http://www.emploi.gouv.fr/files/files/Acteurs/CNML/publications/une_Lettre19.gifLa Lettre du CNML n°19, mai 2013
Au sommaire du numéro 19 – mai 2013
    * Edito : Les nouveaux défis du CNML
    * A la Une : Plénière du CNML le 26 avril : Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin mobilisent les missions locales
    * La Lettre de mission du ministre du travail, au président du CNML
    * Emploi dans les quartiers : Les dernières décisions gouvernementales
    * Fiche pratique : La convention de partenariat entre ERDF et le CNML
    * Emplois d’avenir du secteur sanitaire et social : une opportunité en Limousin
Plénière du CNML le 26 avril: Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin mobilisent les missions locales

Le CNML et son nouveau président Jean-Paul Dupré, président de l’ARML de Languedoc-Roussillon et de la mission locale d’insertion départementale rurale de l’Aude, député-maire de Limoux, ont été officiellement installés par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, le 26 avril dernier. Michel Sapin, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social dont vous découvrirez (page 8) la Lettre de mission adressée au président Dupré était également venu ouvrir cette plénière. Alors que la jeunesse est une priorité affichée du quinquennat et que de nouvelles politiques publiques sont mises en oeuvre, la présence du Premier ministre et du ministre du travail à cette séance plénière du CNML renouvelé, témoignait de la confiance et du soutien apporté par le gouvernement à l’action des missions locales et de leurs instances.

En ouverture de cette plénière à laquelle assistaient également, Emmanuelle Wargon, déléguée générale à la formation professionnelle, Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, François Chérèque, inspecteur général des affaires sociales et Jean-Patrick Gilles, président de l’UNML, Jean-Paul Dupré a rappelé la nécessité, « tout en maintenant l’exigence de qualité et de choix des jeunes les moins qualifiés » d’atteindre l’objectif de 100 000 jeunes en emplois d’avenir en 2013: « C’est plus qu’une obligation, cela doit être pour nous un devoir. Il nous faut mobiliser l’ensemble des employeurs potentiels et, en premier lieu, les collectivités locales. »
Le président du CNML est revenu sur la rénovation du Conseil national: « Ce projet a pour objet de clarifier la gouvernance du réseau en concertation avec l’UNML. Cela me paraît être une nécessité absolue. Nous devrons répondre aux nouveaux enjeux qui nous sont proposés. Nous devons retrouver notre rôle interministériel. Nous avons un devoir de réussite, la situation l’impose, il en va de notre crédibilité. »
« L’implication des missions locales est importante et décisive »
Michel Sapin a évoqué, avec conviction et aussi beaucoup de pragmatisme, les dispositifs dans lesquels sont engagées les missions locales: « Le gouvernement n’a cessé de faire de l’emploi des jeunes une priorité absolue. L’implication des missions locales ne suffira pas seule à faire reculer le chômage, même si elle est importante et décisive. Les entreprises, les employeurs au sens large, ont une responsabilité et un rôle clé. Nous devons les aider à avoir confiance en la jeunesse. » Les collectivités ont également été ciblées: « Je souhaite rappeler à tous les élus présents qu’ils ont un rôle fondamental en matière d’emploi, un rôle d’exemplarité en tant qu’employeurs. Les collectivités que vous dirigez doivent montrer qu’il est possible de miser sur les jeunes peu ou pas qualifiés, de les former, de leur donner une chance, pour qu’ils puissent construire leur propre parcours. Je compte vraiment sur vous, présidents des associations régionales des missions locales, pour faire un travail de conviction auprès de l’ensemble de vos collègues élus. Vous êtes l’un des maillons clé entre les jeunes et les collectivités. » a souligné Michel Sapin qui a annoncé qu’il associera prochainement les présidents des ARML à un plan de mobilisation des collectivités.
Sur l’évolution des critères de sélection des jeunes pour les emplois d’avenir, le ministre a été très clair: « Soyez convaincus d’une chose : les emplois d’avenir sont et resteront ciblés sur les jeunes peu ou pas diplômés. À la fin de l’année, les cent mille emplois d’avenir devront avoir répondu à cent mille situations difficiles. C’est très difficile, mais nous pouvons être fiers d’une chose: sans les emplois d’avenir, ces jeunes-là n’auraient aucune chance d’être recrutés. » Le ministre a incité le réseau des missions locales à « ne pas être prisonnier de rigueurs administratives ou comptables. » L’adaptation du plan de la formation ou la durée des contrats, voire le temps partiel, sont des exemples de cette souplesse prévue par le dispositif des emplois d’avenir. Michel Sapin a rappelé que les entreprises du secteur marchand pouvaient maintenant s’ouvrir aux emplois d’avenir et qu’il fallait s’y employer.
« Un devoir d’information et de persuasion »
Le propos du ministre a été constamment concret, ferme également, comme lorsqu’il a rappelé sa volonté de voir allonger la durée moyenne des contrats aidés: « Il s’agit de donner plus de visibilité à l’employeur et aux bénéficiaires afin d’investir d’avantage dans l’emploi, la construction et la formation. » Michel Sapin a délivré un argumentaire en faveur du contrat de génération, rappelant les messages à faire passer aux employeurs: « Vous avez un devoir d’information et de persuasion auprès de l’ensemble du tissu économique ». Le potentiel des jeunes recrutés, l’aide aux entreprises compensant l’acquisition progressive de la compétitivité, la baisse de la cotisation chômage sur quelques mois sont des atouts à valoriser, tout comme la portée du contrat de génération qui « n’est pas seulement une aide à l’embauche des jeunes et au maintien de l’emploi des seniors », ni « un contrat aidé supplémentaire » mais « un vrai levier de création d’activité » et « un outil de soutien à l’entreprenariat » dans la perspective de transmission de petites entreprises.
C’est dans ce cadre que le ministre a rappelé le dispositif mis en oeuvre avec le ministre de la Ville, François Lamy, pour la mobilisation des moyens de la politique de l’emploi dans les territoires de la politique de la ville avec le dispositif NACRE, et pour renforcer la mobilisation autour du CIVIS. En conclusion, Michel Sapin a insisté sur la montée en puissance de la politique de l’emploi et sur les effets attendus de la loi sur la sécurisation de l’emploi: « Nous ne nous limitons pas à trouver des emplois aidés pour ceux qui sont frappés par le chômage, mais nous misons sur quelque chose de plus entraînant et de plus mobilisateur: le potentiel des jeunes et la création d’activité, la possibilité de se lancer véritablement et de réussir. »
Les échanges qui ont suivi entre le ministre et les membres du CNML ont notamment porté sur les disparités constatées sur le terrain dans la mise en oeuvre des emplois d’avenir. Après le tour d’horizon des travaux des commissions, Jean-Paul Dupré, le président du CNML, a accueilli le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, l’assurant de la mobilisation des missions locales: « Vous nous avez accordé, vous et votre gouvernement, une confiance importante. Nous devons en être dignes, c’est ce que nous nous engageons à faire. »
« On n’a jamais tout essayé »
« Votre rôle est important, c’est la raison pour laquelle je souhaitais personnellement installer ce conseil national des missions locales », a souligné le Premier ministre. « Je voudrais vous réaffirmer la détermination du gouvernement à soutenir les missions locales et à réaffirmer leur rôle en faveur de l’emploi et de l’accès à l’emploi des jeunes, à l’autonomie des jeunes. » Le chef du gouvernement, en évoquant les perspectives de décentralisation, a assuré : « L’État continuera à aider financièrement les missions locales, et à les soutenir du point de vue politique et institutionnel, comme un des éléments de la politique nationale et publique de l’emploi. » Il a également évoqué sa volonté de voir simplifier la perception que l’on peut avoir, depuis le terrain, du rôle et de l’organisation des instances nationales des missions locales. Il a suggéré que ces instances, en se réformant, puissent intégrer des jeunes suivis par les missions locales.
Jean-Marc Ayrault s’est voulu très mobilisateur, soulignant la cohérence entre les politiques publiques concernant les jeunes: « La France ne peut pas se résigner à ce qu’il y ait 20 % de sa jeunesse qui ne trouve pas de solution pour s’en sortir et s’insérer dans la vie. On n’a jamais tout essayé, mais il faut d’abord utiliser tout ce qu’on a déjà décidé. » À commencer par les emplois d’avenir: « Certains disent que c’est trop compliqué et qu’il faut tout changer. Il faut redoubler d’efforts et revenir aux fondamentaux des choix faits par le gouvernement et votés par le Parlement. Il s’agit de s’adresser à des jeunes plus éloignés de l’emploi : il ne faut pas abandonner cette exigence. » Comme son ministre avant lui, Jean- Marc Ayrault, regrettant « les circulaires un peu épaisses » qui accompagnent le vote des lois, a rappelé que les marges de mise en oeuvre existaient: « Je demande aux missions locales de bien prendre connaissance des dispositifs et de s’inspirer de toutes ces souplesses, y compris sur la nature du contrat de travail. Le plus important est de démarrer. »
« Plus nous serons déterminés, plus ceux qui doutent retrouveront la confiance »
La banque publique d’investissement, levier de la création d’activité, le contrat de génération, la refondation de l’école pour lutter contre l’échec scolaire, la négociation à ouvrir sur la formation professionnelle, la promotion de l’apprentissage, les actions entreprises pour détecter les jeunes décrocheurs (« en l’espace de trois mois, nous avons pu ramener 10 000 jeunes dans le système scolaire »), les recrutements à Pôle emploi pour une approche différente des personnes en situation difficile, tous ces chantiers ouverts par le gouvernement ont été rappelés par le Premier ministre qui a précisé le cadre de la garantie jeunes: « Le plan de lutte contre la pauvreté comprend un volet concernant les jeunes en grande difficulté à accéder à un emploi. Nous y avons inclus un dispositif spécifique de remise à niveau des jeunes. L’objectif est d’expérimenter cette garantie jeune, dès cette année, dans dix territoires. Les jeunes qui s’engageront dans un parcours de réhabilitation, de reprise de confiance et d’estime de soi, pourront bénéficier du RSA à la reprise de la formation. Pour l’instant, ils n’ont rien. Il ne s’agit pas du RSA jeune, mais d’un contrat. Ce sera donnantdonnant, cela nécessitera un suivi fort et concernera les jeunes plus démunis que les autres. À partir de cette expérimentation, l’objectif sera de toucher cent mille jeunes par an. »
Jean-Marc Ayrault a conclu en saluant l’engagement des membres du CNML et de ceux qu’ils représentent: « Vous êtes animés par les valeurs que les Français partagent et auxquelles nous avons envie de croire, les valeurs d’égalité et de solidarité. Plus nous serons déterminés, convaincus et mobilisés, plus ceux qui doutent retrouveront la confiance, et en particulier la jeunesse à laquelle vous vous adressez. »
http://www.emploi.gouv.fr/files/files/Acteurs/CNML/publications/une_Lettre19.gif An Litir CNML Uimh 19, Bealtaine 2013
Sa líon 19 - Bealtaine 2013

* Eagarthóireachta: Dúshláin CNML

* Cad atá nua: CNML Iomlánach 26 Aibreán: Jean-Marc Ayrault agus Michel Sapin shlógadh misin áitiúil

* An Ráiteas misin an Aire Saothair, Uachtarán na CNML

* Fostaíocht i gcomharsanachtaí: Na cinntí rialtais is déanaí

* Bileog Cleachtais: comhaontú comhpháirtíochta idir an CFRE agus an CNML

* Jobs do thodhchaí na seirbhísí sláinte agus sóisialta: deis i Limousin
. Níos mó...