Cérémonie des voeux 2014Geneviève Fioraso s'est exprimée à l'occasion de la cérémonie de voeux aux acteurs de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, mardi 21 janvier 2014 au Musée du Quai-Branly.
Extraits
La définition d’une stratégie nationale d’enseignement supérieur est une nouveauté en France. Animée par Sophie Bejean et Bertrand Monthubert, elle doit permettre de coordonner les différents intervenants dans l’enseignement supérieur, de réfléchir à un modèle économique rénové, de prendre en compte des évolutions fortes comme l’internationalisation, le développement du numérique ou la formation tout au long de la vie...
Les ESPE sont maintenant en place. J’ai voulu, avec Vincent Peillon, qu’elles soient des composantes de l’université. Nous en sommes fiers, mais cela nous donne une responsabilité particulière et tout à fait décisive pour la réussite des parcours scolaires de tous les jeunes, qui seront ainsi mieux préparés à suivre une formation dans l’enseignement supérieur. Le projet est encore en cours, et le comité de suivi présidé par Daniel Filâtre a été précisément conçu pour susciter et accompagner les évolutions à venir. Nous avons aussi conçu et porté la loi du 22 juillet 2013, dont les fils conducteurs sont la réussite étudiante et la contribution de l’enseignement supérieur et de la recherche au redressement de notre pays. C’est une loi d’ouverture : ouverture à l’environnement socio–économique, à l’international, à toutes les formes d’enseignement et de recherche. C’est aussi, et chacun s’en rend compte au fur et à mesure de son application, une loi de transformation. Car, avec cette loi, nous avons fait tomber de nombreux tabous, nous avons levé plusieurs verrous anciens et particulièrement tenaces. Cela s’est traduit par des avancées réelles que nous avons déjà commencé à engager ensemble. Je les rappelle pour mémoire :

  • le rôle de coordination du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avec une cotutelle sur l’ensemble des formations d’enseignement supérieur; 
  • l’amélioration des mécanismes d’orientation des bacheliers professionnels et technologiques, avec des résultats positifs dès la rentrée 2013;
  • le passage d’une orientation trop souvent par défaut à une orientation active et anticipée, avec une première étape d’amélioration du système A.P.B. et l’objectif de faire en sorte que l’orientation ne soit plus ni un casse-tête ni une source d’anxiété pour les jeunes et leurs familles;
  • la simplification de l’offre de formation, pour la rendre plus accessible et plus lisible pour les jeunes, les familles, les employeurs et les étudiants étrangers que nous voulons attirer toujours plus nombreux. Les premiers résultats sont là : 45 intitulés de licences générales dès cette année au lieu des 322 mentions  et  1800 diplômes qui brouillaient la lisibilité;
  • le rapprochement entre universités et les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, pour favoriser les passerelles, fluidifier les parcours et rapprocher les cultures,
  • la diffusion du numérique à la fois comme outil pédagogique et encouragement aux échanges, à la créativité personnelle et collective : c’est la plateforme FUN, France Université Numérique, la mise en ligne de 25 Moocs en ce début d’année, pour lesquels plus de 120 000 personnes  sont déjà inscrites;
  • le doublement de l’alternance, aujourd’hui trop faible et le développement de stages dès le premier cycle, intégrés dans la formation;
  • le développement de l’entrepreneuriat et l’apprentissage de la conduite de projet dans toutes les filières pour que les étudiants soient davantage préparés à la vie active, avec un comité sup emploi, présidé par deux chefs d’entreprises, Henri Lachmann et Françoise Gri, qui va nous aider à améliorer l’insertion des étudiants et préparer les métiers de demain;
  • la reconnaissance du doctorat dans la fonction publique comme dans le secteur privé;
  • la mission de transfert de l’invention du laboratoire vers l’innovation dans l’entreprise, créatrice d’emplois, inscrite pour la première fois dans les missions des enseignants chercheurs;
  • la simplification de la propriété intellectuelle, avec un mandataire unique pour faciliter un transfert rapide;
  • l’installation de pépinières pour développer la création d’entreprises par les étudiants, les Pépites, avec un statut d’étudiant-entrepreneur, un an après l’obtention du diplôme;
  • la mise en place de stratégies de sites, avec une trentaine de communautés d’universités et d’établissements librement constitués par les acteurs de terrain eux-mêmes, respectant les spécificités des écosystèmes territoriaux;
  • des contrats établis par l’Etat avec ces communautés pour mieux accompagner ces évolutions et les réorienter si nécessaire. Voir l'article entier...