Abonnez-vous aux avis de parution de la Dares"Améliorer le système d’éducation et de formation" est une partie du Programme national de réforme de la France 2012-2015: annexe statistique relative à l’emploi. Dares - Document d'Etudes n° 173. Coordination: Guillaume DELAUTRE.
Améliorer le système d’éducation et de formation
Niveaux de formation des jeunes de 20 à 24 ans

En 2010, 67 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans déclarent détenir un diplôme d’enseignement supérieur, un baccalauréat ou un titre équivalent et 16% des jeunes un brevet d’études professionnelles (BEP), en voie de disparition, ou un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Au total, 83% des jeunes âgés de 20 à 24 ans déclarent posséder, au minimum, un diplôme validant la réussite d’un enseignement secondaire de second cycle (d’au moins deux ans). Cette proportion est quasiment inchangée depuis 2000. Les jeunes femmes possèdent plus souvent un diplôme attestant de la réussite d’un second cycle (86%), que les jeunes hommes (80%). Elles sont davantage diplômées du baccalauréat que leurs homologues, qui arrêtent plus fréquemment leurs études après un BEP ou CAP. A contrario, 17% des jeunes âgés de 20 à 24 ans n’ont pas obtenu de diplôme plus élevé que le brevet à l’issue de leur formation initiale. Cette proportion est stable depuis 2000. Ces jeunes se partagent en deux groupes aux scolarités et formations différentes. Le premier groupe (8% du groupe d’âges) a étudié jusqu’en année terminale d’un enseignement secondaire de second cycle, mais n’a pas obtenu le diplôme attestant de l’acquisition des connaissances. Le second groupe, de même ampleur, n’a pas eu accès à l’année terminale d’un enseignement secondaire de second cycle. A l’intérieur de ce second groupe peuvent être isolés 6,8% des jeunes situés par la classification française de 1969 aux niveaux Vbis et VI. Ceux‐ci n’ont pas eu accès à un enseignement ou une formation de « niveau CAP » (niveau V), niveau longtemps considéré comme minimal par les pouvoirs publics français.
Niveaux de formation des personnes de 20 à 64 ans en 2010
La proportion de diplômés d’un enseignement supérieur ou secondaire de second cycle est de 83% parmi les trois groupes d’âges 20‐24, 25‐29 et 30‐34 ans. Ces groupes d’âges ont eu davantage d’opportunités d’étudier et de réussir leurs études que leurs aînés. Dans l’ensemble, la population française étudie et obtient des diplômes aux âges jeunes, « en formation initiale ». Parmi les jeunes femmes, les différences entre âges reflètent des différences d’opportunités aux âges jeunes. Toutefois, les proportions d’hommes déclarant un diplôme de second cycle, au moins égal à un CAP, sont légèrement supérieures entre 30 et 34 ans que plus jeunes.
Jeunes interrompant leurs études à un faible niveau de formation

En 2009, les synthèses d’inscriptions de l’enseignement secondaire chiffrent à 7,6% le pourcentage d’arrêts d’études avant la fin d’un second cycle de l’enseignement secondaire. Ces arrêts d’études ont lieu après une inscription en classe de seconde ou première générale ou technologique dans 2,5% des cas et après une inscription en classes de premier cycle, de première année de certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou de première année de brevet d’études professionnelles (BEP) dans 5,1% des cas. A contrario, 92,4% des jeunes qui arrêtent pour la première fois l’enseignement secondaire ont pu étudier jusqu’à la fin d’un second cycle, fût‐il de deux ans.
Dépenses publiques d’éducation

La dépense intérieure d'éducation (DIE) représente toutes les dépenses effectuées par l'ensemble des agents économiques, administrations publiques centrales et locales, entreprises et ménages, pour les activités d'éducation: activités d'enseignement scolaire et extrascolaire de tous niveaux, activités visant à organiser le système éducatif (administration générale, orientation, documentation pédagogique et recherche sur l'éducation), activités destinées à accompagner la fréquentation scolaire (cantines et internats, médecine scolaire, transports) et les dépenses demandées par les institutions (fournitures, livres, habillement). En 2010, la dépense intérieure d'éducation (DIE) atteint 134,8 milliards d’euros, soit 7% de la richesse nationale (PIB). Pour l'éducation, la collectivité nationale, tous financeurs confondus, réalise un important effort financier à hauteur de 2 080 euros par habitant, ou 8 150 euros par élève ou étudiant. Les comparaisons internationales rapportent aux PIB nationaux les dépenses consacrées à la seule formation initiale (hors formation continue). La France se situe, avec une part de 6% en 2008, légèrement au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (5,9%), en deçà des États‐Unis et de la Suède mais nettement au dessus de l’Espagne, de l’Italie ou du Japon. En 2011, 12,2 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ne sont ni en formation initiale ni en emploi (NEET): 6,2% des 15‐19 ans et 17,9% des 20‐24 ans, ces derniers étant moins souvent en formation initiale que les plus jeunes. Avec le crise, la proportion de jeunes de 15‐24 ans en NEET a augmenté de 2,2 points entre 2008 et 2009; elle a ensuite diminué de 0,5 point entre 2009 et 2011.
Programme national de réforme de la France 2012-2015: annexe statistique relative à l’emploi. Dares - Document d'Etudes n° 173. Coordination: Guillaume DELAUTRE.
Dans le cadre de la Stratégie « Europe 2020 » adoptée lors du Conseil européen de juin 2010, les programmes nationaux de réforme rédigés par les États membres de l’Union Européenne exposent les réformes structurelles qu’ils souhaitent mettre en œuvre pour répondre aux orientations politiques fixées par les chefs d’États et de gouvernement afin d’atteindre les grands objectifs de cette nouvelle stratégie. En ce qui concerne l’emploi, l’objectif communautaire consiste à atteindre un taux d’emploi des femmes et des hommes âgés de 20 à 64 ans de 75% d’ici à 2020. En outre, quatre des dix nouvelles lignes directrices intégrées adoptées dans le cadre de cette stratégie sont relatives aux politiques de l’emploi, d’éducation et de lutte contre la pauvreté.
Comme ce fut le cas dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne, le Programme national de réforme du gouvernement français a été accompagné d’une annexe statistique relative à l’emploi dont la réalisation a été coordonnée par la Dares. Ce document d’études reprend cette annexe statistique. La sélection des indicateurs présentés dans ce document se fonde sur celle retenue par le groupe « Indicateurs » du Comité de l’emploi pour l’élaboration du cadre commun d’évaluation. Elle est complétée par les indicateurs, pertinents au niveau national, qui contribuent à suivre la mise en oeuvre des priorités françaises. Il convient toutefois de préciser que les données contenues dans ce document sont exclusivement issues de sources statistiques nationales. De fait, elles peuvent reposer sur des définitions ou des conventions qui diffèrent de celles habituellement mobilisées au plan européen, conduisant alors à des divergences avec les données harmonisées publiées par l’institut européen de statistiques, Eurostat. Ce document s’efforce d’identifier les divergences, quand elles existent, entre les données présentées dans ce document et celles habituellement publiées au plan européen ou national.
Εγγραφή σε ανακοίνωση της δημοσίευσης των τολμά "Η βελτίωση του συστήματος εκπαίδευσης και κατάρτισης» αποτελεί μέρος του Εθνικού Προγράμματος Μεταρρυθμίσεων της Γαλλίας 2012-2015: Στατιστικό παράρτημα σχετικά με την απασχόληση. Τολμά - Μελέτες έγγραφο αρ. 173. Συντονισμός: William Delautre.
Βελτίωση του συστήματος εκπαίδευσης και κατάρτισης
Μορφωτικό επίπεδο των νέων ηλικίας 20 έως 24 ετών
Το 2010, το 67% των νέων ηλικίας 20 έως 24 λένε ότι έχουν ένα πτυχίο τριτοβάθμιας εκπαίδευσης, πτυχίο ή ισοδύναμο πτυχίο και το 16% των νέων με πιστοποιητικό επαγγελματικής κατάρτισης μελετών (BEP), απειλούνται με εξαφάνιση, ή Πιστοποιητικό Επαγγελματικής Ικανότητας (ΠΕΙ). Περισσότερα...