http://www.snesup.fr/themes/snesup/images/logo.pngUn amendement stupéfiant et inadmissible, proposé par le groupe Europe Écologie les Verts (EELV), supprimant la procédure de qualification par le CNU (Conseil National des Universités) des candidats aux emplois de Maîtres de Conférences ou de Professeurs, a été adopté lors des dernières heures de discussion au Sénat sur le projet de loi sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR), dans la nuit de vendredi 21 juin.
Ce coup de théâtre est intervenu juste avant l'adoption, grâce aux voix socialistes, EELV et centristes, du projet de loi de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche par le Sénat (pour: 172, contre: 157, les 12 voix écologistes ayant joué un rôle décisif dans ce scrutin). Notons aussi que la Ministre, qui avait, avant le vote final, demandé une deuxième lecture au sénat pour rétablir les Communautés d'Universités et d'Établissements, supprimées quelques heures plus tôt par un amendement, n'a pas su user de la même force de persuasion pour faire rétablir la qualification!
Dès l'annonce des votes, le SNESUP est intervenu avec la plus grande vigueur pour faire connaître son opposition totale à une disposition qui porterait gravement atteinte au statut de fonctionnaire d'État des enseignants-chercheurs et qui nuirait à la qualité des recrutements en privant la communauté universitaire d'un dispositif de lutte contre les pratiques de localisme et de clientélisme. Un communiqué de presse du SNESUPi, diffusé dès samedi, a lancé l'alerte auprès des médias, des syndiqués et des membres de l'intersyndicale de l'ESR pour dénoncer cette aggravation scandaleuse d'un projet de loi, qui constitue déjà lui-même un prolongement renforcé de la loi LRU.
Sous l'impulsion de sa présidente, la Commission Permanente du CNU s'est elle aussi rapidement mobilisée pour diffuser un communiqué de presse de protestation et mettre en ligne une pétition (www.petitions24.net/signatures/cpcnu/), relayée notamment par le SNESUP, dont le succès fulgurant et massifii témoigne de façon éclatante de l'attachement de la communauté universitaire au CNU et à ses fonctions.
Les heures qui nous séparent de la réunion de la Commission Mixte Paritaire Assemblée Nationale - Sénat, mercredi 26 juin 2013, sont décisives pour que cette instance retire du texte qui sera soumis à l'adoption finale l'amendement incriminé et rétablisse le CNU dans l'intégralité de ses fonctions. Les députés et sénateurs de cette instance ont été systématiquement interpellés par le SNESUP sur la gravité de cet amendement et sur l'impérieuse nécessité de son abandoniii.
Alertée par le SNESUP sur l'opposition unanime et immédiate de la communauté universitaire à la suppression de la qualification par le CNU, et sur la détermination entière du SNESUP contre cette suppression inique, la ministre de l'ESR doit également peser de tout son poids contre un amendement « contre l'avis du gouvernement » qui pourrait bien constituer le casus belli emblématique de son projet de loi!
i En ligne sur le site du SNESUP: http://www.snesup.fr/Le-Snesup/L-actualite-du-SUP?aid=6749&ptid=5
ii 3000 signatures dès les premières heures de sa diffusion dimanche soir, près de 10000 signatures lundi après-midi!
iii En ligne sur le site du SNESUP: http://www.snesup.fr/Presse-et-documentation?aid=6750&ptid=5&cid=240.

http://www.snesup.fr/themes/snesup/images/logo.png An amazing and unacceptable amendment proposed by the Europe Ecology Group Greens (EELV), removing the qualification process by the CNU (National Council of Universities) candidates for jobs Lecturers or Professors, was adopted at the last hours of discussion in the Senate Bill on Higher Education and Research (ESR) on the night of Friday, June 21. More...