http://www.desideespourdemain.fr/themes/desideespourdemain/imgs/logoim.pngPar Lucile Romanello. Alors qu’elle représentait 1,5% du PIB français soit plus de 30 milliards d’euros en 2011, la formation professionnelle et ses effets en termes de retour à l’emploi ou de gains de productivité restent très peu connus en France, les principaux résultats d’évaluation provenant des pays voisins. Dans le cadre du premier colloque international de la Chaire "Sécurisation des parcours professionnels", le 12 juin à Sciences Po, ce thème a été largement abordé au travers de la présentation d’une étude réalisée par Marc Ferracci, professeur à l’Université de Nantes et chercheur associé au Crest et au LIEPP.
Un système de formation présentant de nombreuses limites
Le système de formation professionnelle français présente aujourd’hui de nombreuses faiblesses qui limitent grandement son efficacité. Il se caractérise tout d’abord par de fortes inégalités d’accès. Les données de l’enquête emploi de 2010 montrent que la probabilité d’accès à la formation continue est de 34% pour un salarié diplômé du supérieur contre seulement 10% pour un salarié sans diplôme. La formation professionnelle tend actuellement à renforcer le dualisme du marché du travail et ne répond que marginalement aux besoins des travailleurs dont l’employabilité est la plus faible. Ces effets sont amplifiés par le système de l’obligation légale faite aux entreprises de verser pour le financement de la formation professionnelle un pourcentage de leur masse salariale, système qui n’incite en rien les employeurs à investir sur les salariés les moins employables. Les mécanismes de financement contribuent également à renforcer l’opacité du système de formation professionnelle dont la gestion paritaire participe au financement direct et indirect des partenaires sociaux. Enfin, le système actuel conduit à un faible degré de responsabilisation des acteurs et notamment des salariés à qui les formations sont largement imposées par l’employeur qui les finance et qui en capte la majeure partie des rendements.
Marc Ferracci, "Etude relative à l’évaluation des dispositifs de formation professionnelle des demandeurs d’emploi et des salariés" , Chaire sécurisation des parcours professionnels, 2013. Institut Montaigne et ASMEP/ETI, "Remettre la formation professionnelle au service de l’emploi et de la compétitivité", Mars 2013. Pierre Cahuc, Marc Ferracci, André Zylberberg, "Formation professionnelle: en finir avec les réformes inabouties", Institut Montaigne, 2011. Suite de l'article...

http://www.desideespourdemain.fr/themes/desideespourdemain/imgs/logoim.png De réir Lucile Romanello. Mar sin, sheas sé 1.5% de OTI na Fraince níos mó ná 30 billiún euro i 2011, fanann gairmoiliúint agus a éifeachtaí i dtéarmaí filleadh ar fhostaíocht nó táirgiúlacht gnóthachain anaithnid den chuid is mó sa Fhrainc, na torthaí meastóireachta is mó ó tíortha comharsanacha. Níos...