Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)À l’heure où le gouvernement s'apprête à mettre en place les "emplois d’avenir", l'étude du CEE auprès d'une cohorte d’anciens bénéficiaires du dispositif emplois jeunes est instructive. L'exploitation de l'enquête Génération 1998 à 10 ans du Céreq montre que ce type de mesure joue son rôle d'accueil des jeunes dans une première expérience professionnelle, comme ce fut le cas au début des années 2000 où le passage par un emploi jeune contribua à la baisse de leur taux de chômage.
A la fin 2008, trois quarts des jeunes ayant bénéficié de ce programme occupaient un CDI. Alors que les premiers effets de la crise apparaissent en France, seuls 12 % des emplois jeunes étaient sans emploi, un taux inférieur à celui des jeunes de la même cohorte qui n’ont pas bénéficié de ce dispositif. Cependant, en bénéficier ne préserve du chômage ou d’un emploi précaire que pendant un certain temps. La trajectoire des anciens "emplois-jeunes" montre également l’importance de la préparation de la sortie du programme lorsqu’il n'y a pas d’intégration chez l’employeur.
Consulter Les effets des emplois jeunes sur les trajectoires professionnelles, Centre d'Etudes de l'Emploi, juillet 2012, 4 p.