03 mars 2014

L’université française à la croisée des chemins

http://s2.lemde.fr/image/2012/11/02/87x0/1785082_7_e037_monde-academie_076192c71fa896836a8d7946c2880934.jpgPar Eric Charbonnier. L’enseignement supérieur  - et plus particulièrement l’université - est à un tournant de son existence. Il doit réussir sa transformation pour rester compétitif sur un marché  de l’éducation de plus en plus mondialisé et concurrentiel. Aujourd’hui, être diplômé de l’enseignement supérieur ne suffit plus et il est devenu nécessaire pour chaque filière universitaire de proposer un accès facilité aux nouvelles technologies, de dispenser des formations de qualité (parfois en langue anglaise) et, surtout, de procurer aux étudiants des débouchés à la hauteur de l’investissement qu’ils ont consenti pour obtenir leurs diplômes. Or, ce n’est malheureusement pas toujours le cas en France, car même si le diplôme universitaire protège indéniablement son détenteur du chômage, il ne conduit pas nécessairement à la qualification escomptée par les étudiants sur le marché du travail.
Pourtant, la France avait réussi sa première transformation dans les années 60 en comblant le retard qu’elle avait sur un grand nombre de pays de l’OCDE en matière de niveau d’éducation de sa population. Cette évolution tenait en partie à la création des IUT en 1966 mais aussi au développement fulgurant des filières universitaires et des grandes écoles dans les années 80. Traduit en chiffres, 43 % (contre 39 % en moyenne OCDE) des jeunes français de 25-34 ans sont aujourd’hui diplômés de l’enseignement supérieur, contre seulement 19 % (24 % en moyenne OCDE) chez les 55-64 ans, ce qui est bien au-dessus des objectifs fixés par la Commission européenne. Suite de l'article...
Posté par : pcassuto à - - Permalien [#]