http://www.headway-advisory.com/blog/wp-content/themes/headway/images/logo.jpgPar Olivier Rollot. Les 31 instituts d’administration des entreprises français vont bientôt fêter leurs 60 ans. Et, sur le papier, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne réunissent-ils pas aujourd’hui près de 40 000 étudiants, dont 4 000 en alternance et 10 000 en formation continue? Ne sont-ils pas largement autofinancés, notamment grâce justement à cette formation continue? Oui mais intéressent-ils tant que cela les présidents d’université autonomes? Comme les IUT, ne risquent-ils pas d’être les grands oubliés d’une autonomie dans laquelle leurs spécificités – enseignement d’une discipline à part, la gestion, rapports privilégies avec les entreprises, impact important de la formation continue – les rendrait peu lisibles aux yeux de l’université classique?
Un modèle à pérenniser

Pour éviter d’être ostracisés, les IAE demandent aujourd’hui, dans le cadre des Assises de l’enseignement supérieur, leur « reconnaissance institutionnelle par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche » et « l’application stricte par les universités du cadre réglementaire lié à leur statut d’écoles et d’instituts internes ». Sous-entendu, ce n’est pas le cas aujourd’hui… Et nous voilà dans un nouveau et superbe paradoxe bien français: quand des institutions fonctionnent bien de l’avis de tous (les IAE, les IUT, hier les IUP) il faut forcément que quelques âmes chagrines leurs mettent des bâtons dans les roues…
Les accréditations nécessaires

Tout cela alors que les IAE doivent répondre à de nouveaux défis, notamment en termes d’accréditations, dont l’obtention est absolument indispensable pour accueillir des étudiants internationaux. Or aujourd’hui seul l’IAE d’Aix-en-Provence est à la fois accrédité Equis et AMBA pour son MBA. Les IAE de Lyon 3 et Toulouse ont eux le label Epas. Les 28 autres n’ont aucun de ces labels nécessaires pour se mesurer aux toutes meilleures business schools françaises.
Une recherche insuffisante?

Mais pourquoi les IAE ne parviennent-ils sont-ils pas plus reconnus par les organismes internationaux? La réponse peut sembler étonnante. Professeur à l’université Paris XIII, Jean-Michel Courtault s’est penché en 2010 sur la recherche en économie et gestion dans les universités et les écoles de commerce, paramètre indispensable pour prétendre à une accréditation. Il y relève notamment que les écoles de commerce, peu actives en matière de recherche il y a encore une vingtaine d’années, ont rattrapé leur retard, s’imposant comme des acteurs majeurs de la recherche.
Et c’est paradoxalement là que des IAE universitaires ont semble-t-il le plus de retard à rattraper. Alors qu’ils ont fondé leur réussite sur la présence de nombreux vacataires professionnels, il leur faut en effet  intégrer aujourd’hui plus d’enseignants chercheurs pour booster leur recherche. Tout cela sur un marché hyper compétitif où on ne forme que 180 docteurs en sciences de gestion par an quand il en faudrait 250. C’est dire s’ils ont besoin d’être bien considérés par leur université de rattachement…
http://www.headway-advisory.com/blog/wp-content/themes/headway/images/logo.jpg Με Olivier Rollot. 31 ιδρύματα της Διοίκησης Επιχειρήσεων γαλλική σύντομα θα γιορτάσει 60 χρόνια τους. Και, στα χαρτιά, ό, τι είναι για το καλύτερο στον καλύτερο των κόσμων. Μην ανταποκρίνονται σήμερα περίπου 40.000 φοιτητές, συμπεριλαμβανομένων 4.000 στην εναλλαγή και 10.000 συνεχιζόμενη εκπαίδευση; Είναι σε μεγάλο βαθμό δεν είναι αυτοχρηματοδοτούμενη, χάρη ακριβώς σε αυτή την εκπαίδευση Ναι, αλλά θέλουν όσο το αυτόνομη πρόεδροι πανεπιστημίων; Δεδομένου ότι η IUT δεν μπορεί να είναι η ξεχασμένη αυτονομία με την οποία συγκεκριμένα τους - διδασκαλία πειθαρχία στη διαχείριση, προνομιακές σχέσεις με τις επιχειρήσεις, τον αντίκτυπο της κατάρτισης - θα καταστήσει δύσκολο να διαβάσει τα μάτια της κλασικής πανεπιστήμιο; Περισσότερα...