L'agence Europe-Education- Formation FranceA quelques jours du début d’une nouvelle année qui verra deux célébrations universelles importantes – le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale et les 70 ans du débarquement en Normandie – succéder à un rendez-vous électoral majeur pour l’avenir de l’Union européenne, il me paraît indispensable de rappeler une vérité que beaucoup – et, en particulier, un nombre important de responsables politiques – n’ose plus proférer de peur d’apparaître trop simpliste ou oublieux des difficultés présentes : la construction européenne dans laquelle nous nous inscrivons sert d’abord à ne pas faire la guerre… 
Certes, presque 15 ans après les derniers affrontements dans les Balkans, les jeunes générations ont oublié les images tragiques d’Omarska, de Vukovar ou de Srebenica et sont plus enclines à redouter les impasses en termes d’emplois ou à applaudir les opportunités d’enthousiasme offertes par les Emergents, mais il en va de notre responsabilité collective de leur rappeler que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, notre continent a de très loin préféré la paix aux conflits et, cela, parce que les esprits ont été obnubilés non par la victoire ou la défaite mais par la mise en place d’outils bureaucratiques souvent complexes mais qui se sont révélés les meilleurs boucliers contre le déferlement de violence sans précédent que leurs grands-parents ont connu au début du 20e siècle. Suite...