Depuis 1968 et la rationalisation des choix budgétaires, l’évaluation des politiques publiques est accusée tour à tour d’être trop dispersée ou insuffisante [1]. Une audition au Conseil Economique, Social et Environnemental nous a donné l’occasion de revenir sur ces idées.
Beaucoup ou trop d’évaluateurs

De nombreux organismes produisent des informations de nature évaluative, c’est-à-dire comprenant un jugement sur la qualité d’une politique publique : la Cour des comptes, les corps d’inspections, le Parlement, les organismes gestionnaires, les collectivités locales… Hors du monde administratif, chercheurs et cabinets de conseil produisent également des évaluations de politique publique. Cette multiplicité, qui peut être interprétée comme un éclatement peut également, dans la mesure où aucun acteur de cet univers n’est exempt de défaut, être source de complémentarité. Suite...