http://www.unedic.org/sites/default/files/logo-31_0.pngAuteurs: Cécile Laffiteau, Jean-Paul Blouard. Profils types des allocataires indemnisés par l’Assurance chômage à fin décembre 2011
Le profil des allocataires de l’Assurance chômage à fin 2011 est très lié au parcours professionnel suivi en amont de l’inscription au chômage. L’analyse des caractéristiques des allocataires indemnisés met en évidence plusieurs profils types, correspondant aux principales trajectoires des demandeurs d’emploi.
Six groupes émergent de l’analyse de données, aussi différents les uns des autres et composés d’allocataires aux caractéristiques les plus homogènes possible à l’intérieur de chaque groupe:

* 23,2% des allocataires sont issus du temps partiel, un groupe féminin à 74,1%, contre 49,2% pour l’ensemble des allocataires.
* Les licenciés à temps plein, souvent confrontés au chômage de longue durée représentent 26,0% des allocataires. Ils sont plus âgés que la moyenne des allocataires et restent plus longtemps au chômage: 34% ont 50 ans et plus (contre 22,6% dans la population générale) ; plus d’1 sur 3 est chômeur de longue durée (1 sur 4 pour l’ensemble des allocataires).
* Les allocataires après une rupture conventionnelle ou un départ volontaire pèsent pour 10,6% des allocataires. Les 25-­‐49 ans y sont sur représentés à 71,1% pour 61,9% sur l’ensemble des allocataires.
* Les fins de CDD à temps plein, qui connaissent des trajectoires distinctes selon leur niveau de diplôme comptent pour 20,3% des allocataires. Ils sont plus jeunes que la moyenne (35,1% contre 15,5% dans l’ensemble) et sont moins longtemps indemnisés (84,9% sont indemnisés depuis moins d’un an contre 75% dans la population)
* 13,5% des allocataires sont intérimaires, un groupe masculin à 71,3% contre 50,8% pour l’ensemble des allocataires et plus jeune (22,5% ont moins de 25 ans contre 15,5% dans l’ensemble).
* Les intermittents du spectacle, majoritairement implantés en Île­‐de­‐France représentent 3,6% des allocataires. Ce sont en majorité des hommes (68,6% contre 50,8% pour l’ensemble des allocataires) et ils sont particulièrement concentrés sur la région parisienne (49,3% contre 17,5% pour l’ensemble des allocataires).
Le temps partiel, aux trois quarts féminin, représente près d’un quart des références de travail
Les références de travail à temps partiel regroupent 23,2% de l’ensemble des allocataires. Ce sont essentiellement des femmes (74,1% contre 49,2% dans l’ensemble). Un quart de ces allocataires ont été indemnisés depuis plus d’un an. Ainsi, les allocataires avec des références de travail à temps partiel au chômage de longue durée (5,8% des allocataires) ont été plus souvent licenciés sur des contrats longs. La faible intensité de travail va de pair avec une indemnisation basse: 90% touchent moins de 980 euros d’allocations par mois, contre seulement 30% pour l’ensemble des allocataires. À noter également des niveaux de diplômes plus faibles (19,7% contre 24,1% d’études supérieures dans l’ensemble). Par ailleurs, on observe une surreprésentation de l’indemnisation à temps partiel dans les Dom (5,6% contre 3,3% dans l’ensemble), alors que la région parisienne est beaucoup moins impactée (11,6% contre 17,5% dans l’ensemble).
Les licenciés, souvent confrontés au chômage de longue durée
Les licenciés avec des références de travail à temps plein (26% de l’ensemble des allocataires) se caractérisent par une majorité d’hommes (57,7%), davantage de seniors (34% ont 50 ans et plus), des durées d’affiliation longues (80,7 % avaient travaillé plus de 2 ans) et de forts montants d’indemnisation. Ainsi, un quart des licenciés à temps plein reçoivent plus de 1 430 euros net par mois. Trois groupes se distinguent par leur niveau d’étude et leur ancienneté dans l’indemnisation. Les licenciés à temps plein diplômés (5,4% des allocataires) sont plus implantés en région parisienne (32,4%) et majoritairement d’âge intermédiaire (69,6% ont entre 25 et 49 ans). Les chômeurs de longue durée peu diplômés (7,6% des allocataires) sont les plus âgés (52,1% ont 50 ans et plus). Les licenciés à temps plein peu diplômés dont l’ancienneté ne dépasse pas 1 an d’indemnisation (12,9% des allocataires) sont plus jeunes et ont des durées d’affiliation plus faibles que les autres licenciés à temps plein.
La rupture conventionnelle ou le départ volontaire d’un contrat à temps plein concerne un allocataire sur dix
Ce groupe représente 10,6 % de l’ensemble des allocataires. Il comprend légèrement plus d’hommes que de femmes (51,8% contre 48,2%) ainsi que des niveaux de diplômes plus élevés. Les ruptures conventionnelles et les départs volontaires sont applicables dans le cadre de contrats à durée indéterminée, d’où des durées d’affiliation relativement élevées: 80,1% de durées d’affiliation supérieures à 2 ans contre 46,7% pour l’ensemble des allocataires. Les niveaux d’indemnisation sont relativement plus élevés que l’ensemble des allocataires (hors intermittents), puisque un quart des allocataires ayant utilisé la rupture conventionnelle touchent plus de 1 200 euros net par mois (contre 20% dans l’ensemble hors intermittents). Il semblerait que la région Méditerranée soit plus concernée par ce mode de rupture de contrat (17,3% contre 14,5% dans l’ensemble).
Les fins de CDD à temps plein se distinguent entre eux par le niveau de diplôme
Le niveau de diplôme permet de dissocier deux groupes assez hétérogènes parmi les fins de CDD à temps plein. Les plus diplômés (5,5% des allocataires) sont majoritairement des femmes (58,1%), plutôt situés en région parisienne. Les moins diplômés sont plutôt des hommes (54,6%), jeunes (36,6% ont moins de 25 ans), situés dans le sud de la France. Malgré des durées d’affiliation plus longues (et donc des droits plus longs), les fins de CDD diplômés ne se distinguent pas des autres fins de CDD par l’ancienneté dans l’indemnisation. Le niveau d’indemnisation des fins de CDD à temps plein est proche du niveau d’indemnisation moyen. Les plus diplômés touchent en moyenne 100 euros net de plus que les autres fins de CDD à temps plein.
Les intérimaires sont souvent des hommes jeunes
Le groupe rassemble tous les intérimaires de la population des allocataires (13,5%). Il est masculin (71,3% d’hommes) et issu d’un enseignement professionnel (CAP ou BEP dans 46,1% des cas, contre 36,9% pour l’ensemble de la population). Ils sont plus jeunes que la moyenne (22,5% ont moins de 25 ans contre 15,5% pour l’ensemble des allocataires), et plus implantés dans le bassin parisien. Un intérimaire sur 3 a une durée d’affiliation comprise entre 6 mois et 1 an (38,9% contre 18,7% dans l’ensemble). Le niveau d’indemnisation « intermédiaire » de 1 050 à 1 500 euros est fréquent (48,6%, contre et 28,6% pour l’ensemble de la population).
Les intermittents du spectacle, majoritairement implantés en Île-de-France

Majoritairement masculine (68,6% d’hommes), cette classe regroupe les ouvriers et techniciens de la production cinématographique et de l’audiovisuel (2% des allocataires) ainsi que les artistes du spectacle et techniciens des entreprises du spectacle (1,6% des allocataires). La moitié de ces allocataires sont localisés en Île-de-France, et 52,8% ont fait des études supérieures (contre 24,1% pour l’ensemble des allocataires), ces critères étant plus marqués chez les ouvriers et techniciens de la production.
http://www.unedic.org/sites/default/files/logo-31_0.png Authors: Cecile Laffiteau John Paul Blouard. Typical profiles of recipients receiving benefits from the unemployment insurance at the end of December 2011. More...