Les rapports de l'I.G.A.E.N.R.Le présent rapport s’inscrit dans le cadre de la mission de suivi de la voie professionnelle prévue par le programme de travail 2012-2013 des inspections générales. Le recul est désormais suffisant pour dresser une première analyse des effets de la rénovation de la voie professionnelle. Les parcours des élèves de la voie professionnelle.
2.2. En licence générale : des chances de réussite faibles
« Rien ne sert d'ouvrir grandes les portes si on ouvre aussi les portes de la sortie ! ». Cette phrase entendue d’un responsable universitaire est symptomatique du sentiment d’impuissance qui touche la communauté universitaire lorsqu’on évoque avec elle la question de l’accueil des bacheliers professionnels à l’université. L’avis très largement partagé est que ces étudiants n’ont pas leur place à l’université, qu’ils n’y ont aucune chance d’y réussir et que le meilleur service à leur rendre est de leur trouver une autre orientation.
De fait, les bacheliers professionnels ont des taux de réussite en licence générale à l’université très faibles. Et même si la mission a eu l’occasion de rencontrer des étudiants aux parcours remarquables et des équipes d’enseignants motivés à leurs côtés, cela ne doit pas occulter une réalité globale qui laisse peu de chance de réussite aux bacheliers professionnels au sein de l’université. Le taux de réussite (diplôme de licence en 3 ans) pour les cohortes des bacheliers professionnels inscrits en L1 en 2007 était de 2,7 % (source SIES, DGESIP).
L’étude conduite sur le panel de bacheliers 2008 le confirme. Seuls 6 % des étudiants inscrits en licence à l’université sont en 3ème année, trois ans après leur première année et même si ’on peut relativiser ce qui apparaît comme un échec massif par le taux de réorientation (24 %), on peut légitimement considérer que le modèle pédagogique universitaire est peu adapté (sur le fond scientifique comme sur les formes de l’accueil des étudiants) aux bacheliers professionnels...
2.4. Pour ceux qui réussissent dans l’enseignement supérieur, les ambitions se libèrent
Si beaucoup d’étudiants anciens bacheliers professionnels rencontrent des difficultés importantes d’adaptation aux exigences des BTS et des IUT, un nombre croissant, on l’a vu, réussit son parcours. Si l’insertion professionnelle est la priorité de la majorité d’entre eux après l’obtention du diplôme, se dessine aussi chez certains le souhait de poursuivre leurs études au-delà du bac + deux dans lequel ils sont engagés, en licence professionnelle ou dans une école. Télécharger le rapport "les parcours des élèves de la voie professionnelle".