01 novembre 2013

Formation des demandeurs d’emploi

http://www.cnfpt.fr/sites/default/files/logo.pngRecrudescence de la demande d’emploi, évolutions importantes relatives à la compétence des acteurs de la formation et aux dispositifs existants : cette fiche propose un éclairage sur les nouvelles articulations et les enjeux qu’elles portent pour les Régions.

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Apprentissage et rôle des Régions

http://www.cnfpt.fr/sites/default/files/logo.pngVoie de formation initiale par alternance, l’apprentissage est également un contrat de travail ce qui en fait une voie de formation originale qui obtient de bons résultats en matière d’insertion professionnelle des jeunes.  Historiquement initiée par les branches professionnelles et les entreprises, l’apprentissage connaît depuis quelques années un fort développement tant quantitatif que qualitatif. Les Régions qui pilotent cette voie de formation avec le soutien de l’Etat ont mis en place des dispositifs d’aides directes aux apprentis dans la mesure où l’apprentissage s’adresse souvent aux jeunes des catégories peu ou pas favorisées. Le développement  de l’apprentissage concerne désormais également la fonction publique.

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Validation des acquis de l’expérience

http://www.cnfpt.fr/sites/default/files/logo.pngLa validation des acquis de l’expérience est un droit individuel institué en 2002 permettant d’obtenir tout ou partie d’un diplôme sur la base de l’expérience et non par la formation. Les Régions ont progressivement mis en place des dispositifs permettant le développement de la VAE. Toutefois, son développement reste modeste au regard des attentes que sa mise en place a suscitées.
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3.2. Les freins au développement de la VAE
Plusieurs freins peuvent être avancés pour expliquer le paradoxe entre la forte notoriété de la VAE et la faiblesse de son développement :

  • Le maquis des certifications dans lequel les candidats peinent à se repérer pour identifier celle qui leur conviendrait face au nombre important de certificateurs et de certifications possibles. Plus de 15 000 titres ou diplômes que la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) a pour fonction de répertorier au sein du RNCP (Répertoire national de la certification professionnelle). Le RNCP a ainsi répertorié 4 800 diplômes et titres susceptibles d’être obtenus par la VAE, alors même que de nombreux diplômes ne sont pas encore ouverts à la VAE ou ne sont pas encore répertoriés (notamment les CQP).

Diplôme, Titres et CQP :

  • Les Diplômes sont des documents reconnus par l’Etat, remis après la réussite d’un cursus de formation. Ils conditionnent parfois l’accès à certaines professions et à certaines formations ou concours.
  • Les titres professionnels sont délivrés par le ministère de l’Emploi et s’adressent à un public d’adultes déjà entrés dans la vie active, titulaires d’un contrat de travail ou demandeurs d’emploi. Ils concernent généralement les premiers niveaux de qualification. On compte 300 titres professionnels.

Les Certificats de qualification professionnelle sont créés et délivrés par les branches professionnelles, ils permettent aux salariés d’acquérir une qualification opérationnelle reconnue. Les CQOP sont reconnus par la convention collective ou l’accord de branche auquel ils se rattachent. Ce ne sont donc pas des diplômes en tant que tel reconnus par l’Education Nationale. Les CQP homologués sont inscrits au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), leurs titulaires peuvent alors s’en prévaloir auprès d’entreprises de branches différentes de la leur. 

  • La lourdeur et la longueur de la procédure qui font de la VAE un véritable « parcours du combattant » pour les candidats. Les retards s’accumulent aux différentes étapes du parcours, il faut compter 8 mois, parfois un an, entre le dépôt d’un dossier et le passage devant le jury. Sur certaines certifications (diplômes d’aide soignante, d’auxiliaire de puériculture), les délais dépassent les 2 ans. La longueur des délais explique l’importance des abandons alors même que les dossiers sont jugés recevables. De plus, la validation partielle concerne une personne sur deux, cela induit que le cursus s’en trouve encore allongé. De ce fait, la concurrence entre la formation continue et la VAE est désormais manifeste.
  • La difficulté d’organisation des jurys est une des principales causes de ces retards. La mise en place des jurys se heurte à des problèmes de disponibilité des membres pressentis et à une indemnisation insuffisamment incitative.
  • L’accompagnement, qui est considéré par tous comme un facteur important de réussite de la démarche VAE, concerne entre 40 à 60 % des candidats, ce qui est sans doute encore insuffisant au regard de l’opiniâtreté requise pour réaliser un parcours complet. Le contenu d’une prestation d’accompagnement VAE n’est pas défini et de grands écarts existent tant en termes de contenus que de coûts. Le fait que certains certificateurs, comme l’Education nationale, proposent également des prestations d’accompagnement (cas des CAVA et DAVA) participe à cette confusion.
  • La VAE peine à toucher les premiers niveaux de qualification : les certifications obtenues par VAE concernent majoritairement les niveaux III et non les premiers niveaux de qualification (niveau V) alors qu’il s’agit d’une priorité définie par la loi.
  • La VAE reste encore éloignée des entreprises et des demandeurs d’emploi : la VAE reste faiblement insérée dans les politiques de l’emploi, et elle est souvent trop longue pour pouvoir bénéficier aux demandeurs d’emploi. Côté entreprises, celles-ci rencontrent des difficultés à appréhender une démarche avant tout conçue comme individuelle, même si des actions de VAE collectives sont désormais possibles.

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