06 avril 2013

MEDEF-Enseignement supérieur: le numérique au coeur des universités

http://www.medef.com/fileadmin/www.medef-corporate.fr/template/images/v2/bloc-top-medef.pngLe numérique change nos vies: travailler, former, recruter autrement, lettre n°8 du Challenge Education-Entreprise est co-signée par la CPU, le MEDEF, le MESR et le MEN. Télécharger la Lettre n°8 du Challenge Education-Entreprise MEDEF.
Le numérique au coeur des universités

C’est une grande satisfaction pour les présidents d’université de voir le thème du numérique choisi par le MEDEF pour le 6e Forum Education- Entreprise cette année. En effet, les incidences de la révolution numérique sont très sensibles pour les universités et leur fonctionnement. Sujet vaste, complexe et multiforme, le numérique touche l’ensemble des activités de l’université telles que la pédagogie, la recherche à travers l’accès facilité des données au niveau mondial et le développement du calcul intensif, la documentation, les systèmes d’information et les réseaux comme les métiers de gestion et de management.
Les outils numériques vont jusqu’à remettre en cause les frontières étanches qui existaient traditionnellement entre les différents métiers au sein de l’institution. L’émergence des learning centers ou de la prise en compte de la notion de Système d’Information dans nos établissements sont les illustrations les plus emblématiques de cette mutation où la politique du numérique se construit autour des usagers et où des métiers et domaines différents ont noué à travers l’outil de nouveaux modes de collaboration. Le numérique et ses déclinaisons permettent d’abolir les notions d’espace et de temps pour les étudiants géographiquement éloignés ou les salariés. Il est donc un puissant facteur d'égalité des chances.
Depuis quelques années, la CPU a lancé en son sein une réflexion sur la façon d’intégrer dans les stratégies d’établissements ces nouvelles proximités qui redessinent à terme l’organisation des universités. Consciente des enjeux nationaux et internationaux en termes de compétitivité et d’attractivité, elle travaille, au sein d’un Comité Numérique, en lien avec l’ensemble des acteurs attachés à l’émergence de cette ère universitaire nouvelle, que ce soit la MINES (Mission pour le Numérique dans l’Enseignement Supérieur), les UNT (Universités Numériques Thématiques), les UNR (Universités Numériques en Région), le consortium COUPERIN, l’ABES (Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur), RENATER ou encore l’AMUE. La CPU est également étroitement associée à la conception du projet « France Université Numérique », annoncé par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Les débats lors des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2012 ont montré en effet l’importance du numérique dans l’évolution du monde de l’ESR … à la fois cause et conséquence, objet et sujet. Les thèmes abordés lors des Assises étaient en effet très divers: enseignement en ligne, formation au numérique dans les futurs ESPE (Ecoles supérieures du Professorat et de l’Education), accès aux archives numériques, programme de recherche sur le numérique,… Cette adaptation réciproque de la communauté universitaire aux évolutions technologiques et des entreprises du secteur numérique aux évolutions du monde universitaire devient une impérieuse nécessité.
L’adaptation des enseignants-chercheurs aux nouvelles technologies que les étudiants (génération Y) se sont déjà appropriées, est une des conditions de l’adaptation de l’ESR à une meilleure insertion professionnelle des jeunes. C’est pourquoi, dans le cadre des relations CPU-MEDEF, reflet des relations entre les universités et les entreprises, je me félicite de cette réflexion commune sur le numérique. Je formule des voeux afin qu’elle débouche sur des actions concrètes, au bénéfice tant des entreprises que des établissements d’enseignement supérieur. Jean-Loup Salzmann Président de la Conférence des Présidents d’Université.
Vers l’université numérique: les enjeux d’une transformation

Les technologies numériques, et plus particulièrement le web, sont en train de modifier profondément notre économie et nos pratiques sociales. Les établissements d’enseignement supérieur accueillent aujourd’hui des étudiants de la génération qu’on appelle « Y », une génération connectée, mobile, grande consommatrice et productrice de formats numériques pour la facilité d’accès à l’information, la rapidité et la variété des échanges qu’ils autorisent. Cette génération devra s’insérer dans un monde professionnel dans lequel le numérique est omniprésent. Elle apprécie la flexibilité offerte par les dispositifs numériques, car elle est bien souvent obligée de mener de front études et première expérience professionnelle.
D’une façon générale, le numérique transforme autant les conditions de production des savoirs que les modes d’accès, de partage, de transmission et d’évaluation de ces savoirs. En changeant le rapport au temps et à la distance, il est l’un des facteurs du processus d’internationalisation du monde de la formation, dans sa double dimension de compétition et de coopération, face à des étudiants de moins en moins « captifs » du point de vue géographique. Le développement du numérique apparaît donc pour l’enseignement supérieur français, à la fois comme un défi incontournable et une opportunité majeure, pour mieux répondre à l’ensemble de ses missions et occuper toute sa place dans un contexte de concurrence internationale accrue.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, a décidé de faire de l’université numérique un élément important de son action dans les mois qui viennent, par le développement d’une offre numérique de formation à distance, cohérente et visible, adaptée à la demande des individus comme du monde professionnel. La ministre a eu l’occasion d’annoncer le lancement du plan France Université Numérique qui favorisera la mise en ligne des cours magistraux, la mise en réseau des enseignements et les partenariats nationaux et internationaux.
En développant l’usage du numérique, nous visons notamment:
• la montée en compétences et l’insertion professionnelle de cette génération qui a de nouveaux modes de vie, d’information, de communication, citons ici le C2I, certificat informatique et internet, qui sanctionne un ensemble cohérent et diversifié de compétences liées au numérique, qui vont de la bureautique à l’identité numérique, de la gestion de l’information au travail en réseau;
• la possibilité de synergies nouvelles au niveau territorial, national ou international, par exemple pour les formations à faible effectif; une nouvelle dynamique de la formation tout au long de la vie, pour permettre aux entreprises de rester compétitives dans un monde concurrentiel et aux individus d’adapter et de valoriser leurs compétences à tout âge; nous soutenons ainsi les expériences menées autour du e-portfolio, portefeuille numérique d’expériences et de compétences, permettant à chacun d’expliciter et de rendre visibles ses différents acquis, d’où qu’ils proviennent, tout au long de la vie;
• la visibilité et l’attractivité de la formation française à l’international. Il s’agit de proposer ressources et dispositifs de formation au niveau mondial, à l’instar de ces fameux MOOC (Massive Online Open Course) qui défraient actuellement la chronique. Je crois également que le numérique peut favoriser la mobilité des étudiants, à laquelle nous sommes tous très attachés. En effet, les ressources et les échanges sous forme numérique peuvent aider, tant nos étudiants qui partent à l’étranger, que les étrangers que nous accueillons, à s’intégrer plus rapidement, donc à réussir plus aisément. Le numérique est un levier important de promotion de l’innovation pédagogique.
Soyons clairs: le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ne confond pas technologie et pédagogie, mais je suis convaincue que le numérique peut être un des outils de la transformation de l’acte pédagogique. Le développement de son usage est susceptible d’inciter à l’élaboration de nouveaux modes d’apprentissage, mieux adaptés à la jeunesse étudiante, avec la volonté de la rendre plus autonome et plus active. Développer, par exemple, les pédagogies inversées qui ne répondent pas au schéma traditionnel d’enseignement, peut être un moyen de mobiliser les étudiants par une approche novatrice des contenus à transmettre et des rôles de chacun. Parier sur le numérique, c’est donc viser la motivation des étudiants, et consolider l’attractivité et la performance de nos établissements. Simone Bonnafous Directrice générale pour l'Enseignement supérieur et l'Insertion professionnelle Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Télécharger la Lettre n°8 du Challenge Education-Entreprise MEDEF.
http://www.medef.com/fileadmin/www.medef-corporate.fr/template/images/v2/bloc-top-medef.png Digiteach ag athrú ár saol: ag obair, traein, a earcú Uimh litir eile 8 Dúshlán Tá Oideachas-Ghnó comh-sínithe ag an LAP, an MEDEF, an Mór agus Moe. Íosluchtaigh Litir Uimh 8 de chuid na Cuideachta Dúshlán Oideachas MEDEF. Níos mó...

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