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L’enseignement supérieur répond à des objectifs généraux d’élévation du niveau scientifique, culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent, dans un souci de réduction des inégalités sociales et d’égalité entre les hommes et les femmes ; de développement de la recherche ; et enfin, de construction de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche, dans une perspective de coopération internationale ( articles L 123-2 à 123-9 du code de l’éducation).
Le système d’enseignement supérieur français est marqué par la coexistence d'une pluralité d'établissements qui se partagent la formation supérieure. Ils appartiennent à des catégories juridiques différentes, définies dans le code de l’éducation (livre VII ) :

  • Les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (universités, grands établissements, écoles normales supérieures…) ;
  • Les établissements à caractère administratif placés sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (écoles nationales supérieures d'ingénieurs, instituts d’études politiques de province…) ;
  • Les établissements d’enseignement supérieur spécialisés, publics ou privés (écoles de gestion et de commerce, écoles d’architecture, établissements d’enseignement supérieur agricole et vétérinaire, grandes écoles scientifiques, établissements d’enseignement supérieur de la musique, de la danse et du théâtre, instituts catholiques…).

Ces établissements dispensent des formations ayant des finalités et des conditions d'admission différentes. Si le diplôme du baccalauréat (son équivalence ou sa dispense) est la condition nécessaire pour accéder à l’ensemble des formations supérieures, il n’est pas pour autant une condition suffisante pour certains types de formation. On peut donc distinguer :

  • les formations auxquelles on accède sans sélection à l’entrée : il s’agit des formations universitaires, à l’exception des des IUT et des IUP (voir ci-dessous) ;
  • les formations auxquelles on accède par sélection sur la base d’un dossier d’admission : les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les sections de techniciens supérieurs (STS), les formations dispensées dans les instituts universitaires de technologie (IUT), dans des instituts universitaires professionnalisés (IUP), dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) et dans les écoles spécialisées ;
  • les formations auxquelles on accède par concours d’admission dispensées dans les grandes écoles.  

En application du décret du 8 avril 2002 , l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur et la plupart de leurs formations sont structurés en trois cycles d’études (Licence, Master et Doctorat) et en crédits ECTS, en accord avec les principes du Processus de Bologne. L’année académique est organisée en semestres.
La gouvernance du système est assurée par une politique contractuelle mise en place par l’État avec les établissements, dotés d’une autonomie administrative et budgétaire ; elle a beaucoup évolué au cours des dernières années, sous l’influence de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités et la loi n°2013-660 du 22 juillet 2013.
Cette dernière crée les Communautés d’universités et établissements (ComUE) autour desquelles est désormais structuré et simplifié le système d’enseignement supérieur. La réforme se traduira par la signature de contrats de site entre le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et les établissements regroupés, à la place des quelques 160 contrats bilatéraux avec des établissements d’enseignement supérieur et de recherche jusqu’ici en vigueur. La  trentaine de contrats au niveau des sites résultera d’un processus auquel seront associées les collectivités territoriales impliquées (régions, départements et métropoles), et les acteurs du monde socio-économique.
Le contrat avec le ComUE définit dans une perspective pluriannuelle les priorités partagées par les établissements dans le cadre d’une véritable stratégie de site et détermine les modalités de délégation des compétences des établissements du site vers la nouvelle structure de regroupement retenue parmi celles offertes par la loi.