FocusRHPar Yves Richez. Entreprendre, voici un mot qui fait « rêver » : prendre entre ses mains, décider de la conduite de son avenir, de son projet, de son « gagne pain ». Car entreprendre s’écarte, par principe, du salariat. Le salariat se voit soumit à contrat ; liant l’un à l’autre et renvoyant presqu’immédiatement à hiérarchie (gardien du sacré).
L’entrepreneur, lui, n’est lié à personne – en tout cas, pas directement. Il y a dans l’entrepreneuriat, le principe de la liberté (liberitas – sans contrainte) ; cette liberté sans promesse de sécurité. Car si la liberté à un prix, c’est le prix de la « non-sécurité », du sans filet. L’entrepreneur n’aura ni indemnité chômage, ni « parachute », ni treizième mois, ni tickets restaurant. Il paiera beaucoup de charges et dépassera les 35 heures par semaine, qu’il réalisera en général en… 4 jours. L’entrepreneur doit décider, donc agir, car s’il n’agit pas, rien ne se passe. Ce n’est pas causaliste, mais la qualité des conditions initiales entraîne des conséquences visibles et évaluables rapidement ; quand un entrepreneur entreprend, cela s’observe. Suite...