AGEFOS PME, en tant qu’acteur majeur de la formation professionnelle continue, poursuit son action en faveur de l'emploi en France à travers le développement des dispositifs de formation et d'aides à l'emploi (80 000 personnes ont été accompagnées en 2013
AGEFOS PME a mené une enquête téléphonique auprès de 3 200 bénéficiaires du Contrat de sécurisation professionnelle afin d’analyser la satisfaction des bénéficiaires et mesurer la valeur ajoutée du parcours de formation sur le retour à l’emploi des licenciés économiques.

Synthèse de l’enquête AGEFOS PME auprès de 3 200 bénéficiaires de formation dans le cadre du Contrat de sécurisation professionnelle (CSP)

Des formations favorisant l’insertion professionnelle des bénéficiaires

En 2013, AGEFOS PME a financé des parcours de formations à destination de 16 634 bénéficiaires dans le cadre du CSP.

Plus de 7 bénéficiaires sur 10 (73 %) ont occupé un emploi entre la fin de leur formation et la réalisation de l’enquête : les bénéficiaires retrouvent un emploi rapidement, principalement en CDD ou en contrat en intérim (57 % des cas). Lors de la réalisation de l’enquête (au moins 6 mois après la formation), le taux de personnes en emploi demeure largement positif, soit 56 % des bénéficiaires interrogés. Il décroit avec l’âge : 64 % chez les 15/24 ans, 60 % chez les 24/45 ans et 34 % chez les plus de 55 ans.

Si le taux de retour à l’emploi diminue entre la période de formation et 6 mois après celle-ci, il apparaît cependant que les emplois se sont transformés en emplois pérennes. Près de la moitié des bénéficiaires se sont déclarés en CDI (47 %), 17 % en CDD ou intérim de plus de 6 mois, 15 % ont créé leur entreprise et 21 % sont en CDD ou mission d’intérim de moins de 6 mois. Plus de 8 bénéficiaires en emploi sur 10 (81 %) l'exerce à temps plein.

En cela, le CSP constitue une étape importante vers le retour à l’emploi durable des licenciés économiques.

L’enquête démontre que le niveau de satisfaction des bénéficiaires du CSP interrogés est très élevé (90 %). 63 % d’entre eux jugent que la formation a été utile. En effet, elle leur a permis de se perfectionner, de se remotiver et de se constituer un réseau professionnel.

Des emplois qui correspondent au projet professionnel et à la formation suivie

Les bénéficiaires ayant suivi des formations « métiers » ou des parcours leur permettant d’acquérir un titre indispensable à l’exercice de leur nouvelle activité ont accédé à un emploi plus aisément. Les formations CACES, les permis pour le transport des voyageurs et des marchandises, les stages de création/reprise d’entreprise, les formations aux métiers de l’industrie, de la vente, de la sécurité, du nettoyage ou encore au métier d’ambulancier ont notamment eu des débouchés positifs pour les stagiaires. 

Les formations aux métiers de la santé, du social et de la petite enfance, quant à elle, débouchent relativement bien sur l’emploi mais ont la particularité d’être plus longues et de constituer un préalable à l’entrée dans une école spécialisée permettant l’acquisition d’un diplôme.

Au-delà de l’objectif des formations, c’est donc le projet professionnel de la personne qui semble être le principal déterminant du succès d’un parcours. La combinaison formation à un métier spécifique et parcours certifiant donne des meilleurs taux de retour à l’emploi.

Un tiers des formations financées sont validées par un titre, un diplôme ou un Certificat de qualification professionnelle (CQP).

Transitions professionnelles : les métiers des Services privilégiés

Le CSP s'inscrit comme un dispositif facilitant les reconversions professionnelles. Plus de 40 % des personnes interrogées disent en effet exercer un métier totalement différent de leur métier d’origine.

Les bénéficiaires en reconversion s’orientent principalement vers les métiers de la santé, du transport, du secrétariat, de l’industrie, de la restauration, de la coiffure et de la sécurité.

L’analyse par secteur d’activité permet de confirmer une tendance : le CSP permet d’accompagner une partie des actifs issus des métiers de l’industrie et du commerce, particulièrement impactés par la crise économique, vers les métiers des services pourvoyeurs d’emplois.

En effet, parmi les résultats constatés : 

  • Les Services à la personne et à la collectivité représentaient 5 % des métiers exercés par les bénéficiaires avant leur licenciement pour atteindre 12 % des métiers exercés après la formation. 
  • Le secteur du commerce et celui de l’industrie voient à l'inverse leur poids diminuer après la formation : de 28 % à 17 % dans le commerce et de 24 % à 18 % dans l’industrie.

L'enquête montre par ailleurs que 54 % des personnes interrogées ont un salaire plus faible qu’avant leur licenciement. La baisse observée est significative (25 % en moyenne).

Méthodologie

Cible : Les bénéficiaires d’une formation financée par AGEFOS PME dans le cadre du CSP (adhésion au CSP en 2012 suite à leur licenciement économique) et dont la formation s’est terminée en 2013 et depuis plus de six mois lors de l’entretien.

Questionnaires administrés à 3 200 bénéficiaires par téléphone. Échantillon représentatif selon la méthode des quotas selon les critères suivants : régions (21 délégations régionales AGEFOS PME), sexe et âge.

Enquête confiée au cabinet AVISO, en décembre 2013.