La Politique européenne de voisinage (PEV) de l’Union européenne a pour but de rapprocher l’Europe de ses voisins, dans leur intérêt mutuel. La PEV a été conçue en 2004, après l’élargissement de l’Union à dix nouveaux États membres, dans le souci d’éviter l’apparition de nouvelles lignes de partage en Europe.    
En Mai 2011, l’UE a réaffirmé l'importance de la relation avec les pays voisins, s'engageant à renforcer son approche qui prône «plus de fonds pour plus de réformes».
La PEV appuie les réformes politiques et économiques dans 16 pays voisins de l’Union européenne en vue de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité économique dans toute la région. Elle est conçue pour donner plus d’importance que par le passé aux relations bilatérales entre l’Union et chacun de ses voisins.  
Au total, 16 pays sont partie prenante à la PEV: l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Lybie, le Maroc, les Territoires palestiniens occupés, la Syrie, et la Tunisie dans le sud ; l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Belarus, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine dans la région Est. La PEV favorise des principes novateurs, tels que l’« appropriation commune » du processus. Un mécanisme de financement, l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) a été mis en place en janvier 2007. A partir de 2014, l'IEVP sera remplacé par l'Instrument européen de voisinage (IEN), un instrument de plus en plus influencé par la politique et prévoyant une différenciation accrue, davantage de flexibilité, une conditionnalité plus stricte et des mesures incitatives pour les pays enregistrant les meilleurs résultats. Suite...