AERESLe projet européen Aqi-Umed, démarré en janvier 2010, s’est achevé lors du séminaire sur le bilan du projet, les 24 et 25 janvier derniers. Financé par la Commission européenne (programme Tempus de modernisation de l’enseignement supérieur dans les pays partenaires de l’Union européenne), il avait pour objectif de contribuer au développement des pratiques de garantie de la qualité et d’évaluation dans les universités du Maghreb, par le partage d’expériences entre institutions du Nord et du Sud de la Méditerranée.
La priorité a été la mise en place d’un référentiel qualité commun et d’une démarche d’évaluation institutionnelle interne dans dix universités d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, cette démarche associant également le ministère de l’enseignement supérieur de chacun des trois pays. Le projet s’inscrivait dans le cadre du développement des outils de gouvernance des universités maghrébines pour l’ensemble de leurs missions (formation, recherche, services à la collectivité et au développement socio-économique).
Inscrite au registre européen des agences d’assurance qualité EQAR, l'AERES a été partenaire du projet avec l' ANECA afin de partager son expérience et son savoir-faire, notamment au travers de l’évaluation intégrée qu’elle conduit (établissement, recherche, formations et diplômes). A l’issue du séminaire final, les résultats attendus ont-ils été atteints? Robert Fouquet, délégué scientifique de l’AERES et membre du comité de pilotage du projet, répond à nos questions:
Quel a été le rôle de l’AERES dans le cadre du projet et quelles ont été ses actions?
« Le rôle essentiel de l’AERES était d’apporter son expérience des méthodes et pratiques de l’évaluation. Le projet ne consistait pas à transposer des méthodes et outils existants mais bien de contribuer à une construction collective d’une démarche adaptée au contexte maghrébin. Une attention particulière a été portée à l’élaboration de notes méthodologiques permettant d’alimenter le volet formation du projet qui concernait les équipes projet des universités maghrébines. Aqi-Umed a nécessité quatre missions au maghreb, de nombreuses réunions et visioconférences au CIEP ainsi que différentes phases d’accompagnement à distance des équipes maghrébines. Au cours de la première année du projet, l’AERES a également accueilli une quinzaine de collègues maghrébins pour trois journées d’études. »
Les objectifs du projet ont-ils été atteints (conclusions du séminaire), notamment en termes d’évaluation interne?
« Oui, le bilan du projet est satisfaisant puisque le référentiel d’autoévaluation a été construit et chaque université a pu produire un rapport d’autoévaluation, même si on peut regretter que les contraintes de calendrier aient limité le périmètre de ces autoévaluations.»
Y a-t-il une prochaine étape, un suivi de la démarche d’évaluation interne mise en place?
« La réflexion est en cours, la conférence finale de Bruxelles a montré une forte motivation de l’ensemble des partenaires et des ministères pour une poursuite du projet. Par ailleurs, les trois pays sont engagés dans des processus de création d’agences ou d’instances d’évaluation externe, ce qui devrait probablement conduire à de nouvelles sollicitations de la mission affaires internationales de l’AERES compte tenu des contacts établis dans le cadre d’Aqi-Umed.»

AERES An tionscadal Eorpach Aqi-Umed, thosaigh i mí Eanáir 2010 agus cuireadh i gcrích ag an seimineár ar thorthaí an tionscadail, 24 agus 25 Eanáir. Maoinithe ag an gCoimisiún Eorpach (Tempus nuachóiriú an ardoideachais sna tíortha comhpháirtíochta an Aontais Eorpaigh), bhí sé mar aidhm chun cur le forbairt de dhearbhú cáilíochta praiticiúla agus measúnacht in ollscoileanna Maghreb trí roinnt taithí idir institiúidí i dTuaisceart agus i nDeisceart na Meánmhara. Níos mó...