IDEX A*MIDEX – levier essentiel de cette évolution - à irriguer au sein d’AMU, puis dans les autres établissements de l’académie, voire de la région. Par ailleurs, au titre du PIA2, un projet d’IDEX est à l’étude autour de l’université Nice Sophia Antipolis et en partenariat avec tous les acteurs académiques des Alpes Maritimes.
Un renforcement des coopérations se profile autour de la nouvelle université et de l’initiative d’excellence A*MIDEX : c’est la position privilégiée par l’École centrale de Marseille et l’IEP d’Aix-en-Provence ainsi que par l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, en particulier à travers son axe identitaire « Culture, patrimoine et société numérique ». Dans le cadre des dispositions de la loi du 22 juillet 2013 sur l’enseignement supérieur et la recherche, l’hypothèse retenue par ces établissements est une association par convention avec l’université fusionnée d’Aix-Marseille.
La question de l’articulation des relations entre le pôle aixo-marseillais et les établissements de l’académie de  Nice, tout particulièrement l’université de Toulon, reste posée.
Dans le prolongement du Pôle Enseignement Recherche Sophia Antipolis Nice (PERSAN), l’université de Nice-Sophia Antipolis travaille à un regroupement de l’ensemble des organismes et établissements de la recherche publique et de l’enseignement supérieur présents dans l’est de la région PACA. En revanche, le projet original de « PRES transfrontalier », un temps envisagé par Nice Sophia Antipolis et Toulon, semble devoir évoluer à la fois du fait de la complexité du support juridique initialement retenu (Groupement européen de coopération territorial), des nouvelles coordinations qui se dessinent entre les acteurs académiques PACA et des ajustements stratégiques issus des changements institutionnels.
L’université de Toulon, géographiquement proche de Marseille mais relevant de l’académie de Nice, est encore dans une phase de réflexion quant à son évolution. Elle entretient des relations soutenues dans des domaines différents tant avec AMU qu’avec l’université de Nice Sophia Antipolis. Cette situation particulière conduit l’université de Toulon à étudier l’hypothèse d’un regroupement avec l’université de Nice et un partenariat avec AMU.
Une grande partie des questions concernant la structuration régionale du site trouveront des réponses dans les choix de regroupement(s)/associations que retiendront les acteurs, en application de la loi sus citée. Une réflexion stratégique globale à partir des grands axes thématiques, visant à promouvoir les complémentarités et à accentuer les spécificités d'excellence des différents sites, est à conduire par les établissements de la région. La concertation inclura les collaborations scientifiques avec les organismes de recherche et pourra être élargie à certains établissements Languedociens et Rhônalpins, voire transalpins.
1. LES INSTITUTIONS, LES RESSOURCES HUMAINES ET L’OFFRE DOCUMENTAIRE
Provence-Alpes-Côte d’azur est une région de forte implantation universitaire avec, depuis le 1 er janvier 2012, quatre universités réparties dans les deux académies Aix-Marseille et Nice. Elle se caractérise également par un nombre conséquent d’écoles d’ingénieurs, de commerce, d’art et de culture, proposant des formations dans de nombreux domaines. La région bénéficie de la présence de l’ensemble des grands organismes nationaux de recherche sur son territoire avec parfois plusieurs implantations et deux délégations régionales pour le CNRS. On peut noter également une forte présence des Epic (le CEA, le BRGM, le CSTB, l’Ifremer, l’Ineris, l’IRSN et l’Onera).
L’Institut méditerranéen de recherches avancées « IMéRA » à Marseille, est l’une des quatre implantations du Réseau français des instituts d’études avancées (SHS). La spécificité de l’IMéRA, est sa transdisciplinarité qui porte une attention particulière à l’étude de « la dimension humaine des sciences ». L’IHU « Méditerranée infection » a pris le relais et a intégré les activités du centre de recherche « infectiopôle sud » sur les maladies infectieuses émergentes et les maladies tropicales du 21e siècle. « Aix-Marseille Université » a été retenu dans le cadre de l’opération campus et « Nice Sophia Antipolis » comme campus prometteur. En janvier 2012, les trois universités ont fusionné pour créer Aix-Marseille université (AMU). L’université unique est porteuse de l'initiative d'excellence A*MIDEX qui constitue un outil majeur pour impulser une dynamique d'excellence en recherche et en formation dans les domaines « Énergie », « Environnement, planète et univers », « Santé et sciences de la vie », « Sciences et technologies avancées » et « Sociétés, cultures et échanges interculturels » et favoriser la mise en œuvre d'une stratégie interdisciplinaire propre à répondre aux défis scientifiques et sociétaux.

LES PERSONNELS
Un potentiel enseignant important
En 2010-2011, la région compte 4 754 personnels enseignants en activité dans l’enseignement supérieur qui représentent 7,1% du poids national (3e rang national) : 1 386 professeurs des universités (dont 343 PUPH), 2 610 maîtres de conférences (dont 183 MCUPH) et 758 enseignants du secondaire en activité dans l’enseignement supérieur (dont 473 agrégés). La répartition régionale entre les différentes catégories de personnels montre des taux de PR et de MCF proches de la moyenne nationale (respectivement 29,2%, France 28% et 54,9%, France 53,2%) et un taux de personnels du secondaire inférieur de 3 points à celui de la France (15,9%, France 18,8%).
PACA a des taux de PR et de MCF parmi les plus élevés et inversement, le plus bas taux de personnels du secondaire. De même, PACA est la première région pour son plus fort taux d’agrégés (62,4% des personnels du second degré, France 54,4%) 7,9% des enseignants-chercheurs (PR et MCF) sont de nationalité étrangère (France 8,9%) dont près des 2/3 proviennent d’Europe (France 53%). La région arrive au 11e rang national pour son taux d’enseignants-chercheurs de nationalité étrangère.
Toutes catégories confondues, l’âge moyen des personnels enseignants en activité est identique à la moyenne française (47 ans et 4 mois).
Bien que la répartition par genre soit proche de celle observée au niveau national, on note cependant une légère sous-représentation des femmes parmi les professeurs des universités (18,8%, France 20,9%) et une sur représentation parmi les personnels du secondaire (47,6%, France 43,1%). La part des Ingénieurs de recherche (IGR), toutes branches d’activité professionnelle (BAP) confondues, représente 7,3% de l’effectif national et place la région au 3e rang national. La BAP Informatique, statistique et calcul scientifique (ICS) est la plus représentée (42 IGR), de même que la BAP Gestion et pilotage (GP 25 IGR).

2. LE POTENTIEL DE FORMATION
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur représente 7,9% du poids de la population française, ce qui la situe au 3e rang national. Dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, elle se situe à un rang conforme à celui occupé pour le poids de sa population :
- 3e rang après Rhône-Alpes pour les effectifs inscrits dans l’enseignement supérieur ;
- 3e place juste après Rhône-Alpes pour le nombre d’étudiants inscrits dans les 4 universités ;
- 3e place après Rhône-Alpes pour le nombre de docteurs.
157 050 étudiants sont accueillis sur une quarantaine de sites universitaires et d’enseignement supérieur et près de 7 inscrits dans l’enseignement supérieur sur 10 le sont dans une université.
Les formations d’ingénieurs rassemblent environ 3% des effectifs inscrits dans l’enseignement supérieur (France 5,5%). Malgré une restructuration de l’offre sur le site et une forte progression des effectifs entre 2006 et 2010, le poids d’élèves-ingénieurs reste faible eu égard à sa population étudiante.
L’organisation régionale de l’offre de formation fait apparaître :
- une forte attractivité des aires urbaines ;
- des disparités entre les deux académies : l’académie d’Aix-Marseille se distingue par le poids important des effectifs des filières universitaires, celle de Nice par l’importance des effectifs dans les écoles de commerce et de gestion et les écoles d’ingénieurs universitaires ; elle accueille également plus d’étudiants étrangers.
Dans le cadre des investissements d’avenir, la région participe à 5 projets d’Initiatives d’excellence en formations innovantes. Voir Strater diagnostic pour Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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Strater édition 2014 - Diagnostic et Focus Post-Bac

La démarche Strater vise à proposer aux acteurs territoriaux un outil d’aide à la réflexion stratégique à l’échelle des sites.

Objectifs

L’objectif des diagnostics territoriaux est de présenter, sous l’angle d’une vision globale de site, l’état des lieux de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (grands chiffres, tendances, structuration des acteurs, analyse des forces et des faiblesses).
Ces documents apportent des éléments sur lesquels les acteurs concernés à différents niveaux pourront appuyer leurs choix stratégiques en matière d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, en particulier dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Dix-neuf territoires ont été analysés, correspondant aux régions de la France métropolitaine et comprenant trois regroupements de régions, effectués sur la base de leurs coopérations scientifiques et de l’existence, avant la loi ESR de juillet 2013, d’une structure de regroupement inter-régionale.
Outre l’actualisation et l’enrichissement des données dans certains domaines, l’édition 2014 prend en compte les résultats du programme des investissements d’avenir et l’analyse de son impact sur les politiques de site. Un focus sur les formations post-baccalauréat a aussi été réalisé.

Eléments d'analyse des territoires

Alsace

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Aquitaine

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Auvergne

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Basse et Haute-Normandie

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac 

Bourgogne et Franche-Comté

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Bretagne

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Centre

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Champagne-Ardenne

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Corse

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac 

Ile de France

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Languedoc-Roussillon

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Limousin et Poitou-Charentes

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Lorraine

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac 

Midi-Pyrénées

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Nord-Pas-de-Calais

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Pays de la Loire

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Picardie

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac

Rhône-Alpes

Strater diagnostic

Strater Focus Post-Bac. Voir l'article...

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Conseil Compétitivité à Bruxelles : préparer l'avenir

Au lendemain des élections européennes, Geneviève Fioraso a tenu, lors de ce Conseil, à réaffirmer la volonté de la France de faire avancer des projets stratégiques communs pour préparer l’avenir de l’Europe, d’une Europe qui soit au service de la connaissance, de l’innovation, du progrès, de l’emploi et de la jeunesse.
Plusieurs points étaient à l’ordre du jour de ce Conseil :

  • la politique spatiale,
  • la mise en œuvre de la feuille de route ESFRI (Forum stratégique européen pour les infrastructures de recherche),
  • le partenariat euro-méditerranéen sur la science, la technologie et l’innovation.

S’agissant de la politique spatiale, dans le cadre de la préparation de la réunion ministérielle de décembre 2014, le Conseil s’est prononcé en faveur d’une coordination et d’une complémentarité renforcée entre les actions menées par l'Union européenne (Galiléo pour l’observation de la terre, Copernicus...) et celles engagées par l'Agence spatiale européenne (lanceurs, satellites d’observation, de telecoms...). Geneviève Fioraso a insisté sur l’importance du secteur pour l’Europe, en termes de souveraineté politique et scientifique, mais aussi économique. La France, leader dans ce secteur, aux côtés de l’Allemagne, a développé depuis 40 ans une véritable filière industrielle, créatrice d’emplois diversifiés, à la fois pour les grands groupes et les P.M.E..

Concernant la politique des infrastructures de recherche, le Conseil a validé qu’une partie des fonds disponibles pour le prochain appel à projet dédié aux infrastructures soit fléché sur trois infrastructures prioritaires : E.S.S. (European Spallation Source, source de neutrons produits par un accélérateur linéaire de protons), ELIXIR (European Life Sciences Infrastructure for Biological Information, infrastructure durable pour l'information biologique en Europe), et EPOS (European Plate Observing System, infrastructure européenne pour l’étude de la structure et la dynamique de la Terre interne, infrastructure dont la France souhaite obtenir la gouvernance).

Le conseil a débattu de la création d’un partenariat public-public afin de développer les relations de recherche et d’innovation entre partenaires de la zone euro-méditerranéenne et renforcer la construction d’une Méditerranée de projets. Ce partenariat permettra de soutenir, via le grand programme cadre de recherche Horizon 2020, les recherches menées avec les Etats méditerranéens sur des grands enjeux comme la santé, l’accès aux ressources en eau, l’environnement et l’énergie.

Enfin, en marge de ce Conseil, Geneviève Fioraso a signé avec son homologue italienne, Stefania Giannini, ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche en Italie, le nouveau Protocole relatif à l’université franco-italienne (UFI).Créée en 1998, cette université a soutenu, à ce jour, près de 80 cursus de formation binationaux, a accompagné la mobilité de 600 étudiants en cotutelle de thèse, offert 90 bourses/contrats doctoraux et renforcé les partenariats entre écoles doctorales. Par cette signature, qui simplifie la gouvernance et les procédures, les ministres veulent donner un nouvel élan à l’UFI, pour développer les programmes de recherche et diplômes conjoints, les innovations pédagogiques et renforcer la mobilité des enseignants-chercheurs et des jeunes.

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La bataille des Comue

http://www.headway-advisory.com/blog/wp-content/themes/headway/images/logo.jpgBlog Headway - Olivier Rollot. C’est LE sujet du moment. Une partie des universitaires est vent debout contre elles et notamment le maintenant fameux Groupe Jean-Pierre Vernant (‏@Gjpvernant) – reçu la semaine dernière par Geneviève Fioraso (lire sur son blog) -, alors que les grandes écoles se demandent à quelle sauce universitaire elles vont être mangées. Pendant ce temps les périmètres des Comue n’en finissent pas d’évoluer (où va finalement se poser Assas ?), des projets de fusion sont encore en cours de finalisation (Rennes, Créteil, etc.) et l’élaboration des statuts prend, partout ou presque, du retard. Quant aux simples « associations », elles semblent devoir être réservées aux universités qui s’associeraient à de grandes universités déjà fusionnées (comme à Aix-Marseille et Strasbourg). Suite...

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