En 2013, trois ans après leur sortie du système éducatif, 22 % des jeunes actifs sont en recherche d’emploi. Il s’agit du niveau le plus haut jamais observé dans les enquêtes d’insertion du Céreq. La hausse, par rapport à la Génération 2004, est de 16 points pour les non-diplômés et de 3 points pour les diplômés du supérieur long. Toutefois, les premiers emplois ne sont ni plus précaires, ni moins rémunérateurs. Ce constat général masque en réalité des évolutions disparates entre les jeunes selon le niveau de diplôme, d'après l’enquête du Céreq menée en 2013 auprès de diplômés sortis de formation en 2010. Ainsi, plus le niveau de formation augmente, plus le risque de chômage diminue. Les fortes disparités d’insertion entre niveaux de diplôme, déjà constatées dans les enquêtes précédentes, se trouvent encore accentuées pour la génération 2010. Même s’ils ne sont pas épargnés, les diplômés du supérieur long accentuent leur avantage en matière d’accès à l’emploi et de conditions d’emploi. Mais les diplômés de licence, d’une génération à l’autre, sont les plus touchés dans l'enseignement supérieur. À l’autre extrême, les ingénieurs et les docteurs sont protégés de la dégradation économique.
Enquête 2013 auprès de la Génération 2010 : Face à la crise, le fossé se creuse entre niveaux de diplôme. - BARRET Christophe, RYK Florence, VOLLE Noémie. - BREF DU CÉREQ, 319, mars 2014. - 8 p.
Consulter le n° 319 de Bref du Céreq sur le site du Céreq.