Le Congé Individuel de Formation (CIF)  a permis depuis la date de la création de son financement (en 1983) au réseau des FONGECIF de prendre en charge près d’un million de parcours individualisés de formation.
Le FPSPP a décidé d’en mesurer chaque année les effets: Est-ce que le CIF aboutit à un changement professionnel, est ce qu’il permet réellement une transition professionnelle, qu’en pensent ceux qui ont bénéficié d’un CIF, le CIF a-t-il réellement changé leur vie professionnelle un an après la fin du CIF?
La deuxième enquête nationale, présentée ci-après répond à ces questions et à beaucoup d’autres. Nous vous proposons de prendre connaissance de ces résultats en cliquant sur l'image ou lien figurant ci-dessous.
Que sont devenus les bénéficiaires du CIF un an après leur formation - Les résultats de la deuxième évaluation nationale.pdf. Documents associés: Résultats 2ème Eval post CIF VF.pdf (447,6 Ko); Rapport 2ème Eval post CIF VF.pdf (1 Mo). Voir aussi Résultats de la première évaluation nationale du CIF.
Préambule

Cette deuxième évaluation nationale des impacts du CIF confirme les excellents résultats de ce dispositif, tant dans l'ampleur des changements professionnels que dans leur qualité. Le profil des bénéficiaires, les formations suivies, la nature des changements, s'inscrivent ainsi dans une forte stabilité. Si changement il y a entre ces deux enquêtes, c'est dans la conjoncture de l'emploi, qui a malheureusement poursuivi sa dégradation. Ainsi constate-t-on par exemple un taux légèrement plus faible de CDI douze mois après la formation. Mais le CIF semble renforcer son rôle dans ce contexte difficile, car si les changements sont un peu moins fréquents, ils sont jugés plus favorables par les bénéficiaires ; ils correspondent davantage aux objectifs visés au départ, le changement est davantage imputable aux effets bénéfiques du CIF. Ce dispositif confirme ainsi son importance pour l'emploi dans le paysage français de la formation professionnelle. Cette deuxième enquête confirme par ailleurs l'importance du rôle des Fongecif dans l'accompagnement des bénéficiaires. En effet la satisfaction à l'égard de l'accueil, de la formation, du conseil s'accroissent. Pour des salariés fragilisés dans le contexte actuel, la qualité des conseils apportés, leur individualisation, semblent prendre une place croissante dans la réussite du changement professionnel. Cette dernière enquête renforce ainsi notre détermination à défendre et améliorer encore ce dispositif plus que pertinent dans la facilitation des mutations professionnelles. Djamal TESKOUK Francis DA COSTA, Président du FPSPP Vice-président du FPSPP.
Le contexte

Dans le cadre de sa mission d’animation du réseau des FONGECIF et du FAF TT, le Fond Paritaire a renouvelé en 2012 son étude mesurant l’impact du Congé Individuel de Formation sur l’évolution professionnelle des bénéficiaires de ce dispositif. Cette deuxième évaluation nationale ayant trait aux parcours achevés en 2010, permet ainsi d’analyser les tendances d’évolution depuis l’enquête précédente, portant sur les parcours achevés en 2009. Par la suite, cette enquête sera réalisée tous les 3 ans, nourrissant ainsi le baromètre, afin d’analyser l’évolution des résultats au fil du temps. Les années intermédiaires seront consacrées à l’analyse d’autres thématiques, telle que l’évaluation qualitative des services fournis par les FONGECIF et le FAF TT, l’évaluation du Congé Bilan de Compétences, etc.
Les objectifs

L’évaluation concerne à la fois les effets de l’action sur les bénéficiaires un an après leur formation et leur accompagnement par les FONGECIF et le FAF TT. Elle permet d’apprécier la valeur ajoutée du Congé Individuel de Formation et de l’aide apportée à la construction des projets professionnels par le réseau des FONGECIF et du FAF TT. Il importe notamment de montrer que les sommes investies dans ces dispositifs sont justifiées par un véritable impact sur l’évolution professionnelle de leurs bénéficiaires. Enfin, cette nouvelle évaluation permet d’analyser les premières tendances d’évolution des impacts du CIF.
La méthode

Les partenaires sociaux ont confié à des professionnels:
- l’élaboration du questionnaire (cabinet Ambroise Bouteille et Associés) sur la base d’un travail préalable interne au sein du réseau.
- l’administration de l’enquête et le traitement des données (institut Ipsos).
Il convient de noter un excellent taux de réponse qui garantit la fiabilité des résultats: 14 142 personnes ont répondu à ce questionnaire (soit 49% des personnes destinataires de l’enquête).
Le Congé Individuel de Formation (CIF) permet à tout salarié en contrat de travail à durée indéterminée (CIF-CDI), en contrat de travail temporaire (CIF Intérimaire), ainsi qu’à tout salarié titulaire ou demandeur d’emploi ancien titulaire d’un contrat de travail à durée déterminée (CIF-CDD), et sous certaines conditions, de suivre, à son initiative et à titre individuel, une formation de son choix. FONGECIF: Fonds de gestion du Congé Individuel de Formation. FAF TT: Fonds d’assurance formation du travail temporaire.
Le profil des bénéficiaires du CIF

Une parité homme-femme qui se confirme: 51% d’hommes (52% en 2008) et 49% de femmes (51% en 2008).
La proportion d’ouvriers et d’employés s’élève à:
- 82% tous types de CIF confondus,
- 95 % pour les bénéficiaires de CIF Intérim (dont 69% d’ouvriers),
- 90% pour les bénéficiaires de CIF CDD (dont 74% d’employés).
Rappel de la classification française des niveaux de formation:
- Niveau IV, équivalent au baccalauréat ou au brevet professionnel
- Niveau V, équivalent au BEP ou au CAP
- Niveau V bis, formation courte d'une durée maximum d'un an (sortie avant l'année terminale du second cycle court)
- Niveau VI, pas de formation au-delà de la fin de la scolarité obligatoire
Ces chiffres concernent la population répondante de l’enquête Ipsos. Les résultats sont très proches de la population totale des bénéficiaires du CIF 2010.
La part des séniors a progressé, mais reste très inférieure à celles des plus jeunes.
La parité homme-femme se confirme, de même que la prédominance des ouvriers et employés (82%).
Ainsi, le CIF s’adresse prioritairement aux salariés faiblement qualifiés (60% sont de niveau VI, V ou IV). Ce dispositif répond ainsi toujours aux objectifs visés par les partenaires sociaux et exprimés dans l'Accord National Interprofessionnel de 2009.
Le CIF est toujours un puissant vecteur de changement professionnel, même dans un contexte moins favorable à l’emploi
Une employabilité accrue

Les personnes ayant bénéficié d’un congé individuel de formation après un CDD (CIF CDD) ou dans le cadre d’un contrat de travail temporaire (CIF Intérim) accèdent en proportion importante à un CDI un an après leur formation. Malgré le durcissement du contexte économique, la part des bénéficiaires (CIF CDD et Intérim) en emploi se maintient à un niveau très élevé (79%).
Une transition professionnelle sécurisée

Les personnes ayant bénéficié d’un CIF alors qu’elles étaient en CDI (CIF CDI) restent pour 83% (contre 85% pour 2009) d’entre-elles en situation d’emploi un an après la fin de leur formation. Quel que soit le changement opéré dans leurs parcours, elles restent pour 74% d’entre-elles dans des situations contractuelles favorables (CDI ou entrepreneuriat). Pour les autres, il s’agit probablement d’une situation transitoire vers leur objectif professionnel.
Des changements un peu moins fréquents

Dans un contexte moins favorable à l’emploi et par conséquent à la mobilité professionnelle, les changements de situations à l’issue du CIF semblent plus difficiles à amorcer.
...mais légèrement plus favorables

Le niveau de satisfaction globale sur la situation professionnelle un an après le CIF demeure très favorable (76% de satisfaction en 2010 contre 75% en 2009).
69% occupent une fonction en lien avec la formation suivie
un an après la fin du CIF (67% des CIF CDI, 74% des CIF CDD et 70% des CIF Intérim).
Dans un contexte économique plus difficile, les évolutions professionnelles engagées sont légèrement moins fréquentes, mais le CIF reste tout de même un puissant vecteur de changement, tout particulièrement sur les professions (70%) et les responsabilités (65%).
Le CIF permet ainsi à 69% des bénéficiaires d’exercer une fonction en lien avec la formation qu’ils ont suivi, un résultat qui se maintient dans le temps.
Un moteur essentiel de l’ascenseur social
La reconnaissance par le diplôme

93% des formations suivies se concluent par un examen (en légère progression par rapport à la précédente enquête): diplôme, titre, certification. La reconnaissance qu’offrent les certifications (diplômes, titres professionnels etc…) est déterminante dans le choix de la formation qui vise souvent une première qualification professionnelle ou une reconversion. Le CIF représente la seconde chance d’accès à une qualification reconnue, pour une population dont la formation d’origine est majoritairement de niveaux IV et inférieurs.
94%, un taux de réussite exceptionnel aux examens. La quasi-totalité (98%) des bénéficiaires ayant suivi une formation comportant un examen s’y est présentée. Le taux de réussite élevé, très supérieur aux moyennes nationales, témoigne de l’engagement fort des salariés dans leur projet.
À la recherche de mobilité professionnelle

Le CIF est un investissement déterminant pour la réussite du projet professionnel. Il répond largement aux attentes exprimées par les bénéficiaires. Il facilite notamment la reconversion professionnelle et développe l’employabilité. C’est également un outil utile à la construction d’un projet de création et de reprise d’entreprise. Quand il n’est pas atteint un an après la fin de la formation, l’objectif n’est pas pour autant abandonné: 69% des bénéficiaires poursuivent toujours leur projet professionnel.
Le CIF continue répondre aux objectifs des bénéficiaires.
Le CIF participe activement aux politiques de l’emploi. Il atteint les objectifs qui lui sont fixés: mobilité professionnelle, employabilité, ascension sociale, création et reprise d'entreprise... L’investissement financier et personnel qu’il représente doit être envisagé sur un parcours de vie professionnelle. C’est par définition un dispositif tourné vers les salariés ayant un besoin de qualification, une fois dans leur carrière.
Le CIF peut être considéré comme un outil de la seconde chance vers la qualification, la sécurisation des parcours et l’ouverture durable à l’emploi.
L’accompagnement des FONGECIF: une mission centrée sur l’individu et son projet
Une satisfaction globale élevée qui se confirme une nouvelle fois

L’accès à la formation tout au long de la vie suppose une connaissance des outils d’évolution professionnelle mis à disposition des salariés et des demandeurs d’emploi. Le CIF est une ressource qui offre de réelles perspectives d’évolution, complétée par le Congé Bilan de Compétences et la Validation des Acquis de l’Expérience.
Les FONGECIF et le FAF TT ont développé une offre de services complète, en constante progression, dont l'enjeu est d'accompagner les trajectoires et les transitions professionnelles. Ils accueillent, renseignent, conseillent et accompagnent des hommes et des femmes dans leurs parcours, pour les aider à concrétiser leurs projets individuels.
L’accueil et l’information: une première étape active et efficace

52% des bénéficiaires ont utilisé l’espace documentation, mais l’accueil téléphonique reste le principale service utilisé (93%). 66% des bénéficiaires 2010 ont eu recours au site internet, soit 4 points de moins que pour les bénéficiaires 2009. Le recours aux services nécessitant un déplacement physique a progressé: l’accueil physique (81% en 2010); les réunions collectives (59% en 2010).
Le conseil et le suivi : une aide concrète à la construction du projet professionnel

Une majorité de bénéficiaires a utilisé les services de conseil par le biais d’entretiens individuels en face à face (61%) et au téléphone (54%). Viennent ensuite les ateliers projet (29%).
Un taux de satisfaction que demeure exceptionnel

93% pour l’accueil et l’information, ainsi que le conseil et le suivi,
94% pour la gestion administrative et financière des dossiers.
Malgré un contexte économique défavorable à la mobilité professionnelle, les bénéficiaires expriment un haut niveau de satisfaction à l’égard des services fournis.
Pour les bénéficiaires, ces services sont déterminants dans la réussite de leur projet, que ce soit dans l’orientation ou dans la construction de leur parcours professionnel.
Les objectifs et le cadre de cette analyse sur les professions

L’introduction de questions liées à la profession exercée avant le CIF et celle exercée 12 mois après la fin du CIF est le principal élément nouveau de cette seconde enquête évaluation CIF. Cette information clé sur la profession permet d'avoir maintenant une vision complète du changement professionnel opéré grâce au CIF.
Sur le même principe que les analyses complémentaires effectuées par le cabinet lors de la première enquête (le changement de situation, les séniors, les femmes, etc.) effectués par le cabinet, le FPSPP souhaite se doter d’une étude spécifique sur l’ « impact du CIF sur la nature du changement de profession ».
Au travers cette analyse, l’objectif est d’analyser l’impact du CIF sur la nature du changement de profession. Dès lors, les bénéficiaires ayant changé de profession (en mieux ou équivalent) ont été pris en considération pour cette analyse. Cependant, afin d’appréhender le phénomène des bénéficiaires ayant recours au CIF afin de progresser dans leur métier d’origine, les bénéficiaires n’ayant pas changé de profession, mais ayant déclaré que leur profession post CIF était en lien avec leur formation CIF, seront également analysés.
Nous analysons ainsi:
La profession d’origine des bénéficiaires (Partie 1)
- Les futurs bénéficiaires de CIF sont-ils plus fréquemment dans certaines professions?
Les effets du CIF sur le changement de profession (Partie 2)
- Quelles sont les professions les plus recherchées?
- Quelles sont les principales passerelles entre les métiers?
- Quel est le lien entre les caractéristiques (âge, sexe, CSP) du bénéficiaire et la profession exercée 12 mois après?
- Certaines professions, favorisent-elles l’obtention/conservation d’une situation contractuelle favorable?
- Il y a-t-il des professions qui induisent davantage de changements de situation plus favorables?
- L’acquisition d’un diplôme est-il une condition essentielle pour exercer certaines professions?
- Le choix de certains objectifs de départ pour le CIF, est-il lié à certains choix de la profession ou réciproquement?
Les bénéficiaires n’ayant volontairement pas changé de profession, mais ayant choisi une formation CIF en lien avec cette profession (Partie 3)
- Quels sont les professions concernées, sont-elles différentes de celles visées par ceux qui en changent?
- Quel est l’objectif des bénéficiaires n’ayant pas changé de profession?
Synthèse (communiqué de presse)
Les bénéficiaires du CIF se recrutent dans un éventail très large de professions d'origine

Cependant les professions liées à la vente sont particulièrement représentées. En effet, 8,4% des bénéficiaires sont à l’origine des « Vendeurs en commerce de détail et vendeurs non spécialisés »
De même l’exercice d’une profession d’origine liée à la conduite de véhicules semble particulièrement propice à la réalisation d’un CIF. « Ambulancier», « conducteur routier et grand routier », ou encore « conducteur
livreur, coursier » sont parmi les professions d’origine les plus représentées.
Les professions liées au domaine de la santé constituent des orientations privilégiées par les bénéficiaires de CIF

Ainsi 12% des professions exercées après le CIF, sont des professions d’ « Aides-soignants, assistants médicaux, auxiliaires de puéricultures. » Par ailleurs, parmi les professions les plus exercée après le CIF on note un certain
retour de professions liées à la conduite de véhicule. Par exemple 6,3% des professions exercées après le CIF sont des « Conducteurs routiers et grands routiers »
Le CIF permet aux bénéficiaires d’entreprendre des changements de professions radicaux, mais est aussi un outil de promotion verticale

En effet, les passerelles récurrentes se concrétisent souvent par un changement important de profession et de domaine d’activité. D’ailleurs, en valeur absolue, la passerelle entre professions la plus couramment observée s’établit entre les « vendeurs en commerce de détail et vendeurs non spécialisé » devenus « aides-soignants, assistants médicaux, auxiliaires de puéricultures ».
Dans d’autres cas, la transition entre deux professions se concrétise par une progression verticale depuis le métier/secteur d’origine. Par exemple, 11% des « conducteurs routiers » étaient à l’origine des « conducteurs livreurs, coursiers »
La profession exercée après le CIF s’avère conditionner fortement la nouvelle situation contractuelle
Ainsi, les professions exercées à la suite du CIF directement liée à la fonction publique sont particulièrement exercées en CDD. Les professions nécessitant un niveau de qualification relativement élevé (niveaux I, II, ou III) semblent obtenir relativement plus facilement CDI. Notamment celles dans le domaine de l’informatique, pour lesquelles la part de CDI est particulièrement élevée.
Le domaine de la nouvelle profession ne semble pas jouer significativement sur l’accumulation de changements favorables
Néanmoins, les professions directement liées à la fonction publique semblent particulièrement bien lotis en matière de changements favorables (à l'exception du statut contractuel). Globalement les professions à haut niveau de qualification accumulent davantage de changements positifs. Au contraire, une partie des professions exigeant un niveau de qualification bas (niveau IV et V) semblent induire moins souvent de changements favorables.
Les objectifs sont généralement mieux atteints par certaines professions exigeant un haut niveau de qualification (niveau I et II)
Ainsi, les « chefs de projets informatiques, responsables informatiques », « ingénieurs et cadres du contrôle-qualité » sont parmi les professions accumulant le plus d’objectifs atteints. En revanche, les « employés d’hôtellerie-restauration » et « jardinier » sont celles accumulant le moins d’objectifs atteints.
Deux populations apparaissent parmi ceux qui n’ont pas changé de profession mais qui ont pour autant suivi une formation CIF en lien avec cette profession: ceux qui ont progressé dans leur métier et ceux en attente d’une mobilité verticale
Ainsi d’une part, on distingue les bénéficiaires dont l’objectif est surtout de
progresser dans leur métier d’origine et/ou améliorer leurs conditions de
travail.
Ainsi, ces bénéficiaires n’ayant pas changé de profession sont particulièrement nombreux à avoir atteint des objectifs liés à une progression plutôt qu’à un changement de profession: « Progresser dans votre métier d’origine »; « Obtenir une reconnaissance par le diplôme »; « Améliorer votre employabilité » font parties de leurs principaux objectifs atteints.
D’autre part, on relève des bénéficiaires souhaitant réaliser un CIF en vue d’obtenir une promotion professionnelle mais n’ayant pas encore atteint leur objectif. Ces bénéficiaires sont ainsi nettement moins nombreux à avoir atteints leurs objectifs.
Voir aussi Résultats de la première évaluation nationale du CIF.

The Individual Training Leave (CIF) has since the date of the creation of its funding (in 1983) FONGECIF network to support nearly a million individualized training.
The FPSPP decided to annually measure the effects: Is the CIF leads to a career change, is what really makes a career transition, think that those who have benefited from ICF, CIF has really changed their life one year after the CIF?

The second national survey presented below answers these questions and many others.
We invite you to peruse these results by clicking on the image or link listed below. More...