29 avril 2014

Le diplôme d'accès aux études universitaires - DAEU - Date de parution : Juin 2000

Couverture de la publicationNI DEPP 00.17 - Le diplôme d'accès aux études universitaires.
Date de parution : Juin 2000
Contributeurs : Bernard Claval, Michel Desaboulin
Effectifs d'étudiants préparant le DAEU (diplôme d'accès aux études universitaires). Répartition selon le sexe, l'option (littéraire ou scientifique), l'âge. Evolution des effectifs par académie de 1996-97 à 1998-99. Rappel de l'ESEU (examen spécial d'entrée à l'université). Fonctionnement du DAEU. Source de l'enquête.
NI DEPP 00.17 - Le diplôme d'accès aux études universitaires
Le baccalauréat constitue la porte d’entrée dans l’'enseignement supérieur mais, pour ceux qui n’en sont pas titulaires, il y a la possibilité de préparer à l’université, sous certaines conditions d’'âge ou d’'activité professionnelle, le diplôme d’'accès aux études universitaires (DAEU). En 1998-1999, cette préparation assurée dans soixante et onze universités a concerné 12 394 personnes, dont 10 168 pour le DAEU à orientation littéraire (option A) et 2 226 personnes pour le DAEU à caractère scientifique (option B). La proportion de femmes est de 63 % (67 % dans l’option A). Les étudiants de l’'option scientifique sont un peu plus jeunes que ceux de l’'option littéraire.
Que peut faire une personne désireuse de suivre des études supérieures qui n’a pas obtenu le baccalauréat ? Outre la capacité en droit, il existe un diplôme intitulé diplôme d'’accès aux études universitaires (DAEU). Institué en 1994, il a fait suite à l’examen spécial d’entrée à l’université (ESEU) dont l’idée remonte à 1956 (voir l’encadré p.3). Au cours de l’année universitaire 1998-1999, la préparation au DAEU a concerné 12 394 personnes, dont 10 168 pour le DAEU à orientation littéraire (option A) et 2 226 personnes pour celui à caractère scientifique (option B) (voir l’encadré p.4). Sur les soixante et onze universités qui assurent la préparation à ce diplôme, quarante et une ont mis en place des formations à la fois pour les options A et B, dix-neuf uniquement pour le DAEU option A et onze uniquement pour le DAEU option B (tableau I).
DES EFFECTIFS EN LÉGER DÉCLIN
À la rentrée 1998, 12 394 personnes sont inscrites à la préparation au DAEU. La comparaison de cet effectif avec ceux des années précédentes n’est pas simple, en raison de la qualité inégale des remontées d’information au cours du temps. On avait compté 11 486 inscrits en 1996 et 11 052 en 1997, mais certaines universités n’'avaient pas remonté d’information à ce sujet en 1997-1998. Une estimation à champ constant, en s’appuyant sur les dix académies les plus représentées (Paris, Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice et Créteil qui représentent 70 % de la population totale), indique que les effectifs auraient décliné légèrement (d’environ 5 %) sur les deux dernières ann ées (tableau II p.3). Les effectifs ont augmenté dans dix académies et ont baissé, parfois de façon importante (en particulier à Lyon et Montpellier), dans treize académies.
LILLE DEVANT PARIS ET NANTES
En termes de nombre d’inscrits à la préparation au DAEU, il y a d’importantes disparit és entre les académies. Dix-sept académies regroupent des effectifs inférieurs à 350. Dans cinq académies (Aix- Marseille, Bordeaux, Créteil, Lyon, Toulouse), les effectifs sont compris entre 600 et 1 000, tandis que trois académies (Lille, Nantes et Paris) réunissent 4 509 inscrits et représentent 36 % de la population totale. L’académie où les inscrits en 1998 sont les plus nombreux est celle de Lille (2 036), suivie d’assez loin par celles de Paris (1 431) et de Nantes (1 042). Ces trois acad émies occupent les trois premières places depuis 1996. En termes d’établissements universitaires, c’est l’université de Toulouse II qui accueille le plus d'’inscrits au DAEU (839, inscrits uniquement au DAEU A) puis celles de Nantes (685) et d’Artois (641).
L'’OPTION LITTÉRAIRE EST LARGEMENT SUIVIE
L'’orientation littéraire du DAEU est très prisée sur l’'ensemble du territoire français. Si 10 168 personnes étaient inscrites à l’option A (soit 82 % des DAEU), seulement 1 342 avaient opté pour l’option B (18 %). Cette forte majorité est stable dans le temps et dans l’'espace : depuis la création de l’'examen, environ 80 % des inscrits le sont au module A. Avec 79 %, les trois académies de Lille, Paris et Nantes sont légèrement en deçà de la moyenne nationale, et ce n’est que dans l’'académie de Strasbourg que les effectifs sont équilibrés entre les deux options.
UNE MAJORITÉ DE FEMMES
Depuis trois ans, la proportion de femmes parmi les inscrits au DAEU est remarquablement stable. Avec 63 %, elle est supérieure à celle observée en premier cycle (56 %). Dans l’option A du DAEU, il y a 67 % de femmes. Cette proportion atteint 70 % dans l’académie de Grenoble et 76 % dans l’académie de Lille, tandis qu’elle n’est que de 52 % dans l’académie de Paris. Pour le module B, les hommes sont en majorité (55 %). Cette proportion varie selon les académies de 48 % à Lille à 60 % à Bordeaux et Nice. Cette répartition par sexe selon les modules reste à l’image des filières générales du baccalauréat où les garçons sont plus nombreux dans les séries scientifiques (58 % à la session 1998) et les filles dans les séries littéraires (82 %).
UN RENOUVELLEMENT IMPORTANT
La durée de préparation du DAEU est au minimum d'’un an, mais elle peut s’échelonner sur deux, trois ou quatre ans. Pour des personnes qui ont arrêté leurs études quelques années auparavant afin d'’entrer dans la vie active, une telle formation implique un travail personnel important et une forte motivation. En fait, en tenant compte des difficultés inhérentes au suivi des étudiants (voir l’'encadré p.5), on peut estimer que, sur l’ensemble des inscrits au DAEU à la rentrée 1997, 9 % étaient inscrits l’année suivante à l’université (dont 8 % en DEUG), 19 % étaient encore en DAEU et 72 % avaient quitté l’université. Il y a donc un renouvellement important, d’une année à l’autre, de la population inscrite en DAEU et qui concerne avec à peu près la même ampleur les options A et B.
LES ÉTUDIANTS DE L’OPTION SCIENTIFIQUE SONT UN PEU PLUS JEUNES
Malgré ce renouvellement, les caractéristiques d’âge et de nationalité sont assez stables d’une année à l’autre. En 1998, comme en 1997, la majorité des inscrits au DAEU (59 %) ont moins de 30 ans. Au-delà de 30 ans, les personnes qui préparent le DAEU sont principalement les femmes. Les étudiants de l’option B sont un peu plus jeunes que ceux de l’option A. D’autre part, dans l’option B, la répartition par âge est la même pour les deux sexes, tandis que dans l’option A, les hommes sont plus jeunes (graphiques 1 à 3 p.4). Pour les trois académies les plus concernées par les préparations au DAEU, les étudiants sont un peu plus jeunes à Paris qu’à Lille et à Nantes. En 1998-1999, la proportion d’étrangers est de 8 %, légèrement supérieure à celle observée en premier cycle (6,9 %). La moitié de la population étrangère vient des pays du Maghreb (Algérie, Tunisie et Maroc) et est principalement inscrite dans la région Ile-de-France.
De l’'ESEU au DAEU : aperçu historique
La genèse de l’'examen spécial d’'entrée à l’'université (ESEU) remonte à 1956. Un arrêté du 2 septembre 1969 a créé deux examens spéciaux d’entrée dans les universités destinés aux non-bacheliers soucieux de pouvoir suivre des études supérieures (les ESEU A et B correspondant respectivement aux domaines littéraire et scientifique).
Le 10 mars 1986, l’'ESEU a été remplacé par l’'examen d’'accès à l’enseignement supérieur (EAES). Les conditions d’admission se sont assouplies, le nombre des épreuves est passé de trois à quatre et l'’accès à l’enseignement supérieur s’'est réduit à une université pour une inscription dans une formation de premier cycle déterminée.
L’'ESEU a été rétabli le 1er octobre 1986 en approfondissant et en conservant certains points issus du texte précédent. L'arrêté a fixé à quatre ans (au lieu de trois) le délai maximum entre la première inscription et l’obtention de l’examen, a explicité la possibilité de contrôle continu et la mise en place d’unités de valeurs capitalisables. Enfin, il a pris en compte la vocation de l’'ESEU en sanctionnant « des aptitudes du niveau du baccalauréat, équivalentes à celles requises pour le classement d’un titre au niveau IV de la nomenclature des niveaux de formation. »
Un certain nombre de difficultés ont perduré : comptabilisation de la durée d’activité professionnelle, inscription des ressortissants étrangers et des candidats handicapés, choix du centre d’examens, nature et validation des épreuves. Ces imprécisions ont trouvé une réponse dans la circulaire du 14 octobre 1993. Si l’'ESEU était exclusivement destiné à la poursuite d’études supérieures et interdisait à ses lauréats de passer des concours de niveau IV, la mise en service d'’un nouveau dispositif, institué par le décret n° 94-684 du 3 août 1994, intitulé diplôme d’'accès aux études universitaires (DAEU) permet de s’inscrire dans tous les établissements ouverts aux bacheliers ou de postuler aux concours de la fonction publique de niveau baccalauréat.
Le fonctionnement du DAEU
Le diplôme d’'accès aux études universitaires (DAEU) est destiné aux personnes n'’ayant pas obtenu leur baccalauréat. Si aucun titre n’'est exigé pour y accéder, il faut néanmoins respecter certaines conditions d’'âge au moment de l’inscription. Il est en effet nécessaire d’être âgé : – soit de 20 ans au moins en justifiant de deux années d’'activité professionnelle salariée (à temps plein ou à temps partiel, ayant donné lieu à cotisation à la sécurité sociale) ; – soit de 24 ans au moins, sans condition d’emploi.
Dans le premier cas de figure, sont assimilés à une activité professionnelle le service national, l'’inscription à l’'ANPE, toute période consacrée à l’éducation d’un enfant, la participation à un dispositif de formation professionnelle ou l'’exercice d'’une activité sportive de haut niveau.
Le DAEU est délivré après une année de formation correspondant à 224 heures d’'enseignement au minimum et comporte deux options (A et B). L'’option A répond à une orientation littéraire tandis que l’option B est à dominante scientifique. Le choix de ces options se fait en fonction des études supérieures visées.
Les disciplines obligatoires et optionnelles varient selon l’'option choisie.
Pour le DAEU A, les deux disciplines obligatoires sont le français et une langue vivante et deux disciplines optionnelles choisies par le candidat dans une liste spécifique à chaque université.
Deux modifications s’'appliquent à l’option B : parmi les disciplines obligatoires, les mathématiques remplacent la langue vivante et parmi les disciplines optionnelles doivent figurer, au minimum, physique, chimie, sciences de la nature et de la vie.
Les candidats doivent valider quatre matières et ont le choix entre deux procédures distinctes de présentation à l’'examen : –
par compensation : les quatre matières sont obligatoirement présentées à l’examen, la même année, une moyenne générale de 10 est nécessaire et les notes sont compensables d’une matière à l'’autre ; –
ou par capitalisation : le candidat présente une à quatre matières par an. Une moyenne de 10 à chaque matière est exigée et le bénéfice des notes égales ou supérieures à 10 est conservé pendant quatre ans.
Source des données sur les effectifs inscrits en DAEU
Chaque année, un extrait des fichiers de gestion des principaux établissements universitaires français permet de recenser les inscriptions des étudiants (opération EFU / SISE). Le champ de cette opération couvre, en 1998-1999, quatre-vingt-dix établissements : universités, instituts nationaux polytechniques, universités technologiques, l’Institut d’études politiques (IEP), l’'Institut de physique du Globe, l'’Observatoire de Paris et l'’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Les inscriptions prises dans les différentes composantes internes (article 33 de la loi d’orientation n° 84-52 du 26 janvier 1984 : UFR, IUT, écoles, etc.) sont recensées dans cette opération. Durant l’'année 1998-1999, soixante et onze universités étaient habilitées à délivrer le diplôme d’accès aux études universitaires. Soixante et une ont indiqué des effectifs inscrits en DAEU avec, au total, 12 394 inscrits dont 10 168 en option A et 2 226 en option B. Les informations recueillies sont hétérogènes en raison de la présence de deux formats distincts qui ont donné son nom à l’opération : les formats SISE et EFU. En 1997-1998, sur les soixante et onze universités habilitées à délivrer le DAEU, quarante d’entre elles ont transmis les informations en format SISE tandis que les trente et une autres l’ont fait en utilisant le format EFU.
Pour l’'année 1998-1999, le nombre d’établissements est passé à soixante au format SISE avec l’un ou l’autre des quatre types de logiciels existants (APOGEE, ATHENA, SCOLAR ou un logiciel interne) contre onze au format EFU qui ont ensuite été recod és au format SISE. De ce fait, certaines des variables qui n’existent que dans SISE ne sont pas renseignées pour les établissements EFU. Le suivi des étudiants pose des problèmes d’identification et de réimmatriculation. Pour repérer un étudiant une ann ée donnée et le retrouver l’année suivante, on utilise depuis la rentrée 1995 un numéro appelé identifiant national étudiant (INE). Ce numéro est théoriquement attribué une seule fois, l’étudiant le conservant tout au long de sa scolarit é même en cas de changement d’université.
Deux catégories d'’étudiants existent : – ceux qui sont gérés préalablement par le système Scolarité disposent dans l’'enseignement secondaire d’un numéro BEA (base élèves académique) qui leur est attribué par le rectorat et qui doit être repris au moment de la première inscription dans un établissement d’enseignement supérieur ; – et ceux qui se présentent pour la première fois à l’université sans avoir été auparavant immatriculés et se voient attribuer un INE de première inscription. Les étudiants en DAEU, majoritairement issus de la seconde catégorie, donnent lieu souvent à des réimmatriculations entraînant un suivi difficile à effectuer. Télécharger la note Le diplôme d'accès aux études universitaires - DAEU - Juin 2000.

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La formation continue dans les établissements d'enseignement supérieur en 1996

Couverture de la publicationDEPP 99.10 - La formation continue dans les établissements d'enseignement supérieur en 1996.
Date de parution : Avril 1999
Contributeurs : Joëlle Grille, Patrick Midy
Origine des ressources pour la formation continue dans les établissements d'enseignement supérieur, par type d'établissement. Chiffre d'affaires de formation continue des universités et INP. Répartition des stagiaires et des heures-stagiaires selon le dispositif et suivant le type de stagiaires. Répartition des actions selon la nature de l'action et le niveau de formation. Diplômes délivrés en formation continue : par les universités et INP, selon le niveau de diplôme et la filière disciplinaire ; par les IUT selon le département d'enseignement ; par le CNAM selon le type de diplôme, son niveau et la spécialité. Encadrés : l'organisation de la formation continue universitaire ; le réseau du CNAM ; le champ de l'enquête.
L’organisation de la formation continue universitaire
Selon les termes de l’article 4 de la loi du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur, la première des « missions du service public de l’enseignement supérieur » est «la formation initiale et continue ». Pour les quatre-vingts universités et les trois instituts nationaux polytechniques (INP) (assimilés à des universités) il est prévu la création de « services communs de la formation permanente assurant les fonctions d’intérêt commun nécessaires à la cohérence de l’intervention de l’établissement dans le domaine de la formation continue. » (décret du 18 octobre 1985 sur les activités de formation continue dans l’enseignement supérieur). Ce cadre juridique autorise, de fait, une grande variété des modes d’organisation des activités de formation continue universitaires qui (selon une typologie développée par Michel Feutrie, vice président de l’université de Lille I) empruntent, à des degrés divers, à chacune des trois configurations suivantes :
– un mode d’organisation centralisé, où le service commun anime et coordonne effectivement l’ensemble de l’activité de formation continue ;
– un mode d’organisation autonome où ce service se comporte comme un organisme de formation continue indépendant, ayant des contacts restreints avec le reste de l’université ;
– un mode d’organisation éclaté où le service ne contrôle pas l’ensemble de l’activité de formation continue de l’établissement.
Dans cette configuration ce sont souvent certains instituts universitaires de technologie ou écoles d’ingénieurs qui, ayant mis en place leurs propres services de formation continue, disposent d’une relative indépendance. Cette diversité organisationnelle, cohérente avec le principe de l’autonomie universitaire, ne facilite pas la collecte de l’information sur l’activité de formation continue des différentes composantes de l’université.
Le champ de l’enquête
Les établissements de formation continue
– Les universités et instituts nationaux polytechniques (INP) (y compris leurs composantes : UFR, IUT, IUP , instituts ou écoles non personnalisés) et les établissements publics administratifs rattachés aux universités (écoles nationales supérieures d’ingénieurs, instituts d’études politiques de province, IAE de Paris).
– Le réseau du CNAM, en distinguant le CNAM de Paris (non compris ses instituts), les instituts du CNAM, les centres régionaux associés du CNAM (pour la plupart il s’agit d’associations selon la loi de 1901 ayant reçu l’agrément du CNAM mais ils comprennent également quelques composantes agréées d’autres entités, notamment d’universités).
– Les autres établissements d’enseignement supérieur sous tutelle du ministère chargé de l’enseignement supérieur : les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel autres que les universités et INP (instituts nationaux de sciences appliquées, écoles centrales de province et grands établissements tels que l’ENSAM, l’IEP de Paris, l’INALCO, les écoles normales supérieures, l’École centrale des arts et manufacture, le Muséum national d’histoire naturelle) et les établissements publics autonomes (principalement les écoles nationales d’ingénieurs).
Les activités retenues
– Toutes les activités de formation continue au sens de la loi d’orientation de 1984 sur l’enseignement supérieur et de son décret d’application de 1985 qui vise « les missions de formation professionnelle continue et d’éducation permanente définies au livre IX du Code du travail (loi de 1971). La formation des adultes en reprise d’études, seulement inscrits en formation initiale et non identifiés comme stagiaires de la formation continue n’est pas prise en compte.
– S’agissant du réseau du CNAM, notamment du CNAM de Paris, outre les activités de formation continue selon la définition précédente, sont également prises en compte les activités de formation en cours du soir et toute l’activité de promotion supérieure du travail.
Les stagiaires
Les nombres de stagiaires en formation résultent de la totalisation des nombres de personnes ayant participé à tout stage dont au moins une partie s’est déroulée au cours de l’année civile 1996. C’est-à-dire qu’une personne ayant suivi,par exemple, deux stages différents au cours de l’année sera comptabilisée pour deux stagiaires. Une personne suivant un stage commençant au cours d’une année civile n et se terminant au cours de l’année n + 1 sera comptablisée une première fois au titre de l’année puis une seconde au titre de l’année n + 1. Pour trois universités et un centre associé du CNAM, aucune information n’a été obtenue. L’absence de ces réponses minore de un à trois points de pourcentage les évaluations nationales présentées ici.
La formation continue dans les établissements d'enseignement supérieur en 1996
En 1996, les établissements d’enseignement supérieur sous tutelle du ministère ont accueilli 371 000 stagiaires correspondant à 47 millions d’heures-stagiaires pour un volume financier de 1,5 milliards de francs, soit une progression de 25 % par rapport à 1991. Le financement est assuré par les employeurs (deux cinquièmes), par des fonds publics (deux cinquièmes) et par les stagiaires eux-mêmes (un cinquième). Près de 80 % des heures-stagiaires produites le sont en formation diplômante. Près de deux stagiaires sur dix sont inscrits dans des formations qui préparent des diplômes nationaux. La diversité des niveaux de développement des missions de formation continue mises en œuvre par les universités se reflète dans la dispersion du chiffre d’affaires qui varie de moins de 2,5 millions de francs (pour six universités) à plus de 25 millions de francs (pour quatre autres). En 1996, les universités ont délivré 26 500 diplômes préparés en formation continue (soit une progression de 30 % par rapport à 1991).
E n 1996, le montant total des ressources financières de la formation continue dans l’enseignement supérieur s’établit à 1 511 millions de francs. Les prescripteurs et financeurs sont les suivants (tableau I p.3) :
– les employeurs privés soumis à la loi de 1971, c’est-à-dire à l’obligation de consacrer une certaine proportion de leur masse salariale à la formation de leurs salariés (au moins 1,5 % pour les entreprises de dix salariés et plus) soit directement (327 millions de francs en 1996), soit par l’intermédiaire des organismes collecteurs paritaires agréés (138 millions de francs) ;
– les employeurs publics pour la formation de leurs agents (89 millions de francs) ;
– les particuliers (175 millions de francs) et les stagiaires qui contribuent au financement de leur formation (94 millions de francs) ;
– les personnes publiques pour la formation de publics autres que leurs employés (600 millions de francs, dont 304 millions de francs des régions et 234 millions de francs de l’État).
Les autres ressources financières proviennent de contrats de sous-traitance avec d’autres organismes de formation (27 millions de francs) et d’activités ou de la vente de produits annexes (61 millions de francs). S’agissant de la formation continue produite par les universités et les trois instituts nationaux polytechniques (voir p.2), la très large dispersion des chiffres d’affaires s’explique pour partie par des différences portant sur la gamme des spécialités enseignées, par la tradition et l’histoire plus ou moins récente de ces établissements et par des facteurs socio-économiques régionaux. Dans certaines universités, l’importance de la formation continue par rapport aux autres activités est marginale ; dans d’autres, elle correspond mieux à l’exercice effectif d’une mission fondamentale.
En 1996, les dispositifs de formation continue de l’enseignement supérieur sous tutelle du ministère chargé de l’enseignement supérieur ont accueilli 371 000 stagiaires pour un volume de 47,3 millions d’heures-stagiaires (tableau II p.3), dont 123 000 salariés du secteur privé et d’agents d’employeurs publics pour 15,9 millions d’heures-stagiaires, 43 000 demandeurs d’emploi (pour 12,4 millions d’heures-stagiaires), 189 000 particuliers inscrits à leur initiative (17,6 millions d’heures-stagiaires) et 16 000 actifs de professions non salariées (1,4 million d’heures-stagiaires). La durée moyenne des formations des particuliers (92 heures) et celle des actifs non salariés (92 heures) sont proches de celles des formations financées par les employeurs dans le cadre de leur plan de formation (90 heures). En moyenne, les stages destinés aux demandeurs d’emploi durent 286 heures. La formation continue dans les établissements d’enseignement supérieur conduit principalement à des diplômes de niveaux I et II (tableau III p.4).
– 17 % des stagiaires (64 000 personnes) suivent des formations préparant à des diplômes nationaux (18,6 millions d’heures-stagiaires) et 37 % des stagiaires (139 000 personnes) préparent des diplômes d’établissement (18 millions d’heures-stagiaires). Seulement 22 % des heures-stagiaires produites le sont pour des formations professionnelles non diplômantes ou pour des formations générales à caractère culturel ;
– 38 % des stagiaires (140 000 personnes) participent à des formations de niveau I ou II et 23 % à des formations de niveau III (84 000 personnes). Pour 27 % des stagiaires, le niveau de la formation est indéterminé, c’est-à-dire non renseigné ou non significatif compte tenu de la nature de la formation suivie. Seuls 12 % des stagiaires sont déclarés inscrits dans des formations de niveau inférieur au niveau III ;
– plus de la moitié des stagiaires en formations diplômantes (111 000 personnes) suivent des formations de niveau I ou II.
En 1996, les universités ont délivré 26 500 diplômes préparés en formation continue dont 4 000 en sciences humaines, 5 000 en lettres et arts, 5 000 en sciences et technologie, 4 800 en médecine-pharmacie et odontologie, 3 650 en sciences économiques, gestion et comptabilité et 1 700 DUT (tableaux IV et V) .En deuxième cycle (10 230 diplômes dont 5 180 diplômes d’université) et troisième cycle (5 380 diplômes dont 2 770 diplômes d’université), la répartition des diplômes entre diplômes d’université et diplômes nationaux est sensiblement égale. 1 205 diplômes ou titres d’ingénieurs préparés en formation continue ont été décernés en 1996. Le CNAM et son réseau (tableau VI) ont délivré 6 800 diplômes en 1996, dont 3 600 au niveau II et 1 610 au niveau I.
L’éventail des spécialités de formation continue dans l’enseignement supérieur est particulièrement large. Parmi les quatre-vingt-treize spécialités de formation – selon la nomenclature élaborée par le Conseil national de l’information statistique – quatre-vingt-huit donnent lieu à un accueil effectif de stagiaires. Vingt spécialités suivies par au moins 5 000 stagiaires regroupent 80 % de l’ensemble des stagiaires. Télécharger la note La formation continue dans les établissements d'enseignement supérieur en 1996.

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Atlas régional des effectifs d'étudiants

Couverture de l'Atlas régional des effectifs d'étudiants 2012-2013Ce site est la version internet de la publication "atlas régional des effectifs d'étudiants 2012-2013" éditée par la Sous-direction des Systèmes d'information et études statistiques du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Cet atlas présente les effectifs d’étudiants inscrits dans les établissements et les formations de l’enseignement supérieur, recensés dans les systèmes d’information et enquêtes du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, des ministères en charge de l’Agriculture, de la Pêche, de la Culture, de la Santé et des Sports. Le regroupement de ces sources peut entraîner, à la marge, la présence de doubles comptes dans les effectifs d’inscrits dans l’enseignement supérieur, car les étudiants peuvent s’inscrire à plusieurs formations sans être repérés du fait de l’absence d’identifiant unique. Cet atlas prend en compte le zonage en unité urbaine défini en 2010 par l’INSEE à partir du recensement de la population 2007. Mayotte a changé de statut le 31 mars 2011, passant de collectivité d’outre-mer (COM) à département d’outre-mer (DOM).
L’ouvrage "atlas régional des effectifs étudiants 2012-2013" est consultable et téléchargeable sur le site du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

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AIU + Rapport annuel

Logo AmueL’AIU publie son rapport annuel 2013 en ligne. Il présente le travail et les résultats de l'Association et fournit des informations sur les réalisations de chaque thème prioritaire ainsi que sur les publications parues. Il comprend également un aperçu de la gouvernance, des membres, ainsi que le rapport financier.

En savoir + > Rapport annuel 2013 + AIU

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Sup + Ouverture de la plateforme Open Data

Logo AmueLors de la conférence de Paris sur "l’Open Data et le Gouvernement" ouvert qui a eu lieu le 24 avril dernier, Geneviève Fioraso a annoncé le lancement de la première plateforme open data ministérielle : data.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Synchronisée avec la plateforme interministérielle data.gouv.fr, ce nouvel outil met à disposition 2,5 millions de lignes de données sur l’enseignement supérieur et la recherche, avec un historique de 20 ans.

En savoir + > La plateforme Open data

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Mobilité internationale + État des lieux pour les diplômés de doctorat français

Logo AmueL’Apec met en ligne un rapport établi en partenariat avec l’Institut de recherche sur l’éducation (Irédu-Université de Bourgogne) qui s’intéresse à l’expatriation des diplômés de doctorat (une mobilité souvent associée au thème de la fuite des cerveaux). Les résultats montrent que les motivations d’un départ s’expliquent principalement par la difficulté de trouver un emploi sur le marché du travail français. Si les rémunérations sont en général plus élevées dans les pays d’installation par rapport à ce que pourraient gagner les expatriés en France, elles sont rarement évoquées pour justifier la poursuite de l’expatriation. En revanche, le souhait d’un retour en France s’explique plus souvent par des facteurs personnels et familiaux.

En savoir + > La mobilité internationale des diplômés de doctorat français

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7e édition de l'état de l'enseignement supérieur et de la recherche

Logo AmueCette publication propose un état des lieux annuel et chiffré du système français, de ses évolutions, des moyens qu'il met en œuvre et de ses résultats. 47 fiches sont présentées avec graphiques, tableaux et commentaires, des données issues des services statistiques de différents ministères (MENESR, MEFI…) mais aussi d'autres organismes comme l'INSEE, l'OCDE, le CEREQ, l'OST ou l'OVE. Comme pour l’Atlas, une version entièrement numérique est désormais mise à disposition des internautes.

En savoir + > État de l’enseignement supérieur et de la recherche

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Atlas régional + Édition 2014

Logo AmueEn ligne sur le site du MENESR, l’atlas régional 2014 qui expose les effectifs d'étudiants pour l’année 2012-2013. Cette nouvelle édition présente, sous forme de cartes, de graphiques et de tableaux, la diversité du système français d’enseignement supérieur. La nouveauté de cette année se trouve dans la forme : toutes les informations sont proposées sur un site internet dédié, adapté aux mobiles et tablettes, avec cartographies et tableaux présentés sous forme de carrousel et téléchargeables à l'unité. Un nouveau format qui offre la possibilité de retrouver douze ans de données sur les effectifs d'étudiants en formation, localisés au niveau des communes, unités urbaines, départements, académies et régions.

En savoir + > Atlas régional des effectifs d'étudiants en formation

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University applications rocket to record high

The LocalSwedish universities continue to draw vast amounts of applicants with the number of prospective students seeking a third level education increasing for the seventh year in a row.
The deadline for registrations expired on Wednesday with the Swedish Council for Higher Education (Universitet och högskolerådet) reporting that they'd received 390,000 applications - an increase of 9,500 compared to 2013. Due to the added demand for places the state body extended the deadline by a day. In the space of 24 hours they received 20,000 more applications for courses due to begin in the autumn. More...

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10 international universities to open campuses in Sri Lanka

LogoaSri Lanka is opening up its public university system attracting significant investment with plans to allow 10 private universities to operate locally by 2020, an official said Wednesday.
Sunil Jayantha Navaratne, secretary in the country's higher education ministry, outlined ambitious plans to reporters that aim to attract 50,000 foreign students to study at these private universities in addition to local youth, Xinhua reported.
"The plan is to allow these universities to establish themselves in different parts of the country," he said. More...

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