http://www.synofdes.org/images/haut_3.jpgLe panorama de l’Economie sociale et solidaire en France et dans les régions, éditions 2012 – Conseil National des Chambres Régionales de l’Economie sociale. Télécharger le document.
Panorama de l’Economie sociale et solidaire en France et dans les régions

Réalisé par l’Observatoire national de l’économie sociale et solidaire, cette nouvelle édition du « Panorama de l’ESS en France et dans les régions » apporte un éclairage synthétique sur les spécificités et le poids d’un ensemble socio-économique qui représente plus de 10% de l’emploi en France. L’économie sociale et solidaire est un ensemble socio-économique qui regroupe des organisations et entreprises prônant une autre économie basée sur des valeurs et un mode de gouvernance spécifiques. Ces organisations et entreprises de l’ESS sont des moteurs pour l’emploi, mais aussi pour le développement économique et social des territoires, au service d’une plus grande cohésion sociale.
Chiffres clés:

10,3 % de l’emploi français
13,9 % de l’emploi privé
2,34 millions de salariés
222 900 établissements employeurs
56,4 milliards d’euros de rémunérations brutes versées...
Un vivier d’emplois
Une contribution importante à l’emploi

Les organisations et entreprises de l’ESS comptent en France plus de 222 900 établissements employeurs et 2,34 millions de salariés, ce qui représente 10,3% de l’emploi en France et 14% de l’emploi privé. Ces emplois se répartissent dans les associations (à 78,6%), puis dans les coopératives (13,1%), les mutuelles (5,4%) et les fondations (2,9%).
L’ESS a permis des créations d’emplois soutenues et plus importantes que dans le reste de l’économie jusqu’en 2010 (autour
de 2% de croissance par an depuis 2008), signe d’une bonne résistance à la crise en cours. Cependant, on constate un
affaiblissement de l’emploi associatif sur l’année 2011 et le premier semestre 2012 (de 2 à 4% selon les régions) confirmant
l’inquiétude des dirigeants associatifs qui avaient alerté sur la diminution des soutiens publics (baisse des financements et
des contrats aidés). Les secteurs de l’aide à domicile et des arts et spectacles sont les plus touchés. Les emplois portés par
les coopératives, les mutuelles et les fondations continuent pour leur part leur croissance en 2011.
Les femmes majoritaires dans les principaux secteurs d’activité de l’ESS

Plus de 67% des salariés sont des femmes bien plus que dans le secteur public (60%) ou le reste de l’économie privée (40%). La présence des femmes dans l’ESS est significativement liée au positionnement de l’ESS sur des secteurs d’activité traditionnellement féminisés (enseignement, action sociale, santé, finances). Cependant, ces femmes accèdent moins que les hommes à des postes à fortes responsabilités et occupent plus d’emplois à temps partiel.
Il est à noter que les inégalités salariales sont moins fortes dans l’ESS que dans le reste de l’économie, les écarts de rémunération entre hommes et femmes à poste et conditions d’emploi équivalents étant plus faibles dans l’ESS (8%) que dans le reste du privé (13%). Ils se creusent cependant de manière importante au sein des coopératives (15%) et des mutuelles (25%), alors qu’ils ont tendance à être plus réduits dans les associations (6%).
Une part importante de cadres

Le taux d’encadrement est de 15% dans l’ESS. Près de 13% des cadres du privé travaillent dans l’ESS et une majorité (52%) sont des femmes alors que dans le privé hors ESS, les femmes ne représentent que 32% des cadres. Les cadres sont majoritairement présents dans les coopératives et les associations, et dans certains secteurs d’activité: l’enseignement, la finance, les banques et les assurances, l’action sociale et la santé.
Des temps partiel qui varient selon les secteurs d’activité et les métiers exercés

Si l’ESS concentre plus d’emplois à temps partiel que le reste de l’économie, notamment dans les associations où la part de temps partiels est la plus importante bien qu’en diminution de 4 points par rapport à 2008 (58,3% de temps complet contre 63% pour l’ensemble de l’ESS), il existe une grande disparité de l’usage des temps partiel selon les secteurs d’activité.
Ainsi, il y a plus d’emplois à temps complet dans l’ESS dans les secteurs de l’agriculture, le commerce, le transport, les activités bancaires, financières et d’assurance, l’hébergement et la restauration que dans ces mêmes secteurs dans le reste du privé. Alors que dans les activités telles que l’enseignement, la santé et l’action sociale, le taux d’emploi à temps complet dans l’ESS est inférieur au reste du secteur privé mais également au secteur public. La part d’emplois à temps partiel occupée par des femmes est plus élevée que celle des hommes, avec des taux similaires au sein de l’ESS et en dehors. Pour prendre en compte la grande variété et la diversité des situations, il faudrait cependant étudier la question par secteur d’activité, métiers et postes occupés, en distinguant les multiples temps partiel possibles, les temps partiel choisis et subis.
600 000 emplois à renouveler d’ici 2020

Les salariés de l’ESS sont en moyenne nettement plus âgés que ceux du reste de l’économie privée. Avec 608 000 postes qui seront libérés d’ici 2020 par des départs en retraite, le renouvellement des emplois et la transmission des savoirs faire dans un avenir proche est une préoccupation essentielle des organisations et entreprises de l’ESS, notamment dans les secteurs les plus en tension (sanitaire et social, insertion...)...
5- Des innovations au service de la cohésion sociale

La contribution des organisations et entreprises de l’ESS à l’innovation n’est pas propre aux années récentes. Dès leurs origines ces groupements de personnes ont contribué, dans différents secteurs d’activité, à introduire des innovations. Le plus souvent ces innovations prennent la forme d’innovations sociales, en ce sens qu’elles contribuent à la lutte contre les exclusions, contre les inégalités ou tendent à contribuer à une meilleure qualité de vie collective. Elles reposent aussi sur des innovations organisationnelles encourageant la participation des différentes parties prenantes associées au projet. Si l’on repère majoritairement des innovations incrémentales, l’ESS contribue aussi à des innovations plus radicales notamment dans les modes d’organisation, les activités et les usages.
Ainsi le tourisme social, l’aide à domicile, l’action sociale, sont autant d’activités dont les organisations et entreprises de l’ESS ont été à l’origine et qu’elles ont contribué à structurer dans l’après seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, les secteurs de l’éco construction, du recyclage, des éco-activités sont largement initiés par les acteurs de l’ESS. Dans le secteur de l’alimentation, les associations de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) et les jardins collectifs sont autant d’exemples d’innovations plus récentes. De même, la finance solidaire contribue au renouvellement des modes de financement, tandis que la diffusion des énergies renouvelables s’accompagne d’une décentralisation de la production. L’ESS privilégie des dynamiques partenariales et locales d’échanges au-delà de l’anonymat et de la spéculation: les circuits courts ou les monnaies complémentaires ou solidaires témoignent de ces innovations d’usages.
L’ESS porte également des innovations organisationnelles en privilégiant les partenariats et la mutualisation vis-à-vis de la concentration: la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) en est une illustration en faisant de la mobilisation de diverses parties prenantes (salariés, usagers, collectivités publiques, entreprises, particuliers, bénévoles...) le support du projet collectif. Des stratégies de groupement, notamment dans le secteur médico-social, ou des groupements d’employeurs suivent ce même principe.
Cependant, ce foisonnement d’initiatives diverses rend difficile leur identification et leur reconnaissance. Le soutien public aux innovations sociales étant aujourd’hui relativement faible comparativement aux innovations technologiques, leur développement et leur diffusion reposent essentiellement sur l’engagement des acteurs impliqués, tout particulièrement de bénévoles. Car la plupart de ces innovations naissent au niveau local, de la mobilisation d’acteurs soucieux de répondre à des aspirations ou besoins sociaux. Il s’agit donc d’encourager et faciliter les coopérations et échanges intrinsèques à la réussite de nombreuses innovations. Télécharger le document Panorama de l’Economie sociale et solidaire en France et dans les régions.
Voir aussi L’économie sociale et solidaire se dote d’un code juridique, L’économie sociale et solidaire (ESS) dans l'enseignement supérieur - Forte présence d’étudiants en formation continue.

http://www.synofdes.org/images/haut_3.jpg Το πανόραμα της κοινωνικής και αλληλέγγυας οικονομίας στη Γαλλία και σε περιοχές Εκδόσεις 2012 -. Εθνικό Συμβούλιο Περιφερειακής Επιμελητηρίων της Κοινωνικής Οικονομίας Κατεβάστε το έγγραφο.
Επισκόπηση της κοινωνικής και αλληλέγγυας οικονομίας στη Γαλλία και σε περιοχές
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